Tout feu tout glace

Résumé: Rei est de nouveau avec Enji. Mais ce dernier a du mal à perdre ses mauvaises habitudes et ne pas être contrôlant. Elle décide de lui réserver une leçon particulière, joignant l'utile à l'agréable en lui préparant une séance de S&M.

One-Shot Mature : Humiliation, chaînes et safe word.

« Tu t'es déjà fait enlever…? »

La question avait parut anodine, aussi il répondit sans trop y réfléchir.

-Comment veux-tu que qui que se soit me capture, moi? railla-t-il, remplissant des papiers sur son bureau, restant éveiller afin d'avancer sur son travail.

Rei était derrière lui, les bras croisés, observant sa silhouette courbé, écoutant le son du stylo gribouillant sur le papier de son bureau. Elle sourcilla, croisant les bras, semblant réfléchir.

-… Ça veut dire que tu ne t'es jamais retrouvé en position de faiblesse devant un adversaire.

-Rarement… Où veux-tu en venir…? commenta-t-il, un peu agacé qu'elle lui parle alors qu'il cherchait à finir ses rapports.

-… On devrait rajouter cela dans notre entraînement..., commenta-t-elle au bout d'un moment. Que tu expérimentes une situation où tu n'es plus maître de toi ni de la situation…

Le stylo s'arrêta sur la feuille. Il avait du mal comprendre.

-… Est-ce que tu parles sérieusement…? commenta-t-il, tournant son buste et la regardant, sa femme semblait sérieuse. Tu veux engager des gens pour simuler…?

-Non, rien de tel… Comme un jeu de rôle, je serais une super criminelle qui réussirait à te piéger. Et tu serais en situation où il te sera impossible de te battre ou de créer des flammes pour t'en sortir. Ou ton cerveau et ton expérience seront tes seules armes…, commenta-t-elle, glissant ses mains sur sa taille, attendant de voir comment il prenait sa proposition.

Ce n'était pas seulement parce qu'il s'occupait de sa paperasse jusqu'à 2 heures du matin. Pas parce qu'elle cuisinait des repas et qu'il préférait manger à l'extérieur avec Hawk. Et ce n'était pas parce que Hawk s'invitait à la maison durant son absence et était gentil et serviable et que cela enrageait Enji… Au point qu'il lui donnait l'ordre de n'ouvrir la porte à aucun homme excepté lui et leurs enfants.

… Cette manie de vivre solitaire, de la laisser hors du coup ET de vouloir tout gérer, ça ne durait que depuis trop longtemps.

Elle ne s'attendait pas qu'il réponde toute suite.

Par contre, il ne répondit pas négativement…

L'entraînement était essentiel, pour tout héros. Et se préparer au pire était toujours mieux que de le vivre non préparer. Mais il se demandait franchement si Rei aurait ce qu'il fallait pour le torturer, lui. D'une quelconque façon.

Elle avait du mal à se fâcher franchement quand il lui faisait du tort. Même aujourd'hui. Alors, jouer les dominatrices…!

La question resta en suspend mais il fallut une semaine plus tard, qu'il vit un reportage comme quoi un tout jeune héros, son nom lui avait échappé, mais ayant juste 25 ans, donne sa retraite. Il avait accepté de se déguiser pour poursuivre une bande de mafieux qui vendaient des drogues. Il était tombé sous leurs jougs et les journalistes avaient simplement expliqué qu'il se serait laissé aller trop à son personnage. Aujourd'hui en centre de détox, il avait perdu beaucoup l'estime du publique.

« Comme quoi un héros devrait être intouchable… »

Mais Enji pouvait parfaitement saisir la situation.

Il avait apparut comme un client voulait acheter de la marchandise. Pour gagner la confiance des criminels, il avait du accepter de les suivre, partager la dope avec eux, passer un bon moment… Peut-être que les criminels avaient vu franc jeu dans son déguisement, lui avait donné quelque chose de plus fort, de plus sournois. Le corps en manque avait obligé l'héros à les contacter pour recevoir une autre dose. Mais alors, il fallait payer plus cher. Faire des actions pour prouver qu'il était un client fidèle et mériter un discompte.

