C'était l'heure d'aller me coucher. Je m'engouffrai dans les draps de soie et posai ma tête sur l'oreiller. Il était temps d'entrer dans mes rêves.

La mer surgit d'abord, déchaînée et effrayante. Papa et Maman étaient là en train d'essayer d'échapper aux vagues dangereuses. Je les regardai se débattre, impuissante.

-Les vagues sont trop hautes ! Entendis-je de la part de Maman.

-IDUNA ! Hurla mon Père.

Et puis. Plus rien. Le néant… Jusqu'à ma rencontre avec un certain Hans, beau garçon et prince des îles du Sud. Je le rencontrai de façon insolite : Dans une barque après avoir percutée son cheval. Et le coup de foudre fut immédiat. Je rougis, ma poitrine s'oppressa et je ne savais plus quoi dire…

-Ce n'est que vous, murmura-t-il en m'affichant son plus beau sourire.

… Jusqu'à que la sonnerie du couronnement d'Elsa me rappelle à l'ordre. Ma sœur était dans la chapelle et je me trouvai non loin d'elle. Elle était en train d'enlever ses gants. Je sentis un tremblement dans ses gestes au moment où elle attrapa le sceptre et la boule. Elle était rayonnante mais ferme dans sa tenue de reine trop stricte. Ses cheveux étaient attachés comme ceux de Maman : En chignon bas surmonté d'une touffe de cheveux entortillés.

-La Reine Elsa d'Arendelle ! S'exclama la foule ravie d'avoir enfin une nouvelle reine.

J'applaudis en même temps qu'eux avant de me retrouver propulser dans la salle de bal au milieu d'une barrière… DE GLACE ?!

-J'AI DIT ASSEZ ! Hurla Elsa tout en balançant un immense jet de stalactiques au sol.

Elle s'enfuit. J'essayai tant bien que mal de la rattraper mais je courus au ralenti. Elsa n'était plus qu'un petit point à l'horizon et elle avait gelé tout le fjord y comprit Arendelle. Mon cœur s'alourdit et sans même que je ne comprenne quoique ce soit je me retrouvai dans une boutique en plein milieu de la forêt.

-YOUHOU ! Grande liquidation d'été 50% sur les maillots de bain, chapeaux et la crème solaire que je fais moi-même ja ! Dit le marchand, un homme imposant du nom d'Oaken.

Je le regardai et discuter du départ d'Elsa. Il fallait à tout prix que je la retrouve ! C'est alors qu'un homme complètement drapé de neige entra dans la boutique. Il se nommait Kristoff. Lui aussi était imposant et il n'avait pas l'air aimable.

-Les carottes derrière vous, déclara-t-il d'un ton dur.

Alors que je me poussai tout en m'excusant le décor changea encore. J'étais dans un gigantesque palais de glace fabriqué… Par Elsa. Ma sœur aussi avait bien changé. Elle portait une tresse et une robe bleu qui faisait ressortir ses formes. Nous étions en train de nous disputer.

-ADIEUUUUUUU ! Chanta-t-elle tout en me lançant un éclair de gel dans le cœur.

Kristoff me souleva alors que je m'étais abattue sous le choc. Je me sentis devenir froide.

-Anna il faut vous ramener auprès de Hans, déclara-t-il.

Avant que l'image ne change et que je me retrouve effectivement face au jeune prince. J'étais couchée sur un sofa sur le point de recevoir mon premier baiser. Mon cœur bien qu'étant gelé battait la chamade. Tout mon corps était en émoi.

-Oh Anna si seulement quelqu'un était amoureux de vous, rit Hans tout en se rétractant.

Je tombai de haut au sens propre comme au sens figuré. J'étais à présent presque gelée, j'étais faible, sur un plateau de glace. Je vis Hans au loin essayer de tuer Elsa par derrière. Je m'interposai entre les deux et mourus.

-NOOOOOON ! Hurlais-je.

A nouveau le vide. Cela ne dura que quelques instants. J'étais avec Kristoff et nous étions face à un traineau flambant neuf aux abords du port d'Arendelle.

-Je pourrai vous embrasser ! Dit-il enthousiasmé en me prenant dans ses bras. Enfin j'ai envie mais pouvons-nous, pouvez-vous, pounons-vous ? Qu'est-ce que j'dis ? Reprit-il désorienté.

