Hello, c'est moi: DeerYellow!
J'ai écrit un petit OS sur Haru et Baron parce que j'étais inspirée. C'est vrai que je suis plus à l'aise avec les OS.
Soyez indulgents s'il vous plait !
J'espère que ça sera à votre goût. Bien sûr "Le royaume des chats" ne m'appartient pas.
Il n'avait jamais cru au coup de foudre. Il avait toujours pensé que ce n'était qu'une phrase dans les romans un peu cliché, ayant pour seul but de construire un intérêt romantique à une histoire rentrant elle-même dans les lignes de cette allégorie qu'est la romance à l'eau de rose. Beau jeune homme assez populaire toute sa vie durant, Baron ne s'était jamais vraiment intérrésé au sexe opposé. La raison ? Assez simple; nombre de jeunes fleurs se battaient littéralement pour lui à longueur de journée. C'est pourquoi, même après 26 ans dans ce monde il ne s'était lié d'amitié qu'avec Louise; son amie d'enfance. De plus, il était clair qu'Il n'avait pas à s'inquiéter pour elle puisqu'elle avait des sentiments pour un jeune homme à l'esprit aussi libre que celui d'un oiseau. Cependant, c'était une histoire pour une autre fois. En ce moment, l'objet de notre attention se portait sur l'éclosion de ce qui ressemblait le plus à un énorme crush pour ce bachelor aussi cultivé que beau.
Il se souvenait d'avoir entrouvert les paupières, sentant une brise légère et agréable au beau milieu de cette rue passante, la douceur des fleurs mise en exposition devant le magasin; un mélange de parfum envoûtant et confus à la fois, exactement ce qu'il ressentait à ce moment précis. Baron était étrangement conscient de ce qui l'entourait : le temps semblait comme ralentit où seul cette employée de magasin pouvait librement bouger. Ses membres étaient lourds, lui aussi gelé dans cet espace et pourtant il avait chaud, il semblait que ses joues se soient réchauffées malgré lui. Sa vision un peu confuse, comme floue où seul cette femme était nette dans son esprit. Tout son corps avait l'étrange sensation d'être comme électrifié. L'objet de ce turmoil d'émotion venait justement d'elle. Entre les vitres qui les séparaient, le bruit des passants heureux du soleil après un hiver froid et éprouvant marquait le début du printemps. Un festival de couleur se présentait devant lui, comme une peinture précieuse où la balance des couleurs provenant de chaque fleurs dansaient et jouaient de ses atouts souhaitant être le plus belle, même pour un instant, nous ramenait à cette jeune femme. Telle une parure, les fleurs n'étaient là que pour intensifier, marquer son charme. Avec un visage aussi adorable, c'était en effet pour lui la plus belle des fleurs qui lui était présentée. Pourtant gaiement entourée, un visage froid et un regard solitaire lui était présenté. Celui-ci faisait largement contraste avec l'environnement jovial que suppose ce jardin structuré aux premiers abords. Cela n'arrêtait pas Baron, en effet, elle était pour lui telle une pleine lune un soir sans étoiles et néanmoins, elle continuait de briller. Un chuchotement se fit entendre.
"Ah, c'est vraiment le printemps." Murmura Baron dans un soupire.
Le soleil se reflétait sur les vitres l'empêchant d'en voir un peu plus. C'était ce qui lui suffit pour le sortir de sa torpeur.
"Tiens, c'est la première fois que je remarque ce magasin." La respiration un peu coupée due à l'étrange expérience dont il avait fait les frais, il se rendit peu à peu compte de l'endroit où il se tenait.
"Ah, excusez-moi monsieur." Un enfant venait de le bousculer, lui qui se tenait au beau milieu d'une rue passante un jeudi après-midi. Il continua sa route après avoir vérifié l'état de celui qui lui avait barré la route.
" Pas de soucis, c'est de ma faute." Lui répondit-il avec un sourire poli.
Il observa l'édifice qui se tenait devant lui. Doté de grandes vitres d'expositions entourées de briques rouges assez vieilles avec quelques dessins inscrits dessus le tout passant plutôt inaperçu. L'aspect était très rustique et faisait un peu tâche avec les monuments modernes tel qu'un centre commercial juste en face de ce magasin. C'était cependant ce qui faisait son charme, un peu désuet, une sorte de mauvaise herbe au milieu d'un labyrinthe fade où tout se ressemble. En levant légèrement la tête, on apercevait la plaque de l'échoppe bornée par des fleurs bleues vivaces, semblant comme éphémères, formaient une touffe avec leur pétales disposés comme un flocon, en son cœur éclosait le nom de la boutique: " Le retour des Catananches". Baron supposa assez rapidement que ce devait être le nom de ces mêmes fleurs bleuâtres.
