Juleka se tient debout, sur le quai numéro 5 de la gare St Pancras, à Londres. Elle a réussi à obtenir trois jours de travail moins chargé pour accueillir ses amis, promettant à son agent de se donner corps et âme au modeling lorsqu'ils seront repartis. Cela fait exactement six mois et quinze jours qu'elle n'a pas vu Rose, et cette dernière lui manque atrocement. Elles ont été toutes deux prises par la vie, Rose étudiant d'arrache pieds et jonglant entre étude et stage, Juleka devenant quant à elle bien plus connue internationalement parlant. Elle voyage beaucoup et rentre à peine d'un voyage à Singapour, pour une marque de lingerie.
La brune passe une main dans ses cheveux, glissant une mèche rebelle derrière son oreille alors que ses yeux se posent sur l'écran de son téléphone, ils ne devraient plus tarder.
Elle sent sur elle le regard des passants et ses joues rosissent légèrement. Elle savait, en sortant sans lunettes qu'elle serait reconnue, après tout, son visage est affiché à chaque coin de rue, depuis qu'elle est l'une des égéries d'une marque londonienne en vogue, en ce moment. Une petite fille la pointe du doigt et Juleka lui sourit en croisant son regard. Ses yeux papillonnent lorsqu'enfin, elle entend le bruit caractéristique du train entrer en gare. Ses lèvres s'étirent dans un grand sourire, honnête. Parce que Rose, sa Rose, est là, à seulement quelques mètres d'elle. Enfin, elles vont être réunie.
Ses jambes se mettent à bouger toutes seules et Juleka s'approche plus encore du quai, comme si la distance lui devenait subitement insupportable. Comme toujours, Rose est l'une des premières à sortir du train et, une fois sur la terre ferme, ses yeux cherchent vivement ceux de la brune. La petite blonde sautille légèrement en apercevant sa petite amie et se met à courir vers elle pour, une fois à sa hauteur, la serrer contre elle. Et Juleka soulève sans difficulté le corps minuscule de Rose, la faisant tourner sur elle-même en riant. Il n'y a qu'avec elle qu'elle est parfaitement à l'aise. Son front se pose contre celui de la plus petite et ses yeux fondent dans ceux, céruléens, de la jeune femme.
« Tu m'as manquée… » marmonne-t-elle avant de la serrer un peu plus contre elle.
Marinette manque de faire tomber sa valise au moins trois fois en sortant du train. Elle ne cesse de marmonne des « sorry » lorsqu'elle entre en collision avec quelqu'un et Adrien l'observe, ses yeux pétillants de malice. Elle a toujours été terriblement maladroite, mais cela ne semble pas s'arranger avec l'âge.
« Mon dieu Mari, regarde où tu mets les pieds ! » s'agace Alya en levant les yeux au ciel, une main posée sur la poign ée de sa valise, l'autre glissé dans celle de son petit ami.
« Mais j'essaie ! » répond la brunette en faisant la moue.
Lorsque Rose leur a dit qu'elle allait voir Juleka pendant les vacances de février, les deux couples d'amis se sont dits qu'ils allaient l'accompagner. Marinette a toujours rêvé de passer la saint valentin dans une ville aussi romantique que Londres et Alya mourrait d'envie de revoir Alix, dont elle n'a que peu de nouvelles, depuis la fin de l'été dernier. Marinette refuse de l'avouer, mais elle est tout aussi curieuse que sa meilleure amie. Ce n'est pas comme si Alix les ghostait mais ne plus la savoir tout près d'elle, à Paris, est étrange.
Ils ont tous été surpris lorsqu'Alix leur a annoncé, à la fin de leurs vacances d'été, qu'elle allait partir à Londres avec Luka et Juleka, abandonnant ainsi ses études et sa vie à Paris.
Marinette se retient à Adrien pour ne pas tomber et se dernier glisse un bras réconfortant dans son dos alors que les quatre amis arrivent à hauteur des deux jeunes filles. Juleka relache son étreinte, embrasse une dernière fois les lèvres de Rose avant de se tourner vers ses anciens camarades de classe.