Il ne fallait pas que cette séquence se coupe. La chaleur qui m'envahit en cet instant n'avait rien à voir avec celle de la rencontre d'Hans. Elle était plus sincère. Plus amoureuse. Le baiser que nous échangeâmes me fit dresser les poils. Kristoff resta avec nous à partir de ce jour. Il participa à notre premier noël en famille avec Elsa, puis à mon premier anniversaire où il m'avoua encore une fois son amour.

Trois ans passèrent. J'entendis alors au loin la berceuse de Maman à propos d'une rivière du nom d'Ahtohallan. Puis Elsa déclencha des cristaux montrant les 4 éléments des Northuldra car elle était guidée par une voix mystérieuse dont elle ne connaissait rien. Nous embarquâmes alors dans un voyage extraordinaire dans la forêt enchantée où j'appris que Maman était une Northuldra. Elsa qui entendait encore la voix décida de partir vers le Nord.

-Une minute ! Demandais-je, avant de balayer le camp des Northuldra du regard.

Je ne voyais aucune trace de Kristoff. Selon Olaf il était parti avec Ryder un membre Northuldra et un troupeau de rennes. Mon cœur s'alourdit. Je fus surprise qu'il ne m'ait pas prévenu. Je décidai alors de protéger Elsa car c'était elle la plus importante à mes yeux.

La voix nous mena jusqu'au bateau de nos parents. Ils nous avaient toujours fait croire qu'ils s'étaient rendus au mariage de ma cousine Raiponce en empruntant la mer du Sud… Alors qu'en réalité, ils recherchaient Ahtohallan et son lien de magie pour Elsa.

Le plan changea. Il faisait froid et sombre. Je pleurais. Mon cœur manqua un battement. J'avais perdu Elsa et Olaf. Les larmes perlaient dans mes yeux endoloris.

-Je peux tout réparer, murmurais-je en chantant.

Je me relevai immédiatement. Il fallait que je détruise le barrage pour sauver Arendelle de la trahison de Grand-Père. Je retrouvai Kristoff et sans avoir le temps de lui contextualiser la situation il m'emmena jusqu'au lieu-dit. Je faillis mourir à mon tour à cause de la propulsion des blocs des géants de pierre. Mais le lieutenant Mathias un ancien garde d'Arendelle et Kristoff me sauvèrent.

Puis le vide… Jusqu'à maintenant j'avais été spectatrice. Mais à présent je me sentis happée par le décor. J'aperçus alors Elsa en vie. Mon cœur éclata de joie. Ma sœur, ma précieuse sœur n'était pas morte. Je courus m'effondrer dans ses bras en larmes.

-Arendelle est sauve, les esprits l'ont décidé, clama-t-elle alors que je me mouchais sans grâce dans ma main.

Cela ne dérangea pas Elsa qui la prit tout en rendant la vie à Olaf. Nous eûmes le droit à un énorme câlin qui me fit exploser de bonheur.

-J'espère que c'est terminé cette fois, se mettre en danger ça ne va pas devenir une habitude, dit le bonhomme de neige.

Elsa rit et secoua la tête. C'est alors que Kristoff enchaîna :

-Pas tout à fait…Anna, énonça-t-il… Tout en se METTANT UN GENOU AU SOL.

Je me figeai immédiatement compressant ma main dans mon poignet.

-Tu es la personne la plus remarquable que je connaisse.

Je m'enflammai intérieurement.

-Qu'est-ce que tu racontes ? Murmurais-je, la voix étranglée par l'émotion.

Je me camouflai le nez pour cacher ma gêne.

-Oui je t'aime veux-tu m'épouser ? Demanda Kristoff.

Les larmes de joie montèrent alors que je tentai de faire descendre l'émotion en m'éventant le visage.

-OUI ! Criais-je, en me ruant dans ses bras.

Oubliant que ma sœur était là, nous nous embrassâmes remplis de bonheur. Les mois passèrent et je fus bientôt désignée reine, Elsa ne le pouvant plus car elle était esprit et gardienne de la Forêt Enchantée. Nous venions d'inaugurer la statue de mes parents mettant définitivement un terme aux idées conflictuels entre les Northuldra et le peuple d'Arendelle.

-Nos terres et nos peuples à jamais réunis, prononçais-je, émerveillée par le travail de la statue.

J'envoyai rapidement un message à Elsa avant de retourner à ma journée de reine. Elle passa vite. Nous eûmes le droit à un banquet où je reçus un message d'Elsa :

-Bonjour petite sœur, je suis contente que tout se passe bien pour toi à Arendelle. Je suis actuellement à Ahtohallan où je vogue parmi les souvenirs figés. Ça me permet d'assouvir le manque de ne pas te voir. J'arriverai vendredi soir dans la soirée. Je t'aime fort.

