Bien le bonjour chers lecteurs ! J'aimerais déjà vous remercier pour venir jeter un petit coup d'oeil à ma fanfiction. Il y a quelques années je l'avais déjà publié. Mais je n'avais pas visiblement l'âge et la patience pour prendre un main un tel travail qu'est d'écrire une fanfiction. C'est pour cela que je suis de nouveau ici et que je vous la propose, avec une remise à niveau ! Cependant je vous avertis d'avance qu'il doit y avoir quelques fautes ou parfois des oublis de mots, car je ne suis pas un robot, mais bien une humaine! J'essaie de faire mon maximum pour les éliminer mais ce n'est pas encore gagné.

J'espère sincèrement que mon histoire puisse vous plaire et qu'elle vous apporte un bon petit moment de détente.

P.S : Dans cette histoire, je permets aux professeurs de transplanner dans Poudlard. Je SAIS que ce n'est pas possible techniquement, mais je fais ce que je veux x).

Bonne lecture !


La sonnerie du réveil résonna contre les murs de la chambre, tandis qu'une jeune fille peinait à relever le visage de son oreiller. Tout le monde connaît cette sensation de fatigue incommensurable. Généralement le regret arrive rapidement sur l'instant présent, mais la manie de nous coucher tard revient à coup sûr le soir même.

Cette fois-ci, celle qui le vivait n'était autre qu'Elise. Tout ce qu'elle désirait, était de s'enliser dans son lit et de ne plus jamais en sortir un seul orteil ! Si elle en avait le pouvoir, elle voudrait bien aller en cours avec lui. Pourquoi devrait-on toujours se priver des bonnes choses ? Malheureusement, cela en était impossible pour elle.

D'ailleurs n'allait-elle pas être en retard à ses cours ? En retard en quoi précisément ? Philosophie. Aucune importance ! Enfin...Elise ne partageait pas le même avis que sa mère sur cette question. Elle pouvait déjà deviner son regard accusateur sur sa personne. D'un grognement elle se donna la force nécessaire de se lever. En quelques minutes elle était habillée d'un tee-shirt simple noir et de son incontournable jean lâche. Après un petit détour à la salle de bain, ses dents étaient pimpantes et ses longs cheveux coiffés en une queue de cheval. Quelques mèches rebelles se pavanaient sur le coin de son visage, Elise avait déjà abandonné l'idée de les soumettre. Avec son sac à dos sur les épaules, sa pochette à dessin sous son bras et son casque sur les oreilles, elle était enfin prête.

En descendant au salon, elle rencontra immédiatement sa mère. Celle-ci était déjà en face de son ordinateur, à taper sur son clavier sans une seule pause. Pourquoi être débout si tôt ? Parce qu'elle était à son lieu de travail. En effet, la mère d'Elise travaillait dans l'écriture. Un travail envisageable quand on possède assez d'imagination est un vaste vocabulaire. Mais la réelle difficulté se trouvait dans la recherche d'une maison d'édition, qui accepterait de publier ses histoires et bien entendu de se faire connaître par les lecteurs. Pourtant sa mère ne s'était pas inquiétée un seul instant de ces détails. Elle avait écrit son histoire de son côté et l'avait envoyé à la maison d'édition qu'un ami de longue date qu'il avait monté quelques années auparavant. Il l'a reçu chaleureusement et lui proposa de publier son roman. Que de chance penserez-vous.

Elise passa juste derrière-elle en essayant de faire le moins de bruit possible. Sa mère ne prit pas la peine de se tourner vers elle pour l'interpeller.

« On ne dit pas bonjour à sa mère, rigola-t-elle.

_Tu étais bien trop occupé à écrire, je ne voulais pas te déranger pendant que tu bosses.

_Tu sais très bien que ça ne me dérange pas. Ta voix est un peu cassée, tu devrais prendre une pastille pour la gorge. Et ne pars pas sans manger !

