Salut. J'espère que vous allez aimer ce que vous êtes sur le point de lire. Je n'ai pas encore tout écrit, mais dans l'idée, ce ne sera pas une très longue histoire. A voir. Bref, je vous souhaite une bonne lecture.
16 juillet 2004, aux environs de Colledimezzo, Italie, un camping un peu particulier
Un stade immense en pleine campagne. Des milliers de tentes qui l'entouraient. Des milliers de spectateurs arborant les couleurs de l'équipe qu'ils supportaient. Le drapeau tricolore français s'opposait aux croix de Saint-Georges anglaises. Nombre d'entre eux portaient sur l'épaule un balai, comme s'ils voulaient imiter ceux qu'ils allaient voir jouer dans quelques heures. C'était la finale de la coupe du monde de Quidditch.
On était en plein après-midi, le match ne commencerait pas avant plusieurs heures, mais l'ambiance était déjà à la fête parmi les supporters et certains semblaient n'avoir aucune difficulté à lever le coude ; d'ailleurs, cela ne faisait que jeter de l'huile sur le feu, renforçant les tensions déjà existantes entre les deux nations rivales.
Le directeur du département des jeux et sports magiques commençait sérieusement à envisager d'interdire purement et simplement la présence d'une seule goutte d'alcool aux alentours d'un terrain de Quidditch. Il venait de mettre fin à une rixe, encore, et il savait que ce n'était sans doute pas la dernière ; il craignait encore plus ce qui pourrait arriver après le match. Tout cela venait presque à le dégoûter du sport préféré des sorciers. Et pourtant, Harold Lynch avait lui-même été joueur et avait même eut l'honneur d'être sélectionné en tant que Poursuiveur de l'équipe nationale anglaise en 1990 et en 1994. Il n'avait jamais gagné et espérait bien que cette année marquerait la consécration de l'équipe anglaise.
— Alors patron, vous avez réussi à les séparer ? l'interpella l'un de ses employés.
L'homme en question était un roux très haute taille ; il l'avait rejoint et regardait la bouteille de Whisky Pur-Feu en morceaux qu'un français avait eu l'idée douteuse d'éclater dans le crâne d'un supporter adverse ce qui avait provoqué une bataille de poivrots enragés.
— Vous savez, Weasley, je crois que si je ne partageais pas leur amour du jeu, je serais déjà parti, déclara Lynch dans un soupir. C'est lors de ce genre d'événement que je regrette ces longues heures passées à trier de la paperasse au Ministère.
Le jeune homme à ses côtés avait les yeux écarquillés, il semblait ne pas comprendre comment il était humainement possible de préférer les dossiers ennuyeux tels que ceux traitant de la régulation de la taille des bavboules à la finale de coupe du monde de Quidditch.
— Et où est Salviano ? lui demanda son subalterne. Il ne devrait pas s'occuper de ce genre d'incidents ? nous ne sommes que ses invités, après tout.
Le directeur du département des jeux et sports magiques laissa échapper un léger ricanement.
— Il semblerait que mon homologue italien ait un certain goût pour la biture, si vous me permettez l'expression, qui a été vraisemblablement renforcé par la défaite de l'Italie en demi-finale. J'ose néanmoins espérer qu'il sera sorti du lit avant le début du match.
Les deux anglais avaient viré au cramoisi tant le soleil était resplendissant. Le plus vieux se demandait vraiment pourquoi le Comité avait choisi l'Italie. Lui n'aurait jamais soutenu pareille proposition ; à cet instant, la Suède lui semblait être une bien meilleure destination. Alors qu'il songeait à son inconfort, un Patronus en forme de grenouille interrompit ses pensées. L'amphibien ouvrit la bouche comme pour lui parler et laissa échapper une voix qui s'exprimait en anglais avec cependant un fort accent français.