Je poussai un soupir de nostalgie et serrai le message contre mon cœur. Puis il fallut tout ranger car il commençait à se faire tard. La lune était déjà dans le ciel quand je décidai de me rendre dans l'ancienne chambre d'Elsa qui était à présent ma chambre puisque j'étais la reine. Je trouvai cette tradition absurde mais nous y étions obligés.

Resserrant mes mains sur mon châle, je me retournai. Kristoff venait d'entrer dans la pièce, et me regardait. J'affichai aussitôt un sourire soulagé. Il avait toujours été là pour me soutenir dans les moments difficiles tout en sachant rester à sa place. Il avait bien compris qu'Elsa était aussi importante à mes yeux que lui. Et il ne disait rien. Je le trouvai digne rien que pour ça. J'eus des frissons en repensant à la demande en mariage. J'avais vraiment su ce qu'était la définition du bonheur à ce moment-là. Avec tous ces êtres chers.

Kristoff s'approcha de moi. Il portait encore la tenue officielle qu'il était censé garder « pas plus d'une heure ». Je souris intérieurement et ressentis une chaleur bien plus profonde que d'habitude. Cela s'accentua lorsqu'il vint me prendre par la taille en soufflant :

-Alors, comment va ma nouvelle reine et future épouse ?

Levant les yeux vers lui, je posai délicatement ma main sur sa joue, et répondis doucement :

- Très bien. Je vais très bien. Mieux maintenant que tu es là.

Pour toute réponse, il m'adressa un petit sourire charmeur qui me fit instantanément craquer. C'était lui à présent qui allait devoir veiller sur moi, même si nos échanges de loin avec Elsa nous le permettaient encore.

- Olaf et Sven ne sont pas avec toi ? Demandais-je essayant de faire redescendre une envie soudaine.

- Non, répondit Kristoff, ils dorment dans la grange et moi j'ai décidé de passer un peu plus de temps avec toi… Pourrais-je avoir une audience Majesté ? Ajouta-t-il.

Je sortis un petit rire nerveux. Il fit une révérence. Je le relevai et lui embrassai la joue avec force. Il était chaud lui aussi.

-Audience acceptée, alors qu'avez-vous à m'annoncer Monsieur Bjorgman ?
-Je connais une très jolie jeune femme qui a un pouvoir particulier… Commença-t-il.

-Quoi Elsa ? Questionnai-je.

-Ne dis rien et laisse-moi poursuivre. Je disais donc que je connais une très jolie jeune femme qui a un pouvoir particulier. Elle me fait perdre la tête. Dès que je plonge mon regard dans ses beaux yeux bleus, je n'arrive plus à dire ou penser une parole correcte.

Je rougis plus violemment que je ne l'aurais voulu. Kristoff sans s'en rendre compte m'avait surprise. Je m'éventai le visage à l'aide de mes mains alors que mon beau montagnard se rapprocha de ma bouche. Il l'atteignit presque et recula d'un coup me faisant défaillir.

-Et cette jeune femme que lui est-il arrivé ? Demandai-je essayant de reprendre mon sérieux.

-Elle a été remplacée par une reine Majestueuse d'une beauté encore plus frappante.

-Votre cœur est donc pris entre ses deux femmes ? Insinuai-je un petit rictus moqueur aux lèvres, vous ne savez plus laquelle choisir ?

-Vous avez tout compris. Que me conseillez-vous du coup ?

Contrôlant le désir de lui sauter dessus, je me penchai rapidement pour lui déposer un premier baiser.

-Ça c'est celui de la reine, commençai-je.

Puis d'un geste que je voulais le plus charmeur possible, je défis les nœuds qui maintenaient ma coiffure. Il ne resta plus que la tresse qui encerclait ma tête. Mes cheveux se libérèrent, tombant en cascade sur mon dos. Kristoff eut une montée aux joues. Je me précipitai alors sur lui et fis un baiser plus prononcé et plus long.

-Et celui-là c'est le baiser de l'autre jeune fille je suppose ? Dit-il après que nous nous fûmes relâchés.

J'hochais juste la tête poussant un léger gémissement qui ne me ressemblait pas. J'eus des papillons dans le ventre et une boule de chaleur se forma au creux de mes reins. J'avais déjà ressenti ce désir à plusieurs reprises mais jusqu'à maintenant la bonne conscience voulait que j'attende le mariage. Pourtant ce soir-là j'avais l'impression d'être poussée par cette voix.