Enji grimaça, ennuyé par cette histoire.

Si ce jeune s'était préparer à ce genre d'éventualité, il aurait pu en informer des docteurs qui auraient pu préparer son organisme à combattre les effets secondaires ou lui donner quelque chose pour contrer les effets de manque.

Non, l'entraînement et renforcir son esprit et son corps étaient essentiels à tout héros qui ne voulait pas flancher.

La journée même, il appela Rei et lui informa, à peu près en ces termes :

-Entraîne-moi à supporter ce qui te chante. Kidnapping, chantage, tout ce que je n'ai pas vécu dans ma carrière.

-… Tu es sûr…? demanda sa femme, étant encore ouverte à l'idée mais ne s'attendant presque plus à ce qu'il en fasse de cas.

-… Je ne veux pas être vaincu simplement parce que je n'étais pas préparé…!

Il raccrocha, hochant la tête, songeant que c'était la meilleure décision dans leur situation.

Il fallut plusieurs jours, voir quasiment deux semaines avant qu'il en réentende parler.

Il était passé midi. Endeavor s'arrêta à la cafétéria pour prendre un sandwich et se rendit aussitôt à son bureau. Il s'arrêta à peine passé le seuil de la porte devant la silhouette féminine se découpant derrière son bureau, restant dans l'ombre. Il décupla les flammes sur ses épaules, près à passé à l'attaque si on osait venir s'en prendre à lui, ici même, à sa firme de super héros…!

Il se calma de beaucoup en réalisant que ce n'était que Rei, lui souriant, tenant son sac à main en bandoulière et un thermos.

-Tu as dîner? demanda-t-il, elle hocha la tête.

-Tu n'as pas eu trop de mal, pour ta dernière mission? demanda-t-elle, le laissant s'asseoir à son siège, restant à ses côtés.

-Non, aucun. Je pensais souffler un peu et repartir en surveillance, expliqua-t-il, avant de remarquer qu'elle remplissait la tasse de ce qui semblait être un thé encore chaud.

Il accepta la tasse, la humant avant d'en boire la moitié.

-Hum… C'est délicieux…, admit-il, sa femme souriant en coin, refermant avec soin le thermos.

-Il y a un puissant somnifère dans cette boisson…, expliqua-t-elle, paralysant son mari avant qu'il ne grimace, furieux.

-Quoi?!

-Selon le scénario que j'ai conçu seulement pour toi…, expliqua-t-elle aussitôt, le rassurant.

Un peu.

Il resta sur le qui-vive, n'ayant pas songer qu'elle aurait prit les devant et qu'elle le mettrait en situation de faiblesse. Non, correction, qu'elle joue à le mettre en situation de faiblesse. Selon son sourire aimable mais amusé, il se doutait qu'elle considérait cela comme un jeu.

Il avait du mal à croire qu'elle réussirait vraiment à le convaincre qu'il était en danger.

Elle se racla la gorge pour lui donner la suite de son soi-disant enlèvement.

-Je suis Hinata. Une femme de ménage dans la trentaine qui a une obsession sur le héros des flammes, Endeavor. Engagée ici depuis 8 ans, j'attendais le moment opportun pour partager mes sentiments. Mais par froideur et le retour de ta femme à ton foyer, j'ai décidée de ne plus suivre les règles et de tout faire pour que tu m'appartiennes. Et te punir de n'avoir jamais posé les yeux sur moi.

Endeavor était perplexe. C'était tout à fait une histoire d'horreur. Ou plutôt digne d'un manga pervers.

-… Je n'aurais pas accepté une boisson d'une parfaite étrangère! répliqua-t-il, Rei accotant son menton dans son poing.

-Certes… Mais tu acceptes de manger la nourriture de la cantine. Hinata aurait pu poser une drogue quelconque dans ton repas, inodore et sans goût…!

Il dut admettre que ça tenait la route. Il rougit, humilié de s'être laisser avoir. Mais Rei sourit.

-Je ne veux pas nuire à ton travail. Je vais attendre que tu ailles fini au rez-de-chaussé. Après quoi, nous irons à un emplacement « spécial » pour la suite de ton enlèvement.

