Hello!
Nouveau petit os, dans un style un peu différent mais j'avais envie de tester quelque chose de nouveau. (Oui c'est steamy et assez hot haha, vous avez vu le rating)
Sinon petit point : dans le texte c'est mentionné qu'il fait déjà nuit mais je ne donne pas d'heure précise, disons juste qu'en automne/hiver il fait nuit tôt... Mais après je pense que c'est à votre préférence si vous voulez le lire comme si il était 20h45 23h30 ou 3h00 du matin.
A part ça, j'aime bien le fait que ce soit toujours des elfes alors ça peut aussi être lu comme de l'urban fantasy. :3 Mais ça, c'est comme l'heure : à votre préférence ça n'influence pas.
Changement italique/normal = changement de p.o.v.
Voilà je crois avoir tout dit. (ah! si : les personnages ne sont pas à moi)
Bonne lecture!
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Ses amis l'avaient encouragé en lui donnant un bout de papier avec un numéro de téléphone écrit à l'arrache. O.K., peut-être "poussé" était un terme plus juste. Lui disant que de toute façon on ne saurait pas que c'était lui, qu'il serait "caché" par l'anonymat de son numéro- lui garantissant qu'ils n'avaient pas dit pour qui ils demandaient et il les croyait.-, qu'il ne perdait rien à essayer, que peut-être il aurait même une belle surprise au bout et que ça crevait les yeux qu'ils étaient fait l'un pour l'autre.
Mais il n'arrivait pas à se décider sur ce qu'il devait faire. Lui envoyer un message? "Salut" pour commencer et on verra après? Lui proposer d'aller boire un verre? Non, il était sûr qu'il se ferait planter à l'instant même ou l'autre verrait que c'était lui, et qu'il finirait solo avec un double whisky. L'inviter au cinéma? C'était toujours mieux que le bar. ...Le chauffer par sms?
La tête entre ses mains, assis sur son canapé, Lindir réfléchissait, fixant le bout de papier nonchalamment posé sur la table basse juste devant lui. Il se sentait piégé, et se disait qu'il aurait dû la fermer au sujet de son "crush inavoué" sur nul autre que Thranduil, le grand blond à la silhouette élancée, beau à en crever. "Sur qui es-tu le plus susceptible de fantasmer" tu parles. Foutu action ou vérité et foutue honnêteté, comme si une bonne dizaine de personnes n'auraient pas répondu exactement la même chose que lui à cette question. Non. En fait, n'importe qui avec les yeux un tant soit peu en face de leurs orbites auraient répondu la même chose.
Assis sur son canapé, dans son petit appartement du 11ème étage, ses longs doigts s'étant mis à tapoter sur sa mâchoire et sa joue, Lindir réfléchissait toujours. Dehors, il commençait à pleuvoir, il entendait le bruit de la pluie qui frappait contre ses carreaux, il n'avait pas encore fermé ses volets, aimant voir les lumières de la ville éclairer son appartement, et une à une, il éliminait les idées qui popaient dans son cerveau.
Cela devait maintenant faire 3h00 qu'il n'avait pas bougé de sa place et avec sa mémoire quasi photographique, il connaissait déjà le numéro depuis bien longtemps, mais était toujours aussi incapable de se décider sur quoi en faire.
Il finit cependant par se lever et fermer les volets de son petit appartement du 11ème.
En vieux pantalon de survet, il s'affala de tout son long sur son lit, un râle indistinct lui échappant. Il resta comme ça une minute, puis deux, et se laissa rouler sur le dos. Il attrapa son téléphone à l'aveugle et regarda l'écran lumineux dans la demie-obscurité de la pièce. Un nouveau message. D'un numéro inconnu.
Il haussa un peu un sourcil en voyant ça. C'était juste un fichier audio. Aucun message avec. Il eut un petit sourire.
-On se croirait dans un mauvais film d'horreur.
Il lança quand même la lecture. Mais même en montant le volume au maximum et en rapprochant le portable de son oreille, il n'entendait pas grand-chose. Pour ne pas dire rien du tout. Il plugga ses écouteurs et se laissa tomber en arrière, son téléphone à côté, sa tête heurtant l'oreiller avec un pof!. Il ferma ses yeux d'un bleu ciel surprenant et se concentra, la qualité audio n'était franchement pas terrible avec la compression. Il l'entendit alors : ce qui ressemblait à une respiration. Une expiration un peu plus forte, lente, régulière. Si une partie de son cerveau ne pouvait s'empêcher de penser qu'il s'agissait d'une erreur, il trouvait quand même que ça avait quelque chose de très apaisant.
La respiration continuait de se faire entendre sur l'enregistrement, la personne devait avoir le micro des écouteurs tout contre sa bouche. Son rythme changea un peu, se fit légèrement plus rapide, un peu plus essoufflée, et à côté de lui sa main commença à trembler. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Mais après, il ne savait pas vraiment non plus pourquoi il continuait d'écouter l'étrange audio. Il entendit quelque chose de nouveau : un bruit de frottement contre du tissu, et se représenta la mystérieuse personne allongée sur son lit comme lui-même l'était.
