Chapitre I - A Little Something

Le matin du drame, Kageyama ne se sentait pas au meilleur de sa forme. Il n'y avait pas de raisons particulières à ça, il était dans un de ces jours où on voudrait juste rester au lit et ne pas en sortir. Mais la perspective de l'entraînement du matin lui avait finalement donné un peu de force pour se lever, mais clairement pas assez pour répondre aux sarcasmes de Tsukishima par autre chose qu'un regard noir. Alors quand Hinata le défia dans une énième course jusqu'au gymnase, il s'apprêtait à refuser quand sa fierté se manifesta pour contrer vivement cette idée d'abandonner. Il suivit le roux même s'il sentait bien que c'était lui qui allait gagner cette fois, mais il aurait participé, pour la forme. Seulement, sa cheville droite ne fut pas de l'avis de sa fierté et tandis qu'il était en équilibre instable sur le bord d'une marche, elle se tordit violemment, arrachant un cri de douleur incontrôlable à Kageyama qui ne suffit tout de même pas à couvrir l'horrible craquement que la blessure produisit. Un réflexe idiot le poussa à porter sa main à sa cheville, mais ça ne servit bien sûr à rien à part lancer un nouveau pic de douleur. Hinata, qui avait quelques mètres d'avance, était revenu sur ses pas en entendant le cri de son passeur. C'était plutôt habituel d'entendre Kageyama crier, sur Hinata surtout, mais de douleur, personne ne l'avait jamais expérimenté. Evidemment, le roux ne put s'empêcher de paniquer en voyant la cheville rouge et gonflée du passeur, s'affolant autour de lui et énervant plus qu'autre chose le noiraud qui finit par lui hurler de s'arrêter, ce qui rassura en partie son partenaire. Toutefois, il n'allait pas laisser Kageyama dans cette position fâcheuse, mais le problème, c'était qu'il n'était en aucun cas assez fort pour porter le passeur jusqu'à l'infirmerie. L'arrivée de Tsukishima et son rire moqueur interrompirent Hinata dans son massacre de neurones et c'était tant mieux.

"- Sa Majesté ne tient plus sur ses deux pieds ? Comme c'est dommage, commença le blond avec son éternel sourire sarcastique affiché sur ses lèvres."

Hinata se préparait à répliquer avec véhémence mais Kageyama l'arrêta en se remettant debout, bien que très difficilement, et en équilibre sur un pied pour faire face à Tsukishima, lui jetant une fois de plus un regard noir avant de se détourner aussi vite qu'il le pouvait, se dirigeant clopin clopant vers le gymnase sans prononcer un seul mot. Il n'eut pas le temps de faire plus de deux mètres que le roux se dressa en travers de son chemin, une lueur de détermination presque effrayante brillant dans ses yeux.

"- Qu'est-ce que tu fais, l'interrogea Kageyama avec un froncement de sourcil qui indiquait clairement une future explosion de cri.

- Tu pensais quand même pas aller à l'entraînement avec une cheville en moins ?

- C'est rien, ça va passer."

Même sans être médecin, on pouvait clairement voir le gonflement de la cheville, et en déduire qu'il était impossible de se rendre à un entraînement de volley

avec une cheville dans cet état.

"- Arrête de faire des histoires Bakageyama ! Tu vas à l'infirmerie, point final !"

Pour une fois, et ce serait certainement la seule, le passeur allait obéir à son partenaire après lui avoir jeté un regard plus noir que la mort pour la forme. Il tourna ensuite les talons, se dirigeant vers les bâtiments principaux en soupirant fortement. C'est à ce moment qu'un Daichi Sawamura, plutôt dans un mauvais jour, fit claquer la porte du gymnase, faisant sursauter tout le monde.

"- On peut m'expliquer ce que vous foutez dehors par ce froid ?"