_Je n'ai pas le temps, on verra bien demain matin, fit Elise en se dirigeant vers la porte d'entrée

Une tatane vola dans la pièce et frôla de peu l'adolescente. C'est avec un air offusquée qu'Elise la ramassa

_T'es sérieuse là ? Une tatane ? Gronda-t-elle en pointant ladite chaussure vers sa mère

_Il est juste hors de question que tu quittes cette maison sans avoir mangé.

Elise leva les yeux aux ciel, désespérée de son comportement. Elle aperçut une pomme qui trônait dans un coin de la cuisine. Elle la prit et croqua dedans tout en la montrant fièrement à sa mère.

_J'y vas, bisou à ce soir.

_Fais-moi ce fameux bisou.

_Maman ! Je vais rater le bus par ta faute si ça continu ! As-tu oublié qu'il passe que toutes les deux heures. Surtout que tu as eu la merveilleuse idée d'aller habiter au sein d'une forêt en n'ayant aucune voiture !

_On en a déjà parlé ! L'environnement de la forêt me détend et me donne beaucoup d'idées. C'est notre gagne-pain !

_Oui oui bien-sûr. Bon je dois vraiment partir, bye. Elle n'attendit pas une seconde de plus et ouvrit la porte.

_Je t'aime Elise !

_Je t'aime moi aussi.

Elle referma la porte derrière-elle, passant par le perron pour rejoindre le petit chemin qui la mènera jusqu'à son arrêt de bus. Dans sa précipitation Elisa n'avait pas pu entendre la dernière phrase que prononça sa mère.

_Bonne chance ma fille...Prononça-t-elle dans un murmure.


La musique avait le pouvoir de la transporter ailleurs. Elle en avait bien besoin pour supporter le chemin qu'elle empruntait depuis bientôt quatre mois. L'arrêt de bus en question se trouvait à quelque kilomètres de chez elle. Leur maison se situait au beau milieu d'une forêt inhabitée à pars autre qu'elles-mêmes. Sa mère avait décidé du jour au lendemain de venir vivre ici, ceci afin de « laisser son imagination prendre le contrôle ». Elle avait déjà fait construire la maison avant de lui en avoir parlé, Elise était toujours mise au courant à la dernière minute, une fâcheuse habitude de sa mère. Le fait d'habiter dans un endroit si sauvage n'enjouait pas tellement la jeune fille. Le seul moyen de retrouver un minimum de civilisation, était de prendre un bus qui passait que très rarement à son arrêt. Elise pouvait déjà être heureuse par la présence de ce bus, sans lui, elle serait coincée là-bas à longueur de journée.

Sa marche pour se rendre à l'arrêt équivalait à environ une quinzaine de minutes. Cela ne la dérangeait pas, puisqu'elle aimait beaucoup marcher. Au moins son amour pour la marche pouvait être pleinement satisfait à travers ce décors. Pendant les dernières vacances, elle put se promener dans la forêt. Sa musique l'accompagnait et son carnet à dessins était aussi de l'aventure. Elle se trouvait des coins à dessiner, profitant pleinement de la nature qui l'entourait.

Elle dégustait sa pomme avec gourmandise tout en marchant. Alors qu'elle était en train de la terminer, sa chanson venait de s'arrêter, une prochaine allait se lancer. Quand, tout à coup, elle entendit des pas derrière elle.

Son cœur cessa de battre pendant un instant. Elle faillit s'arrêter sur le coup et se retourner, mais en une fraction de seconde elle se reprit. Comment pouvait-elle être sûre que ce n'était pas un animal ? Le bruit, il avait été trop fort pour le corps d'un animal et puis un animal sauvage n'aurait jamais l'idée de se mettre en danger ainsi. Il n'y avait pas de doute à avoir, quelqu'un la suivait. Elle fit comme si elle n'avait pas remarqué la présence de l'inconnu et continua à marcher.

Tout se passa très rapidement.