Le fait qu'elle le prenne de court l'embarrassa. Mais un criminel ne se soucierait pas de demander la permission avant de prendre un otage, ni de se soucier si c'était sa fête ou qu'il aille un travail.

Elle le quitta, ses pas résonnant dans la vaste salle, donnant des frissons au héros de flamme, n'ayant pourtant jamais froid.

Il baissa les yeux sur ses fichiers, se força à manger, mais son appétit était couper.

Peu importe combien de temps il passerait ici, Rei l'attendrait pour lui donner sa « sanction ». Son entraînement particulier. Pourquoi semblait-elle si sûr d'elle en jouant les maniaques? Il ne voulait pas croire qu'elle ferait durer la chose des heures durant. Encore moins des jours.

Il était un héros, il ne pouvait pas se permettre de manquer le travail…!

Quoi que… Un criminel s'en ficherait, ça aussi…!

Au bout d'une heure, il prit congé et descendit, son cœur frappant comme une enclume dans sa poitrine. Il espéra presque ne pas voir Rei au rez-de-chaussée alors les portes de l'ascenseur s'ouvraient. Mais il la vit, assise dans la salle d'attente qui était habituellement réservé aux journalistes ou à quelques rares visiteurs.

Il ne chercha pas à se cacher ou à partir sans elle. Elle le rejoignit et salua l'homme à l'accueil, semblant rayonnée, le secrétaire répondant à son sourire si franc et gracieux.

Endeavor était le seul à savoir ce qui se cachait derrière ce doux visage et cela l'angoissait. Pourquoi alors il attendait avec appréhension la suite?

Elle resta normale en publique, mais dès qu'ils arrivèrent dans ce qui semblait être un love-hôtel, elle prit de nouveau les choses en mains. Il aurait été mortifié si on l'avait reconnu, mais elle avait proposé qu'ils s'arrêtent et changent son look. Il ressemblait à présent à un homme en vacance, un chapeau sur la tête, un veston noir en cuir assez confortable et un pantalon fuseau. Elle avait gardé sa robe grise et portait un sac à dos qu'elle avait prit de leur voiture.

Elle prit une chambre, Enji remarquant qu'on ne voyait que les mains de la préposé.

« Ils ne peuvent pas voir qui viennent ici… » songea-t-il.

En toute réalité, c'était la première fois qu'il venait en ce genre de lieu. Il était étonné que Rei semble si naturel.

Elle lui passa les clés fraîchement obtenu et lui dit le numéro de la porte. Comme pour donner l'impression qu'il était en contrôle.

Il appréciait cette brève accalmie, mais il ne trouvait pas trop amusant qu'il marche en premier vers sa punition.

« C'est un entraînement, un entraînement…! » se répéta-t-il, serrant les dents, sa main tremblant un peu avant qu'il ne rentre la clé dans la serrure.

La porte s'ouvrit sur un décor propre et luxurieux.

« Au moins, il n'y a pas de chaînes…! » songea-t-il, retenant un soupir dans sa bouche, sa femme rentrant à sa suite, perdant les airs soumis.

-Dans mon scénario, le somnifère t'a fait dormir 2 heures. J'ai dut employer des déménageurs pour te déplacer dans un énorme coffre. J'ai imité ta signature pour que les gens pensent que c'est un cadeau d'un fan que tu envoies aux pauvres.

-Ça semble irréaliste que qui que se soit puisse me transporter et que je reste inconscient 2 heures…, commenta-t-il, Rei lui prenant une main et l'amenant dans le petit salon.

Il n'y avait aucune fenêtre, mais des vitres avaient été mises avec une fausse vue sur la ville, de large dimension. C'était à s'y méprendre.

Sans se gêner, elle sortit de son sac à dos une corde noire et commence à attacher ses poignets.

-Tu es toujours inconscient quand je t'attache, expliqua-t-elle, son mari la laissant faire, mais riant dans sa barbe.

Une corde…? Elle pensait vraiment qu'une corde allait le retenir?

Il put voir les crochets au plafond, à différents endroits, le rendant brièvement nerveux. L'endroit était-elle pensé pour justement « pendre » un des deux amoureux à des liens?

