Tu es un horrible bol de soupe
de Lady_Vibeke
Résumé:
L'enfant se recroquevilla contre le flanc de Din, ses oreilles baissées en signe de fausse culpabilité étaient la chose la plus mignonne que l'homme n'ai jamais vue. Le mandalorien passa un bras autour de lui, le laissant poser sa petite tête fripée contre sa hanche. L'enfant soupira de contentement.
Cara récupéra ensuite le plateau avec la soupe, le breuvage était si chaud que des filets de fumée s'en échappaient. Il y avait même quelques morceaux de pains flottant à la surface, qu'elle rompit avec la cuillère en remuant. Un petit sourire nostalgique commença à étirer ses lèvres.
"Ma mère disait qu'un bon bol de soupe est la meilleure nourriture qui soit pour l'âme." Déclara-t-elle doucement. Le petit sourire toujours accroché à ses lèvres. "Parce que c'est chaud et réconfortant et que ça nous fait toujours nous sentir mieux."
Din connaissait quelque chose qui avait le même effet sur lui. Ce n'était pas la soupe cependant.
Cara pencha la tête, comme il elle l'observait.
"Je suppose que tu ne peux pas boire ça tout seul, hum ?"
Note de l'auteure:
Ce petit texte me trottait dans la tête et il fallait que je l'écrive sinon impossible de me concentrer sur autre chose.
Il est court, mignon, et dégoulinant de bons sentiments mais eh, c'est une sickfic, ça nécessite des bons sentiments.
Note de la traductrice:
Je suis plongée depuis peu dans l'univers de la série The Mandalorian et je suis tombée sur les One Shot de cette auteure. Beaucoup de quiproquo et de romance comme je les aime (ça me fait toujours rire). Donc me voilà lancer dans la traduction de ses textes.
Si vous allez sur son profil AO3 vous verrez qu'il y a BEAUCOUP de textes, je ne vais pas tous pouvoir les traduire faute de temps, mais je compte me pencher sur ceux que j'aurai le plus apprécié, en commençant par celui-ci que je trouve tout mignon choupi.
En espérant que vous apprécierez autant que moi la lecture !
"Je te l'avais dit qu'il ne fallait pas sous-estimer ce froid ! Que ça te serve de leçon pour ne jamais écouter ce que je dis."
Din décrocha la dernière pièce de son armure et s'effondra finalement avec soulagement sur sa couchette en poussant un lourd grognement.
Chaque muscle, chaque tendon, chaque articulation de son corps était courbaturée. Même le seul fait de s'allonger lui demanda un effort surhumain.
Cara se dressait devant lui avec l'enfant dans ses bras, la suffisance et une légère inquiétude se disputant l'expression de son visage. Elle lui avait répété de prendre soin de lui pendant un moment après avoir passé un court séjour sur Scipio et ses températures frigorifiantes; Din savait qu'elle ne prenait aucun plaisir à le voir malade mais il pouvait tout de même deviner à quel point elle avait voulu lui jeter ce "je te l'avais dit" à la figure.
Il devait maintenant reconnaître que c'était mérité.
Dans un remarquable acte de générosité, Cara l'aida à se glisser sous les couvertures avec sa main libre. La chaleur du tissu ne lui apporta cependant pas le moindre soulagement, le froid semblait envahir l'intérieur de son corps, parcourir ses veines et le faisait trembler des pieds à la tête. Ses poumons lui donnaient l'impression d'être en feu et chaque respiration lui faisait l'effet d'un coup de poignard.
"Il va falloir enlever ton casque," lança Cara, "Ou tu risques de suffoquer là-dedans."
"Je le ferai." Promit-il avec un frisson. Il suait à grosses gouttes à l'intérieur et avait effectivement hâte de pouvoir le retirer.
Cara saisit parfaitement le message mais ne sembla pas vouloir bouger, en désaccord avec l'idée de laisser l'homme tout seul dans son état.
"Bien essayer." Sourit-elle sarcastiquement, elle ajusta l'enfant sur sa hanche avant de gratifier le corps tremblant de Din d'un long regard éloquent. "Il est hors de quelques que je te laisse dans un état aussi pathétique—"
"Ça ira, merci." La coupa-t-il, en espérant qu'elle saisisse l'ironie de son ton. Si elle le remarqua en effet, elle fit mine de l'ignorer.
