[M. Meeseeks]*
Peter est un putain de désastre. Non, vraiment. Peter ne va pas prétendre qu'il n'est jamais dans un état d'équilibre puisqu'il passe 90% de son temps à flotter le long de n'importe quel train de conneries que son esprit lui fait prendre mais ce n'est pas non plus un mensonge que, à partir de maintenant, il est bel et bien à côté de ses pompes.
Il a passé les cinq dernières minutes - non, probablement dix - à fixer les mains de Garrett. Ce n'est pas comme si Garrett était assis à côté de lui, il est de l'autre côté de la table de conférence, à côté de Masen, en train d'utiliser l'ordinateur portable connecté au projecteur d'écran pendant que Masen leur fait un cours sur un exploit de programmation qu'il est déterminé à inclure dans la démo Volturi. Peter n'écoute qu'à moitié car ses yeux se sont accrochés aux mains de Garrett et c'est comme si l'unique cellule de son cerveau avait décidé d'arrêter de fonctionner.
Les mains de Garrett sont - eh bien… plus grandes que celles de Peter mais pas de beaucoup. Ses doigts sont minces et forts, les ongles coupés presque à ras, les veines et les tendons sur le dos de sa main fléchissent à chaque coup de clavier, attirant son attention sur la saillie de l'os du poignet de Garrett et la poussière de poils foncés qui rampent le long de ses avant-bras et… et… Genre. C'est quoi ce bordel ? Ce ne sont que des mains, même si le cerveau de Peter n'en a rien à faire. Peter a envie de mourir un peu quand, en plein milieu de la réunion, il imagine ce que pourraient faire ces mains sur son corps, toussant comme s'il essayait de s'arracher un poumon et attirant l'attention de toute la salle sur lui.
Peter sort une excuse bidon et fuit cette putain de salle. On ne peut pas lui faire confiance pour partager le même espace que Garrett en ce moment - il vient de passer beaucoup, beaucoup trop de temps à objectiver les mains de cet homme, bordel !
Ce sont, genre, des mains très attirantes mais quand même !
Il faut qu'il se ressaisisse. Il doit revenir à la normale - enfin, pas à la normale, parce que l'homophobie intériorisée n'est pas sur le point d'être le sujet mais à une sorte de normale où il peut regarder Garrett dans les yeux sans ressentir l'envie de sortir de sa propre peau. Ou dire les mots qu'il a en tête, qui se résument le plus souvent à quelque chose comme : "Tu sais, ce truc stupide de non-homo que tout le monde disait au collège ? Ouais, il s'avère que, pour toi, tout l'homo est voulu. Oui-homo, s'il te plaît, et merci."
Même si Garrett lui faisait du rentre-dedans dans le food-truck - il avait probablement raison ? J'avais l'impression qu'il le faisait ! - Peter n'a toujours pas besoin d'être si évident. C'est surtout un garçon chic.
Mais il se demande comment seraient ces mains et ça le tient éveillé toute la nuit. Littéralement. Sa bite n'a jamais été aussi douloureuse et une partie perverse de lui - putain, il est définitivement plus pervers que les autres - aime ça. C'est comme si tous ses frottements valaient la peine parce que ça signifie qu'il grandit en tant que personne. C'est une douleur qui grandit ! Et ça fait du bien, aussi ? Il ne savait pas non plus que ça lui plairait. Est-ce que Garrett aime ça ? Il a l'air, il a l'air d'être partant pour un peu de bizarrerie, il a l'air d'aimer maintenir Peter au sol avec ces mains fortes et larges, parfois, et ça ne serait pas quelque chose ? Peter serait définitivement...
Stop ! Peter gémit dans ses mains, se retourne dans son lit, met son oreiller sur sa tête et essaie de faire taire l'intérêt qui grandit entre ses jambes.
"Tu as une sale gueule, mec," lui dit Emmett le lendemain matin. "Tu as encore passé la nuit à t'astiquer ? Tu vas avoir le canal carpien."
