AVANT TOUTE CHOSE : CECI EST UN TOME 2 ! ALLEZ LIRE BLACKS' BLACK MADNESS !


Bonsoir ! Bienvenue à vous, lecteurices, sur cette... longue histoire. Les Black n'ont pas dit leur dernier mot, et le Destin est prêt à relancer les dés... mais avant toute chose, il veut que je fasse mon petit disclaimer, oui oui, il est très à cheval sur tout ça, le Destin.

Disclaimer : Harry Potter et ses amis sont à JKR et Warner Bros. Poudlard aussi, et pas mal de trucs. L'histoire est la mienne, cela dit, et certains personnages aussi. Mais qu'on soit bien clairs : ce n'est parce que je continue d'écrire sur le monde d'Harry Potter que je soutiens les propos transphobes de la TERF susnommée.

Rating : T

Pairing : Scorbus et Drarry sans que les liens de sang posent problème, vous comprendrez pourquoi ; Lily/OC ; Teddy/Victoire ; RWHG ; et autres.

Prévisions : 300k+ words, une centaine de chapitres. On verra comment ça évolue.

Structure de l'histoire :

T1. Blacks' Black Madness

T2. The Very Black Secrets

I. Lonely Children

II. Going Back in Time

Je suis vraiment très heureuse de vous présenter tout ça, c'est vraiment une histoire qui me tient à coeur et qui m'a donné des idées pour de nombreuses autres fanfictions, et c'est toujours un plaisir de partager ce qu'on aime sur cette plateforme. J'espère que vous aimerez lire cette histoire autant que j'ai pu/je vais prendre de plaisir à l'écrire !

Bonne lecture ;)


¤ The Very Black Secrets ¤


Prologue : The Black Curse


Les vagues se fracassaient contre les rochers, autant d'échos de ses cris étouffés par la rage et par la honte. À genoux sur l'herbe sèche, l'homme brûlait d'une haine incommensurable, blessé dans son amour propre, détruit par la passionnelle furie qui avait pris possession de lui, de son corps, de son cœur, et qui l'avait mené à cette situation désastreuse, effondré tant physiquement que mentalement, à genoux sur le sol mouillé, les cheveux ruisselants de pluie et ses joues de larmes.

L'imbécile… L'ingrat… Le misérable ! Altaïr n'avait pas su reconnaître sa chance, il n'avait pas su comprendre que leur bonheur se trouvait là, à portée de main, dans leurs soupirs et le creux de leurs reins !

— BLACK ! rugit Allard, sa voix d'autant plus sombre et forte qu'il n'avait plus rien à perdre désormais, rauque et caverneuse comme si la Terre s'était ouverte et qu'une horde de démons pouvait en surgir à tout moment. JE TE MAUDIS !

Mais Altaïr ne se retourna pas, ni quand son ancien amant énonça les termes de la malédiction, ni quand sa voix se brisa, ni quand son corps perdit ses forces, et son esprit connaissance. Il continua de marcher, inexorablement, son sang déjà bouillant et noir, son sort déjà scellé.

Le tonnerre gronda. La Mort était en marche.


L'homme écrivait à son bureau, ses joues maculées de larmes. Il arrivait au dénouement de son roman, de cette histoire qui était la sienne, et savait qu'il devrait bientôt changer le titre. Il n'était plus le même, à présent. Tout avait changé, depuis qu'il avait découvert la vérité… Un sourire faible étira ses lèvres. Il n'avait pas le temps de finir le roman, pas vrai ? Ni celui de dire au revoir.

Mais s'il pouvait seulement finir ce chapitre, l'avant-dernier, avant d'écrire ses dernières lettres et son testament, alors…

Plusieurs heures passèrent, puis il fut temps de s'arrêter. L'homme referma le manuscrit, se leva. Il éteignit la lumière sans un regard pour l'histoire de toute une vie, son cœur serré à l'idée d'abandonner son alter ego fait d'encre et de papier.

Sur la première page, en belles lettres calligraphiées, on pouvait lire : Un frère, par R. A. B.


L'Auror accueillit avec soulagement l'arrivée de son grand ami. Il avait cru un instant que le seul sorcier sensé de Grande-Bretagne avait arrêté de réfléchir, lui aussi, après la fin de la guerre. C'était idiot, bien sûr : après tout, Dumbledore était sans conteste l'un des meilleurs sorciers qu'il lui avait été donné de rencontrer, et Alastor savait qu'il pouvait faire confiance au vieillard.

Ils échangèrent quelques mots dans le noir, le nez plissé face à l'odeur de pisse, de crasse et de sel qui faisait le… charme du lieu, puis Albus lui montra du doigt des ombres informes non loin d'eux.

