Commentaire d'auteur :
Coucou tout le monde, j'espère que vous allez bien ! :) Oui je sais, encore une nouvelle fanfic mais ne vous inquiétez pas, je n'oublie pas les autres ! J'ai toujours du mal à n'avoir qu'une ou deux fics en cours car si elles ne me motivent pas sur le coup, je n'écris pas, donc j'aime bien en avoir beaucoup en cours pour choisir ! (et puis j'ai quelques chapitres d'avance dessus donc bon!)
Quoiqu'il en soit, j'ai l'idée de cette fanfic depuis un bon moment à présent, donc la voilà ! Elle sera particulièrement sombre, et le rating changera plus tard pour du M.
Je n'ai pas grand-chose à dire pour l'instant, donc bonne lecture, et on se retrouve en bas ! :)
Chapitre un
Harry savait déjà que tout était trop beau pour rêver. Il était persuadé, tout au fond de lui, après avoir tenté de survivre pendant si longtemps, que tout ne pourrait pas être aussi simple.
C'est pour cela que lorsque Kingsley Shacklebolt, promu au poste de ministre de la magie de manière provisoire, se présenta à sa porte au 12, square Grimmaurd, une semaine après la bataille de Poudlard, Harry savait que ses ennuis étaient loin d'être aussi définitivement terminés qu'il les aurait voulus.
- J'aurai voulu vous éviter tout cela, après tout ce que vous avez fait pour nous, souffla Kingsley, lui jetant un regard en coin tandis qu'ils s'enfonçaient tous les deux dans les profondeurs du Département des Mystères. Mais nous ne savons plus quoi faire, nous avons tout essayé.
Le Gryffondor avait la main crispée sur sa baguette, retenant la grimace d'horreur qui voulait déformer ses traits depuis que le ministre lui avait révélé la terrible nouvelle.
« - Nous n'arriverons jamais à nous en débarrasser, » pense Harry avec une sorte de lassitude étouffée, le regard voilé, avançant sans un bruit dans ce département qui était hanté de mauvais souvenirs.
Au bout de ce long couloir, il savait déjà qui l'attendait. C'était le même ennemi, le même sorcier que depuis sa naissance, qui semblait décidé à rester en vie, à narguer la mort avec plus de nonchalance encore qu'Harry lui-même.
« - Voldemort a survécu, avait avoué Kingsley moins d'une heure plus tôt, le visage tordu en quelque chose que le plus jeune était bien incapable de lire.
- Que voulez-vous dire ? Vous avez emmené son corps, pour vous assurer qu'il était parti pour de bon, et se débarrasser de sa dépouille, avait demandé Harry - d'un ton calme, trop calme. Presque comme s'il s'était attendu à recevoir une telle nouvelle.
- C'est ce que nous avons fait. Mais il s'est réveillé, et nous ne parvenons pas à le tuer, malgré tous nos efforts, avait chuchoté Kingsley, comme si cela lui coûtait de l'admettre.»
Harry n'avait aucun mal à imaginer ce que le ministre sous-entendait, lorsqu'il jurait avoir tout essayé. Voldemort avait dû essuyer plus d'une attaque venant des Aurors, à n'en pas douter, que ce soit des Avada Kedavra, de la torture en tout genre et dieu seul savait quoi d'autre. Malgré tout cela, il semblait qu'Harry restait le seul à pouvoir le tuer, bien malheureusement.
Et il n'était même pas sûr d'en être capable.
Après avoir traversé une bonne partie du département, longé de grands couloirs étroits, plongés dans la pénombre, et descendu de nombreux escaliers en colimaçon dans les profondeurs du ministère, ils arrivèrent finalement en bas.
La salle n'était pas très grande, mais il y avait là pas moins de six Aurors postés avec une rigidité qui durcissait leurs traits. Quatre étaient appuyés contre un mur, la baguette à la main et parfaitement immobiles, et deux autres se tenaient devant la porte d'une large cage, où se trouvait nulle autre que Voldemort.
Déglutissant avec difficulté, Harry avança jusqu'à se poster devant la vitre de verre magique, ignorant l'avertissement de Kingsley, qui était loin d'être nécessaire.