"L'enfant et moi on va jouer à un jeu, n'est-ce pas petit ?" Poursuivit-t-elle en s'adressant au gamin. Elle récupéra en même temps quelques morceaux de vêtements de sous sa propre couchette. "On va porter ces jolis bandeaux sur nos yeux pour que Papa puisse se débarrasser de son casque d'accord ? Ça va être très drôle tu vas voir !"
Din voulut ricaner mais échoua misérablement, sa tentative se transformant aussitôt en quinte de toux, ce qui lui valut un regard significatif de Cara disant clairement: "Tu vois ?"
"Ça ne marchera jamais." Protesta-t-il, bien qu'un part de lui souhaita que Cara et l'enfant restent à ses côtés, ne serait-ce que pour le distraire du froid et de la douleur.
La jeune femme lui lança un regard condescendant.
"Tu auras le droit de te moquer si je me cogne partout." Lui assura-t-elle, "On va descendre et préparer de la soupe." ajouta-t-elle en baissant le regard sur le gamin avec un enthousiasme inquiétant. "Tu verras comme on sera beau en revenant."
Din la regarda partir. Elle murmurait des propos indiscernables à l'attention de l'enfant avec une petite voix qui le fit sourire comme un idiot. Une petite partie du froid dans ses os sembla se dissiper.
Din ne réalisa pas qu'il s'était assoupi avant d'entendre les pas de Cara se rapprocher.
"Nous avons les yeux bandés." avertit-elle tout en avançant précautionneusement avec un plateau dans les mains. Din ne pouvait pas voir ce qu'il y avait dessus. L'enfant était assis dans son landau, flottant derrière elle avec un morceau de tissu bleu enroulé autour de la tête qui le rendait apparemment très enthousiaste. Cara n'avait pas l'air aussi enchantée par son propre bandeau noir : elle se déplaçait lentement en se guidant avec une main pour savoir où elle allait.
"Tu as toujours ton casque sur la tête, pas vrai ?" Lâcha-t-elle sur un ton impassible en s'arrêtant au milieu de la pièce pour écouter.
"Je me suis endormi." répondit-il. Son esprit semblait cotonneux et ses pensées étaient floues. La chaleur qu'il sentait brûler dans son crâne s'étirait comme un mur entre son cerveau et sa bouche, comme si les mots perdaient leur sens avant d'atteindre ses lèvres.
Il tenta de s'extirper du cocon de couvertures dans lequel il s'était étroitement enroulé mais il était si faible qu'il peina ne serait-ce qu'à bouger un bras.
Cara posa le plateau sur sa propre couchette, qu'elle localisa sans aucun problème. Sa connaissance de la pièce était remarquable: même aveugle elle parvenait à s'y déplacer avec aisance.
"Besoin d'aide ?" Offrit-elle, traversant la distance entre les deux lits pour s'asseoir au bord de celui de Din.
Ce dernier essaya de lever une main mais échoua misérablement.
"Je ne peux pas—"
"Je sais que tu ne peux pas, idiot. C'est pour ça que je demande."
Le ton de Cara était si doux malgré l'irritation qu'il ne pouvait même pas s'en offenser. Elle l'aida à se redresser suffisamment pour pouvoir enlever son casque, puis le soutint à nouveau pour le rallonger sur le matelas.
La soudaine exposition de son visage brûlant à l'air frais de la pièce fut un tel soulagement pour Din qu'il poussa un faible gémissement. Respiré était toujours difficile mais au moins ne se sentait-il plus étouffé par le rembourrage humide.
Il prit une brusque inspiration lorsqu'une main chaude vint se poser sur un côté de son visage.
Les doigts légers de Cara passèrent sur sa joue, son pouce touchant accidentellement ses lèvres entrouvertes, avant de remonter jusqu'à son front où elle palpa sa température du dos de la main. Cela rappela à Din son enfance, lorsque sa mère s'occupait de lui quand il était malade. Il fut reconnaissant que Cara ne puisse pas voir le léger sourire qu'il affichait à ce souvenir.
"Tu es toute chaude." Déclara-t-il, profitant en effet de la chaleur qui émanait de son corps près du sien.
"J'ai pris soin de ma santé." Répliqua-t-elle en retirant sa main. "Pas comme certains."
Din voulu presque la supplier de laisser sa main sur son front, de s'allonger à côté de lui et de le laisser profiter un peu de la chaleur dont elle semblait brûler. Cependant, même dans son état brumeux il réalisait à quel point cela sonnait indécent.
"Est-ce tu peux attendre que je ne grêle plus pour te moquer de moi ?" soupira-t-il tandis qu'un autre frisson secouait ses membres.