C'est un petit tintement de clochette positionné à l'entrée du magasin qui notifia à Haru l'arrivée d'un nouveau visiteur. Un homme dans la vingtaine venait d'entrer timidement à l'intérieur de la boutique. Il était habillé de manière tout à fait élégante. Ses habits et la manière dont il se tenait supposaient qu'il avait reçu une bonne éducation depuis son enfance. Il avait le dos droit, et marchait de façon distinguée sans baisser la tête. Elle était sûre qu'il la fixait mais n'y prêta pas attention.
C'est vrai que Baron donnait une attention particulière à sa toilette et à son accoutrement. Aucun gentleman de ce nom n'oserait sortir sans être correctement âpreté. Maintenant qu'il était à l'intérieur, il pouvait entendre le son subtil d'un morceau de musique classique. Il lui semblait être Luna de David Ross Lawn, un choix de bon goût. De jolies fleurs, de la bonne musique, ainsi qu'une compagnie fort attrayante, il s'étonnait de ne pas avoir trouvé ce jardin secret plus tôt. Notre bachelor préféré était tout émoustillé à l'idée d'apprendre à connaître cette demoiselle.
"Bonjour" sa voix résonnait dans l'enceinte du bâtiment et un sourire commercial se dessina sur son visage. " Comment puis-je vous être utile ?"
S'il n'y avait qu'une représentation au monde de la panique, Baron en serait sûrement la plus fidèle en ce moment même.
"Ce serait pour un bouquet de fleurs." Hésita-t-il.
"Bien sûr" rétorqua-t-elle." Une idée de fleur en particulier?"
" Eh bien, je dirais des camélias du japon s'il vous plaît. C'est pour offrir à ma mère, elle aime le blanc et le rose." Indécis, il continua. "Et... une rouge séparément aussi s'il vous plaît."
"Un cadeau inattendu reste un cadeau. Ces camélias montreront la gratitude et l'admiration que j'ai pour toi maman. Se servir de toi comme excuse pour amener la discussion ne sera pas sans échec ! Il laissa son regard se promener dans la boutique.
Et après tout pourquoi ne pas tenter quelque chose ? Je ne m'y connais pas trop en fleurs et leur langage mais je connais la signification des camélias du Japon; celle de la gratitude. Il me semblait aussi que la rouge était celle de la beauté et de l'admiration… Let's go !"
"Excusez-moi, est-ce un nouveau magasin ? Je ne l'avais jamais remarqué avant aujourd'hui, il a pourtant tout pour plaire."Encore mal à l'aise avec l'idée qui lui trottait l'esprit, il se rassura comme il le put. "Oui, doucement mais sûrement, des pas de bébés."
"Non, c'est une vieille enseigne. Peu de gens nous remarquent mais deviennent vite des habitués." Pas une fois elle ne le regarda droit dans les yeux, elle garda néanmoins ce sourire artificiel .
Il voulait voir ses reflets dorés dans ses yeux chocolat. Cependant, elle avait l'air absorbée par la tâche qu'il lui avait donné et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Comme si c'était une des seules choses ou bien la seule chose qui lui procurait un peu de plaisir.
"Est-ce le feu vert pour me dire de revenir mademoiselle..Haru?" Il lut son nom sur le badge qu'elle portait, Baron ricanait, content de pouvoir flirter avec elle." Je m'appelle Humbert mais tout le monde m'appelle 'Baron', je serais plus que comblé si vous faisiez de même. Et ce serait avec plaisir que je reviendrais." termina-t-il avec un clin d'œil et un sourire plutôt satisfait.
"Eh bien prenez-le comme il vous plaira monsieur Baron. Un nouveau client est toujours le bienvenu." Rétorqua-t-elle en enroulant le bouquet avec un ruban rouge.
Il l'a regarda terminer son bouquet et lui apporta au comptoir où il régla l'addition.
"Dois-je aussi décorer le Camélia rouge ou un simple ruban fera l'affaire ?"
"Un simple ruban s'il vous plaît, rouge."
