Bonjour,

Un petit lime pour le plaisir.
Mon premier écrit quand j'ai repris le clavier il y a quelques semaines. Merci par avance pour votre indulgeance et vos feedbacks.
Et, parce que ça n'est pas très clair, je précise : c'est un LuffyxLaw.

Bonne lecture.

Brumes

Ses mains courraient sur ce corps musclé, sur cette peau sombre et douce. Il était hypnotisé par ces tatouages noirs sur cette peau déjà mate. Il ne se lassait pas de les dessiner encore et encore. Il était hypnotisé par les gouttes de sueur dont il suivait la courses sans réfléchir sur les muscles finement dessinés jusque dans les poils pubiens. Encore et encore. Son souffle était haletant, le désir montait en lui. Il y avait de la buée autour d'eux, comme de la brume. Il avait l'impression de flotter. Cette plénitude était grisante. Il avait envie de se relever, de lécher chaque parcelle de la beau brillante de son partenaire. Il sentait une incroyable tensions dans tout son être. Son corps ondulait lascivement sur le matelas.

L'homme bougea un peu et son visage entra dans son champs de vision. Beau. Si beau. Un visage neutre de toute expression. Calme, silencieux, le regard profond mais doux. Il ne pouvait le quitter des yeux. Il voyait son petit bouc, il voyait ses joues rasées, il voyait son nez fin, il voyait ses yeux tellement envoûtants. Il se perdait dedans, il n'arrivait plus à bouger. Il voulait le toucher mais il ne savait pas où était sa main, elle ne venait pas jusqu'à ce visage magnifique qui se refusait à lui de manière si frustrante. Il voulait l'embrasser mais était incapable de bouger. Il gémit doucement et l'homme sourit. Un petit sourire, tout petit, vraiment discret, fugace. Autour deux, le silence était assourdissant.

L'instant d'après, son amant était en train de déposer des baisers sur son corps. Dans son cou, sur ses pectoraux, sur ses hanches. Il se cambrait de plaisir. Les sensations étaient trop légères, il en voulait plus. Ses yeux ne quittaient pas les mèches en batailles de ces cheveux noirs aux reflets bleutés. Ses doigts se perdirent dedans alors que les baisers migraient vers son aine, vers l'intérieur de ses cuisses. Il brûlait. C'était doux comme des caresses mais léger comme une plume, comme un souffle. C'était une torture qui faisait monter en lui un désir incontrôlable.

Il haletait, se cambrait, tremblait. Il avait chaud, il se sentait perdu dans cette brume éblouissante. Ses yeux se fermaient mais tout restait blanc autour de lui. Ses doigts s'accrochaient aux draps comme si sa vie en dépendait. D'une voix qu'il ne reconnu pas il appela le nom de son amant, comme une supplique. Ce cri déchira le silence qui s'emplit aussitôt des sons de leurs respirations halletantes. Un souffle sur sa verge le rendit encore plus fou de désir. Il n'en pouvait plus d'attendre, les tremblements qui l'agitaient étaient de plus en plus forts. Un long gémissement lui échappa. On aurait dit que le son venait de loin, d'un autre monde, il se sentait perdre pied. Il ne voyait plus son amant, tout était blanc, mais il sentait sa présence, sa douceur, son calme. Il devinait même son sourire.

Quand une chaleur humide entoura son sexe, il senti son corps se détendre d'un coup. Enfin ! Enfin ! C'était chaud, c'était doux, c'était beau, c'était bon. Le bien être était total, il se senti s'enfoncer de bonheur dans les draps comme s'ils étaient faits de nuages. Sa respiration était lente et profonde, il savourait, il était à sa place. Mais tout se mis à bourdonner dans sa tête, l'urgence revint. Son bassin commença à onduler légèrement et la bouche sur son sexe se mit en mouvement lui arrachant un autre gémissement lointain.

Ses doigts s'accrochèrent de nouveau aux draps qu'il avait lâchés, son corps se cambra de nouveau à l'extrême alors que son bassin voulait guider le mouvement. Il senti que les mains de l'homme immobilisaient ses hanches, provoquant des tensions dans tout son corps. La langue amie jouait sur son gland puis les lèvres montaient et descendaient avec délice le long de sa verge. Le blanc l'envahissait, il ne restait plus rien, ses sens ne fonctionnaient plus. Ni image, ni son ne lui parvenaient plus. Juste cette chaleur qui menaçait de faire exploser son cœur.

Le rythme accéléra. Sa respiration et ses ondulations avec. Il ouvrit grand les yeux mais ne vit que du blanc, sa bouche était ouvert en quête d'air, la chaleur s'emparait de tout son corps, les tremblements reprenaient. Puis il y eu une explosion en lui. Une explosion de sensation qui traversa son crâne et tout son corps d'une décharge électrique. Il poussa un hurlement de plaisir alors que l'orgasme l'emportait au-delà de tout.

Son propre cri le réveilla en sursaut. Il ouvrit les yeux, haletant, pantelant, tremblant. Il était dans son lit sur le Sunny. Son regard était perdu embrumé. Que s'était-il donc passé ? Il peinait à reprendre sa respiration. Quand il tenta de bouger il se rendit compte que ses mains tenaient les draps, ses doigts crispés sur le tissus. Il essaya de se redresser, il avait mal partout et il réalisa alors qu'il avait du sperme sur le ventre. Soudain il comprit et dans un soupir de frustration il se relaissa tomber sur son oreiller.

C'était un rêve.
Juste un rêve.
Mais quel rêve !