Lorsqu'il arriva, il monta directement dans la chambre où se trouvait Hermione, ignorant les questions de Potter, Weasley et sa famille. Alors qu'il grimpait les escaliers de la petite chaumière, des milliers de questions se bousculaient dans sa tête. Est-ce qu'Hermione allait bien ? Combien de temps avait-elle été soumise au sortilège que lui avait infligé Bellatrix ? Allait-elle s'en remettre ? Est-ce que l'horrible inscription sur son bras avait pu être effacée ? Pourrait-elle accepter de le voir après ce que sa tante lui avait fait ? Sa chambre était au bout du couloir, et il vit l'épouse de l'aîné des Weasley – Fleur, se remémora-t-il – sortir de la pièce en question. Elle le regarda longuement, semblant comprendre ce qu'il souhaitait, et lui indiqua qu'il pouvait entrer.

- Elle t'a demandé, dit-elle en lui jetant un regard étrange. Mais fais attention, ça a été une épreuve difficile pour elle, ajouta-t-elle.

Drago déglutit douloureusement et ouvrit la porte de la chambre prudemment. Hermione était allongée sur un petit lit, sa tête reposant sur un oreiller immense. Elle était terriblement pâle et semblait fatiguée, mais un sourire chaleureux apparut sur son visage lorsqu'elle l'aperçut.

- Drago...

Sa voix était encore rauque du fait des hurlements qu'elle avait poussés lorsque Bellatrix l'avait torturée, mais cela ne sembla pas la gêner et elle lui demanda de venir s'assoir vers elle. Il s'exécuta et se posa sur le lit, avant de la prendre prudemment dans ses bras.

- Je t'ai cru morte, dit-il d'une voix tremblante qui n'était pas la sienne. J'ai cru que tu étais morte et quand je l'ai vue au-dessus de toi je...

- Chuuut, fit-elle en passant doucement sa main dans ses cheveux. Je vais bien, Drago, vraiment.

- A chaque fois que je ne suis pas là il t'arrive quelque chose, continua-t-il la gorge serrée. Qu'est-ce que ça sera la prochaine fois, hein ?

- Il n'y aura pas de prochaine fois, je te le promets.

- Tu ne me quitteras plus ?

- Non, murmura-t-elle.

Il lâcha un long soupir et l'attira à lui, son front touchant le sien. Elle souriait, et il porta sa main à son visage, faisant courir son pouce sur sa joue. Elle ferma les yeux, et Drago sentit son corps se raidir lorsqu'il la vit se pencher vers sa bouche. Fermant les yeux lui aussi, il sentit son cœur se mettre à battre la chamade, anticipant ce qui allait se passer. Lorsque leurs lèvres se touchèrent enfin, il la sentit trembler et resserra son étreinte.

Le temps s'arrêta autour d'eux, et Drago oublia tout : l'endroit où ils étaient, ce qui venait de leur arriver, ce qu'il se passait autour d'eux. La seule chose qui comptait, c'était elle. Son cœur battait maintenant si vite que la tête lui en tournait, mais il n'arrivait pas à rompre le lien qui les unissait. Enfin, après ce qui lui sembla être une éternité entière, il recula de quelques millimètres, murmurant les mots qu'il avait répétés encore et encore et espéré lui dire un jour.

- Je t'aime, murmura-t-il, et ses lèvres se posèrent sur les siennes une fois encore, insatiables.


Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu'il se réveilla, et il lui fallut plusieurs minutes avant de se rappeler où il était. Hermione dormait encore et il l'observa en silence, incapable de réaliser ce qui s'était passé entre eux seulement quelques heures auparavant. Ils avaient continué de s'embrasser des heures durant, jusqu'aux premières lueurs du jours, puis ils s'étaient finalement endormis, enlacés. Quelqu'un frappa, et Drago sortit précipitamment du lit avant qu'on ne s'aperçoive de sa position compromettante. Hermione, qui avait été réveillée par le bruit, demanda qui était là et Fleur entrouvrit la porte, portant un plateau chargé de nourriture. Elle leur adressa un sourire complice avant de se tourner vers Hermione.

- Je dois changer les bandages et t'examiner. Est-ce que tu pourrais te retirer, Drago ? Ron et Harry ne sont pas encore debout, mais je pense que ce serait mieux que tu ne les croises pas tout de suite. Ron semble décidé à savoir ce qu'il s'est passé, et je ne veux pas de dispute chez moi.

