« Si Délicieuse »
Lordess Ananda Teenorag
Titre : « Si Délicieuse »
Auteur : Lordess Ananda Teenorag
Série : Fire Emblem Three Houses
Genre : Alternate Universe, monde moderne – Humor, Romance, Frienship, Family
Résumé : Bienvenue à la Si Délicieuse ! Là où tous les couples trouvent le plus sucré des bonheurs. On raconte que si deux personnes croquent dans un même gâteau, issu de la Si Délicieuse… leur destinée s'entremêle pour le reste de leur vie.
Personnages centraux : Mercedes Von Martritz, Annette Fantine Dominic
Personnages principaux : Sylvain Jose Gautier, Felix Hugo Fraldarius, Dimitri Alexandre Blaiddyd, Ingrid Brandl Galatea, Dorothea Arnault
Soutiens / pairing : Mercedes Von Martritz x Annette Fantine Dominic A+/S
Autres : Sylvain Jose Gautier x Felix Hugo Fraldarius A+/S, Ashe Ubert x Byleth Eisner (homme) A+/S, Caspar Von Bergliez x Hilda Valentine Goneril A+/S, Dimitri Alexandre Blaiddyd x Claude Von Riegan A+/S, Byleth Eisner (femme) x le garde A+/S, Ferdinand Von Aegir x Hubert Von Vestra A+/S, Lorenz Hellman Gloucester x Marianne Von Edmund A+/S, le garde de l'Abysse x Monsieur Renforts A+/S, Bernadetta Von Varley x Raphael Kirsten A+/S, Ingrid Brandl Galatea x Dorothea Arnault A+/S
Note : Et hop, un petit Mercedes x Annette, un couple yuri tout mignon et tout sucré ! Comme cette fic. Je fais une dédicace à Mijoqui et Plum'oh, qui comprendront pourquoi ;).
Note 2 : Les amateurs de sciences peuvent poser une interro en physique quantique à Sylvain sur le site de Futura Sciences (la citation vient de là).
…
Pâtisserie A la Si Délicieuse.
Matinée sucrée.
…
Mercedes Von Martritz aimait son métier. Concevoir les recettes du bonheur, façonner les gourmandises sucrées, c'était sa vocation de toujours. Le cœur d'une personne était lié à son palais, et, les pâtisseries semaient la douceur dans l'âme. Savourer le plaisir de l'autre, c'était se nourrir soi-même du meilleur. Plus encore, être mariée à la plus belle personne – de cœur comme de corps – était son plus grand bonheur. Sa vie était calme et ensoleillée, mais parfois, il y avait des aventures.
« Mercie ! Tu ne vas pas le croire ! »
Sa femme. Si brillante, si vive, si tendre. Un rayon de soleil dans son quotidien.
« Oh, Annie. »
Elle paraissait contrariée – et un poil lasse. Oh, Mercedes parvenait sans peine à deviner ce qui s'était passé. Elle était, après tout, sa plus précieuse confidente.
« Il l'a encore fait ! » gémit la rousse.
« Oh, non. »
Elle avait vu juste. Felix avait encore…
« Môssieur le Loup Solitaire n'a besoin de personne ! Môssieur le Loup Solitaire ne vit que pour ses sabres ! Môssieur le Loup Solitaire n'a pas le temps de s'amuser ! »
Contrariée, Annette remuait en tous les sens, tandis que son épouse préparait une tasse de thé (à la rose) à son intention.
« Felix est un de meilleurs amis. » gémit l'enseignante. « Mais parfois, j'ai envie de lui faire avaler ses sabres ! Il est ridicule ! Ridicule ! Tout le monde a remarqué qu'il mate Sylvain sur scène à chacun de ses spectacles et qu'il collectionne en secret tous les posters de lui. Enfin, sauf lui. Et Sylvain, bien sûr ! »
« Pauvre Sylvain. Il a tellement peu confiance en lui que cela ne lui a même pas effleuré l'esprit. »
« Tu sais que, dans une fanfiction, il s'est mis en tête de caser son meilleur ami avec tous les roux qu'il connaissait ? »
« Oh oui, que je le sais. Tu en as fait partie. Et il a fallu une fanfiction entière pour qu'il se rende compte qu'il était amoureux de Felix… »
« …et que Felix était amoureux de lui depuis le début ! C'est pathétique. Vraiment pathétique ! »
Elle paraissait si désespérée que Mercedes rajouta un de ses biscuits préférés avec son thé. Reconnaissante, la petite rousse lui offrit un doux sourire, avant de poursuivre.