Juste sous ses yeux, son némésis faisait peine à voir, contrairement à ce qu'il en avait vu pour la dernière fois sur le champ de bataille, une semaine plus tôt. Le visage aux traits de serpent s'étaient avéré une illusion, comme Harry l'avait souvent soupçonné, et il n'y avait plus que Tom Jedusor lui-même, fermement attaché à la seule chaise de la pièce. Son corps, qui n'avait pas l'air d'avoir plus de trente ans, était assit bien droit contre le dossier. De larges cernes noirs s'étiraient sous ses yeux, mais ce n'était pas ce qui intéressait le plus le survivant, mais bien la rage sourde qui semblait gronder au fond des prunelles carmin. Même après tant d'années passées à se croiser, à se détester avec ferveur, Harry ne se rappelait pas avoir déjà vu Voldemort aussi furieux. Il ne disait pas un mot, et ne s'agitait pas non plus - la seule force de son regard était suffisante pour comprendre la haine rugissante qui se cachait au fond de lui.
De lourdes menottes épaisses étaient serrées autour de ses poignets, absorbant sa magie jusqu'à ce qu'elle soit à peine discernable. Cela se répercutait sur son visage, devenu encore plus blanc qu'il était possible de l'être, et la sueur perlant sur son front, à peine visible mais pourtant bien présente.
Harry ne comprenait pas comment Voldemort pouvait encore être en vie. Ils avaient cherché les horcruxes pendant si longtemps, avec Ron et Hermione - comprendre que ces mois, ces années à se battre n'avaient servi à rien faisait bouillonner son sang. Il ne parvenait pas à expliquer le fait que son ennemi se trouvait à quelques mètres de là, juste sous ses yeux, semblant le narguer. Le survivant rêvait d'une vie normale, où il pourrait fonder une famille et vivre en paix, mais il lui semblait à présent qu'il ne pourrait jamais prétendre à un tel privilège.
Comment Voldemort avait-il survécu une énième fois ? Tous les horcruxes avaient pourtant été détruits ! En existait-il encore un, inconnu à leurs yeux, qui permettait au mage noir de garder son immortalité ? Ou était-ce quelque chose d'autre encore qui lui permettait de rester en vie coûte que coûte ? Si c'était le cas, Harry ne savait même pas par où commencer pour tenter de découvrir la vérité. Sans Dumbledore pour le guider, le survivant se retrouvait dans le noir, sans savoir quelle était la prochaine étape.
- Il ne dit rien concernant sa résistance à la mort, même sous la torture, lui confia Kingsley après un instant d'hésitation, jetant lui aussi un regard à l'intérieur de la cage, fixant leur ennemi.
- Il n'y aucun moyen pour lui de s'échapper ? préféra demander Harry, ne souhaitant pas entendre parler de torture plus que nécessaire.
- Aucun. Ces menottes qui ont été fabriquées il y a seulement quelques mois sont terriblement efficaces. Elles empêchent l'hôte d'accéder à sa magie, et cela le rend assez faible pour tout juste survivre. Nous ne pouvons pas en supprimer la source pour de bon, malheureusement, mais c'est déjà bien suffisant pour le garder prisonnier ici sans trop d'inquiétude. Les Aurors postés ici sont relayés toutes les heures, pour éviter qu'ils ne soient exposés trop longtemps.
- Pourquoi ne devraient-ils pas être exposés ?
Une grimace traversa le visage de Kingsley et son regard se perdit sur l'homme soigneusement enchaîné.
- Il ne veut pas mourir, mais il ne semble pas non plus vouloir se taire. Il leur parle, leur murmure des inepties à l'oreille. Nous sommes obligés d'effectuer un roulement avant qu'il ne parvienne à corrompre l'un d'entre eux ou à leur retourner le cerveau.
- Jetez des sorts pour le faire taire, dans ce cas, répliqua le Gryffondor avec une grimace, presque agacé de les voir agir autant comme des pleutres pour une poignée de mots sortis d'une bouche traître.
- Nous ne pouvons pas. Pas si nous voulons de quelconque informations sur les derniers Mangemorts encore dans la nature. Quitte à ce que ce monstre reste en vie, il y a une bonne chance qu'il sache où ces imbéciles se terrent, et nous devons les trouver avant qu'ils décident d'agir sans leur maître.
- Qui sait qu'il est ici ? questionna Harry, les lèvres pincées.
- Très peu de monde, fit le ministre. Tous ceux qui sont dans cette pièce, et une autre poignée d'Aurors, tout au plus.
Cela rassura un instant le survivant - il ne voulait même pas imaginer la panique dans laquelle se trouverait la communauté sorcière en apprenant que la menace qui planait depuis si longtemps au-dessus de leurs têtes n'était pas encore mise hors d'état de nuire, et qu'ils célébraient tous depuis une semaine pour rien du tout.
- Pourquoi- Harry se coupa, inspira à fond avant de reprendre : Qu'attendez-vous de moi ?