Elle le laissa debout, laissant un certain leste aux fils. Il pouvait s'asseoir, rester debout, mais il n'y avait pas assez de corde pour qu'il se couche au sol. Il songea qu'elle était bien trop gentille…!

Elle glissa le reste de corde qui restait derrière un tableau et sortit de son sac une fiole de sel, le passant sous son nez.

-À présent, tu te réveilles… Et tu ignores encore ce qui est arrivé…

-… Sérieux? Je dois faire semblant, moi aussi? demanda-t-il, trouvant ça gênant.

-Si tu ne t'imprègnes pas de cette simulation, on peut toujours demander à quelqu'un d'autres de t'enlever pour de vrai…! blagua-t-elle, rougissant devant sa grimace horrifié.

Il grogna un moment avant de remonter sa tête, tirant sur ses liens mais Rei recula pour être hors de porté.

-Qu'est-ce qui m'arrive?! Qu'est-ce je fais ici, femme?! Je t'ordonne de me détacher…!

-Tu peux crier, tempêter comme tu veux, Endeavor…, roucoula Rei, Enji se paralysant de nouveau.

Elle avança sa main et lui caressa le menton.

-À partir d'aujourd'hui, tu es à moi, juste à moi…

-Qui es-tu? Qu'est-ce que tu as manigancé?! s'énerva-t-il, tirant encore un peu sur ses liens, voulant donner l'image qu'il était vraiment énervé.

-Tu as déjà oublié m'avoir engagé, i ans…? soupira-t-elle, affectant une mine déchirée, faisant rougir Enji un moment.

« Merde, elle joue vraiment bien la comédie… » réalisa-t-il, mais préférant rester crédible aussi.

-Je n'engage personne…! Il y a des gens qui s'occupent de vérifier les CV des gens postulants à la maintenance de ma firme…! Mais sûrement n'ont-ils pas fait un bon travail pour toi. Tu as 10 secondes pour me détacher avant que je te livre à la police…!

-Penses-tu vraiment avoir ingérer seulement un somnifère? demanda Rei, plissant les yeux.

Il s'énerva cette fois très fort et créa des flammes pour brûler la corde et se libérer.

Il réalisa alors deux choses. La corde ne brûla pas. Et ses flammes à ses mains étaient minuscules, comparés à d'habitude.

Rei sembla satisfaite de sa prestation car elle hocha la tête.

-C'est une corde inflammable, mon cher héros des flammes… Je ne voulais pas que tu puisses t'échapper… Nous avons beaucoup de choses à nous dire, mon cher…! assura-t-elle, mais Enji tremblant.

-Rei! Qu'est-ce que tu as fait?! Pourquoi…?! Pourquoi mon Quirk…?!

Cette fois, il paniquait pour de vrai. Elle n'avait pas osé…?

Elle s'approcha et posa sa main sur son épaule, redevenant sérieuse.

-On pourrait avoir de sérieux ennuis si tu brûles le plancher ou d'autres choses ici. Ce n'est qu'un médicament prescrit aux enfants aux Quirks turbulents. Enfin, tu en as prix 5 fois la dose… Ça devrait réduire ton Quirk à de simples étincelles pendant quelques heures…

-Quoi?! s'énerva-t-il, Rei se reculant alors qu'il produisait des flammes sur son torse, brulant ses vêtements.

Elle grimaça, avant de partir et revenir avec un balai. Elle le tapa dans les mollets pour le faire reculer contre le mur, le surprenant, avant de ramasser les lambeaux de tissus encore en flammes.

-Tu ne pourras sortir d'ici que quand tu auras vaincu ton opposante. Avec de la psychologie, avec l'adresse de l'esprit…

-Rei…! Ça va trop loin! répliqua-t-il, serrant les poings, n'ayant pas demandé ça.

-Mais c'est toi… Tu m'as dit de faire comme ça me chantait…! C'est un exercice…! Tiens, si tu trouves ça trop difficile, trop dur, tu n'as qu'à me donner un mot de sauvegarde…

-Quoi?

-Un mot que tu ne dis jamais normalement… Parce que je ne compte pas arrêter l'expérience, même si tu me supplies ou que tu m'appelles par mon nom…, expliqua sa femme, semblant très sérieuse.