« C'était désespérant. Désespérant. A ce rythme, Felix va vraiment finir tout seul, alors que son âme sœur est juste à côté de lui ! »
« Ne crains rien, Annie. Le pouvoir de l'Amour triomphe toujours. »
Une lueur particulière venait d'apparaître dans le regard de la pâtissière. Celle qui disait : 'J'aime les ragots et mettre les gens ensemble'. Intriguée, la jeune enseignante cessa de gémir, pour l'écouter plus attentivement.
« Néanmoins… » reprit la pâtissière, toujours espiègle. « On va lui donner un petit coup de pouce, hum ? »
« Hi hi hi ! J'ai compris. On met en place le plan Sylvix ? »
« Oui, le plan Sylvix ! »
Oui, le plan Sylvix. Ce stratagème légendaire – digne de Claude Von Riegan, au moins – qui, infailliblement, pousserait les deux amis d'enfance dans les bras l'un de l'autre. A s'avouer romantiquement leurs sentiments dans un déluge de fleurs, alors que la scène, merveilleusement éclairée par des chandelles, serait le théâtre d'une histoire d'amour sans pareille…
Ding dong !
Un jeune homme frêle, aux cheveux gris, fit sa timide apparition à l'entrée. La gérante du magasin reprit son expression bienveillante et le salua.
« Bonjour, Ashe. »
« Bonjour, Mercedes. Je, hum… »
Il paraissait apeuré. Non, à en juger par le tremblement des lèvres et le tressautement des mains, ce devait être encore pire. Il devait être terrifié. Avec douceur, la pâtissière l'encouragea à parler.
« Je voudrais… » bégaya-t-il. « …acheter un gâteau. Ce serait, pour, hum… »
« Pour ? »
« P-pour… pour… »
Le silence se fit, palpitant. Puis le jeune homme cria, les yeux fermés.
« …le Professeur ! »
Pour s'apercevoir de son geste, rouge comme une tomate.
« Oh non, je l'ai dit. » gémit-il, la main sur la bouche.
Et de s'enfuir, sans demander son reste. Annette prit une gorgée de son thé à la rose et soupira.
« Le pauvre. C'est donc si difficile pour lui, de s'avouer qu'il a le béguin pour le Professeur ? »
« Ne t'inquiète pas, il reviendra. Cela fait cinq fois qu'il passe, en essayant d'acheter un gâteau. Mais c'est la première fois qu'il parvient à faire une phrase entière. Avec un peu de chance, il parviendra à avoir sa pâtisserie ce soir…»
« Comment elle s'appelle ? »
« Admiration. »
Ding dong !
Oh, des clients !
« Taïaut ! En avant les pâtisseries ! Vers l'infini et… au-delà ! »
« Caspar, on avait dit, plus de répliques de films ! »
« Ouais, ouais, Hilda ! Désolé ! »
Ce qui ne l'empêcha pas de renverser le comptoir dans son élan d'enthousiasme. Avec un soupir, la femme aux cheveux roses le força à tout ramasser.
« Mes chères Mercedes et Annette, comment allez-vous ? »
« Merveilleusement bien ! » répondirent-elles, à l'unisson. « Ça fait combien d'années que vous êtes ensemble, maintenant ? »
« Nous fêtons notre troisième anniversaire cette année. »
Annette battait des mains, tandis que Mercedes préparait un paquet à l'intention du couple.