-Alors vous avez fait votre choix ? Demandai-je tout en pensant que mon beau glacier était encore dans le jeu.

-Il est trop dur de choisir entre les deux…Tu m'ensorcelles Anna, moi aussi je te préfère au naturel, murmura-t-il.

Il me devança et m'attrapa à nouveau par la taille. Il m'embrassa me rendant plus excitée que jamais. Sans trop m'en rendre compte, j'envoyai son uniforme au sol. Il me laissa faire et m'encouragea même à défaire les premiers boutons de sa chemise. Je n'avais plus de raison. A mon grand désarroi, Kristoff me stoppa :

-Il est peut être temps de s'arrêter… Avant que nous fassions une bêtise.

Il voulut repartir vers la porte mais je le rattrapai et lui demandai d'une voix que je voulais la plus neutre possible :

- Dis, c'est…c'est mon premier soir en tant que Reine d'Arendelle…Et Elsa n'étant plus à mes côtés pour que je puisse m'endormir… Tu veux bien prendre la relève ?

Kristoff hésita. Il savait que s'il faisait ça nous franchirions le pas. D'un autre côté j'avais sorti l'argument d'Elsa. Et il savait qu'elle me manquait.

- Bien sûr, finit-il par répondre, je ne te laisserai plus jamais seule. Je serai là pour te protéger encore plus maintenant. Tu peux te coucher je monte la garde, ajouta-t-il en plaisantant.

Il n'avait que trop compris l'enjeu du moment. Je fus déçue qu'il soit si raisonnable. Lui qui était pourtant si bien parti…

J'allai aussitôt me coller contre lui. J'aimais sentir sa chaleur, ses muscles. Tout son être. Le désir continua d'augmenter.

-Anna n'aurais-tu pas de la fièvre ? Demanda alors Kristoff en me touchant le front.

-C'est une maladie dont toi et moi connaissons le moyen de guérison, répondis-je de manière peu subtile.

Sans même savoir pourquoi, je m'accrochai vivement à sa chemise. La tête me tournait. J'avais envie, là, maintenant, tout de suite. Ce désir animal. Ce désir qui s'éveillait qu'à présent était plus que merveilleux. Et je voulais le partager avec lui. Oui lui mon futur mari.

-Kristoff vient dormir avec moi, s'il te plaît, l'implorai-je.

Pour accentuer mon désir, je lui sautai une fois de plus au cou. Je l'avais embrassé des milliers de fois depuis trois ans. Pourtant celui-là était puissant, sauvage, brûlant. J'avais peur qu'il dise que je suis trop demandeuse. Peut être que ses sentiments n'étaient pas les mêmes que moi sur cette étape. J'eus la réponse inverse lorsqu'il me compressa la nuque pour que le baiser dure. Les émotions s'enchainaient de plus en plus fortes. Par respect pour Maman je laissai tomber son châle qu'Elsa avait décidée de me léguer.

Kristoff me porta ensuite. J'avais toujours l'impression d'être légère avec lui. Je sentis ses grandes mains embrassaient les courbes de mes fesses. Il me déposa à mon grand regret et alla se poster de l'autre côté du lit.

-Kristoff… Ma fièvre n'est pas tombée… Murmurai-je en lui embrassant la main.

J'avais l'impression d'être dans un four. Le désir était si fort. Je n'avais plus le choix. Je ne voulais pas passer à côté de cette nouvelle étape de l'amour. Si. J'avais le choix et je voulais devenir une femme là, maintenant. Sa femme. J'eus peur que Kristoff s'en aille. Mais à la place il avança maladroitement ses mains et m'enleva enfin la robe. Elle tomba au sol dans un bruissement sourd tandis que je lui arrachai sa chemise à mon tour.

-Oh Anna, murmura-t-il tout en m'embrassant une énième fois.

J'observai sa peau, ses poils dressés et la fièvre continuait de monter. Je voulais le découvrir entièrement dans les deux sens du terme.

-Oh Anna, répéta-t-il, Puis-je… Doit-on…

-Chut, murmurai-je, en lui caressant le torse.

J'étais allongée devant lui, en sous-vêtements. Il resta quelques instants figés, puis finis par descendre à la hauteur de mes genoux. La gêne me prit, mais le sentiment de désir était plus fort. Je touchai sa masse de cheveux blonds tandis que sa langue trouva un autre moyen d'assouvir mes pulsions et de les augmenter.

