[tous les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer]
Bonjour et bienvenue
voici une petite histoire l'air de rien mais j'espère qu'elle vous plaira.
Elle est classée M pour une bonne raison donc évitez si vous avez moins de 18 ans.
Prologue
Un grognement s'échappa de ma gorge tandis que les ongles du vampire érafla ma peau au dessus de ma carotide. Il ne cherchait pas à me vider de mon sang, les éraflures qu'il venait de m'infliger n'était que superficielles. Il souhaitait simplement me prévenir qu'il n'hésiterait pas à le faire si je tentais quoi que ce soit. Il appuya un peu plus contre ma gorge et la surface rugueuse du tronc contre lequel il me tenait frotta derrière mon crâne. Ma côte me faisait souffrir à chaque respiration, elle avait été cassée par notre lutte qui venait de prendre fin.
« Ta meute ne vient donc pas t'aider ? Sourit-il. Tu as tant confiance en toi pour me prendre en chasse seul ?
Un grognement sourd lui répondit. Il me lança un regard courroucé en voyant que mon loup avait prit les rênes. Mes dents avaient maintenant l'air de crocs et il me maintint plus fermement le cou pour s'éviter une morsure fatale.
« Crois-tu qu'ils arriveront à temps pour te sauver ? En y pensant, la meute la plus proche vit plutôt loin d'ici.
J'étais un loup solitaire, je n'avais plus de meute depuis que j'avais quitté la mienne, une fois atteins l'âge adulte, à mes 16 ans, ça datait un peu. Bien évidemment, c'était un détail que je ne lui donnerai pas. On laissait croire aux vampires que notre espèce ne savait pas survivre seule, histoire qu'ils hésitent à tuer quand ils croisaient des solitaires. Le vampire fit passer sa main libre dans son dos et d'une vitesse incroyable, en sortit une dague d'argent qu'il me planta à trois reprises dans l'abdomen.
Je lâchai un râle de douleur m'échapper tandis que mon loup, affaibli, se terra dans mon esprit, mes dents redevinrent celles d'un humain. Le vampire disparut sans autre préambule, me laissant agoniser dans cette forêt où personne ne savait que j'étais. M'ayant blessé avec de l'argent, ma blessure n'allait pas guérir et je perdais trop de sang pour espérer rejoindre la ville par moi-même. Plus je bougerai, plus vite le sang coulera et plus vite je mourrai. Ça m'apprendra à jouer les héros.
Je fermai les yeux et soupirai. J'allais mourir lentement dans cette forêt mais au moins, personne ne me pleurerait. Ma femme venait de me quitter, elle n'avait pas très bien digéré la nouvelle quand elle a malencontreusement appris que j'étais un lycanthrope.
Je pouvais comprendre que ça avait un côté effrayant pour les humains, c'était pourquoi on le leur cachait et j'avais peut-être un peu traîné à le lui dire. Peut-être aurais-je dû le lui révéler avant le mariage ? Mais je ne pensais pas qu'elle aurait été si effrayée, elle était littéralement obsédée par les livres de fantasy à propos d'hommes-loups. Coup dur pour les fantasmes après le passage à la réalité.
Une jeune fille apparut devant moi, vu la vitesse, sa posture et le grondement qui sortait de ses mâchoires contractées, il s'agissait d'une vampire. Ses lèvres vibraient en rythme de son grondement. Elle devait avoir environ 15 ans, les yeux bleu marine dont l'un était à moitié recouvert par une mèche de ses longs cheveux bruns. Elle avait les deux jambes pliées en arrière, ses deux mains au sol, maintenant le haut de son corps, elle était prête à se jeter sur moi.
L'odeur de mon sang semblait l'avoir attirée, elle était en chasse mais elle n'attaquait pas encore, semblant en proie à un combat intérieur. Elle ne pouvait pas faire la différence entre un lycan et un humain donc elle ne pouvait pas avoir peur que je riposte. Sauf si elle m'avait déjà croisé avant, transformé en demi-loup mais je ne me transformai jamais, même partiellement, sauf en cas de conflit direct avec un vampire ou un autre lycan.
Son grondement cessa, ses traits sauvages disparurent pour laisser place à un visage d'ange. L'innocence incarnée dans le corps d'un vampire. Voyez-vous donc. Si les vampires ne pouvaient pas deviner notre nature, nous, nous pouvions les flairer et cette fille sentait exactement ce que devrait sentir une humaine. Ce qui me laissa perplexe.
