Je ne possède aucun des personnages de la série
Il est cinq heures quarante neuf… C'est l'hiver, il fait encore nuit. Neal sait que Peter n'apprécierait pas ce que qu'il s'apprête à faire, mais le jeune homme sait qu'il n'a pas le choix
Ce texte a été écrit pour la 1ere soirée à Thèmes du groupe "Papotage, Lecture, Ecriture et Bonne Humeur"
Il fallait écrire sur ou autour du vol d'une œuvre d'art connue. Votre personnage peut être le voleur, l'inspecteur qui enquête, l'agent d'assurance, le directeur du musée, le gardien de nuit, le journaliste qui couvre l'affaire, le recéleur, le commanditaire du vol…. Vous pouvez faire une UA ou non. A vous de voir !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UN VOL POUR UNE VIE
Il est cinq heures quarante neuf… C'est l'hiver, il fait encore nuit. Neal sait que Peter n'apprécierait pas ce que qu'il s'apprête à faire, mais le jeune homme sait qu'il n'a pas le choix. Il a encore la photo que ce type lui a envoyée sur son portable. Une photo de Peter attaché sur une chaise, ligoté, les yeux bandés et apparemment inconscient. Jamais le cœur de Neal n'a battu aussi fort dans sa poitrine, pas même quand lui s'est trouvé en danger en mort… Après tout, il sait que ses activités peuvent le mener à ce genre de situation, mais perdre Peter est tout bonnement inimaginable, surtout s'il peut l'aider à s'en sortir.
Neal redresse la tête et son regard se pose sur le MoMA. Il sait que ce ne sera pas si facile de pénétrer dans le musée, mais il est Neal Caffrey et il n'est pas seul. Mozzie est là en soutien. C'est la seule personne à laquelle il a parlé de l'enlèvement de Peter. Hors de question qu'il prévienne le FBI, ils n'ont que 10 % de réussite sur les kidnappings alors que lui a bien au moins 80 % de chance de rentrer dans ce musée et d'en « ressortir » avec le tableau demandé.
Les kidnappeurs savent parfaitement qui il est. Ils connaissent ses talents et le jeune homme sait que c'est surement à cause de lui que Peter est en danger, ce qui le met en colère même s'il doit se calmer. Il a un timing à respecter.
A six heures, il doit pénétrer dans le musée. Il y aura une livraison et il pourra passer en même temps. Une fois à l'intérieur, il doit arriver à la salle où se trouve le Degas. C'est un artiste qu'il aime particulièrement, il a d'ailleurs fait une parfaite copie de « Chez la modiste » et il l'a encore en sa possession, ce qui a déterminé son plan.
Mozzie lui a suggéré de leur donner directement le faux, mais ça ne marcherait pas aussi simplement, pour que les types y croit il faut qu'on parle du vol aux informations, alors il a besoin de voler le vrai ou de faire croire qu'on l'a volé, parce que Neal ne compte pas sortir ce tableau du musée. Ce qu'il compte faire c'est le décrocher et le dissimuler dans les dalles du plafond. Le tableau est petit, carré, 67 x 67 cm, il passera parfaitement dans le faux plafond et après… eh bien il sortirait les mains libres et s'occuperait de sauver Peter. C'était risqué d'aller à la rencontre des kidnappeurs avec une copie, mais les siennes pouvaient largement soutenir la comparaison pendant un bon moment, surtout s'il n'y avait pas un expert parmi les types. De toute manière, quand il aurait le point de rendez-vous il en parlerait à Clinton et Diana, pas au FBI, juste à eux… Ils sont ses amis, ils tiennent à Peter, il leur faisait confiance.
Un petit coup d'œil à sa montre, lui apprend qu'il est cinq heures cinquante huit, c'est le moment de s'approcher. Neal est décontracté, du moins en apparence, il repère le camion de livraison, s'attache un badge du MoMA sur la poche de sa veste, enfile une paire de lunettes et passe les grilles en même temps que le camion. Le temps que le chauffeur sorte, il est déjà vers lui. Il sait que le réceptionniste, le vrai, doit être un peu occupé en ce moment. Mozzie lui a livré son casse-croute de minuit et à l'heure qu'il est, il doit être enfermé dans les toilettes. Il a la même corpulence que Neal, de loin, s'il faisait attention à ne se montrer que de dos, personne au PC de surveillance ne remarquerait la différence. Neal signe, réceptionne les pièces pour la prochaine exposition et se trouve dans le musée.
La veille, il a volé un badge à un garde en visitant les leiux pour faire le repérage avant la fermeture. Une fausse bousculade, un geste habile, le type n'a rien senti. Le jeune homme se sert du badge pour avoir accès aux coulisses. Il branche la clé USB donnée par Mozzie sur un PC secondaire, permettant à son ami d'entrer dans le système de surveillance et d'en prendre le contrôle.
Neal lui laissa cinq minutes pour mettre la première caméra de contrôle en boucle et se lance. Ils ont quinze minutes, c'est le temps creux entre deux rondes. Le jeune homme presse le pas et compte dans sa tête. Il connait le temps qu'il faut à Mozzie pour mettre chaque caméra de contrôle des salles qu'il traverse en boucle et masquer sa présence. Il arrive rapidement devant le Degas et se fige. Ça lui fait toujours quelque chose de se trouver devant un original. Il prend quelques secondes et se lance.
Neal ouvre rapidement le local d'entretien de la salle, prend l'escabeau et monte. D'un geste précis il retire l'une des dalles du plafond et la pousse puis, il redescend lestement. C'est là que ça va être complexe. Il sait que l'alarme va se déclencher dès qu'il retirera le tableau de son socle et qu'il n'aura que deux minutes. Neal prend une profonde inspiration. D'un geste, il retire le tableau, coupe les fils et bondit sur l'escabeau. L'alarme se met à hurler. Il le dépose dans le fond plafond, tire la dalle et range l'escabeau avant de plonger dans la salle suivante. Il enlève ses chaussures, pour éviter le bruit de ses talons, et se met à courir. Au loin, il entend les gardiens pénétrer dans la salle qu'il vient de quitter, le cœur battant il ouvre une porte de service et descend au sous-sol.
Le temps de remettre ses chaussures et il est déjà dans un recoin sûre loin des caméras. Il se plaque contre le mur, reprend son souffle et sourit. Tout s'est bien passé jusque là… Il n'a plus qu'à sortir et la première partie de son plan aura bien marché, mais le plus dur est à venir… Il le sait parfaitement.
Défis des Défis Galactiques
Dernière phrase 26 : "Il est cinq heures quarante-neuf", Réparer les vivants de Maylis de Kerangal
Prénom 41 : Neal
N : Neal Caffrey (White Collar)
50 nuances de White Collar (6/50)
100 façons de sauver quelqu'un (34/100)