-Rei! Si le travail appel, s'il arrive un souci en ville…!

-Il y a d'autres héros…! répliqua Rei, sourcillant, avant de soupirer et se fouiller dans son sac pour lui montrer son cell. Tu vois? Si vraiment on a besoin de toi, je te laisserais répondre. Sur haut-parleur. Seulement pour un problème urgent. Parce que je compte te faire expérimenter un enlèvement… Juste un avant goût d'être à la merci d'un criminel…!

Il garda le silence, ayant l'impression de réagir comme un bébé.

Il ne pouvait pas craindre la suite. C'était Rei! Juste Rei…! Elle n'était pas en pouvoir de lui faire du mal, ou le tuer…! C'était juste… humiliant…!

Et à présent qu'il était nu torse, cela rendait tout ça encore plus gênant. La pièce était chauffé, mais il sentait malgré tout l'air caressé ses biceps, ses pectoraux, ses tétons.

Rei ne lui prêta pas trop d'attentions, lui parlant simplement pour lui dire « combien elle l'aimait » ou « Nous nous ne séparerons plus jamais ». Mais sans plus le toucher. Sans plus aussi bien le regarder.

Elle finit par aller à la cuisine, boire quelque chose. Il pensa qu'elle lui aurait servit un verre, mais non. Rien de rien.

Elle partit au cabinet et il eut vraiment l'impression de toute entendre. De la première à la dernière goutte qui tombait dans la cuve de toilette.

« Merde, j'ai envie…! » réalisa-t-il, pouvant encore se retenir.

Il aurait voulu avoir une montre, voir le vrai soleil, dehors. Avoir un indice du temps. Il avait l'impression que ça faisait des heures et des heures qu'il était là.

Rei revint, soupirant, avant d'aller se chercher un pop-cycle dans le congélateur.

-Tu es bouillonnant, chéri…, soupira-t-elle.

Son Quirk n'était plus aussi puissant mais il pouvait quand même réchauffer la pièce de plusieurs degrés. C'était sa minuscule victoire psychologique.

-Dis… Tu vas me laisser me déshydrater…? demanda-t-il, agacé.

-Convainque-moi que tu mérites de boire quoi que se soit, Endeavor…! soupira-t-elle, avant de sucer doucement son dessert glacé.

Il serra les dents, augmentant la chaleur de son corps d'un seul coup, le pop-cycle fondant et la moitié tomba sur la poitrine de Rei, celle-ci sursautant.

-Nooon… Une robe neuve…! soupira-t-elle, prenant un mouchoir et épongeant, tirant sur son col pour mieux sécher la tache.

Il eut une belle vue sur son décolleté, un peu en biais, le faisant ravaler sa salive. Et lui donnant encore plus soif.

« Merde! Merde! » songea-t-il, frustré.

Elle ramassa le morceau ayant tombé au sol et l'approcha de la bouche d'Enji, semblant lui offrir.

-Tiens, tu peux prendre ça…! proposa-t-elle, mais Enji détourna la tête, refusant sa pitié.

Elle hocha les épaules et alla jeter le dessert glacé au lavabo, avant de s'asseoir sur le sofa et écouter la télé.

Pas les nouvelles, juste une émission documentaire sur la savane. Ça parlait des guépards.

Le décor torride n'aidait en rien l'héros à oublier sa soif et sa vessie lourde.

-… Hinata… J'ai soif…, admit-il, mais Rei ne semblant pas l'entendre. Donne-moi à boire…

Il attendit quelques secondes, mais voyant qu'elle ne réagissait pas, il essaya à nouveau…

-Hinata… Si je ne bois pas dans la prochaine heure, je vais m'évanouir…!

-Tu es plus résistant que ça…, répliqua-t-elle, prouvant qu'elle ne l'ignorait pas du tout.

-Qu'est-ce que tu veux de moi, à la fin? s'écria-t-il, attirant enfin son attention.

-Voilà la bonne chose à demander…! admit-elle, se levant, mettant le mute à la télé.

Le félin chassait sa proie, roulant les épaules, avant de foncer sur l'antilope. Enji avait l'impression qu'il était l'antilope. Et que Rei était le guépard.