Cara sourit. "Bien sûr !" Ironisa-t-elle avant d'enchaîner: "Est-ce que tu peux t'asseoir ?". Din essaya vraiment, mais il ne pouvait pas.
"Attends." Dit-elle en plaçant une main sur sa poitrine pour l'empêcher de recommencer, "Je sais ce qu'il te faut."
Elle se pencha vers sa couchette, puis revint aider Din à s'asseoir. Ce fut un supplice au début, la douleur dans ses os augmenta et ses poumons s'embrasèrent. Un instant plus tard, il reposait sur une surface étonnement moelleuse et l'agonie se dissipa.
Il mit quelques secondes à réaliser que l'objet qui le soutenait à présent n'était autre que l'oreiller de Cara. Cette prise de conscience déclencha un étrange remous dans les profondeurs de sa poitrine et il n'était pas certain de savoir si c'était à cause de la fièvre que sa respiration hoqueta, ou si c'était l'odeur imprégné sur l'oreiller –celle de Cara— qui parvenait jusqu'à ses narines, si douce qu'elle semblait lui apporter subitement la paix intérieur. Il pouvait à peine la sentir mais elle était là, plus présente que toutes les autres odeurs de la pièce, plus apaisante que la couverture enroulée autour de lui ou l'idée de la soupe qui l'attendait et qui allait le réchauffer de l'intérieur.
Le berceau de l'enfant flottait à présent au niveau de la tête de Din et le petit se tenait prêt du bord, ses longues oreilles remuant avec curiosité au moindre son.
"Salut gamin." Le gratifia le mandalorien d'une voix rauque. Il reçut un petit cri d'enthousiasme en retour et les mains de l'enfant se tendirent dans sa direction dans une veine tentative pour s'approcher de lui. L'homme aurait aimé pouvoir le rassurer en lui caressant la tête mais il n'avait pas la force suffisante pour le faire pour l'instant. Ce fut à ce moment-là que l'enfant décida de se jeter lui-même par-dessus bord.
Din hoqueta. Son cerveau fut traversé par la pensée de le rattraper mais ses bras ne furent pas en mesure d'exécuter l'ordre. Le corps de quelqu'un d'autre réagit cependant. Comme si elle était branché sur la même longueur d'onde que lui, Cara saisit le petit par le dos de sa tunique et le déposa doucement sur la couchette dans le maigre espace entre Din et le mur en riant. Le tout avec les yeux toujours bandés.
Leur synchronisation mentale avait cessé de surprendre Din depuis un moment. Il ne savait toujours pas comment c'était possible mais si au début cela le stupéfiait, à présent il s'en sentait de plus en plus satisfait. Ça leur était bien utile lorsqu'ils devaient faire face à des adversaires compétents: ils étaient individuellement de bons combattants, mais personne ne s'attendait à affronter un excellent combattant séparé en deux corps différents qui se mouvaient comme une seule entité.
"On va devoir finir par l'attacher avec un harnais si ça continue comme ça." Déclara Cara en frottant la tête du bébé avec indulgence. "Cette petite chose est un danger public."
L'enfant se recroquevilla contre le flanc de Din, ses oreilles baissées en signe de fausse culpabilité étaient la chose la plus mignonne que l'homme n'ai jamais vue. Le mandalorien passa un bras autour de lui, le laissant poser sa petite tête fripée contre sa hanche. L'enfant soupira de contentement.
Cara récupéra ensuite le plateau avec la soupe, le breuvage était si chaud que des filets de fumée s'en échappaient. Il y avait même quelques morceaux de pains flottant à la surface, qu'elle rompit avec la cuillère en remuant. Un petit sourire nostalgique commença à étirer ses lèvres.
"Ma mère disait qu'un bon bol de soupe est la meilleure nourriture qui soit pour l'âme." Déclara-t-elle doucement. Le petit sourire toujours accroché à ses lèvres. "Parce que c'est chaud et réconfortant et que ça nous fait toujours nous sentir mieux."
Din connaissait quelque chose qui avait le même effet sur lui. Ce n'était pas la soupe cependant.
Cara pencha la tête, comme il elle l'observait.
"Je suppose que tu ne peux pas boire ça tout seul, hum ?"
Din s'enfonça dans l'oreiller – son oreiller— avec un grognement.
Cara n'eut pas besoin d'en entendre plus.
