Je t'aimais, c'est tout
Bonjour, je sais que je n'ai pas finis mon autre histoire mais je suis en manque d'inspi et je l'avoue, j'ai la flegme. J'ai retrouvé ce début d'histoire donc je l'ai continué. C'est un OS qui est inspiré par "Dernière nuit" écrite par Asrial, que j'ai beaucoup aimé.
Il se peut que j'ai des incohérences au niveau des temps, désolé.
J'espère que vous allez aimer, bonne lecture !
Il ne sentait plus le froid.
Il en avait l'habitude maintenant, après 3 semaines passées en ces lieux si vide, sans vie.
Il l'avait décidé, ce serait aujourd'hui, pour son anniversaire.
Son dernier anniversaire…
Cela faisait quelques jours qu'il se préparait à tout arrêter, qu'il ne mangeait plus et se contentait de boire une fois de temps en temps.
Avant de fermer les yeux, il se remémora des souvenirs heureux…
Heureux ? Les larmes glissaient pourtant sur ses joues pâles.
Ce qu'il avait vécu avec Milo, lui faisait cet effet à chaque fois qu'il y pensait.
Milo…
Camus était attiré par le scorpion depuis son arrivée au sanctuaire.
Il l'aimait depuis qu'il était en âge de comprendre ce qu'était réellement l'amour, vers 13 ans.
Ils sont sortis ensemble lorsqu'ils eurent 16 ans.
Jusque-là, ils étaient heureux et insouciants.
Cela a duré 4 ans.
4 ans de pur bonheur pour le propriétaire du onzième temple.
Bonheur qui s'est rapidement terminé à la mort du verseau.
Lorsqu'ils ont été ressuscités, ce dernier s'était laissé espérer…
Espérer qu'ils pourraient reprendre leur relation. C'était sans compter son apprenti.
Hyoga…
Hyoga que Milo avait tout de suite qualifié de « chaud », alors même qu'ils étaient ensemble.
Hyoga qui était aussi bouillant, énergique, courageux et rieur que le scorpion.
Hyoga, son propre élève…
Il essaya de lutter en préparant les repas que le scorpion aimait, en multipliant les petites soirées à deux…
Lorsque le scorpion revenait tard, il ne le lui reprochait jamais, ne voulant pas qu'il se sente enchainé.
Pourtant, Athéna sait à quel point il aurait voulu que Milo soit à lui.
Un jour, alors que Milo ne devait pas être au sanctuaire, il descendit vers la plage.
Cette plage où ils avaient partagé leur premier baiser, où ils avaient pique-niqué tant de fois.
Il y vit son rival : celui qui lui avait pris le cœur de l'être qu'il aimait et ledit être aimé… Ils étaient en train de jouer dans les vagues, comme des enfants.
Ils ne se touchaient pas, mais dans leurs yeux, même de loin, Camus pouvait voir tout l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
C'était une chose de le savoir, s'en était une autre de le voir.
Le soir, lorsqu'il rentra, Milo rompit :
-On ne peut plus continuer comme avant, je sors avec Hyoga maintenant.
Camus le regarda sans comprendre :
-Comment ça « comme avant » ?
-Bah, tu sais, amis avec des avantages. Lui répondit, avec un air nonchalant, le scorpion. Et puis on peut rester amis, on ne se retrouvera juste plus la nuit.
A ces mots, Camus sentit son cœur se briser : tout ce qu'ils avaient vécu n'était qu'une illusion.
Alors que lui pensait faire l'amour, l'autre n'y voyait qu'un moyen de se soulager et de prendre du bon temps.
Alors que lui faisait des soirées spéciales, l'autre y voyait des soirées banales.
Alors que lui l'aimait, l'autre ne ressentait que de l'amitié…
XxX
Amis ? Oui, ils l'étaient resté, au grand dam de Camus qui aurait finalement préféré qu'ils s'ignorent.
Depuis des années, le scorpion était venu chez lui pour parler de son petit ami.
Depuis des années, le scorpion voulait se faire consoler après une énième dispute avec son petit ami.
Depuis des années, le scorpion lui demandait des conseils pour rester auprès de son petit ami.
Depuis des années, Camus subissait le scorpion, son petit ami et leur amour éclatant.
Depuis des années, Camus vivait un amour sans retour et dépérissait lentement.
Il fuyait ses camarades, ne voulant les déprimer avec sa mauvaise humeur, mais certains, tels que Saga et Shura, lui tenait tout de même compagnie de temps en temps.
Ils le sortaient, mais avaient eux aussi une vie à côté : le gémeau sortait depuis peu avec Mu et le capricorne voyait une jolie servante du pope.
Le verseau prit donc une décision, il allait visiter un peu la France, son pays d'origine, peut-être pourrait-il oublier.
Après avoir demandé la permission à Shion, qui lui demanda la raison de se départ soudain. Il partit, non sans avoir trouvé une excuse pour le Pope.
Arrivé là-bas, il prit un hôtel et s'installa à Paris. Finalement, il décida de visiter un peu toute l'Europe.