Elle compta jusqu'à trois puis fonça sans se retourner dans les profondeurs de la forêt. Sans qu'elle ne puisse expliquer comment, un rayon de lumière passa tout père sa tête pour finir sa course contre un arbre. Ce rayon avait rongé l'écorce du pauvre arbre jusqu'à en percer un trou. Par simple réflexe elle tourna quelques secondes son visage vers son assaillant. C'était un homme recouvert de noir de la tête au pied. Il portait un masque blanc représentant un crâne. Et dans sa main droite il tenait un bâton qu'il pointait dans sa direction.

Dans sa course elle abandonna sa pochette à dessin qui était gênante pour courir. Intérieurement il eut un petit pincement au cœur en la laissant, mais c'était soit sa pochette soit elle, le choix était vite fait !

Elle zigzaguait entre les arbres, les attaques de l'homme au masque fusaient dans sa direction, la manquant de peu à chaque tentative. Ses jambes augmentèrent la vitesse, ce petit jeu de course poursuite commençait sérieusement à l'épuiser, ceci avait assez duré. Quand elle pensa enfin l'avoir semé, un des rayons toucha la semelle de sa chaussure. Le choc la fit tomber en avant, la projetant dans un roulé boulé sur le sol jonché de pierre et de racines. Malgré le dessous de son pied blessé et de ses jambes épuisées, elle se releva immédiatement sans faire attention à la douleur. Ses bras étaient recouverts d'égratignures, des gouttes de sueur coulaient le long de son front. Ses cheveux étaient complètement en vrac et ses habits étaient déchirés à quelques endroits. Sa course repartie de plus belle, la peur lui broyait le ventre la poussant dans ses retranchements. Elle essayait tant bien que mal à trouver une échappatoire.

Droit devant elle, les arbres semblaient de moins en moins dense. La possibilité que ça l'amène à la sortie de la forêt était sa seule option pour survivre. Avec ses dernières forces elle continua de courir. L'homme avait réussi à la rattraper, il était plus qu'à un petit mètre d'elle, il allait bientôt l'atteindre. Dans un geste désespéré, Elise mit sa main en travers pour le repousser. Il allait de nouveau utiliser ses rayons, quand des racines s'enroulèrent autour de ses jambes, le faisant tomber. Elise était bien trop préoccupée par sa fuite pour remarquer ce qu'il venait de se passer.

Après quelques foulées, elle atteignit enfin la fin de la forêt. Elle continua à avancer sans trop regarder où elle allait. Mais son corps arriva à sa limite et s'écroula dans l'herbe. Dos contre le sol, elle pouvait enfin reposer son corps exténué. La douleur se faisait enfin ressentir, lui faisant regretter l'adrénaline.

Elle tourna sa tête vers la forêt et vit l'homme debout près des arbres, il n'approchait pas, il faisait que de la fixer. Au lieu de terminer de la chasser, il se retourna et s'en alla à travers les arbres.

Un rire nerveux sorti de sa bouche. Il prit de l'envergure, des larmes apparaissaient aux bords de ses yeux. Ces larmes représentaient son soulagement, mais aussi de souffrance. Le ciel au-dessus d'elle était d'un bleu azur, quelques nuages vagabondaient sans but. Ne plus bouger arrivait à soulager son corps. Elle contemplait le ciel, la brise matinale caressait son faciès. Le vide avait élucidé domicile dans son esprit. Ceci dura jusqu'à qu'une vision de sa mère se faisant agresser par ce fou la réveilla.

Elle essaya tant bien que mal de se relever, elle pouvait à peine tenir sur ses genoux. Il fallait impérativement qu'elle y arrive, sa mère courrait un grand danger. Si elle n'agissait pas, qu'est-ce qui allait bien se produire ?...

La panique qui venait de refaire surface lui déchirait le cœur. Elle sortit son portable pour appeler la police, mais elle n'avait pas de réseau, le vide total.

Pour la première fois elle regarda autour d'elle depuis qu'elle était sortie de la forêt. Elle put voir à une centaine de mètre un immense château. Il était d'une taille assez impressionnante et son ancienneté se devinait aisément. Une pensée la traversa. Il y avait beaucoup de chance qu'il ne soit pas habité. Mais avait-elle le choix ? Le trajet pour s'y rendre était ridicule comparé à celui qu'elle venait de subir.