« Félicitations ! » fit la gérante. « Le gâteau Libres comme le vent vous attend, comme prévu. Oh, à propos. Comment s'est passée l'opération Dimiclaude ? »
« Argh, ne m'en parle pas. Claude est un vrai renard. Il arrive à éventer toutes mes approches, rien à faire. J'espère que vous aurez plus de chance avec Dimitri, sinon on n'est pas prêtes de les voir ensemble. Bon, allez, à plus ! Tu viens, Caspar ? »
Ding dong !
Que de monde, aujourd'hui ! C'était une très bonne journée.
« Dimitri ! Quel plaisir de vous voir à la Si Délicieuse ! Vous avez donc trouvé le temps de venir nous voir ? »
Le jeune homme inclina la tête, avec un sourire poli mais chaleureux.
« La firme Blue Lions me demande beaucoup de travail. Mais… mes amis m'aident. Même si Sylvain a tendance à flirter avec Felix, que Felix me harcèle pour un duel à l'épée, alors qu'Ingrid les sermonne deux fois par jour… et que je n'arrive pas à convaincre Dedue de prendre un jour de congé. »
« Oh, Dimitri. » réprimanda la pâtissière. « Sans eux, vous vous épuiseriez à la tâche, sans personne pour vous arrêter. »
« Je suis bien d'accord ! » renchérit son épouse. « Si vous avez besoin d'aide, dites-le nous ! »
Soudainement incertain, le blond se dandina sur ses jambes.
« Eh bien… il y a bien une chose que je voulais vous demander… non, c'est ridicule. Oubliez cela. »
Avec enthousiasme, Annette protesta en bondissant sur place.
« La seule question qui soit ridicule – et c'est l'enseignante qui parle – est celle qu'on ne pose pas ! Alors, allez-y ! »
« Eh bien… » hésita le jeune homme. « Mes employés racontent que… si deux personnes croquent dans un même gâteau, issu de la Si Délicieuse… leur destinée s'entremêle pour le reste de leur vie. Est-ce… vrai ? »
« Ne dites rien, Dimitri, nous avons ce qu'il vous faut ! Annie ? »
L'enseignante apporta une somptueuse pâtisserie. Le travail de plusieurs heures, au moins. Admiratif, leur interlocuteur la contempla, bouche grande ouverte. Alors que la pâtissière présenta son œuvre d'art.
« Cœurs Souverains. La combinaison d'un biscuit de Faerghus aux fruits d'Almyra. On raconte que la recette fut créée pour célébrer l'union entre deux rois ! »
Le jeune PDG rougit, mais accepta le paquet – avant de payer (par carte bancaire, avec un lion bleu dessiné dessus). Une fois qu'il fut parti, les deux femmes se tapèrent dans les mains.
« Opération Dimiclaude réussie ! Hi hi ! »
Ding dong !
« Bonjour, Professeur ! Rien à signaler ! »
Oh, le garde. Qui passait son temps à ne rien signaler, devant le bureau de Garreg Mach (mais qui était très apprécié, tout de même). Mercedes n'arrivait jamais à retenir son nom. Annette non plus. En fait, personne n'y parvenait. La seule qui le connaissait, racontait-on, était la sœur jumelle du Professeur. Qui, soit dit en passant, se révélait être sa petite amie.
« Oups, pardon. L'habitude. Bonjour, Mesdames ! Rien à signaler ! »
De plus, on n'arrivait jamais à voir son visage. Résultat, tout le monde le prenait pour un personnage secondaire.
« On raconte que vos pâtisseries sont magiques. Si deux personnes croquent dans un même gâteau, issu de la Si Délicieuse… leur destinée s'entremêle pour le reste de leur vie. Depuis que ma bien-aimée m'en a offert un, nous passons de merveilleux moments ensemble ! »
Ah, ce qui pourrait expliquer la rumeur colportée par Dimitri.
Ding dong !
Quelle animation ! Une belle journée. Mercedes s'avança vers le nouveau client.
« Bonjour ! Bienvenue à la Si Délicieuse ! Vous désirez ? »
« Un café. Bien fort. Comme l'amertume de la défaite. »
« Oh, vous devez être Monsieur Von Vestra. Ferdinand m'a parlé de vous. »
L'homme – habillé tout de noir – haussa un sourcil.