Elle s'agenouilla plus près de moi, sans contrôler sa vitesse et regarda ma blessure en fronçant les sourcils. Elle s'essuya les deux mains contre son jean sale, quelques peu déchiré par endroit puis tira sur mon t-shirt. Elle le déchira pour exposer ma blessure à sa vue, son regard s'assombrit et je savais que ma mort arriverait plus tôt que je ne l'avais prévu. J'étais trop faible pour me défendre.
« Je m'appelle Edward, je suppose qu'il est venu le temps de faire les présentations puisque je suis sur le point de mourir.
Elle ne fit aucun geste ni eu aucune réaction qui m'indiqua qu'elle m'avait entendu. Elle examinait ma blessure avec concentration. Finalement, elle leva sa main à sa bouche, la garda-là le temps, semblait-il, d'emplir sa bouche de venin puis lécha sa main du poignet vers ses doigts. Elle ne me laissa pas comprendre son geste et plaqua sa main contre ma blessure. Je contractai tous mes muscles en vue de la douleur qui allait me parcourir à cause du venin en contact de mon sang. Puis me détendis en me rendant compte qu'elle n'avait pas voulu me torturer. Je ne sentais que la douleur de sa main plaquée sur ma blessure. Le venin ne me faisait rien.
Ce qui n'était pas normal. Le venin, même s'il ne nous transformait pas, nous était toxique et nous laissait souffrir plusieurs jours, le temps que notre corps l'élimine, du moins, s'il n'y en avait pas assez pour nous tuer. La fille retira sa main et la tourna lentement pour en admirer le sang qui la recouvrait dorénavant. Elle en était subjuguée. Je bougeai légèrement mon bras et la fille se propulsa en arrière pour se trouver assise, recroquevillée contre un arbre, de l'autre côté du petit espace sans arbre dans lequel nous étions. Elle maintenait son poignet droit de sa main gauche et me gronda dessus avec un regard hostile. Ce qui recouvrait sa main était désormais son repas et j'allais mourir si j'essayai de lui reprendre. Je ne fis aucun geste pour lui signifier que je ne chercherai pas à ravoir le sang qui était sur sa main. Une fois qu'elle fut sûre que je n'allais pas l'attaquer, elle entreprit de la lécher dans le même sens que précédemment, sa langue récoltant le sang sur son passage et elle recommença.
Quand je repris connaissance, je me rendis compte en premier lieu que j'avais perdu connaissance. Dans un second temps, je remarquai qu'un feu de camp avait été fait pas très loin de moi. Un sac de voyage noir sali de terre avait été posé de l'autre côté du campement, il était ouvert et je voyais quelques ustensiles de cuisine et la jambe d'un jean dépasser de l'ouverture. La fille avait disparu, aussi je ne savais pas si quelqu'un d'autre était venu puis reparti chercher de l'aide ou si c'était elle qui avait ce feu.
J'eus très vite la réponse. Elle réapparut de sa vitesse vampirique que j'arrivai à suivre sans mal. Buvant à même le cou d'un lapin mort qu'elle maintenait plus haut que sa bouche afin que le sang coule totalement. Elle avait un autre lapin, mort lui aussi, dans son autre main. Je pouvais l'admirer plus en détail. Elle n'était pas très grande, environ 1m65, à vue de nez. Très fine, ses muscles étaient tout de même un peu dessinés. Ses longs cheveux lui arrivaient à mi-dos et ondulaient de ses épaules à ses pointes. Elle portait un débardeur noir, lâche par dessus une brassière qui lui maintenait la poitrine. Le bas du débardeur était plus serré autour de sa taille, lui donnant un aspect ample et laissait une large lisière de peau entre celui-ci et son jean maintenu par une ceinture usée. Son jean bleu clair était usé et déchiré au niveau de sa cuisse droite et de ses chevilles, elle portait des converses noires aux pieds, usées elles aussi.
Elle abaissa le bras qui maintenait le lapin qu'elle buvait en hauteur et jeta ses deux proies près du feu.
« Je peux savoir pourquoi je suis toujours en vie ? Lui demandai-je tandis qu'elle se dirigeai vers le sac noir. Non, pas que j'en sois mécontent mais... je suis curieux, simplement.
Elle sortit un couteau du sac et je me tus. Peut-être aurais-je mieux fait de ne rien dire ? Elle s'assit en tailleur devant les lapins, à une bonne distance de moi, en prit un et commença à le dépecer. Rassuré, je continuai :
« Tu as goûté mon sang, tu as dû comprendre que j'étais un lycan, non ?
Rien. Aucune réaction de sa part. Je me demandai si elle n'était pas sourde parce que même si elle parlait une autre langue, elle aurait dû avoir ne serait-ce qu'une réaction à mes paroles. Elle venait de finir de retirer la peau du lapin, elle prit une tige en métal qui était déjà dans le feu et embrocha le lapin avec, qu'elle remit dans le feu pendant qu'elle s'occupait du deuxième cadavre.