C'est avec les plus grandes peines du monde qu'elle se mit sur ses deux jambes crispées. Chaque pas lui arrachait un gémissement. Cependant, la douleur qu'elle ressentait n'était rien face à l'idée de perdre sa mère.

Son imagination lui montrait le corps de sa mère, sans vie, baignant dans son sang, son visage figé sur une expression de souffrance. Ce qu'elle voyait la poussait à avancer, pour que cela ne devienne pas réel. Pendant son parcours elle dépassa les grilles d'une immense portail, fait d'acier et renforcé par deux colonnes de marbre. Elle se dirigea vers ce qui s'apparentait être l'entrée. Elle se retrouva devant des portes en bois mesurant vingt fois sa taille. Elle toqua, mais personne ne vint. Elle retoqua une deuxième fois et cria à l'aide. Mais encore une fois aucune réponse. Ses forces l'abandonnèrent et elle se retrouva à genoux devant elles. Avec des poings fermés, elle tambourina contre le bois. Hurlant sa détresse.

Au bout de quelques secondes, ce fut la colère qui prit le dessus. Si son corps en avait été capable, elle aurait bien aimé les défoncer par la force. Par un grand hasard, un clic se produisait, les portes venaient de se déverrouiller. Elle ne chercha pas à comprendre et rentra à l'intérieur comme une furie boiteuse. Il n'y avait pas âme qui vive dans le hall. Il y avait de nouveaux des portes devant elle. Cette fois-ci, elle pouvait entendre des voix de l'autre côté de celles-ci. La chance lui souriait enfin ! Sans réfléchir, elle voulut rentrer dans cette salle inconnue. Elle poussa une des portes, cette saleté pesait une véritable tonne ! Elle maudissait celui qui avait décidé de donner un poids si ridicule à une simple porte. La tentative du toquage ne marcha pas, il y avait l'air d'avoir trop de bruit de l'autre côté pour qu'on puisse l'entendre. Pourtant Elise ne se gênait pas pour tambouriner et gueuler de toute ses forces.

La situation en devenait réellement dramatique. Les seules personnes qui pouvaient lui venir en aide se trouvaient juste derrière cette foutue porte. Elle pouvait entendre dans sa tête le bruit des aiguilles d'une horloge. Le temps ne cessait de s'écouler, il ne lui en restait presque plus. Dans un cri de rage elle plaqua ses paumes contre la porte et la poussa avec ce qu'il lui restait comme énergie. Ses jambes tremblaient dangereusement, il ne faillait pas longtemps avec qu'elles lâchent. Cela ne l'arrêta pas pour autant, la vie de sa mère était bien plus importante. Elle put la sentir bouger de quelques millimètres. Un nouvel espoir parcourra son corps. Seulement, ce sentiment ne lui suffit pas à l'ouvrir, ses jambes avaient craqués. Malgré quelle soit de nouveau au sol, elle s'interdisait d'abandonner, elle continua à pousser tant bien que mal. Un cri sortit de sa gorge, bien plus fort que ceux qu'elle avait puis crier auparavant. Ce cri débloqua quelque chose en elle, une chose qu'elle n'aurait jamais pu soupçonner.

Une soudaine force traversa ses bras. En une pression la porte s'ouvrit avec violence. La porte claqua contre le mur intérieur. Elle venait enfin d'y arriver. Un sourire apparu sur son visage luisant de sueur, elle découvrit une immense pièce dont le plafond pouvait bien atteindre les cieux. Les vitraux laissaient passer la douce lumière du soleil, elle éclairait des longues tables qui prenaient un bonne partie de la place. Sur ces fameuses tables, se trouvait des adolescents de tout âge confondu. Au fond de la salle il y avait un table plus petite qui accueillait des adultes.