Petit détail qui aura, peut-être ou peut-être pas (ça dépendra de la mémoire de l'auteure sur sa propre fic) son importance : nous étions en hiver, il faisait un froid de canard dehors et les trois élèves de seconde ne semblaient pas décidés à gagner les vestiaires et l'entraînement.

"- Sa Majesté s'est foulé la cheville en tentant de rattraper le minus."

Avait-on vraiment besoin de préciser qui avait prononcé cette phrase avec une condescendance sans fin ? Non. Du côté capitaine des corbeaux, il sentait la moutarde lui monter au nez mais la main de Suga se posant sur son épaule et son aura apaisante le calma quelque peu.

"- Combien de fois je vous ai dit d'arrêter de courir comme des malades, se désespéra Daichi, tel un père devant ses enfants, et c'est un peu ce qu'il avait l'impression d'être parfois. Passons. Hinata, vas te changer et rejoindre les autres. Tsukishima, tu l'emmènes à l'infirmerie."

Le plus grand étonnement et sûrement l'émotion la plus naturelle qu'ils aient jamais vue chez le blond s'étala sur son visage, ses yeux ocre passant de Kageyama à leur capitaine sans sembler comprendre. Et d'ailleurs, il ne leur laissa ni à l'un, ni à l'autre plus de temps de réflexion avant de claquer à nouveau la porte et de laisser les deux joueurs dans la froideur matinale, se dévisageant en comprenant que Sawamura ne plaisantait pas. Le blond finit par soupirer longuement, regardant un instant le numéro 9 s'éloigner à cloche pied comme si de rien n'était avant de le rejoindre avec autant d'entrain qu'un condamné que l'on menait à la guillotine.

"- Monte sur mon dos."

La bombe était lâchée et la surprise passa clairement sur le visage de Kageyama avant qu'il ne fronce les sourcils comme il en avait l'habitude.

"- Tu te fous de moi là ?

- Non.

- Si tu tiens tant que ça à m'aider, ce ne serait pas plus simple que tu me soutiennes ?

- Je te rappelle, juste comme ça, qu'on a un match d'entraînement contre Date dans deux semaines. Alors sauf si tu veux te retrouver sur le banc des remplaçants…

- C'est bon ! Je vais le faire…"

Même si, soyons clair, cette idée n'enchantait aucun des deux joueurs, ils en avaient tous les deux conclus que c'était la meilleure option. Tsukishima parce que, même s'il ne l'avouerait jamais, ils avaient besoin des passes de Kageyama, et ce dernier pour les raisons évoquées par le blond. Il ne supporterait pas d'être mis de côté pour une stupide blessure. C'est ainsi que Kageyama Tobio se retrouva à être porté par Tsukishima Kei. Il fallait avouer que c'était une scène à la fois improbable et hilarante. Les deux garçons n'auront jamais été aussi proches qu'en cet instant, et croyez-les, ils s'en seraient bien passés. Oh que oui, le blond se serait bien passé de se coltiner les 66 kilos du passeur sur son dos, ainsi que de devoir le tenir par les cuisses et de sentir ses bras autour de son cou, son souffle près de son oreille. Perturbante sensation d'ailleurs. Enfin, le sujet n'était pas là, plutôt arriver à l'infirmerie le plus vite possible, et aussi ignorer les commentaires qu'il entendait sur leur passage. Mais visiblement, le regard de tueur de Kageyama suffit à les décourager, du moins temporairement. Mais ils s'occuperaient tous les deux de ça plus tard, ils venaient tout juste d'entrer dans l'infirmerie encore déserte à cette heure plus que matinale, même l'infirmier en chef n'était pas encore arrivé. Tsukishima déposa Kageyama avec une étonnante délicatesse sur l'un des lits de la pièce avant de s'adosser contre le mur à côté sous les yeux interrogateurs du noiraud.

"- Qu'est-ce que tu fais. Demanda-t-il dans un froncement de sourcils équivoque.

- J'attends.

- Qui ?

- L'infirmier abrutit.

- Qu'est-ce que t'as dit ?

- Sourd en plus de ça ?"