Il prit le bouquet destiné à sa mère en la remerciant pour son travail et prit la fleur solitaire pour la mettre dans la poche du tablier de la jeune fleuriste. Un peu surprise, elle n'eut guère le temps de réagir que le jeune homme était parti avec une promesse de revenir et un clin d'œil. Elle resta bouche-bée un instant ne comprenant pas directement l'acte du jeune homme. Elle eut à ce moment un aperçu de ses yeux émeraude si pigmenté, ressemblant fortement à deux joyaux tellement la lumière se reflétait dans ses prunelles.
Sa boutique préférée était là, juste sous ses yeux. Il s'était posé sur un banc juste au coin de la rue pour pouvoir profiter du soleil et lire quelques livres. Il voulait également voir sa fleuriste préférée lui souhaiter une bonne journée et flirter avec elle. Et c'était exactement ce qu'il s'apprêtait à faire, il n'avait plus qu'à se préparer mentalement à entrer, lui sourire et sortir les quelques compliments qu'il avait préparés et techniquement tout devrait bien se passer ! Cependant, il n'avait pas prévu le fait qu'il rougirait rien qu'au fait de penser à elle… Alors lui sortir des mots doux? Impossible! Baron n'aurait jamais eu de mal en temps normal mais... A cas particulier solution particulières ! Il n'a d'autres choix que de se jeter à l'eau s'il voulait pouvoir avoir ne serait-ce que l'honneur de la voir lui retourner un sourire. C'est vrai qu'au début elle paraissait un peu froide à l'idée de faire connaissance avec lui mais qui pouvait lui résister ? Il lui montrait à chaque fois qu'il le pouvait qu'il ne voulait d'elle qu'un sentiment d'amitié...Pour le moment. Bon, c'est vrai qu'il flirtait pas mal mais il ne pouvait s'en empêcher ! Dès qu'il l'a voyait il paniquait juste et les mots qu'il avait préparé pour compter fleurette avec elle sortaient tout seul. On pourrait de plus croire qu'il savait exactement ce qu'il faisait mais dans sa tête c'était le cirque, un flou total, il n'avait control de rien du tout alors il ne comprenait pas comment il arrivait à aligner deux mots ? C'était peut-être son cerveau qui se positionnait en mode survie sans son accord. Une sorte de réflexe naturel qu'il avait en lui et dont il n'avait pas connaissance. C'était forcément ça, il n'y avait pas d'autres solutions. De toutes manières, cela tournait bien pour lui puisqu'elle commençait à rire lorsqu'il sortait un petit jeu de mots sur les quelques fleurs qu'il avait reconnu ou lorsqu'il sortait une blague sur les incessantes querelles que les pâtissiers à côté, les frères Moon offraient au monde.
"Ahaha, c'est vrai qu'ils ne s'arrêtent jamais!" Hilare, elle essayait de retenir les larmes qui se formaient au coin de ses yeux à cause de son fou rire.
Ahhh, encore une fois il l'a faisait rire pour qu'elle l'apprécie un peu plus et encore une fois il tombait encore plus pour elle. Son sourire était le plus radieux qu'il avait pu voir jusqu'à aujourd'hui et il ne s'en remettrait pas. Baron avait un tendre sourire en observant ce qui n'échappait aux yeux d'Haru. Doucement, elle rencontra son regard. Ils restèrent ainsi un moment avant que Baron ne fuit son regard.
"Tu sais, t'es un peu un mystère pour moi." Annonça-t-elle en se rapprochant légèrement de lui. Haru plissa les yeux afin de mieux voir ses expressions, il en avait à la pelle et elle le trouvait plutôt adorable teinté d'une petite rougeur au niveau des pommettes.
"Ah bon ? Comment ça ?" Assez surpris à cette déclaration mais surtout au fait qu'elle se rapprochait dangereusement de lui. Oui, chacun de ses gestes avait un effet décuplé sur lui alors un petit mouvement était pour lui un tsunami.
"Hmm… Comment l'expliquer…" Elle plongea dans ses pensées, deux doigts sur ses tempes pour mieux stimuler son cerveau.
"Je t'écoute." Il se recula un peu, attentif aux tremblements de son cœur.
"Pendant une seconde tu peux être aussi joyeux qu'un enfant et l'autre aussi sérieux qu'un… qu'un homme. Je n'arrive pas à te cerner."
"Ahahah, me cerner ? C'est pourtant simple. T'as déjà cerner mon coeur mais tu peux cerner ma main ou encore mon torse si tu le veux."
"Tu vois ? t'es un flirt incorrigible !" Elle rit à sa réplique et le frappa timidement à l'épaule.