Drago acquiesça rapidement en évitant le regard de la jeune femme et sortit le plus rapidement possible, non sans avoir lancé à Hermione un petit sourire qu'elle lui retourna. Il ferma la porte et s'arrêta un instant pour reprendre ses esprits. Hermione avait fait le premier pas, et elle ne l'avait pas rejeté lorsqu'il lui avait déclaré ses sentiments. L'avenir était peut-être incertain pour le moment, mais l'idée qu'elle souhaitait rester à ses côtés le rendait euphorique.

- Bordel, j'y crois pas !

L'exclamation inattendue le surprit, et Drago se retrouva nez-à-nez avec un garçon de son âge qu'il reconnut comme était un Gryffondor.

- Thomas ? demanda-t-il, incertain.

- C'est ça, oui, répondit le concerné, visiblement mal à l'aise. C'est vrai, ce qu'ils racontent ? Tu es des nôtres ?

- Ouais, répondit Drago, également mal à l'aise.

- Comment c'est arrivé, si c'est pas indiscret ? Tout le monde disait que tu étais mort.

- J'aimerai bien le savoir aussi, déclara une nouvelle voix. Un homme aux cheveux flamboyants et couvert de cicatrices venait d'arriver, et Drago le reconnut aussitôt.

- Weasley, salua-t-il aussitôt, évitant de s'attarder sur les marques qui s'étalaient sur une bonne partie de son visage. Merci de m'avoir accueilli malgré... malgré tout ce qu'il s'est passé.

- Bah, répondit le rouquin, je suis vivant et c'est ce qui compte. Et la dame trouve que les cicatrices me donnent un charme fou, alors... ajouta-t-il, un grand sourire aux lèvres.

Drago grimaça, essayant d'ignorer le sous-entendu qu'il ne comprenait que trop bien.

- Si vous voulez tout savoir, je suggère qu'on s'installe à un endroit confortable, fit-il. J'en ai pour un bout de temps.


Lorsqu'Hermione arriva dans le salon où ils s'étaient regroupés, Drago venait à peine de commencer à parler du jour où ils s'étaient rencontrés et elle se joignit à lui, commentant de temps en temps son récit. Elle semblait particulièrement fière de raconter son adaptation à la vie de Moldue, et Drago ne put s'empêcher de sourire en la voyant si enthousiaste. Luna Lovegood apparut à la moitié du récit et prit place près de Thomas, et Potter et Weasley n'arrivèrent qu'à la fin. Drago fut heureux de les voir ensemble car, à en juger par les regards meurtriers que le roux lui lançait, la présence de Potter était la seule raison qui empêchait son ami de se précipiter sur Drago. Incapable de se retenir, le jeune homme se rapprocha d'Hermione et fut heureux de voir les sourcils de son ennemi se froncer encore plus. Ce dernier quitta la pièce au bout de quelques minutes seulement, et Drago compta sa retraite comme une victoire personnelle.

- Impressionnant, siffla Thomas lorsqu'il eut terminé. Et qu'est-ce que vous cherchez, exactement ?

- On ne peut malheureusement pas vous le dire, répondit Hermione. Mais ça pourrait aider à tuer Vous-Savez-Qui pour de bon.

- D'accord. En tous cas, si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas !

- Merci, Thomas, répondit Drago.

- J'ai encore mon vieux Gallion sur moi, indiqua le Gryffondor. J'ai pu contacter Seamus en arrivant aussi, il vous passe le bonjour.

- Oh ! s'exclama Hermione en bondissant de son siège. Est-ce qu'il va bien ? Rogue nous a donné quelques détails sur la situation à Poudlard et nous a dit qu'il avait essayé de s'emparer de l'épée de Gryffondor.

- Oui, répondit son camarade. Apparemment, une bonne partie de l'AD a investi la Salle sur Demande. Ils tentent de contrecarrer les manœuvres des jumeaux et délivrent tous les petits qui sont enfermés dans les donjons.

- QUOI ?

- Je ne pense pas que tu veuilles plus de détail, indiqua-t-il avec un sourire crispé. La seule chose qui compte pour le moment, c'est qu'il n'y a aucun mort à déplorer.


- Ok, c'est vraiment bizarre, fit Harry.

