Chapitre 1

Il était immobile, le corps figé par la douleur qui l'envahissait. La chaleur si intense qu'il avait l'impression d'étouffer, son sang bouillait dans ses veines comme le magma dans un volcan. L'esprit engourdit par le feu qui brûle en lui. Harry souhaitait la mort mais celle-ci ne voulait pas arriver. Il ne comprenait pas comment il en était arrivé là…

Il se souvenait seulement d'un sentiment de chute, d'un flash de lumière rouge et d'une grande douleur s'emparant de son corps avant de finalement perdre connaissance. C'était un rêve, non?

23 juin 1991, quelques jours avant…

Harry se réveilla à l'aube comme tous les matins, depuis qu'il était en âge de marcher.

Harry James Potter savait qu'il n'était pas aimé. Sa famille adoptive, avait fait en sorte qu'il le sache. Après la mort de ses parents, alors qu'il n'avait qu'un an. Les services de protection de l'enfance l'avaient emmené chez ses derniers parents de sang vivant, les Dursley. Sa mère était la sœur de Pétunia, qui était mariée à l'oncle Vernon avec qui elle a eu son cousin Dudley. Un jeune garçon de l'âge d'Harry.

Inquiet de la réaction des voisins. Ils n'eurent pas d'autres choix que de faire la chose «normale» et de le prendre avec eux.

Ils lui racontèrent une histoire comme quoi ses parents étaient morts, dans un grave accident de la route, en état d'ivresse. Harry ne connaissait pas la vérité qu'en raison d'une assistance sociale qui passait régulièrement. Afin de prendre de ses nouvelles en juillet, le jour de son anniversaire. Son nom était Madame Figg. Elle venait souvent avec des histoires passionnantes à lui raconter sur le monde extérieur. Harry découvrait le monde à travers les yeux de madame Figg et les voyages qu'elle avait fait dans sa jeunesse. Le jeune garçon attendait avec impatience chacune de ses visites.

Apparemment ses parents étaient policiers. Ils avaient été rattrapés par un criminel qu'ils pourchassaient. Sa mère est morte en le défendant contre le monstre qui voulait le tuer pour se venger d'avoir été arrêté. Harry se sentait coupable de ce qui était arrivé à ses parents mais Madame Figg lui avait assuré qu'il n'était pas responsable. Le métier de ses parents était dangereux. La mort avait toujours été un risque pour eux. Ses parents n'auraient pas voulu qu'il s'attarde trop sur leurs morts et s'empêche de vivre.

Les Dursley ne se montraient pas violents mais ils visaient à montrer à Harry le plus profond mépris. Il vivait dans une chambre au sous-sol qui était si petite qu'elle pouvait ressembler à un placard si on ne savait pas mieux. Chaque matin c'était la même chose. Il se levait aux aurores et commençait à préparer le petit déjeuner pour tous les membres de la famille. Puis il se rendait dans le jardin pour tondre la pelouse et arroser les plantes.

Le soir il devait nettoyer la maison et s'il n'allait pas assez vite, Dudley avait le droit de «jouer avec lui». Ce jeu était en réalité un exutoire pour Dudley dans lequel Harry servait de cible pour que le garçon puisse «s'entrainer» à la boxe.

Alors que Harry se réveillait pour aller faire son travail quotidien, il entendit quelqu'un taper à la porte de sa chambre en hurlant. «Réveille-toi, monstre. J'ai faim ».

«Dudley, bien sûr» se disait Harry. «J'avais oublié son anniversaire» marmonna t'il en se levant.

Il se sentit en colère. C'était injuste. Aujourd'hui était l'anniversaire de Dudley. Une grande fête aurait lieu avec tous les copains de ce tyran et Oncle Vernon et Tante Pétunia chanterait un joyeux anniversaire en souriant pendant que Harry serait toujours enfermé dans sa chambre pour ne pas déranger Dudley durant ce précieux jour. Alors que pour son anniversaire, il n'avait le droit qu'à un hochement de tête de la part de sa tante et un coup de pied aux fesses s'il était trop long à commencer à cuisinier.

Quand il arriva dans le salon, Dudley était déjà là.Il était en train ouvert les cadeaux offerts par ses parents. 36 cadeaux, allant du dernier skate-board à la mode aux friandises les plus chères qu'ils pourront trouver. «Comme si Dudley n'était pas assez gâté» se dit Harry.

Le poing de Dudley frappa la table. «36» dit-il en pleurant, «j'en avais 37 l'année dernière» continua-t-il, la morve dégoulinant de son nez. «Pathétique» se dit Harry devant un tel spectacle affligeant.

Le jeune garçon obèse n'arrêta de pleurer que lorsque Vernon lui promis une visite au zoo.

«Garçon» cria le moustachu obèse, tu viens avec nous! «Mon Oncle?» interrogea Harry avec les yeux exorbité. «Ne me regarde pas comme ça, monstre. Tu viens avec nous car il n'y a personne pour te surveiller et je refuse de te laisser seul dans cette maison, qui sait ce que tu pourrais y faire »« mais! »Rajouta-t-il s'il se passe le moindre problème, la moindre bizarrerie! «C'est dehors, tu n'auras qu'à trouver une autre maison pour t'accueillir. Je suis sûr qu'il y aura bien un pont ou deux où tu pourras dormir »

«Comme-ci madame Figg allait te laisser faire ça! marmonna Harry

«Qu'as-tu dit, garçon? »Dit Vernon en se retournant.

