Dans la même veine que « Si t'étais là », je vous présente « Parlez-moi de lui », de Chimène Badi. Pour info cette chanson a été interprétée par Nicole Croisille dans les années 70 (merci internet).

Cette fois je donne la voix à un personnage souvent sous-évalué, Miho (Mylène dans la version française).

J'ai longtemps hésité entre elle et ma chouchoute Shaina, mais pour une fois Miho a gagné.

Il n'a pas été facile de trouver des renseignements sur ce personnage, tellement discret qu'il apparaît très peu dans Saint Seiya, donc la personnalité de Miho dans cette fic est de mon invention.

J'ajoute que l'exercice d'écriture à partir d'une chanson n'est pas quelque chose de choisi de naturel pour moi, si j'ai le scénario dans ma tête ce n'est pas toujours facile de le transformer en mots ou en émotions.

Mes excuses si le résultat n'est pas à la hauteur de ce que vous attendiez.

Attention l'intro est assez longue et j'espère que vous sortirez vos mouchoirs...

Enfin, dois-je vraiment préciser que les personnages ne m'appartiennent pas ? Et que FF prend encore des libertés grammaticales et orthographiques ?

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Le tumulte s'était peu à peu atténué. Les enfants avaient quitté la grande salle et regagné leur dortoir ou leur salle de jeu. La pièce semblait avoir retrouvé son calme, mais Miho savait que c'était une paix relative. Les orphelins étaient certes moins bruyants, mais ils ne s'étaient pas calmés pour autant. La jeune femme regarde le désordre autour d'elle, puis s'assit pour s'accorder un moment de repos avant de tout ranger, et réfléchir à ce qui arrivait de se passer...

La petite Sakura, cinq ans, était partie.

Depuis quelques années en effet, la coutume voulait que l'Orphelinat des Étoiles organise une sorte de « fête de départ pour enfant adopté ». Sakura, toute fière dans ses nouveaux vêtements, avait été la reine de la journée, et elle venait de quitter l'orphelinat dans les bras de son nouveau papa, qui l'avait installé avec précaution sur un siège à côté de sa nouvelle maman, dans une belle voiture, agitant fièrement la main en guise d'au revoir.

Tous les enfants étaient heureux pour elle, réunis devant l'entrée et agitant des petits drapeaux, mais Miho savait que cela cachait malgré une certaine souffrance. Celle de ne pas avoir été choisie ; celle de ne pas être fêté pour avoir trouvé un papa et une maman, une vraie famille.

La jeune femme soupira. L'intention était bonne, mais malgré tout cruelle. Car pour un qui était adopté, combien restaient sur le carreau?

Les jeux terminés, les gâteaux mangés, les confettis jetés, l'heureux élu parti, l'excitation retombée, combien couraient se cacher pour pleurer en silence ? Combien étaient confus et coupables, tiraillés entre la joie pour leurs camarades qui avaient été adoptés, et la jalousie de ne pas être à leur place ?

Miho savait ce que ces petits enfants pouvaient ressentir car elle se rappelait l'époque où elle-même n'était qu'une petite fille espérant trouver un nouveau foyer. Elle était devenue soudainement orpheline à l'âge de trois ans, et elle avait été jetée sans cérémonie, terrifiée, dans un endroit inconnu plein d'enfants bruyants. A l'époque les choses étaient un peu différentes. Il n'y avait pas de fête de départ comme pour Sakura, mais cela ne voulait pas dire que c'était plus facile ou moins douloureux. Certains événements étaient aussi marquants pour de jeunes esprits, voire traumatisants avec le recul.

Perdue dans ses souvenirs, Miho se leva et commença à balayer le sol couvert de confettis et de serpentins. Elle avait vécu ce genre d'émotions quand elle était plus jeune. Certains matins, lorsqu'elle se réveillait, elle savait que la journée serait spéciale, rien qu'à sentir l'électricité et l'excitation dans l'air, couplées aux effluves savoureuses de plats servis uniquement lors de fêtes. Les employés de l'orphelinat voilaient à ce que les enfants soient bien nourris, lavés et correctement vêtus. Miho et les autres enfants doivent se brosser les dents méticuleusement, accorder plus de soin que d'habitude à leur chevelure, puis revêtir un vêtement bien repassé qui sentait bon la lessive. Et pas besoin de savoir lire et écrire pour comprendre. Tout le monde, du plus petit au plus grand,

C'était le jour des adoptions.