- J'ai pensé au fait que Dumbledore a dû vous entraîner pour cette bataille. Je me suis dit qu'il en savait peut-être plus sur la raison de l'immortalité de Vous-Savez-Qui.
- Il savait, avoua Harry. Il me l'a confié aussi, et j'ai fait en sorte qu'il ne soit plus immortel avant la bataille de Poudlard. Je ne comprends pas pourquoi il est encore en vie.
Il baissa les yeux, ignorant le regard furieux de Voldemort à travers la vitre, et rajouta, dans un souffle à peine audible :
- Il ne devrait plus être en vie.
Le survivant carra les épaules et ajouta d'un ton plus dur :
- Dumbledore m'avait confié tout ce qu'il savait au sujet de Voldemort, et il est mort à présent. Il n'y a rien de plus que je puisse faire pour vous aider.
- Pourquoi ne tenteriez-vous pas de le tuer ? Nous n'avons pas réussi, mais peut-être que vous êtes le seul à pouvoir le faire, avec ces histoires de prophétie...
Harry n'était même pas surpris que Kingsley soit au courant pour la prophétie, il était plus agacé de voir qu'après tout cela, le ministre et ses hommes s'en remettent encore à lui, priant pour un miracle qui ne viendrait pas. Malgré tout, il n'avait pas le choix, et il ne pouvait pas leur tourner le dos et les laisser se débrouiller avec Voldemort. Bien malgré lui, l'héritier de Serpentard était de sa responsabilité, et il se devait d'être celui à lui arracher la vie d'un Avada Kedavra.
Sans un mot, il acquiesça et laissa les Aurors déverrouiller la cage, se flanquant à ses côtés tandis qu'il se glissait à l'intérieur, le regard rivé au mage noir, guettant le moindre signe d'agression que ce dernier pourrait avoir dans leur direction.
Le Gryffondor crispa sa main sur sa baguette avant de la lever en direction de son ennemi, le souffle court. Voldemort était immobile et silencieux, se contentant de le fixer avec ce regard rouge vif, comme s'il pouvait le tuer sans prononcer le moindre mot. Ses lèvres tremblèrent et sa langue butta contre ses dents.
- Avada-
Il s'arrêta brusquement, le regard écarquillé, essoufflé. Sa voix s'était brisée sur le premier mot et sa main trembla, traîtresse de la peur et la culpabilité qui lui nouait l'estomac.
- Respirez. C'est la première fois que vous l'utilisez ? questionna Kingsley.
Hrry acquiesça sans un mot. Il devait avoir l'air bien ridicule, à avoir peur de prononcer ces deux mots alors que les Aurors à ses côtés passaient leur vie à chasser les mages noirs.
Relevant les yeux vers son ennemi, il remarqua avec stupeur un changement sur le visage de ce dernier. Sa haine, brûlante au fond de ses orbites était toujours présente, mais il y avait autre chose - l'esquisse d'un sourire narquois sur le bord de ses lèvres, à peine visible, mais qui embrasa la colère du plus jeune. Il repensa à Ron et Hermione, et tous leurs amis qui pensaient enfin pouvoir vivre en paix. Il se devait de tuer Voldemort, et s'assurer que cet avenir glorieux ne soit pas qu'une illusion.
Décidé, il raffermit sa prise sur sa baguette, se concentrant sur la haine qu'il éprouvait à l'égard de Voldemort. Il n'allait pas échouer cette fois.
- Avada Kedavra !
Sous les yeux écarquillés d'Harry, il remarqua que le sort n'avait même pas lancé un flash de lumière verte. Les mots semblaient avoir été prononcés dans le vide. Vides de sens, et vides de volonté.
Le survivant sursauta brusquement lorsqu'un ricanement sourd, d'une voix grondante, échappa du corps de son ennemi. Ce dernier le fixait avec défiance, et le sourire narquois à peine visible qu'il arborait quelques instants plus tôt s'était finalement étalé sur tout son visage, glorieux.
- Tu ne peux pas me tuer, fit remarquer Voldemort d'un ton grave, la voix éraillée du manque d'eau.
- Je le peux, cracha Harry en retour, la mâchoire crispée à s'en briser les dents.
- Peut-être. Mais tu n'en as pas envie.
Harry recula d'un pas, secoué par les paroles de son némésis. Il aurait voulu s'énerver, perdre patience et arracher la vie à cet être qui ne méritait pas de la posséder - pourtant, Voldemort avait raison, Harry était incapable de le tuer.