Peter grogne, jouant des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à leur machine à café stupidement chère qu'il ne peut faire fonctionner que la moitié du temps.
Alistair lève un sourcil jugeant et se penche en arrière. "As-tu au moins pris une douche ?"
Peter s'est rincé. Le savon n'a peut-être pas été utilisé mais il ne sent pas mauvais, il en est presque sûr. Alistair est juste britannique et prétentieux sur ce genre de choses. Il le dit et ajoute même : "Certains d'entre nous ne veulent pas sentir comme ce que vous utilisez. C'est quoi cette odeur ? Earl Grey trouduc ?"
Emmett s'ébroue puis fait semblant de ne pas l'avoir fait quand Alistair lui lance un regard noir. "C'est Peter qui l'a dit, pas moi !" se défend-il.
Peter ignore leur dispute et essaie de se rappeler si aujourd'hui est l'un des jours où Garrett ne travaille qu'au food-truck ou s'il sera à moitié au bureau. Ce n'est pas exactement la meilleure pensée à avoir car son esprit lui fournit une image bien connue de Garrett dans cette petite cuisine. Peter sait exactement à quoi ressemble Garrett lorsqu'il cuisine, son expression plate adoucie par la façon dont ses épaules se détendent et sa bouche s'ouvre, la façon dont la sueur perle sur son front et dont il doit l'essuyer du revers de son poignet et comment parfois cela fait remonter sa chemise pour montrer ses hanches solides et cette traînée de poils noirs que Peter a un besoin viscéral de suivre - et peut-être de lécher ? - et...
Peter renverse du café sur ce putain de comptoir, manquant complètement la tasse. "Merde ! Putain de boules de feu de singe !" crie-t-il, se recule avant que le café chaud ne lui coule dessus et manque de faire tomber la carafe par la même occasion. Heureusement que c'est du métal et pas du verre.
"Oh, bien joué Pete !" s'amuse Emmett.
"La serpillière est dans le placard," dit Alistair pour aider… ou ça aurait pu être utile si ce connard n'avait pas l'air complètement amusé par la scène.
Peter manque de leur jeter la carafe presque vide à la figure, parce qu'il les emmerde complètement !
A partir de là, la journée ne s'améliore pas. Elle ne devient pas exactement pire mais Peter ne la met pas sur la liste des meilleurs jours de sa vie. C'est relativement normal, à l'exception de la façon humiliante dont il trébuche sur sa langue quand il finit par parler à Garrett.
Tout s'était bien passé, principalement parce que Peter était excité par une nouvelle ligne de code qui fusionnait deux parties délicates de la programmation et qu'il avait très envie de la montrer à Garrett, qui appréciait toujours les progrès de Peter comme personne d'autre. Donc, cette partie avait été normale mais ensuite Garrett avait pris un verre d'eau et les yeux de Peter avaient été attirés de manière impuissante par le blob de sa gorge pendant qu'il avalait et tout avait dégénéré à partir de là.
Pourquoi ? Parce que la bouche stupide de Peter a dit : "Tu rends même la déglutition attrayante."
Puis les yeux de Garrett sont devenus sombres et chauds et il a dit, "Ça fait du bien aussi."
Et puis, entre la lourdeur de son cœur qui répandait un éclair de chaleur dans son corps et Alistair qui passait à ce moment précis avec un commentaire sur le fait qu'il n'était pas au bureau, Peter a réalisé avec horreur qu'il ne pouvait plus agir normalement avec Garrett. Ce n'est tout simplement pas possible. Il ne peut tout simplement pas le faire. Pas quand Peter dit des choses et pas quand Garrett dit des choses en retour - et pense les choses qu'il dit.