Au signal de la responsable, les enfants entraient dans une pièce et s'alignaient bien sagement, en attendant l'arrivée des couples candidats.

Miho se rappelait ce moment où, le cœur battant et les mains tremblantes, elle guettait le cliquetis de talons féminins, marchant en synchronisation avec le chuintement de chaussures masculines dans la cour de récréation, puis les bruits de pas étouffés se rapprochant dans le couloir, les voix d'adultes inconnus interrogeant la directrice, le grincement de la porte tournante sur ses gonds, et l'entrée, dans un silence recueilli, d'un éventuel papa d'une éventuelle maman.

Miho gardait les yeux baissés sur ses pieds, s'efforçant de rester bien droite et de ne pas essuyer ses mains moites sur son tablier, mais parfois la curiosité était la plus forte. Elle osait tourner son regard, sans trop bouger la tête pour ne pas se trahir, afin d'observer et évaluer les couples qui auraient peut-être envie de l'adopter.

Lentement, les adultes avançaient le long de la file, s'arrêtant parfois pour observer plus attentivement tel ou tel enfant ou lui poser des questions. Certains passaient sans la regarder. Quand une dame s'arrête pour lui sourire ou lui caresser la joue, Miho souriait en retour et espérait. Elle essayait de ne pas montrer à quel point elle voulait désespérément être adoptée, à quel point elle était reconnaissante que la dame l'ai remarquée, mais elle ne pouvait empêcher ses joues de rougir, son corps de se raidir, son petit cœur de s 'emballer encore plus, et ses yeux de briller d'espoir. Parfois elle était tellement intimidée qu'elle bafouillait, quand elle ne restait pas muette de peur, et regrettait par la suite de n'avoir pas su faire meilleure impression...

Et le soir, elle enfouissait la tête dans son oreiller pour que les autres ne l'entendent pas pleurer, comme certains orphelins devaient le faire en ce moment-même après le départ de la petite Sakura.

Car elle non plus n'avait pas été choisie. C'était un autre enfant qui était parti ce jour-là... Encore.

Et elle s'endormait, la tête remplie des visages des gens qui l'avaient regardée, imaginant ce qu'aurait pu être sa vie si un de ces couples avait voulu d'elle.

Pourtant elle n'était pas moche. Elle savait qu'elle n'était pas non plus très jolie, mais elle était douce, polie, signalée, gentille, soigneuse et intelligente, très mature pour son âge, et c'était suffisant selon elle pour qu'on la remarque, elle supposait que des adultes normalement intelligents puissent voir au-delà des apparences, et qu'un couple accepte de lui donner une chance. Elle avait tellement d'amour à donner... mais personne pour le recevoir.

Miho, ayant terminé de balayer, empila les assiettes et se dirigea vers la cuisine. Elle a commencé à faire la vaisselle.

Les années avaient passé, les arrivées et les départs d'enfants se succédaient. Certains étaient adoptés, d'autres plus téméraires avaient quitté l'orphelinat en quête d'une meilleure vie, ou avaient été sélectionnés par M. Kido et envoyés dieu dit où.

Et elle était restée. Car elle avait appris de manière cruelle « la loi des orphelins » : plus un enfant est âgé, moins il a de chances de se faire adopter.

Personne n'avait voulu d'elle.

Peut-être était-ce de sa faute : elle n'avait pas su s'imposer, se démarquer des autres enfants. Aucune famille ne lui avait accordé la chance d'avoir une meilleure vie et une solide éducation, et son statut d'orphelin ne lui avait pas permis d'accéder à de bonnes écoles.

Elle s'était fait une raison, d'autant plus qu'elle avait fini par se faire des amis au fil des ans. Seika, Jabu, Shun, Hyoga, Shiryu, Seiya...

Avec patience et dévouement, elle avait consolé des chagrins, essuyé des larmes, soigné des rhumes et des genoux écorchés, écouté des confidences, remonté le moral, éloigné des cauchemars, prodigué des câlins; elle était petit à petit devenue une présence rassurante pour ces enfants en manque d'amour et de reconnaissance. Une grande sœur pour certains, une mère de substitution pour d'autres.