— C'est bon, je me suis occupé des Moldus près de la zone de Portoloin. J'espère que ce n'est pas trop dur avec ces spectateurs enragés. Je vous jure que la prochaine fois que je vois Salviano, il se prendra mon poing dans la gueule ! Ah oui, j'allais oublier de vous le dire, une autre rixe a éclaté au nord du camping, je suis occupé plus au sud donc je vous laisse vous en charger. Bon courage !
Harold Lynch avait lui aussi la furieuse envie de passer ses nerfs sur Luigi Salviano, mais grâce à cet ivrogne incapable, il pouvait dorénavant dire que pour la première fois de sa vie il était tombé d'accord avec Armand Perrier, son très désagréable homologue français. Et dire qu'ils n'étaient censés que donner un coup de main… voilà que Perrier et lui se retrouvaient à prendre en charge toute l'organisation délaissée par leur collègue italien.
— Vous vous en rendez compte, Weasley ? encore du boulot…
Personne ne lui répondit. Surpris, il se rendit compte que son employé avait quitté son côté sans doute pendant qu'il prenait connaissance du message de Perrier. Il chercha donc le grand roux du regard, prêt à le réprimander quand son attention fut happée par l'agitation qui régnait à quelques mètres de sa position. Il se dirigea vers le groupe de curieux, persuadé qu'il allait encore une fois devoir séparer des poivrots. Néanmoins, il aurait préféré cela plutôt que de voir son employé sauter sur un homme d'une blondeur extraordinaire.
L'employé du ministère était devenu aussi rouge que sa flamboyante chevelure tandis que l'homme qu'il avait maintenant attrapé par le col arborait un rictus mauvais, le genre d'expression qui aurait poussé à bout un saint ; il contrôlait la situation, pas son adversaire qui pourtant l'immobilisait. Le blond l'avait provoqué et la couleur du visage de sa victime lui prouvait qu'il avait clairement atteint son but : lui faire péter une durite.
Harold Lynch était furieux. Comment Weasley pouvait-il oser se donner autant en spectacle, lui, un représentant du Ministère ? Quelle journée horrible… entre Salviano qui picolait trop et Weasley qui s'énervait trop vite… Il n'aurait pas dû se lever ce matin-là ; en plus, sa femme avait justement revêtu ce jean qui faisait si bien ressortir ses fesses ! et faire l'amour à son épouse lui paraissait être une activité bien plus agréable que tout ce qu'il avait dû faire à la place de l'autre alcoolique italien. Il s'avança encore plus vers les deux hommes et les sépara grâce à sa poigne d'ours ; il se désintéressa vite du blond et se saisit de son subalterne, l'entraînant loin des curieux.
— Weasley ! hurla-t-il suffisamment près du visage de son vis-à-vis pour que celui-ci soit capable de déterminer ce qu'il avait mangé le midi même. Vous êtes complètement con ou simplement attardé ? vous avez donc envie d'être viré ? sachez que ça peut s'arranger !
Le jeune homme en face de lui faisait grise mine mais semblait plus désolé de s'être fait prendre par son patron plutôt que par le fait d'avoir menacé physiquement quelqu'un. Lynch s'en était rendu compte et par conséquent avait commencé à serrer le col du rouquin un peu plus fort.
— Vous allez tout de suite vous expliquer et ensuite vous retournerez au Ministère par le prochain Portoloin. Et vous pouvez être certain que toute la paperasse va passer par votre bureau pendant au moins quelques mois. J'espère que ça vous remettra les idées en place et qu'ainsi vous ne sauterez plus au cou de qui que ce soit.
— Je ne peux pas rater le match ! s'exclama l'employé, ses yeux écarquillés lui donnant un air effaré.
Un sourire cruel apparu sur le visage de son supérieur. Si, il pouvait totalement lui faire rater le match et il n'allait pas s'en priver. Il relâcha la pression qu'il maintenait sur lui et le fixa longuement, semblant attendre une explication.
— Je ne peux pas rater ce match ! je ne peux pas !
Visiblement, son sous-fifre – pardon, son employé — ne voulait pas comprendre qu'Harold Lynch était le plus têtu des deux et qu'il ne changerait certainement pas d'avis alors qu'un rouquin un peu sanguin venait de les faire passer lui et le Ministère anglais pour des imbéciles.