"Ça risque d'être gênant." Avertit-elle avec un ricanement avant de placer sa main gauche contre son visage pour guider ses propres gestes. Elle se servit de sa main droite pour plonger la cuillère dans le bol et la porter doucement jusqu'aux lèvres du malade. Étonnement, ils parvinrent à vider le bol sans trop de dommages. Din se sentit effectivement mieux après ça mais n'était pas sûr que ça ait quoi que ce soit à voir avec la soupe.
Cara était restée assise à côté de lui tout ce temps, sa jambe contre la sienne et sa main contre sa joue. Avait-elle conscience du petit sourire qui étirait ses lèvres, montrant à peine ses dents ?
Une vague de chaleur traversa le corps de Din, le contraste avec le froid qui l'engourdissait jusqu'aux os lui donna la chair de poule.
"Le petit s'est endormi pas vrai ?" Demanda cara en posant le plateau contenant le bol vide par terre.
Din baissa le regard pour constater que l'enfant ronflait sereinement.
"Oui."
"Passe-le-moi."
Din souleva prudemment le gamin pour le placé dans les bras tendus de Cara. Ce dernier émit un soupir de contentement lorsqu'il se retrouva posé contre sa poitrine, provoquant un petit rire amusé da la jeune femme.
Elle le porta délicatement jusqu'à son berceau et le borda consciencieusement avec de déposer un baiser sur son crâne fripé.
Din ressentit à nouveau cette vague de chaleur inexplicable. Comme une sorte de faim pressante qui lui remuait bizarrement l'estomac.
"Tu devrais te reposer." Lança Cara en commençant à se relever, mais Din lui saisit alors le poignet avec le peu de force qu'il lui restait. Il ne savait pas très bien ce qu'il voulait – L'arrêter ? Lui demander de rester ? Pourquoi resterait-elle ?— mais il n'eut pas besoin de dire quoi que ce soit.
"Tu trembles comme un bébé Porg sur la neige." Remarqua Cara avec une pointe d'inquiétude dans la voix. Ses mains trouvèrent à nouveau leur chemin jusqu'à son visage et Din se fichait bien d'avoir mal à ce moment-là car tout ce qu'il souhaitait c'était garder cette chaleur contre lui et de ne plus jamais la laisser partir.
"Ça va." souffla-t-il d'une voix rauque, légèrement haletante. "Je vais bien."
L'intensité de ses tremblements entrait clairement en contradiction avec ses propos.
"On va te garder au chaud." Annonça Cara en saisissant les deux couettes sur sa propre couchette pour les ajouter sur lui. "Mieux ?"
Non, mais il ne voulait pas l'inquiéter davantage.
"Mieux."
"Menteur." Le rembarra-t-elle aussitôt. "Bouge."
"Quoi ?"
"Pousses-toi sur le côté, monsieur le génie. Tu dis toujours que je suis un véritable radiateur humain. Il est temps de mettre cette chaleur corporelle en pratique."
Trop choqué pour protester ou même réagir, Din se décala contre le mur pour lui faire de la place.
Cara retira ses bottes et se glissa sous la pile de couettes avec lui, totalement indifférente à la proximité qu'ils devaient partager sur la couchette étroite.
"Est-ce que tu es sure—"
"Couche-toi et essaye de dormir." L'interrompit-elle, "Allez."
Il ne put faire autrement qu'obéir lorsqu'elle enroula un bras autour de sa poitrine et l'obligea à descendre jusqu'à ce qu'il soit presque complètement sur le dos. Il avait besoin des deux oreillers pour continuer de respirer correctement dans cette position, elle se contenta donc de laisser reposer sa main près de la sienne et de se détendre. Din se demanda si elle avait oublié de retirer son bras où si elle le laissait volontairement autour de lui. Peut-importait, il n'était pas assez stupide pour s'en plaindre.
Il n'arriva pas à s'endormir avant un long moment. Pas à cause de la fièvre, mais parce qu'il était bien trop conscient du corps de Cara à côté de lui, de sa respiration sur son cou, de son bras sur son ventre. La seule pensée qui persista dans son esprit alors qu'il glissait peu à peu vers le sommeil fut que ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose de tomber malade de temps en temps, si c'était pour finir dans cette position.
Din ne savait pas – ou plutôt ne voulais pas savoir— ce qu'il ressentait pour cette femme, mais une chose était sure: l'avoir ainsi à ses côtés était un cadeau qu'il chérirait pour le restant de ses jours. Ça ne le dérangeait pas de se contenter de ça sans jamais en demander plus. Si Cara ne ressentait pas pour lui la même chose qu'il ressentait pour elle alors il garderait précieusement ce souvenir : une simple nuit passée à dormir côte à côte, poussée par sa farouche détermination à veiller sur lui et sans craindre le moindre écart de conduite de sa part malgré l'intimité qui se dégageait de leur proximité.