Il le voulait plus que tout, évidemment, mais il n'avait jamais véritablement jeté d'Avada Kedavra, et cette lacune se ressentait aujourd'hui dans la pire des situations. Sans même compter ce problème, le survivant ne se sentait plus capable d'arracher la vie à qui que ce soit après toutes ces tueries - même s'il s'agissait de la vie de son pire ennemi. Le pire dans tout cela, c'était le regard que posaient les Aurors sur lui - il pouvait le sentir sans même les voir, la déception et le jugement qui transparaissaient d'eux sans prononcer le moindre mot.
- Puis-je être seul avec lui ? demanda Harry - car s'il n'était pas capable de le tuer, peut-être pouvait-il au moins le convaincre de leur dire où se trouvaient les derniers Mangemorts qui se terraient comme des rats, refusant d'être trouvés.
- Non, souffla Kingsley d'un ton sans appel.
- Il est attaché. Je ne risque rien, tenta encore le Gryffondor, les sourcils froncés.
Sa requête ne rencontra qu'un silence pesant, seulement brisé par les vague froissements de vêtements des Aurors qui changeaient de position, obligés ainsi de rester debout à surveiller toute la journée.
- Ils ne te font pas confiance, fit remarquer Voldemort - et il y avait un ton de moquerie si évident qu'Harry serra les dents, lui jetant le regard le plus glacial qu'il ait eu en réserve.
Un Auror avança, prêt à le faire taire, et le brun pensa à ce que Shacklebolt avait annoncé en retournant le voir - la torture, l'impossibilité de tuer cet ennemi qui pesait sur leur conscience depuis bien trop longtemps à présent.
- Ce n'est pas nécessaire, intervint Potter, posant une main sur le bras de l'Auror, l'arrêtant dans cette démarche qui était certainement inhumaine - il ne voulait pas voir cela de ses propres yeux.
- C'est pour cette raison qu'ils ne te font pas confiance, siffla Voldemort d'un air narquois.
Harry soupira, secouant la tête. Kingsley tenta de le rassurer - car le mage noir avait cet effet sur tout le monde, leur retournant le coeur et l'esprit jusqu'à ce qu'ils ne parviennent plus à penser par eux-mêmes. Pourtant, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se trouver particulièrement faible, incapable de le tuer et d'en finir pour de bon.
Ils n'arriveraient jamais à le tuer.
Et même si Harry y arrivait - Voldemort ne disparaîtrait jamais vraiment, ancré dans sa mémoire jusque sous ses paupières, hantant son avenir depuis si longtemps qu'il était presque impossible de s'imaginer vivre sans cette présence sinistre, interdite, pesant sur lui comme une épée de Damoclès.
Les jours suivants, Harry tenta de reprendre le cours de sa vie, comme le lui avait conseillé Kingsley. Ce dernier lui avait assuré qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter - Voldemort était enfermé, soigneusement surveillé, et il n'allait certainement pas s'échapper de sitôt. Et pourtant, malgré ces multiples recommandations et assurances, le jeune homme était incapable de dormir la nuit, se retournant dans son lit à Square Grimmaurd, frappé de la solitude, son esprit revenant sans cesse à cette image, celle de son ennemi au fond de la cage, le regard luisant d'une telle haine qu'il ne parvenait pas à l'oublier malgré tous ses efforts.
Harry avait l'impression de perdre pied, mais il n'était pas le seul, tandis que ses amis et ceux qu'il considérait comme sa famille sombraient dans la dépression, s'enfermaient dans leurs idées noires jusqu'à ne plus pouvoir en sortir. George n'était plus que l'ombre de lui-même, refusant de voir la plupart d'entre eux, et il pensait même à vendre le magasin qu'il avait pourtant ouvert en compagnie de son frère.
Hermione n'allait pas beaucoup mieux, toujours rongée par ses parents dont elle avait dû effacer tout souvenir d'elle - terrifiée à l'idée de les retrouver et d'être incapable de leur rendre la mémoire, elle restait en compagnie de la famille Weasley, osant à peine sortir de chez eux.
Bon nombre d'entre eux n'allaient pas bien - à vrai dire, personne ne semblait se remettre de la guerre, Harry le premier, alors qu'il aurait dû regarder vers l'avenir, plein d'espoir, et que son esprit ne pensait qu'à cette cage au Ministère de la Magie, tout au fond du Département des Mystères, et de ce qu'elle contenait, et qu'il ne parvenait pas à oublier, même en essayant de toutes ses forces.