Une fois majeure, elle avait tout naturellement accepté un travail à l'orphelinat. Où serait-elle allée de toute façon ? C'était son seul « chez soi », et elle était reconnaissante que la direction avait pensé à elle pour le poste. Manifestement elle était plus douée pour s'occuper des autres qu'elle-même, autant en faire son métier.

Il fut un temps, elle avait rêvé de fonder une famille à elle, lorsque Seiya avait semblé se rapprocher d'elle, lui rendant visite lorsqu'il revenait au Japon. Mais là encore ses espoirs s'étaient avérés vains, restés à l'état de doux rêves.

Il parti comme les autres, certes était pour affronter la mort, mais à chaque fois qu'il revenait, Miho sentait que ce n'était plus pareil. Et ses visites s'espaçaient de plus en plus, devenant sporadiques.

Bien qu'elle ai gardé au fond de son cœur une tendresse toute particulière pour le chevalier Pégase, elle savait qu'il ne nourrissait pas les mêmes sentiments à son égard.

Maudite famille Kido. La riche héritière ne valait pas mieux que son grand-père.

Avec amertume, Miho se demanda si elle aurait aussi peu de chance d'avoir un petit-ami que des parents. Au moins Eri avait eu son heure de gloire avec Hyoga, même si cela avait été de courte durée et qu'elle s'était fait posséder par une dangereuse déesse dans la foulée.

Prise d'une soudaine envie de rébellion, Miho jeta l'essuie près de l'évier et décidé de monter se coucher. Elle finirait de ranger demain.

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Le lendemain, il ne subsistait aucune trace de la fête. Tous les occupants de l'orphelinat avaient retrouvé leur routine et vaquaient à leurs occupations ; les cœurs semblaient s'être apaisés.

Jusqu'à ce que des cris et des rires retiennent dans la cour :

− Shun, Jabu, vous êtes de retour !

Miho sortit et vit tous les enfants s'agglutiner autour des nouveaux arrivants.

− Ça va, ça va, du calme les mômes, laissez-nous respirer...

Les chevaliers, en visite surprise, étaient heureux de l'accueil, même s'ils savaient qu'ils ne s'en sortiraient pas sans avoir distribué des cadeaux et raconté leurs dernières aventures.

Après les effusions, les deux chevaliers rejoignirent Miho dans la cuisine où elle avait préparé du thé et des biscuits.

− Vous auriez dû m'avertir, je vous aurais préparé votre gâteau préféré, gronda affectueusement la jeune femme.

− C'est pour ça qu'on ne t'a rien dit, on ne voulait pas te donner du travail supplémentaire, répondu Shun.

− En plus, où aurait été l'effet de surprise? renchérit Jabu.

− De toute façon, nous devions remplir une mission pour Saori, et nous n'étions pas sûrs de savoir nous libérer. On ne voulait pas que vous soyez déçus au cas où nous aurions dû annuler la visite, reprit Shun.

Bien sur. Saori . Il est loin le temps du « Mademoiselle Kido » !

Les trois amis bavardaient gaiement, s'échangeaient les dernières nouvelles.

Cela impliquait les faits et gestes des autres chevaliers, et inévitablement la conversation glissa sur le plus célèbre d'entre eux :

− Bon assez parlé de moi et des enfants, parlez-moi de vous les gars. J'ai vu aux infos qu'il faisait très chaud en Grèce en ce moment, c'est pas trop dur de s'entraîner dans ces conditions ? Et comment va Seiya, je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis un bon bout de temps. Je sais qu'il n'aime pas écrire mais depuis le temps il a appris à utiliser un téléphone, non ?

Puisque là-bas vous êtes ses amis
Asseyez-vous et parlez-moi de lui
Il voulait voyager du sud au nord
Et pour qu'il soit heureux j'étais d'accord

Parlez-moi de lui, il n'a pas écrit

At-il enfin trouvé la joie la liberté ?

