L'amour d'un père

Disclaimer : Les personnages et l'univers fantastique de cette fiction appartiennent évidemment à JK Rowling.

Hello ! C'est donc ma première fiction, je ne sais absolument pas où ça va me mener pour l'instant, mais j'avais vraiment envie de m'y essayer. Dans les livres Harry Potter, il est dit que Tom Jedusor ne pouvait pas aimer, à cause des conditions un peu beaucoup… particulières de sa naissance. Mais un de ses parents était quand même vivant pendant tout ce temps, et s'il avait voulu de son fils, s'il l'avait aimé, Tom n'aurait-il justement pas pu apprendre à connaître ce sentiment à son tour ?... Voilà, c'est l'idée de base de cette histoire, on en trouve des similaires en anglais qui m'ont énormément plu, et n'étant pas vraiment une pro en syntaxe anglophone, j'ai décidé d'en écrire une à mon tour en français. N'hésitez pas à me dire vos avis, vos critiques (constructives bien sûr), ça fait toujours du bien !

Prologue

« Ne pars pas, Tom, je t'en supplie ! Je suis enceinte, j'attends notre enfant, nous pouvons encore être heureux ! » avait dit la sorcière.

Tom Jedusor était parti sans un regard pour elle. Il était retourné chez ses parents à Little Hangleton, dégoûté, perdu, se sentant sali au souvenir de ces longs mois auprès de cette femme, cette créature, où il semblait avoir été dénué de toute volonté. C'était confus, trouble. Mérope Gaunt l'avait ensorcelé d'une manière ou d'une autre, c'était tout ce qu'il savait. Il était déshonoré. Le nom de sa famille également. Comment le riche et séduisant fils de Thomas et Mary Jedusor avait-il pu partir à Londres avec la fille Gaunt, de cette famille étrange, pauvre et dérangée qui vivait dans un taudis, du jour au lendemain ? À son retour, le village entier n'avait pas manqué de jaser, sans doute satisfaits, dans un sens, de voir la déchéance de cette famille d'ordinaire si fière, si arrogante, qui du haut de leur manoir sur la colline s'étaient toujours considérés au dessus d'eux. Hé bien, finalement l'un d'eux était tombé bien bas.

Lui-même ne savait pas vraiment expliquer ce qui s'était passé. Il se souvenait d'une chaude journée d'été 1925, d'une promenade à cheval, de la sorcière lui offrant un verre d'eau. Et le début de l'enfer. Ses sens revenus, il l'avait fuie, retournant auprès de ses parents. Qui avaient accepté de le laisser continuer à vivre avec eux, bien sûr, il était leur fils unique, il avait fait une erreur. Mais Tom savait bien qu'il les avait terriblement déçus. Il voyait bien que sa mère, à chaque parole qu'elle lui adressait, restait mal à l'aise bien qu'elle lui rappelât sans cesse qu'elle l'aimait malgré son affaire honteuse. Son père, plus sévère, n'hésitait pas à lui adresser maints reproches. Il avait voulu un fils qui aurait épousé une femme de leur société – comme Cécilia Barton, dont Tom avait été très proche avant de tout gâcher avec une misérable. Un fils qui aurait eu un héritier à son tour, qui aurait assuré le nom et l'honneur de leur famille. Au lieu de quoi, Tom restait cloîtré dans les murs de leur manoir, gynophobe, sans intérêt pour reprendre leurs affaires, brisé.

Mais Tom Jedusor Senior, pendant des années, avait gardé un détail pour lui. La sorcière avait affirmé être enceinte. Il était possible qu'il ait un enfant quelque part dans ce monde, preuve vivante de son viol, le fruit de cette union non-désirée. Durant douze ans, il avait tenté de l'oublier. De se convaincre que ce n'était qu'une nouvelle ruse pour le garder auprès d'elle. Et que même si c'était vrai, ce n'était pas vraiment son enfant, seulement celui de cette femme honnie. Mais… depuis quelques mois, il y repensait. Il avait jusque là réussi à refouler la possible existence de l'enfant, la réduisant à une vague pensée occasionnelle, même si les souvenirs de Mérope continuaient à le hanter jour après jour. Or son père, Thomas Jedusor, devenait insistant. Tom avait une trentaine d'années, il était grand temps qu'il se marie, qu'il poursuive leur lignée. Mais lui ne voulait pas d'un mariage arrangé, il ne voulait pas d'une femme. Y songer suffisait à provoquer chez lui des frissons et une angoisse sourde. Le temps où il était un jeune homme charmant, suscitant l'admiration et la convoitise des demoiselles auxquelles il savait si bien parler, était révolu.

Et même si c'était insensé, que c'était sûrement la pire idée qui ait germé dans son esprit, Tom avait décidé de s'y accrocher. Il avait bien tenter de la rejeter à de nombreuses reprises mais il ne pouvait plus y résoudre. Peut-être avait-il déjà un enfant. Un enfant qui lui permettrait d'éviter un mariage, qui lui permettrait de se racheter auprès de ses parents. La clef de sa porte de sortie et de sa rédemption. Il ne ressentait plus la même crainte, le même dégoût en pensant à lui. Il voulait savoir. Et s'il s'avérait qu'il était père, il essaierait d'être prêt. De se racheter. De l'élever correctement, loin de sa sorcière de mère. L'enfant était peut-être normal, lui ? Il n'avait aucune certitude, si ce n'était que sa curiosité l'avait finalement emporté. Alors, un soir de juin 1939, Tom descendit à l'étage inférieur. Pris le combiné. Saisit un numéro. Celui d'un détective privé. Car il avait un, ou deux, fantômes de son passé à retrouver.