-C'est très simple… Quand tu me diras et me montreras que tu m'aimes comme je t'aime, nous n'aurons plus besoin de chaînes ou de liens… Tu divorceras, tu me prendras pour femme et nous vivrons heureux, jusqu'à la fin de nos jours…! assura Rei.

Avec un sourire trop joyeux pour être normale.

« Elle est folle…! » songea-t-il, avant de se corriger, se forçant à se remettre à respirer.

Non, elle jouait le rôle d'une folle. Nuance. Comment négocier avec ce genre de personne?

-Je me doutes que c'est difficile… D'aimer un héros si connu, si dur d'accès… Sans parler qu'il aille déjà une famille, commenta-t-il, mais ayant l'impression qu'il n'arrangeait pas son cas.

Mais Rei lui sourit, semblant apprécier ses paroles.

-Oh, tu n'as pas idée… Tu te doutes maintenant pourquoi je devais le faire? Je devais t'enlever? Avant de te perdre?

-Hinata… Nous pouvons en discuter plus longuement… Mais s'il-te-plaît, amène-moi un verre d'eau…, pria-t-il.

Il avait du agir avec psychologie car elle lui obéit. Enfin!

Il but avidement le verre d'eau plein, les poignets toujours suspendus dans les airs.

Elle lui proposa de s'asseoir et il lui obéit, elle s'installa face à lui.

-Je t'ai aimé depuis le premier jour. Depuis que mes yeux se sont posés sur toi…! admit-elle.

Enji entendit une terrible histoire où une gamine de 8 ans tombait amoureuse d'un tout jeune héros, fort, vif, sauvant les gens d'un édifice en flamme, voisin à son école. Il était resté de marbre devant les remerciements de ses fans.

Ses yeux plus bleus que le ciel, ses cheveux plus rouges que les flammes…

Ce genre de mièvrerie lui donnait envie de vomir mais il écouta, impassible, préférant ça à la remettre en colère et qu'elle trouve d'autres manières de le torturer.

-Oh, tu as vu l'heure? s'écria-t-elle, regardant sa montre.

Car elle avait une montre, elle.

-C'est l'heure du souper! Je vais appeler pour emporter, est-ce que tu veux quelques choses? demanda-t-elle.

Il hésita, ne voulant pas rien devoir à la déviante que sa femme incarnait. Enfin, il demanda s'il serait possible de manger du poulet.

Ce qu'elle sembla acquiescer.

Malheureusement, il dut se laisser nourrir comme un bébé avec des baguettes. Heureusement, Rei ne s'amusait pas à jeter sa nourriture au sol. Elle échappa deux morceaux en chemin mais les laissa par terre.

Enfin, après le repas, elle nettoya son visage et son torse avec une serviette humide. Semblant en profiter pour toucher son corps. Il supporta, auriant préféré penser que c'était juste sa femme.

Mais ce n'était pas vraiment juste sa femme, présentement.

-Hinata… Détache-moi…, pria-t-il, elle le lâcha et lui afficha un air triste.

-Pas avant quelques jours encore, chéri…! Tu sais mon passé, mais ton cœur reste inchangé…!

-Hinata… Je comprends ce qui t'a poussé à agir de la sorte… Mais si je ne peux pas sauver les gens, qui le fera…?

-Plein d'autres gens…! Oh, mon cher Endeavor, ça me brise le cœur de laisser des innocents mourir…! Mais notre histoire d'amour en vaut la peine…! souffla sa femme, faisant grimacer Enji.

« Elle est cinglée! » songea-t-il, ses entrailles se contractant, poussant sur sa vessie.

Il grimaça alors pour une toute autre raison.

-… Je… Hinata, je…, commenta-t-il, Rei clignant des yeux. Je dois aller au cabinet…

-Ohhh…! souffla-t-elle, rougissant.

Visiblement, elle semblait avoir oublié ce détail. À moins qu'elle faisait exprès?

Il avait bien décidé d'un mot de sauvegarde, mais il ne pensait pas à avoir à l'utiliser pour juste aller pisser.

Mais ce qu'elle lui présenta pour abréger ses souffrances le mortifia.