«Rien, monsieur» répond Harry.

«Ce serait mieux pour toi» dit l'oncle d'Harry

Lorsque Dudley a appris la nouvelle, il se mit à pleurer de toutes ses forces. Pétunia lui dit «ne t'inquiète pas mon chéri, je ne laisserai pas le monstre gâcher ton anniversaire». Dudley fit une grimace moqueuse, à Harry, alors que sa mère le serrait dans ses bras.

Quelques heures plus tard, tout le monde était dans la voiture en direction du zoo du centre-ville. Harry y allait pour la première fois de sa vie. Il était heureux.

Malheureusement pour Harry, tout alla de travers! Alors que pour une fois, il avait réussi à se faire un ami, même si celui était un serpent. Dudley dût le pousser et le faire tomber pour observer le serpent qui discutait avec le jeune Potter. Harry perdit son sang-froid. La vitre de la cage du serpent brésilien disparu et Dudley tomba dedans avant que la vitre ne réapparaisse avec Dudley coincé à l'intérieur en compagnie du serpent.

Dudley se retrouvait face à un serpent plus grand et gros que lui et s'est évanoui.

Le reptile semble décider que le repas n'en vaudrait pas le prix et se contenta de s'éloigner de l'infâme créature venant de tomber dans son mangeoire.

Harry était choqué et amusé par la situation. Au moins ce serpent n'avait pas trop mauvais goût, s'il ne voulait pas de Dudley comme repas.

Avant de sentir une main puissante, le prendre par le cou! «Tu vas payer pour ça garçon» hurla Oncle Vernon dans l'oreille de Harry. «Je ne sais pas ce qui s'est passé monsieur, je vous jure. La vitre elle a juste disparu comme par magie »dit Harry en paniquant. Vernon prit un teint blanc puis rouge avant de devenir complètement violet et de dire «La magie ça n'existe pas, garçon. Et si tu en parles de nouveau. Tu vas prendre la plus grande dérouiller de ta misérable vie. »

Lorsqu'ils revinrent du zoo, Dudley était blanc. Il tremblait toujours de froid et de peur. Le trajet en voiture fut long et difficile car tous les occupants de la voiture semblaient avoir décidé de se liguer contre le jeune Harry. Puis Harry vit Vernon s'engager dans un chemin boueux. Il regarda autour de lui et se rendit compte qu'ils étaient entourés d'arbres. Ce n'était pas le chemin du retour. Il sentit la voiture s'arrêter ... mais ce n'était pas la maison. Vernon sortit de la voiture et ouvrit la portière devant Harry. «Dehors garçon, maintenant! »Dit Vernon. «Je t'avais prévenu et tu as choisi de ne pas écouter, maintenant tu n'as qu'à te débrouiller seul. Tu n'es plus le bienvenu dans notre maison ».

«Je n'ai jamais eu de maison avec vous de toute façon» dit Harry avec un air de défi sur le visage.

La voiture partie le long du chemin de boue. Le jeune garçon regarda la voiture partir, des larmes dans les yeux, sur le chemin entre les arbres. Il était seul, vraiment seul cette fois. Il ne savait pas où il était et le ciel s'assombrir. Peut-être que madame Figg viendrait en avance ce mois- ci et lancerai des recherches…

Il devait d'abord trouver un abri. Il le savait car il avait lu Robinson Crusoé pour l'école, il y a quelques années. De longues heures passèrent et il ne trouva rien. Juste des arbres à perte de vue. Et des bruits d'animaux sauvages. La nuit était tombée depuis longtemps et il n'y avait que la lune pour éclairer son chemin. Elle était belle cette nuit, ronde et lumineuse. Harry remercia la lune qui a aidé car sans sa lumière il aurait été seul dans le noir.

Puis apparut en face de lui une clairière illuminée par le clair de lune. Dans cette clairière il trouva une maison. La maison était faite de pierres et de lierre. Mais elle était abandonnée depuis un long moment. La masure manquait quelques pierres et le toit était prêt à s'effondrer. Quand il entra à l'intérieur, une lueur rouge éclairait la maison depuis la cheminée.

Harry n'avait rien vu de pareil à cette lumière. Elle semblait à la fois réconfortante et terrifiante. C'était comme se tenir près d'une étoile. Magnifique mais terrifiante à la fois si vous vous en approchez trop.

Le garçon était divisé entre s'enfuir loin de ce lieu étrange et rester auprès de la chaleur émanant du foyer. Après tout, il errait dans le froid depuis plusieurs heures et ne savait pas quand il retrouverait un endroit chaud où dormir.

Fatigué par sa journée et nerveux des événements à venir, il décida de dormir près de la cheminée. Là où la chaleur serait la plus forte. Il s'allongea et fit le vœu de trouver un endroit, bien à lui, un lieu où même les monstres comme lui serait accepté et peut être même aimer. Un lieu où il pourrait grandir et devenir fort tout en se sentant aimé et accepté.

… Et il se sentit tomber…

Il tomba de plus en plus vite. Jusqu'à ce qu'il commence à se sentir brûler. C'était comme si chacune des cellules de son corps s'enflammait. La douleur était telle qu'il s'évanouit alors qu'il chutait toujours.

Puis vint l'impact…