Le quatuor avait enfin trouvé le temps de se réunir, et Harry n'avait pas pu s'empêcher de dire à voix haute ce que tous pensaient. Hermione et Malefoy semblaient s'être enfin décidés à reconnaître leurs sentiments respectifs et, de ce fait, l'ambiance était quelque peu tendue.

Harry lui-même avait au départ eu du mal à se faire à l'idée que sa meilleure amie et son (ancien ?) ennemi puissent un jour entamer une relation, mais le temps aidant il avait accepté cette éventualité. Cependant, tous deux étaient encore hésitants l'un envers l'autre et incertains de quand se montrer affectueux en public, ce qui pouvaient parfois donner lieu à des situations un peu bizarres.

Il y avait également le problème de Ron, qui n'était pas du tout content de la situation. Après avoir enfin compris qu'ils étaient ensemble (le fait que Malefoy se précipite dans la chambre d'Hermione l'avait fait suspecter quelque chose, mais c'était surtout la nuit qu'il avait passée avec elle qui avait confirmé ses doutes) Ron avait commencé à provoquer Malefoy dès qu'il en avait l'occasion, ce qui avait obligé Bill à prendre son frère à part et à le menacer de le renvoyer de chez lui.

- On peut dire ça, ouais, cracha Ron.

Aussitôt, Hermione blêmit, et Malefoy pris sa main dans la sienne. Harry regarda l'échange d'un air déprimé, pensant immédiatement à Ginny. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour être avec elle...

- Si on pouvait éviter ça, Ron, coupa Harry. Ça va faire une semaine qu'on est ici, et je pense qu'il est temps de faire un point sur la situation. Hermione, tu m'as dit que tu avais pensé à un emplacement possible pour le prochain Horcruxe, est-ce que tu pourrais nous en dire plus s'il-te-plait ?

- Bien sûr, répondit-elle, vraisemblablement soulagée. Est-ce que vous vous souvenez de la réaction qu'a eu Bellatrix au Manoir, lorsqu'elle a dit qu'il ne fallait surtout pas appeler Vous-Savez-Qui ?

- Oh, s'exclama Harry, le coffre-fort ? Tu penses qu'elle en gardait un dedans ?

- J'en suis certaine. Lucius Malefoy en avait un, pourquoi pas elle ?

Du coin de l'œil, Harry vit Malefoy se raidir et se demanda brièvement à quoi ressemblerait la présentation de sa nouvelle petite amie à ses parents.

- C'est une bonne piste, dit-il, même s'il va falloir résoudre le problème de l'effraction. Quelqu'un saurait comment entrer sans se faire prendre ?

Tous les quatre réfléchirent un moment, puis Ron prit la parole.

- On pourrait attendre que Griphook aille mieux et lui demander de nous aider ?

- Ou alors, nous déguiser et nous rendre directement au coffre ?

- Ni l'un ni l'autre ne marcheront, interrompit Malefoy. Les Goblins ne veulent pas prendre part au conflit et vont rester neutres. Quant à accéder aux coffres avec un déguisement, ça me semble impossible pour quiconque ne fait pas partie de la famille. Sans compter que, comme Bellatrix est morte, il n'y a plus que moi qui puisse accéder à son coffre vu que je suis son héritier.

- Donc, comme tu es officiellement décédé, ça veut dire que ce sont tes parents qui peuvent entrer ?

Malefoy hocha la tête en signe de négation.

- Non. Comme on n'a pas retrouvé de corps, les Goblins vont attendre une année complète avant de transférer mes fonds à mes parents. Entre temps, il n'y a que ma mère qui puisse entrer, comme c'est un coffre que Bella a hérité de sa famille.

- Est-ce que tu as une idée de comment résoudre ça, Malefoy ? demanda Harry.

- Oui, mais vous n'allez pas apprécier mon plan.


C'était une très mauvaise idée de faire confiance à Malefoy à ce point, pensait Harry. Pourtant, il savait qu'il y avait une chance que ça marche et c'est pourquoi, après de nombreuses heures de débat face à Ron (qui lui avait gentiment rappelé son avertissement au sujet des Malefoy), il avait accepté le plan.

Il avait été décidé que seuls lui et Malefoy iraient, ce dernier pour des raisons évidentes, et que Dobby amènerait Narcissa à un emplacement connu d'eux seuls. Elle arriverait les mains liées, et les deux garçons seraient désillusionnés et caché sous sa cape par précaution. Malefoy se dévoilerait alors et essayerait de savoir si sa mère accepterait de prendre du Veritaserum. Dans le cas contraire, ils modifieraient ses souvenirs avant de la renvoyer chez elle.