Heureusement - peut-être ? - Masen finit par appeler Garrett pour qu'il travaille sur leur projet spécial, ce qui permet à Peter d'avoir une sorte de répit pour le reste de la journée. Mais cela ne veut pas dire qu'il va pouvoir en profiter car apparemment il y a un pari en cours et Emmett ne veut pas perdre, donc il coince Peter dans le placard de la buanderie à la fin de la journée et craque complètement, en ayant apparemment assez d'être patient.
"Ecoute, mec. Aussi drôle que ce soit de te voir être aussi mauviette et stupide, j'ai de l'argent en jeu…" commence Emmett.
"Hein ?" Peter tient ses sous-vêtements et les fourre à la hâte dans la machine à laver. Emmett n'a pas besoin de voir la preuve de la honte de Peter. "De quoi tu parles ?"
"Tu peux te ressaisir, déjà ? Ça fait assez longtemps !"
Peter pense que ça fait peut-être deux semaines. Il louche vers Emmett, essayant de décider s'il doit être contrarié.
"Je suis bi, probablement," dit-il à la place.
Emmett lui jette un regard sceptique. "Tu fais trop de blagues sur les saucisses pour que ce soit vrai."
C'est un argument valable. Mais ce n'est pas non plus le sujet. "De quel pari tu parles ?"
"Celui où ta romance homoérotique se produit plus tôt que prévu," dit Emmett sans détour. "Mon délai se termine dans deux jours et j'en ai marre qu'Alistair gagne des paris sur mon dos. Alors, où vous en êtes ?"
Peter ouvre et ferme sa bouche plusieurs fois. Il pense qu'il devrait peut-être s'inquiéter davantage du fait que ses amis parient sur sa crise d'identité sexuelle mais il n'en a tout simplement pas envie. Il est littéralement en train de laver des draps et des sous-vêtements qui ont fait partie de cette prise de conscience, la plupart avec des parties du corps de Garrett qu'il ne trouvait pas sexy mais qui le sont vraiment, vraiment. Il a dépassé le stade du déni et, honnêtement, il commence à s'offusquer de son propre manque de sang-froid.
C'est pourquoi il se décharge sur Emmett sans une once de honte.
"Je me sens comme quand Mr. Meseeks ne pouvait pas faire deux coups au golf de Jerry !" éclate Peter.
Emmett sursaute, vacille. "Euh, qu'est-ce que..."
"Oh, mon Dieu, je ne peux même pas le regarder sans que des basses de porno des années 70 se produisent dans ma tête !"
Emmett fait une grimace. "Eh bien, c'est..."
"Je veux mourir ! Mais comme M. Meeseeks, je ne peux pas mourir tant que je n'ai pas fini mon travail et mon seul travail en ce moment semble être de prendre la bite de Garrett..."
"Ok !" Emmett élève la voix, en levant les mains en l'air et en faisant un grand pas en arrière. "J'ai compris ! Ça suffit de partager !"
"Ne me juge pas !" crache Peter, secouant son doigt vers Emmett, déraisonnablement énervé et émotif. "Je suis en plein milieu de ma panique gay et tu paries sur moi ! Je suis vulnérable en ce moment !"
"Bordel de merde !" murmure Emmett. Il se frotte l'arrière de la tête et essaie de ne pas avoir l'air trop gêné quand il parle. "Ecoute, mec. C'était drôle au début de te voir réaliser tout le flirt que tu fais depuis des mois mais maintenant c'est juste un peu douloureux. Tu devrais juste... je ne sais pas, parler à ce mec. Il est terrifiant pour tout le monde sauf toi et honnêtement, j'ai l'impression qu'il t'attend."
"Tu donnes l'impression que c'est facile..." murmure Peter en croisant les bras sur sa poitrine et en détournant le regard. Il ne fait absolument pas la moue, sauf que c'est un peu le cas.
"Pete, tu es timide pour la première fois de ta vie et ça fait peur à tout le monde. Le seul qui rend les choses difficiles… c'est toi," fait remarquer Emmett, presque gentiment. Et puis il fait une grimace et prévient : "Si tu fais une blague à la con là-dessus, je vais t'étrangler."