− Bah, tu sais, bafouilla Shun d'un air gêné, connaissant l'engouement de Miho pour son ami, Seiya est un hyperactif. Il avait l'intention de venir, mais finalement,... Au dernier moment, il avait dû partir en mission en Italie à la place de Mask, qui s'était foulé la cheville en se téléportant dans son temple saoul comme un polonais; du coup il a rencontré par hasard Shaina qui était en vacances et elle lui a fait visiter le coin. Ensuite il s'est rendu en Espagne car il devait rejoindre Shura pour donner un coup de main à la succursale espagnole de la Fondation. Mais il avait oublié qu'il avait promis à Hyoga de le rejoindre à Paris pour localiser un nouvel apprenti donc il a fait un saut imprévu en France avant d'aller en Espagne. Apparemment il a adoré sauter d'un pays à l'autre et comme il n'

− D'un côté je le comprends et je ne peux pas lui en vouloir, continua Jabu sur le même ton, après tout on a pas eu d'enfance, et on a passé notre adolescence à se battre; maintenant c'est plus calme et on en a un peu profité pour s'amuser, mais pendant ce temps-là, lui, il est resté tellement longtemps dans ce fichu fauteuil roulant...

− ... et tu sais qu'il a toujours eu la bougeotte...

− ... et il voulait rattraper le temps perdu donc aux dernières nouvelles il hésitait entre partir au Canada ou visiter le Brésil, parce que, tu vois, Aldebaran lui en a tellement parlé du Brésil que...

Parlez-moi de lui

Commentaire va sa vie ?

Dans ce pays lointain

Est-il heureux enfin ?



− Mais il ne manque jamais de demande de tes nouvelles. Au fait il te remet son bonjour, précise Jabu.

− Et il m'a envoyé des photos, enfin il les a envoyées à Marin qui nous les a envoyées parce que cet imbécile a « égaré » son smartphone avec tous ses contacts, et il a dû en racheter un, mais bien sûr le numéro de Marin était le seul qu'il connaissait par cœur, et donc...

Tout en continuant son monologue, Shun ouvrit son portable et lança un diaporama. Aux photos de vacances se mélangeaient parfois des « tranches de vie » prises dans le Sanctuaire avec les Ors, de même que des photos plus anciennes des chevaliers de bronze : dans le petit appartement de Seiya du Yacht House, à l'orphelinat ou dans le jardin du manoir Kido au Japon. Miho s'amusait de certaines images humoristiques : Hyoga dans la pose du Penseur de Rodin, Kiki la figure barbouillée de chocolat, Jabu plaqué au sol par des enfants de l'orphelinat ou Aiolia dans un déguisement d'Alex le lion de Madagascar .

Est-il vrai qu'il habite sur le port ?

A-il toujours sur lui ma chaîne d'or ?

Sur les photos il semble avoir changé

Et il me parait triste et fatigué


Le défilé de photos continuait.

Ikki allumant un énorme barbecue, avec Shun muni d'un extincteur et Hyoga prêt à intervenir, jambes écartées et bras en l'air collés l'un contre l'autre (la posture du Verseau selon Jabu).

Un beau jeune homme sérieux avec un casque doré muni de cornes effilées, débitant un quartier de viande en tranches (à mains nues !?).

Seiya assis sur le divan de son appartement, grattant sa vieille guitare.

Shun dansant avec une fille aux longs cheveux blonds sous une guirlande avec l'inscription « Bonne Année » en lettres multicolores.

Seika et une amazone rousses entourées d'enfants au centre d'une sorte d'arène.

Saori assise sur une élégante chaise, entourés d'hommes en armure d'or.

Une sorte de tour penchée, avec Seiya l'empêchant de tomber en la retenant de ses mains (certainement un montage photo).

Une bimbo ressemblant étrangement à Shun, prenant une pose suggestive sur une gondole, une main levée et les doigts, aux longs ongles peints en violet, recourbés comme des griffes.

Seiya et cette même bimbo, tous les deux en maillot de bain au bord d'une piscine, dans un selfie.

Une série de paysages dans un quelconque pays lointain.

Encore Seiya, faisant du rodeo sur le dos d'une statue représentant un cheval ailé, en plein milieu d'une fontaine avec la légende « Bons baisers de Corinthe ».

Toujours Seiya, mais cette fois-ci au pied de la même fontaine, l'air penaud et se faisant gronder par deux policiers corinthiens pas très contents.

Parlez-moi de lui, à-il des ennuis ?

Comment est sa maison ?