Un rire sarcastique retentit à la suite de cette provocation et si Kageyama n'avait pas une cheville en moins - qui le faisait d'ailleurs toujours autant souffrir- il aurait certainement sauté à la gorge du blond, mais il se contenta de lui jeter le regard le plus noir qu'il avait en stock. Et un long, très long silence s'installa entre eux. Pas de ces silences apaisants et calmes, plutôt ceux où les deux partis étaient tendus et se jetaient des regards en coin plus ou moins furtifs sans pour autant dire ce qui leur brûlait la langue.

"- Merci, grommela Kageyama en fronçant encore plus les sourcils."

Bien qu'il ait eu l'air surpris en premier lieu, Tsukishima finit par esquisser à nouveau son traditionnel sourire sarcastique en se rapprochant du passeur qui regrettait déjà ses paroles.

"- Tiens, tiens ! Le roi connaît la politesse ?

- Pas toi apparemment.

- Je t'assure que si, seulement, tu ne le mérite pas.

- Casse-toi.

- Pardon ?

- Casse-toi, tu m'énerves.

- Certainement pas."

Tout en parlant, Tsukishima s'était rapproché petit à petit de Kageyama, se retrouvant sans qu'aucun des deux ne s'en rendent compte, trop pris dans leur rancœur, leur visage ne se trouvait plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Le noiraud n'en laissa rien paraître, comme à son habitude en somme, mais intérieurement, c'était une toute autre histoire. Il n'avait jamais vu le visage de Tsukishima d'aussi près, et à son plus grand étonnement, il devait bien s'avouer que les yeux ocres du central étaient vraiment très beaux, brillants d'une lueur d'arrogance qui le fascinait pour une raison qu'il ignorait et qu'il était presque sûr de ne pas vouloir savoir. Le problème résidait dans ce presque mais tout ce qui le préoccupait en ce moment-même était la proximité du blond, bien trop proche de lui à son goût. Un claquement de porte les interrompit dans leur duel de regard, faisant sursauter Tsukishima qui s'éloigna rapidement de son coéquipier, reprenant une posture plus convenable.

"- Que faites-vous là de si bon matin les garçons, s'exclama l'infirmier en chef, Ishi Fujita, de bonne humeur comme à son habitude.

- Cet… Kageyama a trouvé le moyen de se blesser à la cheville à deux semaines de notre prochain match.

- Bon, je vais regarder ça. Tu peux y aller Tsukishima-kun, merci de l'avoir accompagné."

Le blond se contenta d'un simple hochement de tête avant de sortir, se dirigeant rapidement vers le gymnase, n'ayant que très peu envie de subir la colère de son capitaine. Du côté de Kageyama, il ne savait plus quoi penser. Il ne savait pas pourquoi il avait trouvé les yeux de cette grande perche de Tsukishima beaux, magnifiques même. Il ne savait pas pourquoi ça lui avait paru si étrange mais aussi si… Si hypnotisant d'entendre son nom prononcé dans la bouche du blond. C'était peut-être bien la première fois qu'il l'appelait par son nom, qu'ils se retrouvaient aussi proches l'un de l'autre et c'était bien trop troublant pour qu'il pense à autre chose. D'ailleurs, la réaction de son corps qu'il avait réussi à contrôler jusque-là ne se fit pas attendre plus longtemps et ses joues se mirent à rougir furieusement, son cœur à battre la chamade. Merde ! Qu'on lui dise pourquoi il réagissait comme ça à la fin ! Kageyama n'avait jamais réellement compris les émotions des autres ainsi que les siennes, c'était quelque chose de bien trop subjectif et complexe pour lui, pour qu'il perde son temps à les comprendre. Mais pour une fois, il aurait bien voulu savoir et tout comprendre aussi facilement que les autres. Quoique… Il avait bien quelqu'un à portée de main, non ? Peut-être pas la meilleure mais Tobio Kageyama ne se préoccupait pas de ce genre de choses.