— Ce sont les autres Aurors, je les ai assommés en attendant de voir ce qu'on peut faire. Je propose de le cacher et d'Oublietter tout le monde – faudrait pas que ça nous pète à la gueule dans dix ans.

Albus hocha la tête, l'air grave.

— Et elle ? demanda le vieux sorcier. On lui efface aussi la mémoire ?

Alastor eut un geste vague. Bien sûr qu'il fallait lui effacer la mémoire ! Si jamais il y avait le moindre problème…

— Très bien, très bien, se contenta de dire Dumbledore. Mais où... ? Ah, j'ai une idée. Ce devrait être un bon choix.

Maugrey hocha la tête, et commença à lancer les sortilèges pour ne pas perdre de temps. Faisant de même, le directeur de Poudlard relança la conversation.

— Quand ?

— Avant-hier soir, mais personne ne s'en est rendu compte avant ce matin, répondit l'Auror. Pourquoi ?

— C'est drôle, commenta Dumbledore après un temps silence. Quand mourra le septième mois…

Maugrey grogna. Il se demanda s'il n'aurait pas mieux valu appeler quelqu'un d'autre, puis haussa des épaules. Ce n'étaient déjà plus ses affaires, de toute façon.


Dans le noir d'une chambre d'enfant, un homme roux jura à voix basse. Il avait lancé un sortilège pour ne pas réveiller le petit, mais il fallait dire que certaines missions étaient plus difficiles que d'autres. Sans rire, créer une cachette secrète dans une pièce de l'un des Manoirs les mieux protégés de Grande-Bretagne, et ce sans que personne, pas même le maître des lieux, ne s'en rende compte ?

La Magie Ancestrale en avait de drôles, tout de même ! Parfois, l'homme se demandait s'il n'aurait pas mieux valu pour lui de se faire bouffer par ce foutu dinosaure, puis il se souvenait de son meilleur ami, de la femme qu'il aimait et… et soudain tout allait mieux.

Cette mission n'en restait pas moins chiante. Après plusieurs sortilèges de détection, une dizaine d'autres pour annuler les sorts de protection et une quarantaine d'autres pour faire un trou indétectable dans le mur, après avoir foutu les papiers et les vieux parchemins dans la cachette et après avoir récupéré un échantillon de magie du gamin pour que lui seul puisse avoir accès aux documents, le rouquin prit enfin petites cinq minutes de pause avec une tasse de chocolat chaud – il aurait bien pris autre chose, mais Harry aurait remarqué l'absence d'une de ses bouteilles de Whisky-Pur-Feu, et l'homme n'avait pas très envie de tenter le diable. Il jeta un regard au petit garçon, calme et paisible dans son sommeil.

Un soupir lui échappa. Il se demanda si son meilleur ami se marierait un jour avec sa petite sœur, quand ils retourneraient dans leur propre monde, puis souffla du nez devant sa propre bêtise.

Impossible, il est beaucoup trop gay pour ça.

Après une dernière gorgée de sa boisson chocolatée, Ron Weasley essuya ses lèvres du revers de la main et replaça d'un sort la tasse là où il l'avait prise, propre comme si elle venait d'être achetée.

Enfin, il agrippa son poignet, murmura quelques mots, et disparut dans une distorsion de l'espace et du temps.

Le petit garçon se retourna dans son sommeil.


Au loin, une chouette hulula. Rose massa ses tempes, épuisée. L'horloge sorcière qui ornait le mur en face de son bureau indiquait minuit passé. La jeune femme sentit son cœur se serrer en voyant les trois autres aiguilles, qui tournaient inlassablement depuis… Rose secoua la tête. Ce n'était pas le moment d'y penser, à présent qu'elle se savait sur la voie de comprendre quelque chose d'important.

Albus lui avait offert ce livre en runes anciennes à la fin de leur septième année, et Rose avait le sentiment qu'il s'agissait de quelque chose d'important. Rose avait le sentiment que l'horreur ne faisait que commencer, et si ce livre était lié d'une quelconque façon aux récents événements, alors…

Seulement, ce fichu bouquin était crypté. Il ne s'agissait donc pas seulement de traduire, mais de chercher la logique et de remettre les runes dans le bon ordre, d'en remplacer certaines par d'autres, de se référer à d'autres langues pour percevoir des jeux de mots, des liens, même ténus, qui pourraient donner du sens au livre.

Cela faisait donc depuis sa septième année, soit presque deux ans, qu'elle s'acharnait sur l'ouvrage, travaillant sans relâche. Il s'agissait d'un livre de généalogie sorcière particulier, qui retraçait l'histoire de chaque grande famille, accompagné de contes. Les arbres généalogiques étaient simples à comprendre, même pas cryptés, et comprenaient jusqu'aux naissances les plus récentes.