Elle fut coupée dans son observation quand elle remarqua que tout le petit monde la fixait étrangement. Tout d'un coup les quelques adultes se levèrent et sortirent chacun leur tour un bâton. Elle fit directement le lien avec celui de son agresseur. Dans son esprit, deux options se sont présentées à elle.

Option numéro une : Essayer de négocier et d'expliquer calmement son cas.

Option numéro deux : Prendre la fuite.

La vue de ces dits bâtons fut un argument qui prit une grosse ampleur dans sa décision. Ce fut sans surprise qu'elle se décala et décampa le plus vite possible sur ses genoux. Elle ne pouvait pas faire marche arrière car la porte s'était refermée, elle n'aurait pas le temps de la rouvrir. Tout ce qu'il lui restait, c'était la quarantaine de marches qu'elle vit sur sa droite.

S'il existait un Dieu, celui-ci devait être bien sadique de lui faire monter ces escaliers alors qu'elle était dans un l'état d'un zombie estropié !

De nouveau la peur l'emporta sur sa condition, elle se démerda comme elle pouvait avec ses bras et ses jambes pour monter les marches. Derrière-elle on pouvait entendre le bruit de chaises brusquement poussés, accompagné par celui de pas précipités. Pendant qu'Elise se tuait à s'échapper, elle remarqua que certains escaliers bougeaient, en réalité, il y avait juste beaucoup trop ! Rapidement sa nouvelle énergie l'abandonna et elle dû s'arrêter à un des nombreux étages du château. Elle rampa du mieux qu'elle put vers un coin sombre. Ses chances de ne pas être vu étaient minces, elle les entendait, ils allaient bientôt arriver à son niveau.

Par désespoir elle ferma ses yeux. Qui ne préférerait pas abandonner quand on sait qu'il n'y a plus aucune chance de réussite ? La sensation de son incapacité la rendait folle. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était de pouvoir sauver l'être qu'elle aimait le plus au monde.

Le touché d'un bâton sur son front la sortie de sa rêverie. Ses yeux s'ouvrirent et fixèrent le malotru qui avait osé la trouver. C'était un homme habillé d'une longue robe noir, avec une cape sur ses épaules de la même couleur. Il arborait un nez crochu qui avait dû être cassé plusieurs fois au vue de sa forme. Ses cheveux étaient mi-longs et d'une graisseur à faire pâlir une friteuse. Il possédait des lèvres si fines qu'elles en devenaient imperceptibles. Il avait tout pour la repousser, mais quelque chose chez cet inconnu attira Elise. Ses yeux onyx la transperçaient littéralement, ils possédaient un telle profondeur que cela en était presque gênant. Son visage tout entier manifestait son dédain envers sa personne. Certes, elle n'était pas dans son meilleur état, mais quand même !

« Qui êtes-vous, lui demanda-t-il d'une voix froide.

_Enlevez votre satané bout de bois de mon front sinon je vous le fais bouffer.

Elise n'avait pas la possibilité de beaucoup bouger, mais sa niaque légendaire ne s'était pas pour autant envolée ! Et cet homme était loin de pouvoir la faire se soumettre. D'un mouvement lent, il se baissa jusqu'à sa hauteur et positionna son bâton sous son menton pour le lui relevé. Ils étaient très proche, Elise aurait pu se noyer dans son regard.

_Vous n'êtes pas en état de faire quoi que ce soit. Je vais me répéter. Qui. Êtes. Vous. Dit-il de sa voix tranchante.

_Moi je ne suis pas capable ? Il ne fallait pas me chercher.

D'un effort surhumain elle lui administra un coup de pied magistral dans ses boules de Noël. Il s'écroula contre le mur sous la douleur, les mains sur ses parties. Par chance, Elise put lui dérober son arme et la pointa contre lui.

_Alors Monsieur, on disait quoi ?

_Je vais vous le faire regretter sale peste !

_Que de vulgarité ! On ne vous a pas bien élevé à ce que je vois. Il faut d'abord se présenter avant de demander en retour. C'est la base, ignare.