Les yeux toujours clos, il écoutait toujours l'enregistrement d'assez mauvaise qualité, essayant de se représenter l'expéditeur anonyme de l'audio.
Un souffle plus profond que les autres se fit entendre, grésillant très légèrement à cause du format de compression, et pourtant, il avait l'impression que l'autre était juste là, à ses côtés, il n'avait pas besoin de faire beaucoup d'effort pour s'imaginer sa bouche à la place de son oreillette collée à son cartilage. Ses mains s'enfoncèrent dans le matelas. De détendu, il avait maintenant envie de saisir, de prendre tout de l'autre. Son sang commençait à bouillir dans ses veines. A travers les écouteurs, un soupir lui parvient, et le son, la sensation qu'il fit couler en lui provoqua un frisson le long de sa colonne vertébrale. Un second suivit, il lui sembla plus profond. Thranduil laissa sa tête partir vers l'arrière, un soupir lui échappant à lui aussi faisant écho au nouveau venu mourir au creux de son oreille. Sa main s'anima d'elle-même sans qu'il ne s'en rende compte et glissa lentement, tout doucement le long de la peau frémissante de son flanc.
Avec un soupir, Lindir rejeta sa tête en arrière contre l'oreiller, ses longs cheveux brun foncés se répandant autour de lui telle une traînée d'encre sur le gris des draps. Sa respiration se coinça un peu alors qu'il offrait sa gorge à la pièce pourtant vide dans laquelle il était. Mais, derrière ses paupières closes depuis un moment, une image était venue danser sur ses rétines : celle d'un grand blond, beau à s'en damner, et c'était à lui qu'il s'offrait.
Il laissa les longs doigts d'une de ses main glisser de la base de sa mâchoire, le long de son cou, jusque dans le creux entre les deux bosses de ses clavicules saillantes, son autre dessinant des motifs abstrait sur son ventre, il sentait ses muscles abdominaux se contracter sous sa peau. De temps en temps, la caresse passait sur l'os de sa hanche et descendait sur sa jambe avant de remonter, lentement, paresseusement. Il voulait le faire durer, encore plus. Depuis longtemps il avait oublié le micro près de la commissure de ses lèvres, son idée stupide de s'enregistrer, d'envoyer et de ne plus jamais y penser. D'enfin passer à autre chose. De toute façon, il était sûr que son message serait ignoré. Mais pour l'heure il voulait juste que ça dure le plus longtemps possible, au moins pour l'image toujours gravée sur ses rétines. Dans sa tête, le blond lui adressa un sourire carnassier, ses mains parcouraient toujours son corps. Un de ses doigts frôla le lobe de son oreille, les autres passèrent dans le creux à la base de son crâne, lui arrachant un long frisson de plaisir qui parcourut son corps tout entier. Il refit le geste, juste pour le plaisir de le ressentir une nouvelle fois, ses lèvres s'entrouvrirent d'elles-même. Sous sa seconde, il sentit les muscles de sa cuisse se crisper et se détendre de nouveau. Il imaginait les mains de l'autre, peut-être un peu plus grandes que les siennes, sans doute plus chaudes aussi, les deux se superposaient d'abord, et l'homme derrière ses paupières closes guidait ses mains sur son propre corps, puis il n'existait plus que lui et ses mains remplacèrent définitivement les siennes. Sa tête partit un peu sur le côté et il appuya sa joue contre le coussin et ses cheveux, sa respiration se fit un peu plus hachurée qu'auparavant, son sang chauffant lui aussi. D'un côté, ses doigts glissèrent sur sa clavicule, juste le bout à la fois la peau et l'ongle, et il ressentit le frisson sur sa peau, de l'autre il redessina le contour de ses côtes saillantes sous sa peau. Il se cambra et un son indistinct -mais indéniablement de plaisir- s'échappa de ses lèvres entrouvertes. L'image de l'homme dans sa tête le regardait de ses yeux bleus brûlant de désir. Lindir se mordit la lèvre, il avait envie de l'embrasser. Il avait envie qu'il soit là.
Il le voulait beaucoup trop.
Il pouvait presque deviner la sensation fantôme de ses longs cheveux qui frôlait sa peau quand il bougeait.
Il étouffa un nouveau son de plaisir, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas laisser fuir le nom en même temps que ses soupirs. Une main glissa dans le creux entre ses clavicules, remonta le long de son cou, offert à l'homme de ses fantasmes et la solitude de la pièce, jusqu'à ses lèvres désormais humides de salive à force de les mordre.
Sa respiration se coinça une seconde dans sa gorge. Il était trop loin maintenant. Son autre main se posa sur son ventre plat, et glissa. Glissa lentement, plus bas, toujours plus bas.
Thranduil se disait qu'il allait finir par perdre la tête, que cette audio allait le rendre fou si il écoutait ne serait-ce qu'une seule seconde plus; et en même temps il était incapable d'appuyer sur pause et supprimer le message. Arrêter l'audio signifiait stopper le parcours de ses mains sur son corps, trajet qui laissait derrière lui des traces brûlantes sur sa peau à peine moins chaudes que le sang qui bouillait dans ses veines. Et il sentait qu'aussi simple que soit cette action, elle était désormais au-dessus de ses forces, il était partit trop loin. Dans ses écouteurs, la respiration de l'autre se coinça dans sa gorge une seconde fois, le faisant grogner.