— Vous allez me dire ce qu'il vous a pris de faire une telle connerie, l'enjoignit simplement Lynch.
Le dénommé Weasley déglutit. Il ne pouvait nier le fait que son patron soit un homme vraiment impressionnant. Un peu trop impressionnant d'ailleurs. Effrayant même quand il vous fixait.
— C'est Malefoy qui a commencé, baragouina le rouquin. Pas de ma faute si cette sale fouine est aussi langue de pute.
Lynch soupira. Très fort. Comme s'il tentait de souffler sa colère afin de l'évacuer. Encore. Très fort. Les traits de son visage étaient crispés. La colère, visiblement, ne le quittait pas. Qu'avait-il fait pour mériter la charge d'un pareil idiot ? braquages de banques, meurtres sanglants, viol collectif ?
— Ne me dites pas que l'homme que vous avez agressé n'est autre que Drago Malefoy…
— Ben si, répondit le vil abruti, c'était Malefoy. Il a fait une remarque sur ma famille. Je déteste qu'on parle mal de ma famille. Et après, il…
— Fermez-là ! l'interrompit sèchement son patron. Vous avez agressé Drago Malefoy, le journaliste le plus populaire d'Angleterre ? vous êtes fou, je ne vois que ça. Je sens déjà son venin s'insinuer dans mes veines. Il va dire des choses horribles sur moi, sur mon département, et tout ça parce que vous êtes incapable de vous contrôler !
L'ancien joueur de Quidditch ferma les yeux, comme pour se calmer, à moins que ce geste ait eu pour but de s'empêcher de frapper son imbécile d'employé. Quand il les rouvrit, cependant, la vue de celui-ci ne fit qu'augmenter sa colère.
— Tirez-vous tout de suite, Weasley ! je ne veux plus vous voir ! J'espère pour vous que ce foutu journaliste ne va pas descendre le département sinon je vous jure que vous allez pouvoir chercher un nouvel emploi. Partez !
— Mais vous ne comprenez pas ! je ne peux pas ne pas assister au match ! Harry…
— Je m'en fous que vôtre putain de meilleur ami soit le Survivant ! Vous venez de faire la plus grosse connerie de votre existence alors Harry Potter ou non vous dégagez tout de suite !
Le jeune homme commença à ouvrir la bouche dans le but de répondre mais le regard d'Harold Lynch, glaçant, le retint. Aigri, il tourna les talons, prenant la direction de l'aire de transplanage tout en grommelant mille et un bons d'oiseaux à l'encontre de son employeur.
De son côté, le directeur des jeux et sports magiques retournait les derniers événements dans son esprit, tentant de déterminer à quel moment cette journée était passée de pourrie à complètement merdique. En fait, tout était la faute de ce foutu Salviano ; si son homologue italien n'avait pas décidé de noyer son chagrin dans l'alcool depuis la défaite de sa patrie lui-même aurait passé une journée tranquille à papillonner au milieu des supporters avant de rejoindre le stade. Et dire que maintenant Malefoy avait de quoi le critiquer ouvertement dans son torchon… tout ça à cause de Weasley et de son manque de professionnalisme !
Malefoy… sans doute le journaliste le plus adulé depuis Rita Skeeter ; d'ailleurs, il s'était fait un nom dans le métier en publiant dans Le Sorcier un article qui révélait le statut d'animagus non déclaré qui lui avait permis de violer l'intimité de ses victimes année après année. Depuis cet article incendiaire, Rita Skeeter n'avait plus rien publié et certains allaient même jusqu'à dire qu'elle ne sortait plus de chez elle de peur de se faire agresser par l'une de ses anciennes victimes. On était loin de son image de journaliste adulée. Non, Drago Malefoy lui avait piqué cette place en utilisant les mêmes méthodes qu'elle ; il l'avait calomniée, traînant son nom dans la boue, retournant tout le monde contre elle, même ses plus proches amis. Skeeter était détestée par tous, décriée en raison de ses méthodes scandaleuses et indignes d'une journaliste de la Gazette du Sorcier ; oui, mais Malefoy, son digne héritier, était le plus populaire des journalistes sorciers.