Il est vrai que la blague à la con est juste là, attendant d'être faite mais Peter l'évite avec virilité et maturité. Il peut être sérieux s'il le veut, merci beaucoup, putain !
Quand même. Emmett marque un point, prouvant une fois pour toutes qu'il a un vrai cerveau caché sous ses cheveux bouclés et Peter passe le reste de la nuit à y penser. Genre. Ok, oui, c'est un peu sa faute s'il est si maladroit mais ce n'est pas parce qu'il le veut ! Il ne sait juste pas comment agir maintenant ! Et il n'a pas vraiment pensé qu'il pourrait agir normalement parce que la grande révélation gay (ou peut-être bi) a changé sa vie.
Mais, bon sang ! Il n'a pas vraiment changé, si ce n'est qu'il s'est rendu compte qu'il a presque définitivement un penchant pour les mains. Et peut-être aussi un truc pour la douleur, potentiellement. Il est toujours Peter. Et Garrett est toujours Garrett. Fondamentalement, ils sont tous les deux les mêmes.
Il se trouve juste qu'ils veulent aussi être dans le pantalon de l'autre. Ou du moins, Peter veut à coup sûr être dans celui de Garrett et Garrett veut presque à coup sûr être dans celui de Peter mais ils devraient probablement en parler avant que quelque chose ne se passe parce que le consentement est toujours important, même entre deux mecs !
C'est vrai ? Oui. Ils devraient parler. Avec de vrais mots et un minimum de sous-entendus accidentels.
Une gêne secondaire - et extrêmement tardive - le frappe soudain lorsqu'il réalise qu'il a fait des allusions pendant des mois sans s'en rendre compte. Dieu seul sait le genre de merde qu'il a dit à Garrett sans s'en rendre compte. Pas étonnant que Garrett ait craqué ! Peter l'a accidentellement poussé trop loin ! Ce serait drôle si Peter l'avait fait exprès mais le fait qu'il ait inconsciemment flirté (pour utiliser le mot d'Emmett) avec un homme dont il réalise seulement maintenant qu'il est intéressé à 100% est juste… c'est…
Même lui n'a pas les mots pour le dire !
Peter gémit et tente à nouveau de s'étouffer avec son oreiller.
Le lendemain matin, Peter s'est résigné à être un gremlin embarrassant car c'est son lot dans la vie et il l'accepte. Il a passé toute la nuit à se préparer à parler de tout ça à Garrett aujourd'hui - pour mettre les choses au clair, non ? Pour que tout le monde soit sur la même longueur d'onde, l'homoérotisme, et tout.
C'est pourquoi la première tâche de Peter est de ramener ses fesses au camion de Garrett pour le petit-déjeuner.
"Tu peux le faire, Pete !" se rassure-t-il, en se tenant en face du food-truck. Il peut voir Garrett se déplacer, ouvrir la fenêtre de service en acier, sortir les tables et les chaises, utiliser sans effort ces muscles à vous briser l'âme pour anéantir Peter à quinze mètres de distance. Peter se lèche les lèvres. "Tu peux le faire. Tu peux totalement le faire."
Lorsque Peter est devant le food-truck, qu'il patiente à la fenêtre de service et que sa bouche se ferme devant la gueule de Garrett, il est déjà trop tard pour réaliser qu'il ne peut pas faire ça. Il ne sait même pas ce qu'il est censé faire. Il n'a pas de plan. Il aurait dû avoir un plan ! Un discours préparé ou une blague ou même la meilleure façon de dire bonjour !
Mais il est là, Garrett est là et tout ce que Peter peut faire, c'est de lâcher : "Burrito pour le petit-déjeuner ! A partager ! Avec moi !"
Garrett le regarde puis baisse le menton. Et peut-être que c'est juste les yeux stupides de Peter mais il croit voir un sourire en coin sur les lèvres de Garrett qui se détourne et commence à préparer la commande de Peter.