Le livre se mettait donc à jour seul, ce qui expliquait pourquoi l'histoire qu'elle tâchait de décrypter continuait de s'écrire. Il s'agissait d'une section romancée du grand chapitre sur les Black, la sinistre famille de Teddy et Scorpius. Elle reconnut cependant le titre de la section, qui n'était pas crypté le moins du monde, et fronça des sourcils. Le cœur d'Allard… Ce nom lui disait quelque chose, et ce n'était pas celui d'un Black.

Attirant à elle l'arbre généalogique des Potter d'un coup de baguette, elle remonta du regard la fresque compliquée. James, Harry, James, Fleamont, Henry, John, Jeremy, Clarence… Allard.

Allard Barclay Potter.

En murmurant le nom complet de l'ancêtre de son cousin préféré, Rose découvrit le mot de passe qui décryptait le texte, et ses yeux s'agrandirent. Il était question d'un cœur brisé et d'une…

La jeune femme passionnée d'histoire sursauta. Quelque part dans la maison, une porte avait grincé. Guidée par l'instinct, elle barda le livre de sortilèges de protection, le rapetissa et l'allégea d'un sort, griffonna une note pour Albus et attacha le tout à la patte de son hibou. En quelques secondes, l'animal était parti, et Rose s'autorisa à souffler un coup.

Il y avait des bruits de pas, dans le couloir, et la jeune femme se rendit compte qu'elle ne pouvait pas Transplaner. Rose ferma les yeux, acceptant son sort. Elle tenta tout de même de toucher sa montre avec son auriculaire en murmurant le mot de passe, mais le meurtrier avait également pris des mesures de sécurité pour éviter les problèmes de Portoloin.

— James ? appela-t-elle tout de même son cousin, dans l'espoir que ce n'était qu'un hasard.

Mais, quand elle se retourna, elle ne croisa pas le regard de son cousin, mais un autre… moins chaud, moins chocolat, plus froid, plus métallique. Si atrocement familier, brasier glacial de la trahison, inimaginable et indicible. Elle songea un instant aux lettres cryptées qui devaient s'inscrire dans le manuscrit transporté par son cher oiseau. Elle pensa à sa bêtise, à ses regrets. Elle aurait dû écouter son père...

— Je... Pourquoi ? Scorpius...

Ce furent ses derniers mots. Les yeux gris s'étrécirent, et les lèvres blanches coupèrent d'un sort la parole de la rose. Il n'aimait pas voir les fleurs faner. La rose délicate n'aurait jamais l'occasion de flétrir.

La chouette se tut, puis s'envola.


Et voilà ! Juste de quoi poser les bases, plusieurs personnages, quelques ressorts scénaristiques plantés d'une manière assez évidente – mais à quoi serviront-ils ? Ma foi, excellente question, je serais bien en peine d'y répondre moi-même autrement que par un chapitre, donc je suppose qu'il vous faudra attendre... beaucoup.

Je suppose que si vous êtes ici, c'est que vous avez lu Blacks' Black Madness (si ce n'est pas le cas... vraiment, qu'attendez-vous ?), mais je le reprécise ici au cas où : je suis dans l'une des meilleures prépa littéraires, et la quantité de travail demandée est ASTRONOMIQUE, donc l'écriture passe malheureusement un peu à la trappe en dehors des périodes de vacances (et encore, quand je vois la montagne de trucs qui m'attendent jusqu'à Noël, j'ai comme une douce envie de pleurer). Bref, le rythme de publication a donc de grandes chances d'être chaotique. Le prochain chapitre arrive ce week-end, le suivant également, mais après je pense qu'on reprendra un rythme d'un chapitre toutes les deux semaines si tout se passe bien et que j'ai le temps d'ouvrir mon ordi pendant le week-end.

Bref ! Dites-moi tout ! Je suis vraiment intéressée par vos théories, vos impressions sur ce prologue, vos attentes pour la suite... Tout ! J'aimerais beaucoup savoir quelle impression peut laisser ce prologue, s'il permet déjà de deviner certaines choses, ou si au contraire tout est flou. J'aime beaucoup les derniers mots de Rose. S'agit-il de Scorpius ? Parle-t-elle de Scorpius ? Le tueur a-t-il pris du Polynectar pour ressembler à Scorpius ? Pense-t-elle dans un dernier souffle à l'homme qu'elle aime/à son meilleur ami avant de mourir ? Qui sait ? ¯\_(ツ)_/¯ (moi ; moi, je sais)

Quoi qu'il en soit, j'espère que ce prologue vous a plu, et je vous dis à très vite (pour une fois) pour le premier chapitre de cette fanfiction : I have heard of you!