Harold Lynch ne savait pas pourquoi Le Sorcier avait décidé d'envoyer son journaliste star plus adepte du sensationnel plutôt qu'un amateur de sport. Cependant, un nouveau message d'Armand Perrier le tira de ses réflexions. Encore du boulot…
16 juillet 2004, aux environs de Colledimezzo, Italie, stade de Quidditch
Drago Malefoy s'ennuyait. Devant lui, quatorze personnes tentaient péniblement de gagner un match tandis que des milliers de personnes les regardaient en hurlant. D'autres milliers de personnes rêveraient de prendre sa place ; après tout, ce n'est pas n'importe quel match et n'importe quel amateur de Quidditch vendrait un rein pour y assister, même à une mauvaise place. Lui s'ennuyait ferme.
Il appréciait le Quidditch, il avait même été Attrapeur à l'école. Merlin, ça ne faisait pas si longtemps qu'il en était sorti et pourtant, il était incapable dorénavant de trouver un quelconque intérêt à ce sport. Lui-même ne savait pas trop pourquoi. Quoique, peut-être que prendre part à une guerre permet de se rendre compte de la futilité de ce genre de rassemblements. Quoi qu'il en soit, le Quidditch ne le distrayait plus. Seul le scandale avait ce pouvoir, maintenant.
Il n'était pas censé couvrir cet événement pour Le Sorcier, le quotidien qui l'employait ; seulement, le journaliste sportif en charge du match n'était pas disponible. On n'avait rien dit d'autre à Drago pour justifier son envoi en Italie. Il ruminait encore son énervement. Que Lee Jordan soit incapable de ramener son cul ne lui posait aucun problème, mais qu'on lui demande à lui de le remplacer, c'était inimaginable. Sans doute avait-il fait une connerie. D'ailleurs ç'aurait tout à fait été son genre. Laquelle ? il n'était jamais arrivé en retard cette semaine (fait suffisamment extraordinaire pour être noté), il n'avait traité aucun de ses collègues d'incapable (fait suffisamment extraordinaire pour être noté), il n'avait insulté personne dans son article de mercredi (fait suffisamment extraordinaire pour être noté) et il n'avait poussé personne au suicide (ce qui n'était pas encore arrivé, mais on n'est jamais trop prudent) ; il était parfaitement innocent. Un vrai petit saint.
Une clameur résonna dans tout le stade, interrompant ses pensées. Ah. Potter venait d'attraper le Vif d'or mettant ainsi fin au match. Le journaliste lança un rapide coup d'œil en direction de sa montre. Trois heures et demie. Trop long à son goût. En plus, sa vessie commençait à sérieusement le tirailler.
— Potter ! hurlait les supporters anglais.
Drago Malefoy sortit immédiatement de sa torpeur. Potter… on l'avait envoyé en Italie juste parce que cet imbécile jouait. Juste parce que l'Attrapeur anglais et lui s'étaient longtemps détestés du temps de Poudlard, ce que savait parfaitement Lee Jordan, qui ne devait pas aller si mal que ça, finalement. Son rédacteur en chef avait insisté, l'avait obligé à venir ici juste parce qu'il portait sur son bras gauche, indélébile, la marque de ses erreurs passées. Son patron ne voulait clairement pas qu'il parle du match, des performances de Machin et Truc, des ratés de Bidule ; il voulait du sensationnel, du critique, de l'incendiaire, du pur Malefoy en fait.
Honnêtement, il n'allait pas se gêner. Drago Malefoy n'avait jamais été du genre à encenser qui que ce soit ; il préférait traîner les autres dans la boue. Et Harry Potter… il rêvait depuis des années de lui faire subir pareil sort, depuis leur première année d'étude en fait. Qui d'autre que lui oserait s'en prendre à l'homme ayant tué Voldemort ? En fait, il connaissait bien une ou deux personnes qui auraient l'audace pour le faire, mais la majorité se contenterait de rire un bon coup en lisant son prochain papier, sans oser quoi que ce soit directement.