Après de nombreux voyages, il trouva finalement une jolie compagne italienne qui était serveuse dans un bar. Bien qu'il soit toujours amoureux de Milo, il aimait passer du temps avec elle et les sorties qu'ils faisaient ensemble.
Oh, il ne se faisait pas d'illusions, aucun des deux n'avait de sentiments forts, mais ils s'appréciaient et avaient visiblement les mêmes problèmes sentimentaux alors ils se comprenaient et se réconfortaient.
Malheureusement, alors que Camus pensait enfin avoir droit au bonheur, son Italienne décéda d'un cancer de poumon.
Il la pleura un petit moment parce qu'avec sa mort, il avait perdu une amie chère et avait retrouvé sa solitude.
XxX
Il fit donc le choix de retourner en Grèce, peut-être qu'avec le temps, son amour pour Milo avait un peu diminué. Il se retrouva donc devant l'entrée du sanctuaire et commença lentement le chemin des 12 temples. Durant l'ascensionIl décida de retourner en Grèce, peut-être qu'avec le temps, son amour pour Milo avait un peu diminué. Il se retrouva donc devant l'entrée du sanctuaire et commença lentement le chemin des 12 temples. En chemin, il tomba sur ses anciens camarades qui lui sourire et le saluèrent rapidement, mais sans plus.
C'est là que Camus réalisa qu'en dehors de Milo, il ne s'était jamais vraiment ouvert aux autres Golds et ne les connaissait que très peu, à l'exception des autres renégats qui étaient à ses côtés durant la dernière bataille.
Il était en train de monter les marches du septième temple et retint son souffle en voyant la personne lui ayant causé, sans le savoir, toutes ses larmes.
-Milo…
-Oh salut Camus, tu es déjà rentré ? Passe chez moi à l'occasion, on pourra parler un peu. Là, je n'ai pas le temps, je vais en Russie avec Hyoga ! s'exclama rapidement le scorpion, ne ralentissant que très peu et disparaissant une fois sa tirade terminée.
Déjà rentré hein…ça faisait 6 ans qu'il était parti, lui avait-il seulement manqué ? Camus en doutait.
Son cœur se serra en voyant Milo partir précipitamment rejoindre son ancien élève.
Le verseau comprit alors que c'était une mauvaise idée pour lui de revenir.
Les souvenirs heureux et lointains affluaient lentement vers son esprit et alors qu'il atteignait enfin son temple et son lit, il s'endormit rapidement avec sa tête sur un oreiller trempé de larmes.
Le lendemain, Camus se leva et prit sa décision : il n'avait plus rien à faire au sanctuaire.
Il ne manquerait sans doute à personne excepté Saga et Shura, mais même eux avaient d'autres choses à faire que s'occuper du pauvre chevalier en manque d'amour qu'il était.
Il fit donc ses bagages, laissa son armure d'or dans son temple et après avoir annoncé sa démission au Pope, il se mit en route.
En chemin, il vit ses deux amis qui rentraient probablement d'une mission et se cacha afin de ne pas avoir à leur dire au revoir.
Une fois sûr qu'ils ne le verraient pas, Camus sortit de sa cachette et se retourna une dernière fois en essuyant ses larmes qui ne voulaient s'arrêter de couler puis parti d'un pas décidé.
Parti…
Parti vers les hautes montagnes de Sibérie…
Parti définitivement, sans retour possible…
Parti à cause d'un amour impossible…
Le verseau eut un léger sourire dépité à cette pensée : lui qui se targuait d'être froid et sans émotions, lui qui avait appris à son élève que l'amour était une faiblesse…Voilà qu'il y succombait à son tour.
Prisonnier des chaines que le scorpion avait enroulé autour de son cœur alors qu'il n'était qu'un enfant.
Prisonnier de son amour pour le petit garçon insupportable qui le suivait partout lorsqu'ils avaient 5 ans.
Prisonnier de son esprit qui ne pouvait se détacher des souvenirs vécus avec cet être qui l'avait remplacé par son propre élève…
Son élève à qui il avait tout appris,
son élève qui l'avait tué,
son élève qu'il considérait comme un fils,
son élève qu'il avait envie de transformer en confit de canard,
son élève qui, inconsciemment, lui avait tout prit…
Oh, il n'en voulait pas à Hyoga d'avoir succombé aux charmes du scorpion. Après tout, qui était-il pour juger ?
Non, il s'en voulait à lui-même de n'avoir jamais su montrer à Milo à quel point il comptait pour lui.
Il s'en voulait de ne pas avoir su le retenir et de lui avouer la vérité sur ses sentiments, peut-être aurait-il eu une chance.
C'était trop tard pour les remords.
Au fur et à mesure que ses pensées s'égaraient, il n'avait pas réalisé qu'il était là où il voulait aller. Il se trouvait désormais devant une petite cabane en bois qui datait de l'époque de son propre entrainement en Sibérie. Il installa donc ses affaires et se prépara une soupe chaude.
Le verseau n'avait pas emmené beaucoup de provisions, juste assez pour une semaine. Aussi, lorsqu'il n'eut plus rien à manger, au lieu d'aller chasser comme il l'avait appris, il se laissa simplement dépérir, se contentant de boire de temps à autre.