"- Dites Fujita-san, je peux vous poser une question ?"

L'infirmier releva vivement les yeux sur son patient, plutôt surpris. Il avait déjà eu affaire plusieurs fois à ce jeune élève de seconde et il avait pu constater qu'il ne parlait pas plus que ce qu'il jugeait nécessaire, plutôt impassible et cela l'étonnait donc qu'il lui parle, encore plus pour poser une question. C'était sûrement pour savoir quand il pourrait reprendre les entraînements. Lui aussi avait fait du volley dans sa jeunesse et il savait combien une simple blessure à la cheville pouvait prendre des proportions énormes.

"- Bien sûr !

- Comment vous arrivez à savoir ce que ressentent les gens autour de vous ?"

Là, Ishi pouvait bien dire qu'il ne s'y attendait absolument pas. Paradoxalement, ça ne l'étonnait pas énormément non plus de la part de Kageyama. Un léger sourire s'étala sur ses lèvres tandis qu'il délaissait la cheville de son patient, son diagnostic étant de toute façon établit.

"- C'est une question intéressante et je pense que chacun en à sa vision. Mais j'imagine que tu veux mon opinion là-dessus et pas ce que tout le monde doit te répéter à longueur de temps. Selon moi, on ne peut jamais vraiment savoir avec précision ce que ressent quelqu'un, même si on connaît cette même personne depuis des années. Je pense plutôt qu'on le devine. Par le regard pour certains, les intonations de la voix, les actions. Chacun est différent et à sa manière de ressentir les choses, et aussi de les exprimer, de les faire comprendre aux autres. A toi de savoir quels sont les signes chez ceux dont tu es le plus proche, comme Hinata par exemple. Vous devez commencer à bien vous connaître alors commence par là. Je ne sais pas si tu veux comprendre quelqu'un, ou te comprendre toi, mais tout ce que je peux te conseiller de faire, c'est de ne pas trop forcer les choses, tout te paraîtra clair quand le moment sera venu Kageyama-kun."

Le passeur resta un moment silencieux pendant qu'Ishi appliquait de la glace sur la blessure de son patient, le laissant méditer sur ses paroles. L'infirmier ne savait pas dans quelle mesure il avait réussi à aider ou non ce jeune homme, mais il aurait au moins fait de son mieux. Fujita fouilla un moment dans son armoire à pharmacie avant de revenir vers le noiraud qui semblait toujours plongé dans ses réflexions, ce qui lui arracha un petit sourire. Tandis qu'il enroulait la cheville de Kageyama dans un bandage après l'avoir massé avec une crème qui sentait bien trop fort les huiles essentielles à son goût, il lui annonça son verdict, qui, il le savait, n'allait pas lui plaire.

"- Tu as une entorse, je pense que tu te doutais de ça. Le point positif, c'est que seulement deux tendons sont touchés. Le point négatif, c'est que tu as mon interdiction formelle de te rendre aux entraînements, et pas la peine de protester, j'y veillerais personnellement."

Kageyama se renfrogna en ronchonnant, pestant contre Hinata et ses stupides défis, la marche sur laquelle il avait trébuché, Tsukishima juste pour mettre tout son malheur sur les épaules du blond et le monde entier.

"- Ecoute Kageyama-kun, je ne sais que ça ne te plaît pas, et à moi non plus d'ailleurs, j'ai vraiment envie de vous voir gagner vos matchs, que ce soit pour les nationales qui arrivent bientôt ou pour ce match contre Date Kogyo. Avant que tu poses la question, oui je suis au courant de tout ça, et oui j'ai suivis votre progression depuis le début, comme tout fan de volley qui se respecte dans cette ville. Tout ça pour te dire qu'il faut absolument que tu prennes ce repos. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour tes coéquipiers, pour ton équipe. Les nationales arrivent bientôt, et il ne faudrait pas que tu te retrouves sur le banc pour cette compétition, tu ne crois pas ? Je suis persuadé que ce n'est pas ce que tu veux non plus. Alors fais-moi confiance, et repose-toi au moins jusqu'à votre prochain match, tu viendras me revoir et je te dirais si j'estime que tu peux jouer ou non. Et d'ici là, pas d'entraînement. C'est bien compris ?"

