Auteur : Ookami97 que vous ne verrez plus jamais pareil après avoir lu cette fic (quoi que...)

Titre : « L'Aube rouge »

Pairings : KiriBaku et KatsuDeku en majorité, KiriBakuDeku, DabiHawks, TogaJin, TodoMomo sous-jacents avec un soupçon de KyokaDen et de SeroMina (ça en fait un paquet dis donc)

Rating : MA

Note : Eh bien… BONJOUR, FFNET ! Ça faisait longtemps, hein ! (Enfin, pas tant que ça mais chut) On se retrouve aujourd'hui avec une nouvelle fic que j'avais hyper hâte de commencer à poster et sur laquelle j'ai commencé à travailler depuis le mois d'août ! Ceci est un Oriental!AU qui se passe dans le désert, au pays d'Alram, et qui prend majoritairement place dans les régions d'Altur, de Yazur, et de Kahir. Vous êtes déjà perdus ? Pas de panique, tout sera expliqué dans la fic et vous pouvez d'ores et déjà aller faire un tour sur mon blog (le lien est dans ma bio) où j'ai droppé une carte du bled et quelques illus' qui vous permettrons de vous faire une idée. Mais pour la faire courte, il s'agit d'une sorte de guerre interne entre deux clans de barbares, le clan Sirocco, mené par Katsuki et le clan Skarva, mené par Shigaraki, sur fond de machinations diaboliques, d'histoires familiales pas très family friendly justement, de nomus, d'opium et de beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de sexe.

J'ai pas mal de choses à dire assez importantes avant de vous laisser lire, donc je demande votre attention pour encore quelques petites lignes ! (après vous pourrez aller jouer promis)

D'abord, cette fic' sera assez longue. Il y aura environ une trentaine de chapitres, et elle sera découpée en deux parties. Normalement, si tout va bien et que je ne meurs pas d'une hémorragie nasale due à une trop haute consommation de doujins d'ici là, je posterai un chapitre tous les samedis. J'en ai huit d'avance pour le moment si je dis pas de conneries, et je vais tout faire pour arriver à tenir le rythme ! (affaire à suivre lol mdr lol)

Ensuite (et vous allez me détester, mais je ne regrette RIEN), l'histoire sera assez hardcore. La liste des TW est longue comme le bras, mais en voici les principaux : Cannibalisme, violences physiques et morales, viol, meurtre/gore/sang, esclavage, drogue/alcool et… C'est à peu près tout je crois. Je mettrai les warnings au début de chaque chapitre de toute façon, que vous sachiez à quoi vous attendre.

Pour (presque) finir, je suis OBLIGÉE de remercier hyper méga giga ultra chaleureusement les membres du Discord MHA, les amours de ma vie, sans qui cette fic n'existerait tout simplement pas car ce sont eux qui m'ont encouragée à me donner un bon coup de pied au derrière pour commencer cette histoire. Donc gros big up à vous, merci pour votre soutien et votre engouement alors que ce truc va être juste horrible, je vous aime fort TwT

Et… Voilà. Je pense qu'on a fait le tour ! Dernier p'tit truc, la couv' est de moi, et si vous décidez de tenter le coup malgré les avertissements, je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve en bas !

En-joie ! \0/


Première Partie

Chapitre I – Prologue

Au commencement, l'Altur, l'Est. Puis Yazur, l'Ouest. Et le Sirocco, chaud et sec, qui souffle sur le désert, balaie tout sur son passage, soulève le sable et la poussière. C'est un tourbillon brûlant qui vient de là où le soleil se lève. Et lorsqu'il naît, au creux d'une montagne, dans l'aridité d'une plaine, qu'il se faufile entre les branches crochues des arbres morts ou sous les pans des tentes des barbares de la région d'Altur, il est le présage des lames affûtées, brandies, prêtes à assouvir leur dominance et à faire couler le sang.

Car le clan Sirocco règne en maître sur le Pays d'Alram, et que quiconque n'ose se croire assez puissant pour se mesurer à eux. Ils ne craignent ni la nature ni les hommes, et demeurent invaincus sur la terre qui s'étend sous leurs pieds.

Mais, avec les années, les barbares de l'Est ont relâché leur vigilance. Le pouvoir est acquis, l'or s'amoncelle, et les vapeurs bleues de l'opium remplacent l'embrun d'une tempête de sable qui se lève.

Ils ont oublié que le destin n'est pas un chemin tracé à l'encre indélébile. Il est comme une rigole dessinée dans le sable, qui s'évanouit dès que le vent s'éveille.

§§§

Tenu entre l'index et le pouce d'une main fine à la peau délicate, un os énorme, épais et blanc se faisait dépouiller de ses derniers morceaux de chair. Du bout des incisives, Toga s'appliquait à détacher la viande rose encore accrochée au fémur qu'elle finissait d'engloutir, ayant précédemment ingurgité la totalité de la chair tendre et amère qui le recouvrait jadis.