« Vous avez fait bon voyage ? » demande-t-elle. Son agent lui a fait prendre des cours de diction, en anglais, puisque personne n'arrivait à la comprendre. Elle s'efforce de les appliquer avec ses amis, qui ne l'ont jamais aussi bien comprise. Nino ouvre de grands yeux ronds. C'est la première fois qu'il l'entend aussi distinctement.
« Nino a passé deux heures à vomir. » annonce fièrement Alya. « J'ai cru qu'il n'allait pas survivre au voyage. »
« On était SOUS l'eau ! Et puis Marinette aussi, elle a vomi… » dit-il comme si cela justifiait tout. Juleka rit de bon cœur avec les autres avant de regarder son téléphone.
« Vous avez faim ? On a le temps de passer manger un morceau avec le début du concert. »
Il est un peu plus de vingt heures. Ils devaient arriver plus tôt mais ont finalement pris le dernier train de la journée car Marinette devait absolument terminer un projet pour Gabriel Agreste. Juleka a eu l'occasion de travailler avec lui et elle sait pertinemment qu'on ne fait pas attendre Agreste, vacances ou pas.
« Oh oui, j'ai trop faim ! » annonce Nino sous le regard étonné de son meilleur ami. Ne vient-il pas de vomir ses tripes dans le train ?
« Et nos valises ? Je ne pense pas qu'on nous laissera entrer avec… » Marinette demande en grimaçant sous le poids de sa valide. Ils ne sont là que pour trois jours, comme sa valise peut-elle être si lourde ? Elle a beau la partager avec Adrien, elle ne comprend pas.
« On va les laisser dans la voiture. » propose Juleka et les autres acquiescent en la suivant dans les dédales de quais, pour finalement sortir dans la fraicheur de la nuit. Une voiture attend, en double file et un homme en sort pour ouvrir le coffre.
« Je n'arrive toujours pas à me faire à ton chauffeur. » avoue Rose en serrant les doigts de Juleka qui répond simplement qu'elle non plus. Elle ne comprend pas pourquoi l'agence lui a mis une voiture à sa disposition, alors qu'elle n'a signé chez eux il y a moins de deux ans. Il faut croire qu'elle a du succès.
Alors qu'ils ont tous pris place dans la voiture, le chauffeur se tourne vers Juleka pour lui demander :
« Where do I drop you off, miss ? »
« Camden market, please Harry. » répond-elle simplement en s'attachant.
Le trajet se fait bruyant. Rose n'arrête pas de parler, comme si elle ressentait le besoin de combler ces six mois loin de sa copine.
Alya, Nino et Marinette ont, quant à eux, les yeux rivés sur l'extérieur, émerveillés par cette ville qu'ils ne connaissent pas. Adrien, lui, est amusé de les voir ainsi. Son ancien travail de mannequin l'a souvent conduit ici. Les visages des trois amis se déformèrent plus encore en sortant de la voiture. Ils découvrent en effet les illuminations du quartier de Camden, connu pour ses couleurs et son art.
« Il y a plusieurs stands de nourriture, on devrait trouver notre bonheur ici, et le bar où ils se produisent n'est pas très loin. » leur explique Juleka en guidant ses amis à travers la foule, sa main glisser dans celle, plus frêle, de Rose.
Ils se décident tous pour de la nourriture mexicaine et s'installe sur l'une des tables prévues à cet effet, au milieu des bars et des boutiques. L'ambiance est effervescente et Marinette ne sait plus où donner de la tête. Les gens, ici, sont tous follement bien habillé et de nouvelles idées, pour son book, ne cesse de lui venir en tête. Elle mange en griffonnant des croquis sur un carnet sorti de son sac à main.