Maintenant, il était à peu-près sûr qu'il s'agissait d'un homme sur l'étrange bande son, ses soupirs ainsi que les autres sons de plaisir qu'il n'avait pas réussit à complètement contenir s'était perdu suffisamment de fois au creux de son oreille pour qu'il identifie la voix, aussi essoufflée soit-elle. Et si elle était indéniablement masculine, elle lui semblait quand même douce et assez mélodieuse, même si il ne pouvait pas en être sûr à 100% juste avec l'audio. Sur l'enregistrement, un nouveau son lui parvint, un qu'il n'était pas capable d'identifier complètement et il devina que l'autre avait dû se mordre le dos de la main. Cette réalisation le fit grogner. Ce mystérieux émetteur allait le rendre dingue avant la fin de la nuit. Derrière ses paupières toujours closes, il essayait de se le représenter, lui aussi allongé sur le dos dans son lit, comme lui-même l'était, ses mains se baladant sur son corps, sans gêne, encore et encore. Plus le temps passait avec cette respiration hachurée virtuellement collée à son oreille, plus un visage s'était greffé sur le corps de l'anonyme, et il espérait de tout son coeur ne pas se planter, que ça soit bien lui qui lui ait envoyé le message, et pas que ce soit juste ses fantasmes qui aient un peu trop pris de matière à son goût...
Sa main dessina une forme abstraite sur ses côtes, sentant les creux et les bosses des os sous ses doigts. Dans sa tête, Lindir était là. C'était Lindir qui était cambré nu sur son lit. C'était le beau brun qui se touchait en pensant à lui.
Un gémissement mal contenu lui parvint, grésillant un peu sur la bande son et l'une de ses main glissa plus bas, passant sur la peau frémissante de ses abdominaux, se faisant plus aventureuse alors que sa raison laissait définitivement la place aux brumes du plaisir. Ses longs doigts s'enroulèrent sûrement mais quelque peu paresseusement autour de lui. Le contact le fit siffler entre ses dents, et alors qu'un autre son indistinct lui répondit dans ses écouteurs, il sentit de nouveau un frisson tout le long de son dos. Il laissa sa main bouger toute seule, lentement il voulait que ça dure, de haut en bas, inclinant légèrement son poignet, son pouce traçant des cercles plus ou moins serrés au bout. Si dans la pièce, sa respiration se fit plus forte et qu'entre les murs ses soupirs résonnaient, il y était complètement sourd, les seuls bruits auxquels il faisait attention étaient ceux de l'enregistrement. Un "Oh" d'aise lui parvint et il se sentit frissonner de nouveau. Sa peau était brûlante, son sang en feu et ses muscles tendus. Il continua son geste. Rejeta d'avantage sa tête vers l'arrière, se cambra un peu plus. Écoutant toujours. Sur ses rétines, l'image du brun s'était faite plus vivace que jamais, et il ne lui fallait pas beaucoup d'imagination pour se représenter l'une des mains aux longs doigts élégamment courbée entre ses jambes… Il sentit dans sa gorge plus qu'il n'entendit le grognement mal contenu qui lui échappa, alors que ce qui ressemblait à un mot non-articulé s'échoua dans ses oreilles. Les secondes s'écoulèrent, peut-être les minutes aussi, et lui était toujours allongé sur son lit, seul dans l'obscurité de la pièce, sa compagnie se limitant à l'enregistrement et à l'image toujours aussi vivace gravée sur ses rétines derrière ses paupières closes. Un autre son qui aurait pu être n'importe quoi lui parvint. Sa main continuait son mouvement de haut en bas, tournant un peu.
"-T-"
Il n'y fit pas attention, continua son geste plus ferme, plus sûr. Continua d'écouter l'audio les yeux clos en rêvant au brun. La respiration s'emballa, l'autre semblait perdre pied autant que lui, et la sienne aussi se fit plus rapide, ses muscles se tendant d'anticipation. Elle se coinça encore une fois dans la gorge de l'autre, une seconde, un autre son étouffé qui ressemblait à un gémissement.
Et il l'entendit, un cri d'extase pure dans ses oreilles. Un cri qui résonna encore de longues minutes dans sa tête. Un cri de plaisir intense juste avant que l'enregistrement ne se coupe net. Qui eut le même effet sur lui qu'un électrochoc, lui faisant rouvrir les yeux d'un seul coup. C'était lui. Il ne s'était pas planté.
"-Thranduil!"
Dans le silence de plomb qui suivit, Thranduil reprenait péniblement son souffle allongé sur son lit. Le cri résonnant toujours contre ses tympans. Il ne réalisa même pas les traînées blanches qui refroidissaient sur sa main. Sur le matelas, posée à côté de lui, son autre main tremblait toujours par intermittence.