-Oh mes aïeux, gémis-je, tant ça faisait du bien.

Je sentis bientôt que le corps de Kristoff réagissait à son tour le long de ma jambe. Son membre venait de s'allonger.

-Attends, attends, murmurai-je tout en le repoussant gentiment.

Je lui enlevai son pantalon à la vitesse de l'éclair ayant peur que la sensation de bien-être ne s'échappe. Puis je le replaçai exactement comme il était. Je poussai des soupirs dont j'aurais sans doute honte après. Mais qu'importe ! Nous étions à cet instant si précieux.

-Ne t'arrête pas…
Mais il se releva quand même. J'avais peur que ça s'arrête. Je l'embrassai à nouveau. En quelques secondes nos langues se frôlèrent dans une passion déchainée. « Baise m'encor, rebaise-moi et baise ! Donne m'en un de tes plus amoureux ! Donne m'en un de tes plus langoureux ! Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise » … Oui… C'était tellement ça. Je voulais le sentir, le désirer encore plus profondément. Allais-je lui dire ?

-Kristoff, fais-moi l'amour, murmurai-je tout en coupant mes mots de façon saccadée.

-Attends… Pas trop vite, dit-il sous la passion.

Il arracha enfin le corset. Libérée, délivrée… NON ! Pas Elsa, pas maintenant. Il me caressa alors ma poitrine produisant un désir ultime. Je m'occupai également de lui. Nous embrassâmes mutuellement nos corps trouvant chacun la mesure. Je repensai à notre première rencontre. Je n'arrivai pas à croire que nous allions pouvoir avoir le droit à ce bonheur tous les soirs. Sentir sa langue sur les seins faillit m'achever. Le septième ciel. Oui nous y étions presque. Pourtant une chose venait de me revenir en mémoire :

-Kristoff….

-Oui ?

-Pas le lit, murmurai-je. C'est celui d'El…

-Où alors ? Me coupa-t-il à nouveau entre deux baisers.

D'un geste je pointai le mur. Mon bel amant se prit au jeu. Il m'attrapa et me porta à travers la pièce. Je le plaquai sur le mur du fond de la chambre me mettant au-dessus de lui.

-Vas-y maintenant, dis-je, plus vite !
Kristoff se lança. Il fit ce qu'il avait à faire en espérant être assez doux pour ne pas me faire mal. Cela marcha en tout point. Mes sensations étaient complètement éveillées. Grâce aux préliminaires j'étais détendue. J'avais toujours redouté cet instant à cause de mon incompétence en la matière. Je sentis que ça essayait d'entrer. Kristoff se débrouillait pour être le plus délicat possible et ne pas me faire mal. Ainsi la douleur ne dura que quelques secondes avant d'être évaporée par les baisers, la sueur et le désir qui continuait de grimper. Sentir les glissements me rendis de plus en plus sensible. Je n'arrivai plus à parler produisant à la place des petits cris de plaisir qui s'intensifièrent en jouissements. Je ne me reconnaissais plus. Je m'en fichai qu'on m'entende. Oui j'aimais Kristoff. Oui je prenais du plaisir grâce à lui. Je sentis bientôt que nous n'étions plus très loin du pic de notre amour. Moi par une sensation de bien-être que je n'avais jamais connu jusqu'alors, Kristoff par les cris de plaisir qu'il produisait à son tour.

- Anna tu y es presque ? Demanda-t-il en m'embrassant le cou.

-Je ne suis pas loin Kristoff… Aide-moi.

Je me penchai bien au-dessus de lui pour qu'il fasse corps avec ma poitrine.

-Oh mes aïeux… Oh mes aïeux… OH MES AIEUX ! Soufflai-je trois fois, sentant enfin la définition du bien-être et d'un choc électrique.

Je tombai sur le torse de Kristoff. J'étais rouge comme une pivoine. J'haletai et tentai de reprendre ma respiration. Mon bel amant s'était fini en moi. Je me blottis contre lui, plus qu'heureuse.

- Je t'aime, murmurai-je, satisfaite de cette première fois.

- Je t'aime aussi, conclut-il en m'embrassant le front.

Mais la scène ne dura pas. Semblable aux autres tableaux qui étaient venus jusqu'à présent, elle se flouta… Et je me réveillai à nouveau dans mon lit ramenée dans la réalité actuelle. Quelqu'un toquait à la porte.

-Princesse Anna ! Appela Kay, Princesse Anna le roi Agnarr et la reine Iduna souhaitent vous parler.