Elle avait juste prit un coussin du sofa, le posa un peu devant lui.

-Je vais te laisser te soulager, mon trésor…, assura-t-elle, mais semblant avoir le fou rire.

-C'est une blague, Rei?! Je ne vais pas-! fit-il, mais elle lui saisit ses bijoux de famille, le faisant taire, devenant bleu.

-Tu n'es pas en situation pour te plaindre… C'est soit ça, soit je remplie une bouteille et je te forces à boire…, déclara-t-elle, durement.

Une autre facette de l'exercice. Non, ce n'était plus un exercice.

« Rei ne peut pas faire ça. Jamais elle ne me ferait boire de la pisse. Attends, est-ce que ces criminels lui ont fait subir ce même genre de traitement?! » se demanda-t-il, soudain.

Présentement, il était plus soucieux de ses parties génitales, encore bien fermement agrippé et le héros serrant les dents, voulant refuser de produire le moindre gémissement.

Enfin, Rei le relâcha et glissa ses pantalons avec son caleçon, malmenant un peu ses reins et son pénis. Il grimaça, avant de se forcer à respirer et il commit l'un des actes les plus indignes qu'il n'avait jamais fait.

Il vida sa vessie sur un malheureux coussin. Brun en plus. La tâche de sa pisse s'étendit et il se sentit mortifier quand il vit la flaque sous le coussin. Mais au moins, il n'avait plus envie.

-Le vilain garçon… Incapable d'être propre…, marmonna Rei, Enji ayant envie de pleurer, tremblant, détournant les yeux alors qu'il l'entendait aller chercher des choses pour nettoyer le dégât.

Quand il rouvrit les yeux, le coussin avait disparu et le plancher était propre et sec. Comme si ce n'était qu'un mauvais cauchemar. Mais ça n'en était pas un.

Son pantalon encore baissé lui donnait envie de trembler. Ses fesses, son devant, tout était à vue, à l'air libre, dans cette salle trop grande et trop éclairé.

-… Hinata… Rhabille-moi…

-Non…! fit-elle, revenant de la salle de bain, étant juste en serviette.

Elle baissa son pantalon au complet, se reculant à temps pour éviter ses flammes, furieux.

-Arrête! Je suis marié! s'énerva-t-il, avant de comprendre l'étrange sentiment qu'il était partager.

Oui, il était marié… Avec cette tortionnaire qui faisait semblant d'être une autre. Il ne voulait quand même pas qu'il plie et qu'il la laisse faire vraiment ce qui lui chante…!

-Je sais…! soupira Rei, se couvrant les joues. C'est pour ça que je t'ai amener ici. Pour que tu l'oublies. Pour moi…

Sur ce, elle se leva et ouvrit sa serviette.

Il aurait été difficile de ne pas regarder mais Enji ferma hermétiquement les yeux. Rei agissait comme si elle était une autre. Il refusait de poser les yeux sur une autre femme, de laisser croire à sa Rei qu'il se laisserait si facilement subjuguée par une intrigante.

-Ne suis-je pas jolie? Ne suis-je pas plus jeune et plus belle que ta femme…? commenta Rei, Enji l'imaginant prendre des pauses.

Elle posa ses mains sur ses pectoraux, son souffle arrivant dans sa paume d'Adam. Il devina ses seins proche de lui, et il maudit son corps de rentré en érection pour si peu.

-Voilà, tu es enfin honnête… Tu n'as même pas besoin de me regarder que tu sais que je suis mieux…! commença Rei, sur un ton enjôleur.

-Tobbogan! s'écria-t-il, alors qu'elle avait à peine commencé à poser son corps au sien. To… Tobbogan…!

C'était le mot de sauvegarde. Il jetait l'éponge. Il n'était pas assez fort psychologiquement ni physiquement pour supporter ce genre de chantage.

Étrangement, Rei ne cessa pas de jouer et posa ses lèvres sur sa bouche, Enji gardant les yeux fermés, se détestant de répondre à son baiser mais pleurant. Pleurant, humilié, déçu de lui-même, marquant ses poignets par la corde y étant encore attaché, acculé au mur. Pleurant parce qu'il sentait qu'il commettait un sacrilège.