XxX
10 février. Son anniversaire… Il avait 35 ans aujourd'hui.
Beaucoup de personnes auraient été heureuses que ce soit leur anniversaire, lui n'en éprouvait que du soulagement.
Soulagement que ses souffrances s'arrêtent enfin.
Enfin, le froid ne se faisait plus sentir.
Il en avait l'habitude maintenant, après 3 semaines passées en ces lieux si vide, sans vie.
Il l'avait décidé, ce serait aujourd'hui, pour son anniversaire.
Son dernier anniversaire…
Cela faisait quelques jours qu'il se préparait à tout arrêter, qu'il ne mangeait plus et se contentait de boire une fois de temps en temps.
Avant de fermer les yeux, il se remémora des souvenirs heureux…
Heureux ? Les larmes glissaient pourtant sur ses joues pâles.
Petit à petit, il sentait son esprit sombrer vers les ténèbres.
Ses dernières pensées furent pour son beau scorpion.
XxX
Quelques temps plus tard, alors que les chevaliers s'activaient pour nettoyer les affaires de leur camarade disparu, Saga tomba sur une enveloppe cachetée sur le lit du verseau. Celle-ci était adressée à tous les Golds et il y en avait également une individuelle pour le scorpion.
Le Gémeau prit la décision de la lire à voix haute :
Chers camarades,
Je suis désolé d'être parti sans même vous dire au revoir, d'avoir fui. Egoïstement, je n'ai pensé qu'à moi, mais bon, qui se serait réellement inquiété de ma disparition ? Tout est de ma faute, je l'avoue, je ne me suis jamais réellement mêlé à vos conversations et je le regrette maintenant, mais c'est trop tard. Inutile que je vous explique les raisons de mon départ, cela ne concerne que moi, sachez simplement que vous ne me reverrez plus et que par conséquent, tout ce que j'ai laissé dans mon temple vous appartient. A vous de partager.
Faites que mon successeur ne devienne pas un abruti sans sentiments comme ce que j'ai pu vous montrer chez moi, c'est tout ce que je demande.
Merci pour les moments que nous avons passé ensemble, même s'ils n'étaient pas nombreux.
Camus, ancien chevalier du Verseau.
P.S. Saga, Shura, je vous confie le cahier qui se trouve sous mon oreiller, à vous d'en faire ce que vous voulez.
Après la lecture de cette lettre, les chevaliers qui étaient présents baissèrent la tête, honteux de n'avoir pas su voir le mal-être de leur camarade. Saga tendit à Milo la lettre qui lui était destinée et parti chercher le cahier dont Camus avait parlé.
Une fois trouvé, il l'ouvrit et tomba sur un journal intime. Il le garda dans sa main et se promit d'aller le lire avec Shura, plus tard.
Pendant ce temps, alors que les chevaliers décidaient qui prendrait quoi, le scorpion se réfugia dans un coin pour lire sa lettre.
Cher Milo,
Cette lettre n'aura sans doute pas beaucoup d'impact, mais elle est surtout un moyen d'apaiser ma conscience.
Pardonne-moi d'être parti, tu as été mon meilleur ami, puis mon amant et j'ai toujours cru que je t'en voulais de m'avoir remplacé par Hyoga. Ce dont je ne me rendais pas compte à l'époque c'est que je m'en voulais à moi de n'avoir su te retenir, de ne pas avoir su de donner la véritable nature de mes sentiments.
Parce que, oui, je t'aimais Milo. Tu n'imagines pas ce que j'ai pu ressentir le jour où j'ai compris que je ne représentais rien pour toi, sinon un moyen d'évacuer ta frustration avec une personne que tu appréciais un peu.
Enfin bon, ça ne sert à rien de ressasser le passé, je t'aimais, c'est tout. Je te demande simplement de prendre soin de mon élève, tu l'as voulu, tu le gardes.
Je n'arrête pas de me dire que si j'avais fait différemment, on aurait peut-être eu une chance toi et moi, mais c'est trop tard. Adieu Milo.
Camus, ton ami
P.S. Je ne suis pas dénué de sentiments comme tu semblais le penser.
Après avoir lu ça, le visage du huitième gardien s'assombrit fortement. Il n'avait jamais réalisé mais au fond, est ce que cela aurait changé quoi que ce soit ? Sans doute pas, il était amoureux de Hyoga et s'en tenait. Il décida justement d'aller le voir afin de lui annoncer la nouvelle de la mort de son maitre et de le soutenir.
En quittant le temple, il adressa un dernier message silencieux au ciel :
Adieu Camus, pardonne-moi de n'avoir su être un bon ami, de n'avoir su être ce que tu voulais. Je prendrais soin de ton élève, promis. Soit juste fier de moi pour le reste de mon parcours, de ma vie…
Voilà, donc n'hésitez pas à donner votre avis en commentaire et évitez les commentaires qui n'ont aucun intérêt si ce n'est énerver l'auteur. Si vous n'avez pas aimez, il n'y a pas de problème mais alors mettez un commentaire constructif svp.
Bon, j'espère quand même que ça vous a plus.
Merci et peut-être à une prochaine.