Le blond semblait nerveux. Il avait passé les quelques jours qui avaient précédés la rencontre à se demander quelle serait sa réaction, et si elle allait accepter de les aider. Dans le cas contraire, cela signifiait que même sa mère avait accepté l'idéologie de Voldemort. Malgré tout, Harry pensait que tout se passerait bien. Si une femme comme Narcissa Malefoy avait osé braver les ordres de Voldemort pour demander l'aide de Rogue, elle accepterait également d'aller chercher le Horcruxe pour les aider.

Un bruit soudain se fit entendre, et les deux garçons se figèrent : Narcissa Malefoy était là. Elle portait une chemise de nuit – elle était en train de dormir au moment où Dobby était venu – et semblait ne pas comprendre ce qui lui arrivait.

- Pourquoi suis-je attachée ? demanda-t-elle d'un air hautain. Est-ce une nouvelle lubie de l'Ordre du Phoenix de kidnapper ses prisonniers au beau milieu de la nuit, alors qu'ils sont sans défense ?

- Nous ne sommes pas l'Ordre du Phoenix.

Narcissa Malefoy s'arrêta soudainement et son regard se fixa dans la direction d'où était venue la voix.

- Est-ce que je suis en train de devenir folle ? murmura-t-elle, avant de se reprendre. Drago, est-ce que c'est toi ?

Harry sentit Malefoy soulever la cape et l'entendit se diriger vers sa mère. Elle l'avait également entendu et était en train d'essayer de le voir.

- Tu ne peux pas être un fantôme, déclara-t-elle avec certitude.

- Comment peux-tu en être sûre ? demanda-t-il, et sa mère tressaillit.

- Le jour où Potter et ses amis ont été amenés au Manoir, quelque chose d'étrange s'est produit. Je me souviens d'une voix qui me répétait que le Seigneur des Ténèbres aurait bientôt disparu. C'était toi, n'est-ce pas ? Drago, je t'en supplie, fit-elle d'une voix tremblante, faisant frissonner Harry.

Malefoy annula l'enchantement, et sa mère tomba à genoux en le voyant.

- Je le savais, fit-elle en sanglotant, et Malefoy s'agenouilla et la prit dans ses bras. Tu n'es pas mort, et tu étais là ce jour-là. Mais pourquoi suis-je ici ? demanda-t-elle au bout de quelques minutes. Je croyais que tu voulais que j'oublie que tu étais vivant à cause du Seigneur des Ténèbres ?

Harry vit le visage de Malefoy se durcir, et il parla presque à contrecœur.

- Certaines choses ont changés, Mère, et nous avons besoin de ton aide.

Il lui expliqua rapidement la situation et, après qu'elle ait été testée, il la libéra de ses liens.

- Potter est là lui aussi, dit-il, et Harry annula également les enchantements qui le cachaient à la vue de la mère de son compagnon.

- Bonsoir, Mrs. Malefoy. Désolé pour tout ça.

- Je comprends parfaitement, Mr. Potter. Et je suis heureuse de savoir que vous allez bien malgré ce qu'il s'est passé récemment. Je suis désolée de ne pas avoir pu intervenir.

Harry hocha la tête, se remémorant soudain la position dans laquelle il l'avait aperçue cette nuit-là, après qu'ils aient été libérés de la cave. Avait-elle essayé d'aider Hermione ?

- Est-ce que vous allez nous aider à obtenir la coupe, Mrs. Malefoy ?

- J'aimerai bien, Mr. Potter, mais je ne suis pas certaine que votre plan convienne. J'ai en théorie le contrôle sur les coffres que vous avez mentionnez mais, Drago ayant été nommé héritier présomptif et n'étant officiellement mort que depuis moins d'un an, il n'y a que lui qui puisse entrer. Je ne serai autorisée à accéder aux coffres qu'en juin, quand les Goblins auront la certitude que mon fils est bien décédé.

- Merde... je veux dire...

- Ne vous excusez pas, Mr. Potter. J'ai une autre idée mais... mais cela veut dire que mon Drago va devoir venir avec moi.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Mère ?