Que se passerait-il, si Voldemort s'échappait ? Ce serait comme si rien ne s'était passé - comme si toutes les célébrations, tous ceux morts durant cette guerre, n'avaient plus la moindre importance.
Il y avait quelque chose de sombre, presque honteux caché au fond d'Harry, une satisfaction malsaine à l'idée de Voldemort, bien vivant - car il avait vécu avec cette menace pendant si longtemps qu'il n'aurait pas su quoi faire s'il en avait vraiment été débarrassé. C'était comme si sa vie entière avait été conditionnée - et cela le révulsait, mais il ne pouvait pas s'en détacher pour autant.
- Ce n'est pas ta faute, avait assuré Hermione - et même si elle avait raison, elle avait aussi tord, car si Harry avait été capable de jeter l'Avada, ils n'en seraient pas là.
La jeune femme, brillante, avait vite découvert la vérité lorsqu'après sa visite au ministère, Harry était revenu dans un tel état de stress, et de vide, qu'il n'avait pas été compliqué de devenir quoi - ou qui - pouvait provoquer une telle réaction chez lui.
- Je sais, mais je ne peux m'empêcher de me sentir responsable, souffla le jeune homme. Tu sais comme moi qu'on ne peut pas compter sur le Ministère.
- Kingsley est très compétent, tenta la brune.
- Je n'ai pas dit le contraire, mais il a avoué lui-même qu'ils étaient obligé de faire un roulement car Voldemort parle aux Aurors, leur retourne le cerveau... viendra un moment où ils seront tous moins vigilants, où ils baisseront leur garde... et ce sera trop tard.
- Dans ce cas, que proposes-tu ? Ce n'est pas comme si nous avions tout un panel de solutions à notre disposition.
- Je... je ne sais pas. Mais je ne peux pas rester assis là sans rien faire - je dois trouver une solution, le surveiller.
- Harry, ce n'est pas à toi de le faire-
- Tu ne comprends donc pas, Hermione ? Cela a toujours été à moi de le faire, depuis mes onze ans, non, depuis ma naissance. Même si je suis fatigué de voir le monde sorcier se reposer sur moi, qui d'autre acceptera de s'incomber d'une telle tâche ? Je n'ai pas le choix.
Le visage de la jeune femme se rembrunit. La manière de penser de son meilleur ami lui brisait le coeur, mais que pouvait-elle dire de plus ? Car quelque part au fond d'elle, elle savait qu'il avait raison - et c'était cela qui lui faisait le plus mal. Harry était coincé, pris au piège, et elle en voulait à Shacklebolt d'avoir dit la vérité à Harry, au lieu de gérer cela seuls, et de le laisser vivre enfin la vie dont il avait été privé pendant si longtemps.
Si Voldemort avait toujours eu une obsession malsaine avec Harry, l'inverse était tout aussi vraie, et la jeune femme avait peur de la manière dont tout cela allait se développer - car le Gryffondor était incapable de rester loin, sur le banc de touche, même s'il l'avait voulu. Attiré comme un papillon par la lumière des flammes, ce n'était qu'une question de temps avant qu'Harry ne retourne au Ministère.
- Je compte y retourner, avoua le jeune homme, comme s'il avait lu dans ses pensées.
- Harry-
- Je peux peut-être obtenir des informations sur les derniers Mangemorts, et l'endroit où ils se cachent. Il vaut mieux agir avant qu'ils décident de se regrouper.
Hermione se contenta de soupirer, son regard triste fixé sur son meilleur ami, et elle lui murmura, tentant d'effacer la pitié évidente dans le fond de sa voix :
- Nous savons tous les deux que tu n'y vas pas vraiment pour les Mangemorts, Harry.
Et même si elle avait raison, le Gryffondor refusa de confirmer quoi que ce soit, se contentant de serrer des poings, furieux envers lui-même.
Commentaire d'auteur :
Et voilà ! J'espère tout d'abord que ce premier chapitre vous aura plu ! Je ne suis pas encore sûre de quand je vais poster le chapitre deux, demain ou alors tard samedi prochain, on verra ! :)
On découvre donc Voldemort particulièrement agacé d'être enfermé au ministère, et Harry qui se sent un peu trop coupable de ne pas avoir fini le travail x) On va très souvent manœuvrer en huit clos entre eux deux, j'ai hâte de vous en montrer plus ! Comment pensez-vous que cette fanfic va évoluer ?
Je n'ai rien à dire pour l'instant, RIP ahahah, donc je vous remercie beaucoup pour votre lecture, n'hésitez pas à me laisser une ptite review, des gros bisous et à très vite pour la suite ! :)