Rei recula et parla avec sa voix naturelle.

-Hinata prévoyait faire l'amour avec toi. De la manière douce ou de la manière forte. Mais Rei Todoroki ne réussissait pas à rejoindre son mari, absent depuis des heures, son téléphone étant fermé.

Enji ouvrit les yeux, écoutant le scénario intégrant sa femme, à présent, étonné, tremblant, ayant presque envie qu'elle fasse bien finir les choses.

-Elle a dut demander à quelques gens de l'aider mais elle a trouvé par la banque la dernière utilisation de la carte de crédit de son mari. Une chambre au Love Hotel Parady City.

Rei se recula, ouvrit la porte d'entré et la claque. Elle semblait à présent furaxe. Elle appuya sur le sol et gèla littéralement un 50 centimètres cube du sol, là où était la serviette. Après quoi, elle alla fouillé dans son sac et se rhabilla avec un chandail long et des shorts, Enji faisant la moue.

« … J'imagine qu'elle ne veut pas m'avoir sauver à poil… » songea-t-il, avant qu'elle se précipite sur lui, se collant à nouveau sur son corps et son érection.

-Enji! Tu vas bien?! Elle t'a blessée?! Qu'est-ce qu'elle t'a fait?!

-Tout… tout va bien…, murmura-t-il, étant surpris mais soulager qu'elle aille prévue de le sauver elle-même, dans le scénario. Je… J'ai eu plus peur que de mal…

C'était étrange d'avouer cela, mais maintenant que c'était passé, c'était en résumé une expérience horrible, traumatisante, l'une des plus effrayantes qu'il n'avait eu.

Elle le serra dans ses bras, tremblante, comme s'il avait vraiment été en danger.

-Je regrette, Enji…! J'aurais voulu arriver plus tôt…! fit-elle, ne faisant pas de cas de ses poignets attachés.

Il prononça son nom, sa femme se recula et il l'embrassa langoureusement, passant une jambe autour de la sienne, la faisant rougir.

-… allons à la maison, Rei… Mais avant, détache-moi…

Elle tremblait, rouge, avant d'hocher la tête. Est-ce que ça avait été dure pour elle aussi, de le mettre dans une situation si humiliante?

Il avait des doutes. En tout cas, ils ne purent pas partir toute suite. Il l'embrassa de nouveau, la caressa, soulagée que ce soit de nouveau Rei.

Sa belle, douce et merveilleuse femme. Pas une névrosée l'aimant juste par son image, son titre, son Quirk. Sa Rei l'aimant avec ses défauts, son caractère emporté, ses qualités d'adulte.

Ils prirent une douche et s'embrassèrent encore beaucoup de fois. Il la monta sur ses reins, elle gémit en sentant son sexe rentré doucement en elle.

Elle donna de la voix, il se défoula un peu. Il lui en voulait encore pour tout ce qu'elle avait fait. Tout ce qu'elle aurait pu lui faire.

Étrangement, il était tellement allumé qu'il ne se satisfit pas d'une fois. Ou deux fois. Non, il fallut qu'il jouisse 5 fois et qu'il la caresse et la touche des heures, Rei tremblante, heureuse mais peut-être gênée d'une telle expérience.

Leurs vies sexuelles pouvaient être pimentées, mais après une telle journée, elle ne s'attendait pas qu'il la prenne comme si c'était de nouvelles lunes de miel. Ils restèrent couché là, dans les draps de satin, leurs corps se caressant encore, même dans leurs sommeils.

Enji fit un cauchemar sur cette Hinata, mais son rêve finit avec sa femme le sauvant et qu'il lui remettait sa médaille d'héros numéro 1.

Il se réveilla avec quelques sueurs, surpris de ce dénouement. Mais en sentant Rei juste à ses côtés, il écarta ses cheveux sur son front, le baisa et referma les yeux.

Peut-être que c'était un peu normal… Elle l'avait quand même sauvé d'un viol, même si c'était une criminelle imaginaire…

Il avait appris à ses dépens à ne pas la sous-estimer. Il se promit de ne plus la négliger mais de réfléchir à deux fois à ses étranges séances d'entraînements.