Un raclement de gorge le ramena au monde physique, plus prosaïque que celui de ses pensées. Drago avait envie de pisser. Il tourna la tête sur sa gauche, curieux de découvrir qui le dérangeait. Merde. Il avait oublié son existence à celle-là. Mais que faisait-elle dans la tribune des journalistes ?
— Malefoy ! l'interpella-t-elle, énervée. Tu pourrais dégager le passage ? je préfère rejoindre mon fiancé plutôt que de rester là en ta compagnie nauséabonde.
Ah ! oui, il s'en souvenait maintenant ! La rouquine avait été engagée en tant que journaliste sportive par la Gazette du Sorcier quand elle avait quitté l'équipe des Harpies de Holyhead. Comment avait-il pu l'oublier alors que ça avait fait tant de bruit ? il se souvenait maintenant de tous les articles évoquant une possible grossesse la poussant à démissionner avant d'être démentis par la joueuse elle-même.
— Va-t-il falloir que je me répète ? insista Ginny Weasley. Dégage !
L'expression de son visage trahissait son exaspération.
— Tu es donc incapable de te décoller de saint Potter ? répliqua l'homme blond. Je le plaindrais presque. Je n'ai jamais aimé les gens collants. A la rigueur, si tu étais au moins jolie…
L'exaspération s'était changée en colère, en témoignait la rougeur de ses joues et les éclairs que lançaient ses yeux. Drago se décala, lui laissant ainsi la place nécessaire pour atteindre les escaliers et lui permettant de quitter l'étroit gradin. Il voulait voir si elle allait répondre quoi que ce soit mais elle se contenta de serrer les poings en passant à côté de lui. Intéressant. Elle n'était pas aussi sanguine que son frère visiblement.
Le journaliste attendit quelques instants avant de descendre l'escalier le menant à la sortie du stade. Enfin ! enfin il pouvait partir, rentrer chez lui, et pourquoi pas profiter de cette bouteille de Sauvignon blanc qui l'attendait à la cave ? Un bon verre de blanc, sa playlist Radiohead et un bon bouquin… le rêve ; que demander de plus ? Il pressa le pas, désireux de déguster au plus vite cette fameuse bouteille. Beaucoup de spectateurs avaient déjà quitté l'enceinte, il n'aimait pas être bousculé, surtout pas par des supporters gras et avinés, mais ils étaient encore nombreux à tenter de gagner la sortie.
Cependant, en sortant enfin, l'appel de sa vessie se fit plus insistant encore. Calculant rapidement la distance qui le séparait de l'aire de transplanage, il détermina que non, il ne pouvait pas attendre d'être rentré chez lui pour se soulager. Heureusement, il repéra rapidement ce qui avait l'allure de lieux d'aisance qui ferait bien plus l'affaire qu'un bosquet quelconque. Drago Malefoy était bien trop classe pour que n'importe qui l'aperçoive le pantalon sur les chevilles. Il préférait encore se contenter de latrines à l'état douteux, cela entamait beaucoup moins sa dignité.
Il poussa rapidement la porte ouvrant sur les toilettes, l'état de sa vessie le poussant à se hâter. Drago était sur le point de gagner un urinoir quand, soudainement, il prit conscience des sons étrangers provenant de l'une des cabines.
Elle était entrouverte. Quel appel à la curiosité ! surtout pour un journaliste !
Il s'approcha donc, le plus silencieusement possible bien que le son provenant des activités des occupants de la cabine mystérieuse lui laissât supposer qu'ils étaient trop occupés pour le remarquer. En quelques secondes, ses yeux purent observer l'objet – ou plutôt les objets – de sa curiosité.
Ah.
Putain de bordel de merde.
Il venait de trouver le sujet de son prochain article.
