Disclaimer : The Big Bang Theory est l'oeuvre de Chuck Lorre et de Bill Prady.

Résumé : Quand Amy peut enfin mettre un mot sur ce qui régit sa vie depuis l'enfance, elle se sent libérée d'un grand poids. Pouvoir le nommer lui fait comprendre qu'elle n'a jamais été bizarre.

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord « L'Asile des Méchants» du 08/09/2021 sur le thème des découvertes ! Découverte n°1 : Votre perso découvre qu'il est asperger

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : Quatre aspects d'Eduard Einstein : Cerveau : Ecrire sur un savant ou écrire sur un professeur

Un mot sur des maux

- Pourquoi tiens-tu à te faire diagnostiquer, Amy ? Tu n'es pas malade ! C'est le monde qui ne tourne pas rond !

Les mots de Sheldon, bien que maladroits, la réconfortent un peu. Mais s'il est dans le déni à propos de sa propre santé mentale, une chose qui ne semble d'ailleurs pas le déranger ou affecter son bonheur, Amy ressent la chose différemment. Soutenu par sa mère, élevé dans l'amour et ayant confiance en lui depuis presque toujours, il n'a jamais éprouvé ce qu'elle a éprouvé pendant des années. Elle a observé les autres enfants, étudié comment ils se comportaient pour mieux les comparer à sa propre manière d'agir. Et pendant longtemps, elle a cru être différente oui, mais dans le mauvais sens du terme. Elle s'est crue étrange, bizarre et le rejet de ses pairs n'a fait que confirmer cette impression. Même pour une fillette, son besoin de routine était énorme. Encore aujourd'hui. Elle ne s'était jamais fait aucun ami. Elle avait du mal à comprendre les autres en fait. Ses loisirs étaient alors ses seules échappatoires. Quand elle était adolescente, son envie d'être spécialisée dans l'étude du cerveau résultait d'un désir de découvrir ce qui clochait dans le sien...

Et aujourd'hui, on la libère.

Aujourd'hui, on la gracie.

Devant le psychologue qui la reçoit, elle ne peut s'empêcher de fondre en larmes, une vision à laquelle il doit être habitué puisqu'une boîte de mouchoirs est présente sur le côté de son bureau.

Elle n'est pas bizarre.

Son cerveau n'a aucune anomalie.

Elle est simplement atteinte d'une forme d'autisme : Asperger.

Pouvoir enfin mettre un nom sur ce qu'elle a vécu pendant plus de trente ans est aussi jouissif que rassérénant. Elle n'est pas une extraterrestre. Elle n'est pas inhumaine. Elle n'est pas malade. Elle est simplement Asperger. Elle va pouvoir enfin découvrir ce qui se cache dans les zones d'ombre de sa psyché et ainsi, en apprenant à se connaître, à se connaître réellement, elle va aussi pouvoir s'aimer davantage, une mission déjà bien en route grâce à son mari et à ses amis, mais une mission qu'elle doit aussi poursuivre par elle-même et pour elle-même. Quand elle quitte le cabinet, il lui semble que le soleil est soudain plus éclatant.

FIN