D'autres adultes arrivèrent en renfort pour découvrir le fameux professeur Rogue en train de se tenir ses parties génitales. Ils voulurent aider leur collègue, mais Elise se remit sur ses pieds, continuant de pointer Severus.

_À votre place, je n'avancerais pas. Sauf si vous voulez que je lui explose la cervelle.

Un homme s'avança plus que les autres, il portait une robe colorée et des lunettes en forme de lune. Tout ceci accompagné par une longue barbe blanche. Le côté Merlin l'enchanteur ne passa pas inaperçu aux yeux aguerris d'Elise.

_Jeune fille, je pense qu'il y a un certain malentendu entre nous. Si vous lâchez cette baguette, nous pourrions discuter autour d'un thé pour éclaircir cette histoire.

_Vous rigolez ? C'est vous qui ne m'avez pas laissé le temps de m'expliquer ! Vous aviez sorti vos bâtons ! Si vous vous voulez vraiment parler, alors rangez-les !

_Bâtons ? Questionna une homme tout petit

_Albus, serait-ce, débuta une femme au chapeau pointu

_Comment une moldu aurait pu rentrer dans le château, elle ne devrait pas pouvoir le voir. Prononça un très grand monsieur, grand est peu dire.

_Je ne comprends rien à votre charabia, je ne suis pas venu ici pour foutre la zizanie. Alors écoutez-moi, cria presque Elise qui était sur le point de craquer psychologiquement.

Merlin s'approcha un peu plus, le bras en avant en geste d'apaisement.

_On va tous s'expliquer, tout le monde baissera sa baguette, y compris vous, d'accord ? Proposa-t-il en mettant son bâton dans sa poche.

Elise avait du mal à se résigner à lâcher sa seule arme. Après quelques regards méfiants, elle l'abaissa. Elle donna la baguette au vieux Merlin qui la remercia d'un simple hochement de tête.

_Qu'allons-nous faire d'elle Albus ?

_J'ai un prénom vous savez !

_Mais vous ne nous avez pas donné le plaisir de nous le dire, cracha monsieur cheveux-gras en se relevant.

_Je suis Elise Tiberg.

À l'annonce de son nom de famille, les yeux d'Albus s'illuminèrent, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. La vieille femme fut légèrement choquée par la nouvelle de son identité.

_Et que nous vaut votre visite dans notre école Miss Tiberg ?

_Je suis ici pour chercher de l'aide, ma mère est en danger ! Un homme habillé de noir et d'un masque blanc m'a poursuivi jusqu'ici. Il est retourné dans la forêt, j'ai peur qu'il soit allé attaquer ma mère. Pitié, je vous en prie, il faut qu'on prévienne la police, qu'on aille l'aider ! Elise venait de prononcer cette tirade en s'accrochant à l'habit d'Albus, le regard suppliant.

_Minerva, Filius, pouvez-vous aller voir Amanda pour vous assurer que tout va bien ?

_On y va tout de suite Albus, s'exclama la vieille dame

Le petit monsieur acquiesça de la tête pour donner son approbation. Tous les deux disparurent dans un flash de lumière. Elisa eut un bug cérébral. Ses yeux papillonnèrent plusieurs fois, peut-être qu'elle était en train de rêver sans s'en rendre compte. Albus était attendrie par sa mimique ébahie.

_Miss Tiberg, je me présente, je m'appelle Albus Dumbledore, le directeur de cette école. Je suis un ami de votre mère, mes collègues sont allés voir comment elle se porte. Hagrid va vous conduire jusqu'à l'infirmerie pour vous faire soigner.

_Mer...Merci. C'est tout ce qu'elle pouvait sortir après ce trop-plein d'informations.

_Bien, nous aurons une discussion quand vous serez remise de tout ça. »

Dumbledore...Ce nom, elle le connaissait. Son regard dériva sur monsieur cheveux gras qui n'arrêtait pas de la fusillait du regard. Son apparence si précise ne lui était pas inconnue, l'endroit lui-même lui disait quelque chose. Mais d'où pouvait-elle les connaître ?