« Oh ? Il m'a recommandé ce salon de thé, pour la qualité de ses pâtisseries et de ses boissons. Mais, tout d'abord… j'ai besoin d'une information capitale. Et je suis prêt à tout pour l'obtenir. A tout. »
Oh, voilà pourquoi son Sylvain parlait de tronçonneuses et de parties d'échecs, entrecoupées de rires diaboliques sous la pleine lune…
« Est-il vrai que Ferdinand apprécie le thé que vous préparez ici ? »
« Oui, c'est un de nos habitués. Il aime notre mélange aux fruits du sud, au pin d'Almyra, le thé de Seiros et le thé d'Orient. »
Un ricanement ponctua l'instant qui suivit.
« Très bien. Je voudrais acheter l'assortiment complet des quatre saveurs avec ses pâtisseries, que je vois ici. Soleil et Lune ? »
« Ce sera avec plaisir, Monsieur Von Vestra. Pour cet achat, la maison vous offre un échantillon en cadeau. »
« Hum, excellent. Vous permettez ? »
L'homme porta la tasse et le biscuit à ses lèvres, puis afficha un rictus (cela devait être sa propre façon d'exprimer sa satisfaction).
« Impressionnant. Je ne suis ni amateur de thé, ni de sucreries, mais même moi je dois convenir de leur excellence. Mon plan… se déroulera comme prévu. Ferdinand ne songera plus jamais à me quitt-… euh, je veux dire, à quitter notre firme Black Eagle. La Présidente Edelgard règnera sur le monde de l'entreprise. Hé hé hé hé hé… »
Oh, il fallait de tout pour faire un monde…
Ding dong !
« Bienvenue à la Si Délicieuse ! Oh, Lorenz, c'est vous. Comment allez-vous ? »
« Mercedes, vous êtes un ange descendu du ciel ! Votre talent divin a subjugué le palais de ma fiancée ! Son sourire fut l'aurore de ma joie et de notre futur mariage ! Auquel, bien entendu, vous serez invitées, Mesdames. »
Avec un petit rire, la gérante du salon de thé accepta le compliment.
« J'imagine que Dame Marianne a apprécié le gâteau Noble Beauté. »
« Plus jamais je n'entretiendrai de vils préjugés sur l'origine sociale des femmes, quand le talent peut subjuguer l'âme entière… »
« Bonne journée, Lorenz ! » chanta-t-elle.
Avec habilité, son épouse l'avait poussé discrètement vers la sortie. Depuis qu'il avait goûté un gâteau Un Monde en compagnie de Ferdinand (un de ses proches amis), il ne cessait de chanter les louanges de leur salon. L'effet Ferdie, sans doute.
Ding dong !
« Hé, vous, là. J'ai quelque chose à signaler. »
Oh, lui. Un cousin éloigné du garde de Garreg Mach, qui travaillait au bureau de l'Abysse et qui passait son temps à signaler des choses. Lui non plus, personne ne retenait son nom… à part son compagnon (dont personne ne connaissait le nom non plus).
« On raconte que vos pâtisseries sont magiques. Si deux personnes croquent dans un même gâteau, issu de la Si Délicieuse… leur destinée s'entremêle pour le reste de leur vie. Depuis que j'en ai mangé une avec Monsieur Renforts, il veut me demander en mariage ! Non que j'aie quelque chose contre, mais je n'ai pas de bague à lui proposer… »
Rumeur, rumeur, quand tu nous tiens.
Ding dong !
« Oh, Ingrid ! Dorothea ! Quel plaisir de vous voir ! » s'écria le jeune couple.
En effet, devant le comptoir du salon, se tenait le duo suprême. La rumeur voulait que certains fans les avaient élues 'femmes les plus sexy de Fire Emblem Three Houses'. Quelque chose à propos d'une annexe, d'une bague et d'une demande en mariage, qui avait séduit les amateurs de yuri. Avec une tendresse tout aussi sexy, la somptueuse diva brune posa sa tête sur l'épaule de sa petite amie.