"Mais je suis sérieux." Il l'a regarda longuement avant de prendre ses deux mains dans les siennes.
"Tu vois ? C'est exactement ce de quoi je parlais." Inconsciemment ses joues se coloraient et son coeur dansait au rythme de ce que Baron lui faisait faire.
Elle retira ses mains malgré elle et lui tourna le dos en priant mentalement pour qu'il n'ai pas remarqué l'effet qu'il avait sur elle. Dernièrement il avait commencé à devenir de plus en plus important dans sa vie et cela se traduisait par les symptômes qu'elle venait de montrer. C'était dangereux et elle le savait. Il était dangereux pour son coeur et il avait un peu trop de pouvoir -à son insu bien sûr- sur elle à son goût.
"Dis, j'ai lu quelque chose d'intéressant sur les catananches." Gêné, il lui fit part de sa nouvelle découverte. Avec son doigt, il dessinait de petits cercles sur la table du comptoir. Il était comme un enfant venant d'avouer avoir fait une bêtise à sa mère. Cependant, il la regardait droit dans les yeux, armé de courage, on pouvait lire sa détermination dans ses yeux.
"Ah oui ? Je me demande quoi." Dit-elle, un petit sourire narquois, comme si elle savait déjà.
Ses yeux suivant le mouvement lents de ses doigts sur le comptoir, elle continua à l'observer doucement, puis elle retourna à l'admiration du regard émeraude de celui qui lui avait fait voir la vie de manière si… Colorée. Sentant sur lui les yeux de la jeune demoiselle qui lui avait dérobé son cœur, il commença à s'agiter. Sur sa peau blanche et lisse se remarquait facilement une rougeur au niveau des joues, il continuait, prêt à accepter son destin.
"Tu connais mon hobby pas vrai ? Eh bien...Comment dire...Ça ne te dirait pas de boire un thé spécial avec un peu de ces fleurs ? J'ai plus ou moins vu une recette mais je voudrais essayer quelque chose de nouveau." Sa voix avait commencé avec force mais elle devenait muette au fur et à mesure qu'elle continuait, au bout de celle-ci, il ne se fit entendre qu'un murmure. Murmure qui n'échappe pas aux oreilles de la belle.
"Hmm, j'avoue que ça me tente. Puis je n'ai jamais été déçue de toutes tes recettes!" Son sourire grandissait, comme confirmant l'idée qui passait par la tête de Baron. Son regard timide faisait régulièrement des aller-retour entre le sol et ses yeux, un sourire béat à l'annonce d'Haru.
"...Mais tu sais, il n'aura pas d'effet spécial. Ce genre de choses ne fonctionne que pour les personnes dénuées de sentiments pour celui qui l'a préparé..." Continua-t-elle, prête à lui donner le feu vert. Elle voulait partager sa vie avec cet homme qui lui avait redonné goût à la vie. Comme une épice spéciale, unique relevant le goût merveilleux d'un mélange sans quoi ce ne serait que terne. Baron lui avait ouvert les yeux, elle souriait aujourd'hui à la vie. Haru espérait qu'il serait là aussi pour vivre son futur avec elle, main dans la main. Elle n'avait plus peur d'être actrice de sa vie au lieu de la laisser passer, de seulement la regarder au loin comme un spectateur le ferait.
"Tu veux dire que… Tu acceptes ?" Épaté, il n'arrivait pas à y croire, elle venait juste de lui dire qu'elle l'aimait! Pas vrai..? Il sautait déjà de joie, tous ses efforts n'auront pas été en vain. Il pouvait enfin l'aimer de toutes ses forces sans se retenir.
"Bien sûr gros bêta, tais toi et viens là!" Avec le bout de ses doigts qu'elle enroula délicatement autour de sa cravate, elle le tenait fermement et l'amenait à découvrir de nouvelles sensations au creux de ses lèvres.
~Sidestory~
"Hmmm… Donc la catananche ou cupidae signifie ' qui contraint à l'amour', fleur à l'origine des philtres d'amour." Curiosité était écrit sur son visage et il semblait satisfait de sa découverte. Il tenait dans ses mains un livre assez conséquent sur l'étymologie des fleurs.
"Ainsi le nom de sa boutique vient de là… Je pourrais sûrement tenter quelque chose cette fois." Il ricanait déjà, voyant la scène se dérouler dans son esprit. Avec un geste il ferma l'encyclopédie des fleurs et avec un autre la rangea. Après quoi, il se mit en route pour une certaine boutique vendant toutes sortes de fleurs.