Le directeur sourit une dernière fois à Elise et la laissa aux beaux soins d'Hagrid. Juste avant que ce grand monsieur puisse l'approcher, le professeur Rogue se précipita sur Elise. Il se pencha et lui murmura cette phrase à l'oreille :

« Je vous apprendrai à me craindre, soyez en sûre, je vais vous briser. »

Sa voix roque au creux de son oreille lui fit comme l'effet d'un électro-choc. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'il s'était déjà éloigné d'elle, disparaissant dans un autre couloir.

Hagrid vint vers elle et l'aida en la prenant dans ses longs bras. Pour lui elle pesait comme le poids d'une plume. Pour détendre l'atmosphère il débuta une conversation qu'Elise continua avec plaisir.

« Que vous êtes légère Miss ! Il faut manger vous savez ?

_Mais qu'est-ce que vous racontez ? Je suis énorme ! Regardez mes petits boudins ! Elle prit la graisse de son ventre et les lui montra.

_Ce n'est rien tout ça ! Comment se fait-il que vous pensiez que vous êtes grosse ? Si vous voulez voir ce qu'est d'avoir des formes, je vous présenterai à une de mes cousines !

_Haha avec plaisir !

Ils rigolèrent ensemble pendant tout le reste du chemin. Quand ils furent arrivés à l'infirmerie, il la déposa délicatement sur un lit libre et appela l'infirmière.

_Pompom ! Vous avez une cliente, cria Hagrid de sa grosse voix.

Pompom sortir de derrière son bureau pour s'approcher de la blessée. Elle fronça quelque peu les sourcils en la voyant.

_Bonjour Miss ! Vous êtes nouvelle n'est-ce pas ? Je ne vous ai jamais vu dans l'établissement. Je m'appelle Madame Pomfresh...Qu'est-ce qui a bien pu vous arriver ma pauvre enfant ?!

_Elle vient d'arriver il y a quelques minutes, ne la brusquez pas trop. Monsieur Dumbledore veut qu'elle le retrouve dans son bureau quand elle sera de nouveau sur pied. Je vais vous laisser travailler, au revoir Miss !

_Au revoir Hagrid, merci de m'avoir porté jusqu'ici !

Il partit à ses occupations pendant que l'infirmière commença son analyse. Elle soigna tout d'abord les blessures les plus graves comme celle à son pied, le dessous de son pied avait était brûlé à cause du rayon. Ses jambes la faisaient toujours atrocement souffrir, elles n'étaient pas dans un bon état. En quelques minutes elle désinfecta toutes les blessures superflues qu'elle avait un peu partout sur son corps.

_Vous avez besoin de beaucoup de repos. Votre pied est dans un sale état et je ne parle même pas de vos jambes.

_Cela va pendre beaucoup de temps, s'inquiéta Elise

_Avec du repos, et l'application de la pommade sur votre pied, tout devrait rentrer dans l'ordre !

_Ouf ! Vous me rassurez, merci pour tout, remercia Elise en souriant à l'infirmière

_Mais de rien, c'est mon travail ! Pompom lui rendit son sourire.

Alors qu'elle était sur le point de se tourner pour ranger tout son attirail, Elise la retint en lui posant une question.

_Attendez ! Je voulais vous demander. Dans quelle école somme-nous ?

Pompom la regarda bizarrement mais lui répondit tout de même.

_Nous sommes à Poudlard, la plus grand école de magie de Grande-Bretagne ma chère. »

Elise ne répondit pas à Pompom. Elle se contenta de laisser sa tête en arrière contre l'oreiller. Elle fixa intensément le plafond.

Tous les noms des professeurs, les baguettes, les escaliers qui bougent, le fait qu'ils se soient volatilisé dans un flash, ses rayons...Ses sorts...Et cette école. Tout ceci venait de l'histoire que sa mère avait inventée.