« Ma chère Ingrid mérite le meilleur. Et c'est ici que se trouve le meilleur. Pouvons-nous le prendre ? »
Avec beaucoup de douceur, la jeune pâtissière dévoila le gâteau préparé à leur intention. Somptueux, raffiné, sucré.
« Le voici, mes chéries. Romance véritable. »
« Oh. » fit la blonde, qui rougit jusqu'aux oreilles.
Avec un petit rire, sa compagne l'embrassa, avant d'ajouter.
« A propos, notre petite Bernadetta a accepté l'invitation de ce grand nounours qu'est Raphaël. Enfin, devrais-je dire. »
Annette bondit de joie.
« Youpi ! Oh, je m'en souviens, Mercie ! C'était Douce confiance, c'est ça ? »
« Oui, Annie. Tu as tout à fait raison. Que ferais-je sans toi ! »
L'autre couple les regardait avec tendresse.
« Tu sais, Mercedes… » reprit Ingrid. « Tes pâtisseries sont magiques. Vraiment. On raconte que si deux personnes croquent dans un même gâteau, issu de la Si Délicieuse… leur destinée s'entremêle pour le reste de leur vie. Quel est ton secret ? »
Avec la plus sucrée des douceurs, la gérante étreignit son épouse.
« Ces pâtisseries sont confectionnées avec le cœur. C'est pour cela qu'elles sèment le bonheur chez ceux qui les goûtent. C'est cela, notre ingrédient secret. »
Alors qu'elles prenaient congé, les derniers visiteurs de la journée arrivèrent.
Ding dong !
« Je te préviens, Sylvain, si tu recommences à faire des clins d'œil à tout le monde, je m'en vais. Et tu sais que… »
« …tu n'aimes pas les gâteaux. »
« Je n'aime pas les gâteaux. »
« Tu n'aimes pas le sucré. »
« Je n'aime pas le sucré. »
« Tu. N'aimes. Pas. Le. Sucré. »
« Je. N'aime. Pas. Le. Sucré. »
« Donc tout va très bien, puisque Mercedes est la reine des pâtisseries du cœur. Et comme le cœur a mille raisons, on trouvera bien la tienne, même si elle n'aime pas le sucre ! »
« Mais elle veut rien dire, ta phrase ! Pourquoi je suis venu avec toi ?! »
Avec un soupir, le sabreur se laissa cependant entraîner par le rouquin. Ce dernier darda un immense sourire aux femmes présentes (tiens, est-ce que Felix avait eu un tressautement de jalousie ? Ho ho ho…). La petite enseignante bondit dans ses bras, l'étouffant dans son étreinte.
« Sylvain, Felix ! Vous voilà enfin ! On a cru que vous n'arriveriez jamais, Mercie et moi ! »
« Allons, Annette. » fit le chanteur, radieux. « Comment pourrais-je oublier les deux merveilleuses beautés qui tiennent la meilleure pâtisserie du monde ? »
« Arrête tes flatteries et aide-moi à réviser mon cours de physique quantique, plutôt ! »
« Ah, tu sais que mon intelligence est toujours à ton service, Annette ! Mais la prochaine fois, rappelle-toi que la relativité générale est une théorie fondamentalement géométrique. Or, le principe d'incertitude qui est au cœur de la physique quantique est intrinsèquement incompatible avec une géométrisation ! »
Ils rirent ensemble, complice en amitié et en savoir. Puis, au bout d'un moment, l'artiste se gratta la tête, avant d'arborer une expression soudainement sérieuse.
« Mercedes, tu as le gâteau que j'ai commandé ? Je voudrais que Felix le voie. S'il lui convient… j'aimerais… enfin, tu sais quoi. »
…le lui offrir le jour où j'aurai le courage de lui avouer mes sentiments.
Avec un air de compréhension, la jeune femme apporta un paquet soigneusement apprêté.
« Bien sûr, Sylvain. Le voici. »
Le papier dévoila le chef d'œuvre de la Si Délicieuse.
« Promesse. »
Intrigué, Felix s'était approché (même s'il faisait semblant d'avoir l'air détaché). Mercedes ajouta avec cette même, éternelle douceur.