Elle se tenait accroupie contre le mur en ruine d'une vieille bâtisse où les rayons de la lune passaient à travers un toit effondré. Sur le sol recouvert de sable, face à elle, s'amassait un squelette incomplet. Des côtes, un humérus et des vertèbres qui semblaient avoir été dévorés quelques jours plus tôt, la viande sèche et noircie encore accrochée par endroits sur les ossements témoin de leur vétusté.

Et, abandonnée dans un coin sombre à quelques pas d'elle, une main d'homme gisait, repliée sur elle-même, les doigts rigides et la peau boursouflée à l'endroit de la coupure qui l'avait séparée du reste du corps.

La jeune fille réussit à détacher une dernière langue de chair, caoutchouteuse et nerveuse, qu'elle mastiqua longuement avant de pouvoir l'avaler enfin. D'un revers de poignet, elle s'essuya les lèvres, puis jeta négligemment les restes de son dernier repas en haut de la pile. Les os s'entrechoquèrent, dégringolèrent et s'éparpillèrent dans le sable. Son festin à présent terminé, l'adolescente se releva, passant ses mains sur sa robe lie-de-vin décorée de fioritures et brodée d'un large dessin de faucon sur le buste pour l'en débarrasser de la poussière qui s'y était accrochée. Elle réajusta la ceinture de tissu qui lui enserrait la taille et quitta les lieux, enjambant les reliques pour abandonner la petite maison en pierres à moitié écroulée.

À l'extérieur, tout était calme. Mis à part la jeune fille, il n'y avait pas d'autre âme à des kilomètres à la ronde. Elle fit un pas hors de l'abri, et dans le sable qu'elle foula de ses pieds nus s'étaient enlisés d'autres squelettes dont les jointures blanches dépassaient des dunes, retournant à la terre en redevenant poussière un peu plus au fil des jours. Des vestiges de sacrifices humains et animaux, comme le crâne d'un bouc abandonné derrière un tas de briques.

La nuit avait tout recouvert de son voile étoilé. La lune, presque pleine, éclairait le désert de ses rayons pâles, le teintant de blanc et d'ombres bleues. Toga quitta la pénombre de son antre pour aller profiter de la fraîcheur de la nuit, ses deux iris dorés semblant luire dans le noir. Elle avançait gracieusement, ses orteils s'enfonçant à peine entre les milliers de petits grains qui recouvraient le désert. Une immensité sans fin qui s'étendait sur tout le Sud-Est. Au Nord, où à l'horizon se formait une fine couche nuageuse, s'élevait une chaîne de montagnes aux sommets dénués de neige. L'été dans le désert était caniculaire, mais ce soir, l'air était doux. Une brise clémente venait souffler sur la plaine et entre les ruines de l'ancienne cité d'Alsadiss, basée à Yazur avant d'être reconstruite plusieurs kilomètres au Sud, à Kahir, cinquante ans plus tôt.

Le tas de briques qu'il restait de l'ancienne Alsadiss avait été abandonné là sans plus de cérémonie. Plus personne ne voulait du souvenir de la ville délabrée, tout comme de ceux qui y avaient trouvé refuge.

Toga était l'une des membres du clan Skarva. À Alram, dans le désert de Ghabar, séparé en deux par la frontière entre les régions de l'Altur et de Yazur, s'étaient établis deux camps rivaux. Ceux de l'Est, surnommés les barbares du désert, dominaient la région et ses alentours depuis près de quatre-vingt ans, quand ceux de l'Ouest n'étaient pas plus que des rats qui sortaient après leur passage pour se contenter de leurs miettes, à l'image des vestiges de la ville morte qu'ils avaient faits leur.

Les chefs des deux clans avaient reçu leur rivalité en héritage. Deux clans nés pour survivre, à une époque où une modification génétique s'était instaurée chez certains habitants d'Alram et du monde entier. Vue comme une aberration et nommée Alter, elle avait séparé les hommes et fait de nombreux morts. Ceux qui n'étaient pas atteints répudiaient les altérés, et le clan Sirocco était venu au monde comme un refuge pour les rejetés, mais qui avec le temps s'était laissé gangrener par la corruption.

Aujourd'hui, on les catégorisait d'orgueilleux, de pervers, de débauchés lubriques et sans morale. Et du point de vue du chef actuel des Skarvas, ils ne méritaient pas leur privilège.