- Mr. Potter, continua Mrs. Malefoy, j'ai cru voir que vous possédiez une Cape d'Invisibilité d'une qualité admirable.

- En effet, répondit Harry, commençant à comprendre où elle voulait en venir.

- Mon coffre est juste à côté de celui de ma sœur. Si vous prêtez votre cape à mon fils, celui-ci pourra m'accompagner et pénétrer dedans.

- Et la Cascade des Voleurs ? demanda Malefoy.

- La cape n'est pas considérée comme un déguisement, elle ne posera pas de problème.

- En effet, mais comment penses-tu réussir à ouvrir le coffre sans l'aide d'un Goblin ?

- Nous n'aurons pas le choix à ce niveau, le Goblin qui m'accompagnera devra être soumis au sortilège de l'Imperius s'il n'accepte pas d'ouvrir.

Harry fut sur le point de dire quelque chose mais se retint. Il n'aimait pas vraiment l'idée de devoir recourir à cette méthode, mais ils n'avaient pas le choix.

- J'accepte votre proposition, déclara-t-il à voix haute, et Mrs. Malefoy lui sourit.

- J'ai bien peur que ce soit la seule, Mr. Potter. Et j'espère de tout cœur que ce plan réussira.


- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

A leur retour, ils avaient trouvé Hermione en train de les attendre, et elle avait immédiatement voulu savoir comment la rencontre s'était passée.

- Tu dis ça parce que Mrs. Malefoy a critiqué ton plan ? demanda Potter.

- Pas du tout, répliqua-t-elle, mais Drago n'était pas dupe : elle était légèrement offensée que son idée ait été considérée comme mauvaise. Je ne veux juste pas que Drago prenne de risque.

- Hermione, fit-il, le contexte actuel fait que le simple fait d'être en vie est déjà risqué. Je ne pense pas qu'une simple visite à Gringotts change quoi que ce soit à ça.

- Aller à Gringotts signifie que tu seras potentiellement à découvert. Si Tu-Sais-Qui l'apprend...

- Nous sommes allés tous les trois à Godric Hallows, lui rappela-t-il gentiment. Et j'aurais pu être découvert au Manoir. Il y a toujours un risque, même en restant cachés.

- C'est juste que... Elle avait baissé la tête, et semblait soudainement plus fragile. Quand j'ai accepté de ne plus te quitter, je pensais que ça marcherait dans les deux sens.

Du coin de l'œil, Drago vit que Potter venait de sortir de la pièce.

- Je sais, Hermione, mais nous n'avons malheureusement pas le choix. Ma mère a raison, et elle va elle aussi prendre des risques. Et souviens toi que je ne suis pas un Gryffondor, je n'ai aucune intention de mettre ma vie en jeu si je peux l'éviter contrairement à certaines personnes de ma connaissance...

- Ce n'est pas ma faute, répondit-elle en rougissant, c'est Harry qui attire les ennuis.

- Et pourtant, ça ne t'empêcher pas de continuer à le suivre, taquina-t-il. Tu sais quoi ? Une fois que tout ça sera fini, nous partirons loin, très loin de lui, et nous ne le reverrons plus jamais pour éviter que ça recommence !

- Tu n'oserais pas !

- Bien sûr que si. Je nous achèterai une jolie maison dans le sud de la France, avec une immense bibliothèque et...

- Une maison ? Tu serais prêt à acheter une maison pour y vivre avec moi ? demanda-t-elle, bouche bée.

- Pourquoi pas ? répliqua-t-il, soudainement gêné. Ne me dis pas que tu refuserais de vivre avec moi ? Après tout, c'est plus ou moins ce qui s'est passé jusqu'à présent.

- Je ne sais pas, répondit-elle en fuyant son regard, je crois que j'aimerai d'abord terminer mes études avant d'acheter une maison.

Drago la regarda, surpris. Elle n'avait pas accepté, mais ce n'était pas non plus un refus.

- Ça pourrait me convenir, dit-il prudemment. Après tout, moi aussi je dois terminer mes études, ça nous laisse une année pour réfléchir à ce qu'on voudrait acheter.

Elle lui sourit et l'embrassa tendrement.

- Hé bien, fit-elle, toujours en souriant, dans ce cas, je pense qu'il faudrait te dépêcher d'aller chercher cette Coupe pour que nous puissions enfin nous débarrasser de Tu-Sais-Qui.