« Comment se passe ton travail ? » s'enquiert Adrien auprès de Juleka alors que cette dernière mange une salade. Il sait que ce n'est pas un emploi stable ou facile, mais il est heureux de la voir réussir. Il espère simplement qu'elle est plus épanouie que lui dans ce milieu.
« Bien. » répond-elle. « Je viens de rentrer de Singapour, et si tout ce passe bien, je vais à New York la semaine prochaine. J'ai l'impression de vivre à cent à l'heure. » avoue-t-elle.
« Et ça te plait ? La pression, tout ça… » il s'inquiète sincèrement pour elle, ne voulant pas la voir faire les mêmes erreurs que lui.
« Oui oui. » assure-t-elle. « Je te le promets. » Juleka est un peu gênée, elle ne pensait pas qu'il s'inquiéterait autant pour elle.
L'ambiance est bonne, ils parlent de tout et de rien, rattrapent le temps passé, se remémorent les souvenirs d'un été qu'ils ne pourront oublier. Pris dans leur conversation, ils ne voient pas le temps passer et c'est finalement Alya qui, sortant son téléphone pour prendre un selfie, se rend compte qu'ils sont en retard.
Les voilà qui courent, dans les rues de Camden, slalomant entre les londoniens pour finalement arriver devant le Dublin Castle. Il y a déjà la queue, devant l'entrée et Juleka doit jouer des coudes pour arriver jusqu'au videur, lui indiquant qu'ils sont sur la liste des invités. Ce dernier les dévisage longuement, vérifie leur carte d'identité et finit par consentir à les laisser entrer, juste à temps.
Les six amis arrivent à se frayer un chemin dans la foule de monde présente devant la scène alors que le présentateur annonce, d'une voix tonitruante :
« And now, for the first time on our stage, a band of promising young one with breathtaking looks, warmly welcome Calamity vipers ! »
Le cœur de Marinette se met à battre plus vite, plus fort lorsqu'elle voit arriver sur scène non seulement son premier petit ami mais surtout l'une de ses meilleures amies. Et le choc peut se lire sur son visage. Parce qu'elle reconnait à peine Alix. La dernière fois qu'elle la vue, cette dernière se sentait étriquée, comme piégée par sa propre existence. La voilà à présent qui prend son envol.
Alix s'approche du micro qu'elle saisit d'une main en scannant l'assemblée du regard. Ses lèvres dévoilent une rangée de dents blanches lorsqu'elle aperçoit, dans la foule, le visage de ses amis.
« Be ready Camden, we're on fire tonight… » dit-elle alors que la guitare de Luka se met à résonner, dans le bar, le garçon partant dans un solo endiablé, ses doigts se mouvant avec dextérité sur les cordes de sa guitare électrique. Il n'a pas beaucoup changé, depuis la dernière fois qu'ils l'ont vu. Ses cheveux ont poussé, un peu plus encore, et il les attache à présent entièrement. Marinette est presque sûre qu'elle aperçoit un nouveau tatouage, sur son avant-bras également. Mais il reste fidèle à lui-même. Ses yeux brillent, passionnés, déterminés, se fixant tant tôt sur cette chanteuse qu'il a tant convoité, tantôt sur la foule qui l'acclame. Il se sent vivant. Une basse le rejoint bientôt et les yeux de Marinette quitte Luka pour se concentrer sur l'autre musicien. Typé asiatique, il a de longs cheveux noirs qui brillent à la lumière des projecteurs. Ses yeux sont assombris par un trait de liner et même s'il n'est absolument pas son genre, elle ne peut que le trouver séduisant. Au piano se trouve une femme aux cheveux courts, rasé sur les côtés et d'un vert électrisant. Une cicatrice lui barre la moitié du visage, lui donnant un look grunge. Elle est, tout comme Luka, recouverte de tatouage. Celui qui fait tâche, parmi les membres du groupe, c'est le batteur. Il semble minuscule, perdu derrière sa batterie. Ses cheveux d'un blanc trop clair pour être naturel, sont ébouriffé et son visage est grimé d'un immense sourire, pareil à un enfant émerveillé de tout. Lorsqu'il lève finalement ses baguettes en l'air pour les laisser s'abattre sur la caisse principale de son instrument, son regard devient plus sérieux Marinette a l'impression d'observer une tout autre personne.