Cette fois-ci, Kageyama ne dis rien, saisissant dans les paroles de l'infirmier toute leur sincérité. Le passeur soupira et finit par prononcer un petit "oui" contrarié qui fit sourire largement Ishi. Certes, il n'était pas sûr d'avoir répondu à la question de Kageyama mais il l'avait au moins convaincu de ne pas faire n'importe quoi avec sa santé.

"- Tu vas porter une attelle et marcher avec des béquilles pendant trois ou quatre jours. Ensuite, tu garderas seulement ton bandage. N'oublie d'ailleurs pas de le changer tous les soirs et de faire quelques petits exercices pour solliciter ta cheville et ne pas bloquer l'articulation. Tu peux par exemple te tenir sur un seul pied et plier plus ou moins la jambe, selon la douleur. Quand tu recommenceras à marcher, fais bien attention à bien dérouler ta cheville quand tu marches pour te réhabituer et ne pas la bloquer en la laissant raide. Si tu as mal, prends des antis douleurs. Ils sont là pour te faire du bien alors n'hésite pas. Et dernière chose plus qu'évidente, fait attention à ne pas faire de mouvements trop brusques."

Un simple hochement de tête lui répondit une fois de plus mais il ne s'en formalisa pas. Il laissa à Kageyama le soin de placer son attelle, pendant que lui-même lui ramenait des béquilles d'un placard où il rangeait son stock. Il les tendit à son patient qui se leva sans problème. Ishi le raccompagna jusqu'à la porte qu'il lui ouvrit avec un sourire.

"- Fais bien attention à tout ce que je t'ai dit. N'hésite pas à venir me voir si quelque chose te semble étrange, et reviens avant le match contre Date Kogyo.

- D'accord. Merci Fujita-san.

- Je t'en prie Kageyama-kun ! Bonne fin de journée !"

Un entraînement sans les cris de Kageyama était à la fois très reposant pour les oreilles de toute l'équipe et aussi vraiment vide. Oui. Les "boke Hinata" manquaient presque au roux. Presque parce que ne pas se faire insulter était tout de même quelque chose qui ne se refusait pas. En parlant du passeur, celui débarqua dans le gymnase, accompagné de tout l'attirail du blessé en puissance, ce qui ne manqua d'interloquer tout le monde qui posa une tonne de questions à Kageyama qui y répondit par un simple : "J'ai une entorse. Je pourrais être là pour le match si tout va bien." Il n'écouta ensuite que d'une oreille le sermon de Sawamura à propos des défis débiles entre Hinata et lui. Le capitaine savait aussi bien que les deux principaux intéressés, que ça ne servirait pas à grand-chose mais il le faisait quand même, pour la forme. L'entraînement repris après quelques insultes entre Tsukishima et Kageyama, ce dernier prenant place sur un banc, se cheville reposant sur un tas de serviettes et une chaise, observant des coéquipiers et lançant quelques conseils plutôt hurlés que parlés. Ils avaient tous retrouvés leur Kageyama et ils terminèrent tous l'entraînement avec un sourire aux lèvres. Toutefois, Sawamura prit le passeur à part, l'air sérieux qu'il arborait était bien plus effrayant que celui de tout à l'heure.

"- Même si tu es d'attaque pour jouer le match contre Date, tu retourneras sur le banc au moins le temps d'un set. Et ne proteste pas, c'est hors de question que tu joues tout le match. On va avoir besoin de toi pour les nationales, c'est impératif. Tout ce qu'on te demande, c'est de te remettre le plus vite possible sans pour autant faire plus que ce dont tu es capable. C'est compris ?