Chante-t-il des chansons ?

Parlez-moi de lui à-il des amis ?

Vous dites que le soir

Il perd souvent l'espoir




Miho guettait toutes les fois où Seiya apparaissait sur une photo, avide de ces moments de vie dont elle ne faisait malheureusement pas partie, regardant attentivement la moindre expression du chevalier.

Son physique ne changeait pas, mais la jeune femme voyait bien que, quand le chevalier était photographié à son insu, son sourire n'atteignait pas toujours ses yeux. Le petit garçon affectueux était devenu un jeune homme jovial en apparence, mais il cachait des blessures intérieures, un certain détachement, une certaine mélancolie.

S'il n'ose pas m'écrire ce qu'il en est

C'est qu'il gâche sa vie et qu'il le sait

Vous at-il demandé de me parler ?

At-il besoin de moi à ses côtés ?


Miho sentit la même bouffée de rébellion que la veille l'envahir.

Il a l'air de bien s'amuser et d'être bien entouré quand même. Et dire qu'il n'a jamais pensé à me téléphoner ou m'envoyer une carte postale... pensa-t-elle .

C'est toujours pas compliqué : je n'ai jamais changé d'adresse. Il est trop occupé avec ses « amis » ou quoi ? Et moi, je fais partie des meubles ?

Il pourrait venir plus souvent au Japon et m'inviter à sortir, au lieu de courir partout et de se pavaner avec cette fille aux cheveux verts, qui ressemble à la folle dingue masquée qui a essayé de le tuer. Mais je n'ai peut-être pas le droit de m'amuser, moi ?

Il a peur de moi ? C'est une honte ? Il a honte de lui ? Ou de moi ?

Je ne fais peut-être pas le poids devant Miss Fondation et Miss Griffes d'acier, mais c'est toujours vers moi qu'il se tournait quand il avait un problème. Je ne serai toujours que cela ? La bonne-à-tout-faire ? La bonne vieille amie qu'on sort du placard en cas de blues, et qu'on oublie la plupart du temps? Une bougie qu'on garde à portée de main dans un tiroir en cas de panne de courant?

Je suis folle de l'attendre au lieu de passer à autre choisi. Apparemment il vit très bien sans moi, je vit aussi bien vivre ma vie et penser à moi pour une fois.

La prochaine fois qu'il vient encore me parler de ses bobos je lui compte un double tarif de psy!

Parlez-moi de lui

Je n'aime que lui

Il m'avait dit patience

Depuis c'est le silence


Miho avait tellement de questions, mais si peu de réponses. Et elle n'osait pas trop en poser, de peur de mettre la puce à l'oreille de Jabu et Shun. Manquerait plus qu'elle ait l'air d'une épouse jalouse et possessive avec ses questions intrusives. Elle se contenterait des déductions qu'elle tirerait en regardant les photos et en écoutant les commentaires de ses amis.

Parlez-moi de lui
Comment va sa vie
Dans ce pays lointain
Est-il heureux enfin ?

Les deux chevaliers prennent congé en promettant de donner plus souvent de leurs nouvelles et de demander à Seiya de la contacter. Bla bla bla .

Miho resta assise un long moment, rassemblant ses pensées, avant de se rendre à l'évidence, et de pousser un long soupir résigné.

Quoiqu'il fasse, de quelque manière qu'il la traite, elle s'inquièterait toujours pour lui.

Parlez-moi de lui
Je n'aime que lui
Il m'avait dit patience
Depuis c'est le silence
Parlez-moi de lui

Dites-moi tout

Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de l'aimer...

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N/A : Petit jeu : amusez-vous à trouver les lieux ou les personnages d'après la description des photos...

Voici les réponses :

homme sérieux avec un casque muni de cornes effilées : Shura (le découpage de viande était un indice supplémentaire)

Shun dansant avec une fille aux longs cheveux blonds : Shun et June

amazone rousse avec Seika : Marin

Une sorte de tour penchée : la Tour de Pise

la bimbo : Shaina évidemment

le cheval ailé dans une fontaine : la statue de Pégase sur la place centrale de Corinthe, en Grèce (trouvée sur internet en cherchant une statue de Pégase dans une ville)

Miss Fondation et Miss Griffes d'acier : Saori et Shaina