« Je m'appelle Edward... mais ça, je l'ai déjà dit, je crois. Edward Cullen. Si tu attends ma meute pour me tuer, sache que j'aurais déjà perdu tout mon sang avant qu'ils n'arrivent, ils le savent... donc ils ne viendront pas.
Chaque loup d'une meute était en quelque sorte en réseau avec leur alpha, celui-ci pouvait avoir accès à nos sens ou nos pensées selon ce qu'on voulait lui partager. Étant solitaire, je n'avais pas cet avantage, n'ayant pas d'alpha mais c'était une information que je ne voulais pas qu'elle sache. J'ignorai encore pourquoi elle traînait près de moi et me gardait en vie. Cela dit, j'étais télépathe, je pouvais entendre les pensées des personnes près de moi du moment qu'ils se concentraient sur ce qu'ils pensaient mais la vampire ne semblait se concentrer sur rien d'autre que ce qu'elle faisait.
« Tu es sourde, je me rends bien compte. Je ne vais donc pas me gêner pour te raconter n'importe quoi parce que je m'ennuie terriblement... Ma femme m'a quitté, tu sais, parce que je suis un loup. Elle est fan des histoires d'hommes-loups et autres lycanthropes mais c'est seulement dans les livres, visiblement. On s'était marié genre, y a trois mois, mon loup n'était pas très content parce que... et bien, elle n'est pas sa compagne mais combien de loups rencontrent leur compagne ? Au final, il s'y est fait.
Je haussai les épaules.
« Elle a découvert que j'étais un loup en plein acte sexuel, je ne devrais pas t'en parler, il est clair que tu es mineure et que tu as la moitié de mon âge, du moins, physiquement, mais comme tu es sourde... je ne pense pas que ça te pose de problème. D'habitude, on le fait toujours en... euh... tu sais, moi derrière elle et elle à quatre-patte. Comme ça, elle voit pas mon visage changer quand je n'arrive pas à contrôler mon loup et qu'il surgit. Cette fois, elle avait voulu le faire dans l'autre sens alors... elle a découvert ça alors que j'étais en elle, elle a paniqué et m'a foutu à la porte en me traitant de pervers.
Je soupirai au souvenir.
« Mais bref, je suis content de pouvoir t'en parler sans que tu ne comprennes rien parce que j'avais besoin de me confier et ça aurait été terriblement gênant de le raconter à quelqu'un qui me comprendrait.
Elle sortit le lapin qui avait cuit dans le feu, elle le retira de la tige et embrocha le deuxième dépourvu de sa peau pour le cuire, lui aussi. Elle se leva, sortit un ramequin de son sac, se rassit au même endroit. Elle découpa le lapin en morceaux puis elle en remplit le ramequin. Au final, il s'agissait de deux ramequins emboîtés l'un dans l'autre puisqu'elle les désassembla pour poser celui qui était rempli entre elle et moi, puis elle le poussa doucement vers moi, en faisant attention à mes gestes.
J'attendis qu'elle s'éloigne pour le prendre et pris un morceau de mes doigts pour le manger. La saveur de la viande brûlée fut une bénédiction pour mes papilles. Cela sembla redonner des forces à mon loup qui se réveilla, tous ses instincts en alertes. Il ne sentait pas de vampire et ne voyait devant lui qu'une fille qui découpait un lapin brûlé mais il savait qu'elle était un vampire puisque je le savais. Il cherchait l'explication. Je le maintins à mi-chemin entre la surface et le fond de mon esprit afin qu'il puisse surveiller à loisir ce qu'il se passait sans qu'il ne puisse prendre le contrôle et tenter quelque-chose d'absurde comme attaquer la vampire alors que j'étais affaibli.
« Merci pour le lapin, j'adore.
Elle rempli l'autre ramequin des morceaux restants du lapin, je crus d'abord que ça serait pour plus tard mais elle amena le ramequin contre elle.
« Attends, tu peux manger de la viande ? M'étonnai-je.
Elle me lança un regard amusé, piqua un morceau entre ses doigts et le ramena à sa bouche. Elle referma ses lèvres sur le morceau dans un sourire moqueur. Elle m'entendait et comprenait totalement ce que je disais depuis le début.
Putain, j'avais raconter l'histoire avec mon ex.
« Oh mon dieu, tu comprends tout ce que je dis ! M'effarai-je.
Elle laissa sortir un rire silencieux entre deux morceaux.