- C'est bon, on m'a déjà fait la leçon. Je ne suis pas non plus idiot.

- Peut-être pas idiot, mais passionné de volley."

Ces simples mots suffirent à faire comprendre à Kageyama ce que son capitaine voulait lui dire. Il savait que sa passion pourrait le pousser à ne pas suivre les recommandations, ou plutôt les ordres de Fujita-san.

"- J'ai compris. Je ne ferais rien qui pourrait aggraver mon entorse.

- Parfait, tu peux rentrer chez toi. À moins que tu veuilles que quelqu'un te raccompagne.

- C'est bon, je vais me débrouiller.

- Fait attention sur le chemin.

- Oui. À demain Sawamura-san.

- À demain."

Béquilles dans les mains, Kageyama rentra chez lui, ne râlant sur rien sur le chemin comme il en avait pourtant l'habitude. Il avait préféré se plonger dans ses pensées et réfléchir à ce que lui avait dit Fujita-san.

Sous les paroles incessantes de Yamaguchi, Tsukishima n'arrivait pas à se concentrer sur ses propres pensées. Mais ses idées étaient tellement embrouillées que même sans cela, il n'arriverait certainement pas à se concentrer. Et il avait raison. Puisque même une fois posé dans sa chambre, de la musique dans ses oreilles, il n'arrivait pas à penser plus clairement. Son esprit était un amas de pensées sans queue ni tête et il ne parvenait pas à les trier comme il le faisait d'habitude. Pourtant, une lui revenait clairement chaque fois qu'il fermait les yeux. Mais il ne voulait pas creuser ça. Parce qu'il ne voulait pas savoir ce qu'il trouverait derrière ce nom. Parce qu'il ne voulait pas repenser à ça. Cela avait déjà tourné en boucle dans son esprit toute la journée, ce n'était pas pour que ça revienne l'embêter maintenant qu'il était enfin au calme, seul avec lui-même. La plupart du temps, il aimait cette sensation mais aujourd'hui, il aurait préféré avoir quelqu'un avec lui, peu importe qui, même Kageyama. Kageyama, encore et toujours, on revenait sur le principal problème de cette journée. Encore et toujours. Comment avait-il pu en arriver là ? Il n'en savait rien et il était sûr et certain de ne pas vouloir savoir comment tout ça était arrivé. Tout ce qu'il savait et qu'il était en mesure d'analyser pour le moment, c'était qu'il avait eu envie d'embrasser cet abrutit finit de Kageyama. Pire encore, il avait été à deux doigts de céder à la tentation.

"- Merde... "


Un énorme merci à ma beta Eriko qui a bien voulu prendre le temps de corriger mes conneries (et vu le nombre de trucs censés être drôle et qui ne le sont au final pas du touuut que j'écris, on peut vraiment la remercier, elle a du boulot avec moi XD)

Commentaire de notre chère bae Eriko : Comme on le dit si bien « qui aime bien châtie bien », si on met cette expression au niveau de Tsukishima, il en est carrément dingue de lui, ya énormément de tension entre eux fufufufu 3

Je suis juste trop contente d'enfin poster sur le fandom de Haikyuu qui est un anime que j'apprécie énormément, et dans lequel, on va pas se mentir, y a beaucoup trop de personnages beaux et incroyables, et aussi beaucoup trop de ship de yaoi à former.

Je ne sais pas si ce ship pas trop connu vous plaira, mais je trouve personnellement que Kageyama et Tsukki ont ensembles un potentiel de dingue !

(Je précise que je poste aussi cette fanfic sur Wattpad, donc si vous tombez dessus, ne m'accusez pas de plagiat !)

N'hésitez pas à me laisser une petite review, pour me dire ce qui ne va pas, ce que vous avez aimé, et si vous avez aimé, c'est toujours une source de motivation incroyable et très instructive de recevoir des commentaires sur mes histoires. Et en plus ça ne vous prends que cinq minutes ;)

A la prochaine !

Suna_Daichi