Peter s'effondre sur la chaise la plus proche et attend tranquillement de mourir. Pourquoi est-il comme ça ?
Très vite, Garrett sort du food-truck avec deux burritos épicés pour le petit-déjeuner, son visage stupidement beau redevenant comme une pierre alors qu'il tend sa part à Peter et s'installe sur la chaise à côté de lui. Pas celle de l'autre côté de la table mais celle juste à côté de lui, assez près pour que leurs cuisses se touchent.
Peter déglutit nerveusement et fourre un peu de son burrito dans sa bouche. Ok. D'accord, il peut le faire. Il mâche et avale et regarde Garrett du coin de l'œil - et se concentre sur une tache de salsa verde sur la lèvre inférieure de Garrett.
La bouche de Peter devient sèche et sa bouche, comme on pouvait s'y attendre, commence à bouger sans l'aide de son cerveau. "Tu as, euh, tu as quelque chose… sur ta bouche."
Les yeux sombres de Garrett passent sur le visage de Peter alors qu'il se lèche lentement et délibérément la lèvre pour enlever la salsa.
Peter sent son visage brûler et Garrett, en parfait connard qu'il est, a l'air de s'en réjouir.
Peter détourne précipitamment le regard et avale une autre bouchée. Peut-être que si sa bouche est pleine, il arrêtera de dire des conneries et alors il sera capable de se concentrer suffisamment pour comprendre comment il doit s'y prendre. Ouais. Ouais, ça pourrait marcher. Peter déglutit et se prépare à prendre une autre bouchée mais avant qu'il ne le fasse, il y a une main chaude sur son visage, des doigts calleux enroulés sous sa mâchoire, tournant sa tête vers Garrett.
Et Garrett a cette expression grave, baignée de chaleur, alors qu'il déplace sa prise, traçant un pouce juste sous la lèvre de Peter. "Quelque chose sur ta bouche…" répète Garrett, d'une voix rauque.
Le cœur de Peter s'emballe, un marteau-piqueur entre les côtes et sa bouche s'ouvre. "Euh ? Oh, je…"
Peter n'a aucune idée de ce qu'il allait dire mais ça n'a pas vraiment d'importance. Il a le sentiment que Garrett invente tout, qu'il n'y avait rien sur sa bouche et que dire qu'il y avait quelque chose n'était qu'une excuse, une opportunité, pour ruiner Peter pour le reste de sa vie.
Parce que Peter n'a pas pu finir sa phrase.
Peter n'a même pas le temps de reprendre son souffle.
Tout ce que Peter peut faire, c'est essayer frénétiquement de suivre le rythme exigeant du baiser que Garrett lui vole et essayer de ne pas perdre la tête.
Le baiser est meilleur, plus électrisant, que tous ses fantasmes les plus fous.
Note de l'auteur
M. Meeseeks, alias le meilleur personnage de Rick & Morty et je me battrai à 100% contre quiconque dira le contraire. En gros, M. Meeseeks est "né" dans l'existence dans le but d'accomplir une tâche, et si cette tâche ne peut être accomplie, M. Meeseeks devient fou (et aussi meurtrier lol). Malgré l'apparente controverse qui entoure Rick & Morty en ce moment (cherchez sur Google, c'est bizarre et dérangeant), la série reste très pertinente dans la culture pop actuelle. La série a peut-être été conçue pour les incels, mais elle est aussi très intelligente et combine tous les sous-genres de la science-fiction en une seule série, tout en exploitant les clichés. Même la chanson du générique fait fortement référence à Dr. Who. C'est impossible que ces personnages, surtout Peter, ne regardent pas Rick & Morty. De plus, Masen est définitivement un Rick, et Peter est totalement un Morty. J'ai dit ce que j'ai dit.
Prenez soin de vous et des vôtres
Passez d'agréables fêtes de fin d'année
:)
