Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.

Résumé : Cinq ans après l'affaire Ben Lyk, Ben pouvait enfin rentrer à Londres. Il pouvait enfin revoir Roberto. [Kill Ben Lyk]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé pour le challenge de la meilleure plume sur le Discord « La Fabrique à Plumes ». Prompt : Perso A et Perso B se retrouvent après x semaines/mois/années de séparation.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + B : Ben Lyk (Kill Ben Lyk) + Écrire sur de vieux amis qui se retrouvent après plusieurs années sans nouvelles ? (recyclage) + Combinaison 68 : Ville / Café / Ami(s) / Retrouvailles / Taxi / Rire / Soirée / Restaurant + Horoscope du 17-06-2021 : les émotions : Gémeaux : Joie + Mot inconnu du 18/10/2021 au 24/10/2021 : Adamantin (qui a l'éclat, la dureté, les qualités du diamant (et parfois de l'acier). Qui forme, qui produit l'émail des dents. Dont les qualités (éclat, dureté) évoquent celles du diamant)

Cinq ans plus tard

L'attente dans le taxi à l'étranger avait déjà été une torture pour lui alors le vol dans l'avion de retour ! Son impatience était grande : l'Enfer était fini. O'Sullivan était mort. Après cinq ans d'exil, de hiatus, tel Lazare qui s'était levé et avait marché sous l'injonction de Jésus Christ, Ben Lyk ressuscitait aux yeux des hommes tandis que Michel Girard rendait son dernier soupir dans l'azur grisonnant de Londres qui se révélait sous les nuages et le smog britannique. Inconsciemment, il cherchait des lieux familiers dans la ville en contrebas, avait hâte d'atterir, s'imaginant Roberto l'attendant sur le parking.

Robbie qui avait miraculeusement survécu à la balle tirée à l'arrière du crâne.

Robbie à la loyauté adamantine, qui ne l'avait pas rejeté après cette tentative d'assassinat juste parce qu'ils étaient amis.

Robbie dont il avait hâte d'entendre le rire dans un café ou un restaurant, puis chez eux, enfin chez eux, en soirée, à rattraper le temps volé par la mafia.

Ils n'avaient pas parlé depuis cinq long printemps, leur premier échange avait été un mail officiel de Scotland Yard. Cela avait été bref, protocolaire, confirmant juste que son colocataire avait gardé la maison, n'avait pas déménagé alors que c'était tout de même dans cet appartement qu'on avait essayé de mettre fin à sa vie. L'ancien youtubeur avait même l'impression qu'il avait mis sa vie en pause : toujours célibataire, pas d'enfants, pas de réelles relations... Cette maudite vidéo avait décidément causé bien du tort...

L'avion atterrit enfin. Le cœur battant, après avoir foulé le tarmac et humé l'air de son pays, la sensation d'être enfin chez soi envahissant son être entier, le jeune homme alla récupérer ses bagages, le reste étant envoyé par la police de la nation qui l'avait hébergé. Soudain, il le repéra, figure rassurante et immuable. Son cœur se mit à battre à se rompre alors qu'une explosion de joie retentit dans son âme, des papillons s'envolant de ses tripes pour venir embellir son esprit. Ben se précipita aussitôt, sautant presque dans les bras de son meilleur ami qui s'ouvrirent automatiquement pour l'enlacer dans une étreinte aussi chaleureuse que ferme. C'était comme s'il avait peur qu'il ne s'évaporât s'il relâchait la prise, que son corps était fait d'une matière fugace, volatile, éphémère. L'ex-influencer observa l'homme qui lui faisait face.

D'une manière générale, le temps avait été généreux avec Roberto.

Oui, il était clair qu'il avait pris de l'âge, n'ayant plus vraiment l'aura de la vingtaine mais désormais l'apparente maturité des trentenaires. Ses cheveux étaient un peu plus longs que dans son souvenir, sans doute pour dissimiler les stigmates de l'opération à laquelle il devait la vie. Autrement, rien ne laissait penser que la moitié d'une décennie s'était écoulée : aucun cheveu d'argent, de pli sur sa peau mate.

- T'as pas changé, Ben. Sourit-il

- Parle pour toi... J'ai l'impression d'avoir vécu mille vies... De ne plus vraiment être celui que tu as connu.

- Alors, j'apprendrai à connaître le nouveau toi. Bienvenue à la maison, Ben. T'as pas idée d'à quel point tu m'as manqué.

Ben sourit, ne répondit pas mais les paroles lui brûlaient les lèvres :

Lui, si Robbie n'avait pas survécu, leurs retrouvailles auraient été dans l'au-delà.

Parce que, dans tous les univers, il aurait inlassablement fini par le retrouver.

FIN