Ce fut la raison pour laquelle Din se sentit terriblement honteux lorsqu'en se réveillant au beau milieu de la nuit il se retrouva enroulé autour d'elle, une jambe et un bras passés par-dessus son corps, le torse pressé contre son dos et le visage enfoui dans ses cheveux.
Son cœur s'arrêta de battre dans sa poitrine.
Il n'avait pas prévu de faire ça. Il était toujours engourdi et faible à cause de la fièvre mais tout de même assez lucide pour savoir que c'était sans doute précisément ce que Cara s'attendait à ce qu'il ne fasse pas. Même si ce n'était pas complètement de sa faute, puisqu'il ne pouvait contrôler ce qu'il faisait dans son sommeil, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable.
Il tenta de s'éloigner discrètement pour ne pas la réveiller mais dès qu'il commença à soulever son bras, la main de Cara le saisit pour venir le replacer là où il se trouvait sur son ventre.
Le cœur de Din s'emballa.
Était-elle réveillée ou était-ce une réaction inconsciente ?
"Cara ?" Héla-t-il en espérant à moitié qu'elle ne lui réponde pas, sa respiration était calme et profonde après tout.
Contre toute prédiction, la jeune femme bougea en se pressant d'avantage contre lui avant de murmurer un "Ouais ?" étouffé.
Il ne pouvait jurer qu'elle soit parfaitement réveillée mais il en allait de même de son côté après tout.
Din pressa à nouveau son visage dans ses cheveux jusqu'à ce que son nez ne vienne frotter contre la peau de sa nuque. Cara laissa échapper un petit gémissement qui fit accélérer son rythme cardiaque, ses lèvres s'étirant également en un large sourire plein d'espoir.
"C'est toi mon bol de soupe." Chuchota-t-il, la voix lourde de fatigue et de sommeil.
Il sentit la poitrine de la jeune femme se contracter brièvement sous son bras.
"Rendors-toi, espèce d'idiot."
"Est-ce que je suis ton bol de soupe ?"
La poitrine de Cara trembla encore, cette fois de façon plus prononcée. Elle se retourna dans ses bras pour lui faire face. Elle ne recula pas lorsque leurs nez se touchèrent; Din fit de son mieux pour ne pas penser au fait que leur proximité ne semblait pas la déranger. Ça ne voulait rien dire.
Il sentit ses doigts flotter vers son visage, chauds et délicats. Ils tracèrent ses traits lentement, repoussant une mèche de cheveux collée là, sans se soucier de la transpiration. Son pouce passa sur ses lèvres et cette fois ça ne pouvait pas être un accident.
"Non, tu n'es pas mon bol de soupe."
Le cœur de Din se serra mais alors Cara se pencha en avant pour poser un petit baiser sur le bout de son nez.
"Tu es la marmite toute entière."
À ce moment-là il était relativement clair que plus aucun des deux ne parlait dans son sommeil, Din frotta donc son nez contre le sien, torturé par la proximité de ses lèvres et refusant en même temps d'aller trop loin.
"Ah oui ?" Murmura-t-il avec espoir.
Cara plaça sa tête sous son menton, souriant contre son cou.
"Est-ce que tu viens juste de prétendre être délirant pour m'entraîner dans cette confession à la noix ?"
"Je n'oserais pas !" Lâcha Din en feignant l'indignation. Il resserra son étreinte autour d'elle tandis qu'elle insérait confortablement une de ses jambes entre les siennes comme si c'était quelque chose qu'ils faisaient tous les jours.
"Sois maudit." Gémit-elle, et il put sentir son sourire s'élargir, "Je suis trop fatiguée pour ces conneries, je te détesterais demain matin."
Quelque part, cette menace ressemblait suspicieusement à une promesse.
Din sourit comme un idiot et se réinstalla dans l'oreiller –celui de Cara— en réalisant soudainement de manière stupide que la raison pour laquelle son odeur paraissait si forte était parce qu'il était littéralement entouré par elle. Chaque centimètre carré de son corps la sentait, avait besoin d'elle… L'aimait.
"Tu es un horrible bol de soupe, Cara Dune."
Note de fin:
Trop mou ? Trop romantique ? Je m'en fiche après tout, j'adore faire en sorte que ces deux idiots soient faibles l'un pour l'autre :)