Après avoir traversé le désert dans la quiétude de la nuit, Toga avait laissé les dunes pour les rochers abrupts du flanc des montagnes. Les ruines étaient loin derrière elle lorsqu'elle posa les mains sur les pierres pour se hisser, calculant chacun de ses gestes pour ne pas s'écorcher contre la roche saillante. L'ancienne cité semblait s'étendre sur un territoire large, car ça et là, dispersées sur la chaîne montagneuse, gisaient les traces d'habitations en pierres et briques dissoutes par le temps. À plusieurs mètres d'altitude, protégée par de gros rochers, l'une d'elle tenait encore debout, ayant surmonté les ravages de la pluie, du vent et des éboulements.

La jeune fille se faufila jusqu'au bâtiment. Il était protégé par endroits de peaux de bêtes usées et de tissus tirés qui faisaient office d'isolation sommaire contre l'humidité et le froid et qui atténuaient les courants d'air. Au pied de l'un des quatre murs de la bâtisse gisait en un tas d'étoffes des vêtements froissés et jetés là, en boule, tâchés de larges marques sombres.

Toga s'en saisit et déplia le costume. C'était une tunique d'homme, longue jusqu'aux chevilles, ornée de broderies et de petits boutons décorés. Verte et noire, elle ressortait grise sous les rayons de la lune mais était accompagnée d'une cape bordée de fourrure, une toison sombre et épaisse aux reflets pourpres. La jeune femme se débarrassa de sa propre tenue, se déshabillant intégralement, nue sous sa robe, pour revêtir l'accoutrement bien trop grand pour elle et souillé par le sang. Lorsqu'elle eut fini, elle sembla s'inspecter, observant son allure, puis se pencha pour se saisir du dernier élément : caché sous les fripes, un masque en forme de bec, fait de cuir rouge et retenu par une armature en fer. Elle le fixa en l'accrochant derrière ses oreilles.

La cabane, rafistolée, n'avait plus de porte et l'entrée n'était fermée qu'à l'aide d'un long drap usé et déchiré qui faisait office de passerelle entre l'intérieur et le dehors. L'adolescente le souleva de son poignet fin et se pencha pour passer en dessous.

Il faisait sombre dans la cahute, mais malgré l'obscurité, la silhouette de Toga était encore aisément discernable. Pourtant, elle n'était plus celle d'une jeune femme chétive aux cheveux d'or. Son corps avait grandi, grossi, et remplissait la tunique qu'elle avait enfilée avant d'entrer. Elle était devenue un homme aux cheveux noirs et courts, taillés en une multitude de petits épis. Le bas de son visage, caché par le masque en forme de bec n'était pas visible mais sous ses paupières, les deux iris qui luisaient dans la pénombre étaient jaunes.

Elle n'était pas seule, à l'intérieur. Quelques hommes et femmes étaient recroquevillés et assis à même le sol. Ils se tenaient immobiles et silencieux, s'étant soudainement tendus lorsque la figure de la personne qui leur faisait face était entrée dans la pièce. Leurs pieds et leurs poings étaient liés, immobilisés par de lourdes chaînes en métal reliées aux gros bracelets de fer qui enserraient leurs poignets et leurs chevilles, certains d'entre eux étant même attachés par le cou. Ils étaient peu, moins d'une dizaine. Ils étaient des esclaves destinés à être vendus au plus offrant au marché noir.

Blessés, amaigris et l'air abattus, ils observaient l'homme au masque s'approcher d'eux avec une terreur sourde dans les yeux. Cet homme, c'était le marchand qui les gardait captifs ici avant de les emmener en plein milieu du désert de Ghabar. Pourtant, il les ignora et s'approcha du fond de le pièce. Le dos appuyé contre le mur et les bras enroulés autour de sa jambe, repliée contre son buste, se tenait un garçon isolé du reste du groupe. Le menton posé sur son genou, il laissait ses yeux rouges flotter dans le vague.

Son physique était différent. Il avait quelque chose, en plus, qui expliquait sa mise à l'écart. Sur ses tempes retombaient de longues mèches carmines, qui rebiquaient sur ses épaules et descendaient jusqu'entre ses omoplates. Des épis vermeils en bataille. Sur son front, deux larges cornes sombres pointaient vers le ciel, longues de presque trente centimètres, et deux ailes, repliées dans son dos, étaient elles aussi enchaînées. Pour finir, une longue queue couverte d'écailles à la pointe tranchante était enroulée autour de ses jambes.

C'était un dragon. Et c'était celui qui retenait toute l'attention de la jeune fille métamorphe, ce soir.

À suivre…


Et voilà pour le prologue! On commence tranquillou pour l'instant, mais vous me connaissez: ça va vite partir en vrille haha oups. En ce qui concerne les prochains chapitres: ils seront plus longs que celui-ci (qui pour le coup, était vraiment court) et comme je l'ai dit plus haut, seront postés chaque samedis!

Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce prologue nwn On se retrouve la semaine prochaine et d'ici là, passez de bonnes fêtes! \0/ (Et préparez-vous mentalement pour la suite haha /BAMM)