« C'est un gâteau fait pour deux êtres, liés depuis l'enfance par une promesse : celle de mourir ensemble, quoi qu'il arrive. »
Une symbiose de yin et de yang, roux et noir, telle l'éternité d'un duo en perpétuelle croissance. Parachevé d'un étalon de feu et d'un loup de nuit, liés par deux, toujours deux par deux.
Toujours deux par deux.
« Il te plaît, Felix ? » demanda le rouquin, avec une inhabituelle appréhension.
Son interlocuteur marmonna, bizarrement rouge.
« Il est… hum, pas mal. »
« Ha ha ha ha ! Youpi, je suis le meilleur et tout le monde le sait ! »
« N'exagère pas, abruti ! »
Telle une tornade, le sabreur avait déboulé vers la sortie. Puis, juste avant de franchir la porte… un petit sourire – craquant – avait brièvement orné ses lèvres.
« Sylvain ? Merci. »
Tout aussi cramoisi, l'artiste avait trotté derrière lui. Et avait disparu dehors, aux côtés de celui qu'il avait toujours aimé, depuis la nuit de leur enfance et l'éternité de leur lien. Avec un petit cri de joie, les deux femmes s'étaient tapé les mains, fêtant leur victoire.
« Youpi ! Mission Sylvix réussie ! »
Bon, étape suivante du plan : la future demande en mariage. Si si, il fallait s'y préparer aussi tôt. Connaissant les deux zigotos, mieux valait prévoir du temps… hi hi hi !
« Oh, il est déjà si tard ? » fit la petite rousse, en jetant un coup d'œil à l'horloge. « Il est l'heure de fermer le salon. »
Sa femme déposa un tendre baiser sur sa joue, dans un murmure.
« Un instant, Annie. Il y a un dernier gâteau que je dois offrir. »
« Oh ? Mais tu ne m'en as pas parlé, ma chérie ! »
Une pâtisserie se dévoila devant elle. Une union de deux saveurs, emplie de douceur et de sucre.
« Amour sucré. Pour… notre anniversaire de mariage. »
« Oh, merci, Mercie ! »
Etait-il plus grand bonheur que d'être mariée à la personne aimée ?
« Annie, tu es si délicieuse. »
« Et toi donc ! »
Si délicieuse. Si Délicieuse. Comme le nom de leur salon de thé… et de sa première création culinaire, qui avait été à l'origine de leur projet commun. Après tout, n'était-ce pas le plus beau des hommages, que de donner le nom de son amour à son travail de chaque jour ?
Mercedes et Annette, mains jointes : Nous espérons que cette histoire vous a apporté un rayon de soleil ! Passez à la Si Délicieuse, si jamais vous avez besoin d'un gâteau ! Voici, pour les intéressé(e)s, le nom des pâtisseries que nous avons conçues, par couple ou duo.
- Ashe Ubert x Byleth Eisner (homme) : Admiration
- Caspar Von Bergliez x Hilda Valentine Goneril : Libres comme le vent
- Dimitri Alexandre Blaiddyd x Claude Von Riegan : Cœurs Souverains
- Byleth Eisner (femme) x le garde : ?
- Ferdinand Von Aegir x Hubert Von Vestra : Soleil et Lune
- Ferdinand Von Aegir et Lorenz Hellman Gloucester : Un Monde
- Lorenz Hellman Gloucester x Marianne Von Edmund : Noble Beauté
- Le garde de l'Abysse x Monsieur Renforts : ?
- Bernadetta Von Varley x Raphael Kirsten : Douce confiance
- Ingrid Brandl Galatea x Dorothea Arnault : Romance véritable
- Sylvain Jose Gautier x Felix Hugo Fraldarius : Promesse
- Mercedes Von Martritz x Annette Fantine Dominic : Amour sucré
Sylvain : Wouah, que des chefs d'œuvre ! Mais mon préféré, c'est Promesse. N'est-ce pas, Felix ? ;)
Felix, rouge : Sois utile pour une fois dans ta vie et tais-toi !