Et finalement, Alix se met à chanter, sa voix rauque déchire la salle et Marinette sent un long frisson parcourir son corps. Ce n'est pas la première fois qu'elle l'entend chanter, pourtant, la voir ainsi sur scène, l'entendre surtout, lui donne l'impression de découvrir une toute nouvelle personne.
Les cheveux d'Alix sont toujours aussi longs, mais relevé en l'air dans un chignon qui laisse apparaître un undercut parfaitement coiffé, contrastant avec le rose vif de ses cheveux. En l'espace de quelques mois seulement, elle s'est faite percée les oreilles à de multiples reprises, ainsi que le bridge, le labret et le septum. Malgré ses vêtements, Marinette peut deviner les nombreux tatouages qui décorent à présent le corps de la jeune femme, à commencer par le serpent s'enroulant autour de son bras et pointant dans son cou.
Alix est si différente, et pourtant Marinette sait, au plus profond d'elle-même, qu'elle n'a jamais été autant elle-même. Enfin, la jeune femme s'est épanouie, s'est retrouvée et a apprise à s'aimer. Elle dégage une aura si forte, si chaude que Marinette peine à la quitter des yeux. Si elle n'était pas autant amoureuse d'Adrien, elle questionnerait probablement sa sexualité.
Luka s'avance, sur scène, pour se coller à Alix, venant chanter dans le micro, près d'elle. Le regard des deux rockeurs se croisent et c'est comme si plus rien n'existait, dans ce bar. Il n'y a qu'eux deux et la musique.
Marinette avait cru comprendre qu'Alix et Luka était toujours ensemble, après l'été où ils s'étaient véritablement découverts, mais elle ne pensait pas leur relation si profonde. La façon dont ils chantent, dont ils se regardent rend l'atmosphère du bar plus lourde, brûlante.
En regardant autour d'elle, Marinette prend conscience de l'attraction qu'ils ont, sur leur public. Chaque personne présente dans la salle tuerait pour être Alix, ou Luka, ou même les deux. Simplement pour être regardé de cette façon.
La performance des Calamity vipers prend fin bien trop rapidement au goût de Marinette, et le groupe laisse place à un girl band au style bien plus agressif.
Les six amis se dirigent vers le bar pour commander avant de jouer de nouveau des coudes pour s'installer à une table. Marinette se rend compte que sa gorge est sèche. Elle s'empresse de boire une longue gorgée de coca.
« Oh mon dieu, Alix était trop top ! » la voix de Rose rompt le silence de la tablée et Alya acquiesce.
« Mais tellement ! J'étais un peu déçu de ne voir aucune de leurs représentations sur internet, mais finalement, je suis contente d'y avoir assisté. » Nino opine du chef et Marinette, quant à elle, ne sait quoi dire.
« Je ne pensais pas qu'Alix changerait autant en si peu de temps. » reprend Rose sans même voir le trouble de la jeune métisse.
« Quand on vit à Camden, on ne peut pas échapper aux aiguilles. Scar, la pianiste, est tatoueuse. » explique Juleka, et elle doit répéter deux fois à cause du son du concert, qui leur parvient, même à la table.
« Tu es tatouée, toi ? » demande Nino et Rose se met à rire.
« Elle n'en a pas le droit, mais si vous voulez tout savoir, elle a une petite rose, cachée, juste au-dessus de… » Rose est coupée subitement par la main de Juleka qui se pose sur ses lèvres.
« Ils n'ont pas envie de savoir. » marmonne Juleka avant de baisser la tête, les joues rouges.
Nino a beau demandé « au-dessus de quoi » personne ne fait véritablement attention à lui. Une tornade rose s'abat soudainement sur eux et Marinette se retrouve écrasée par une Alix remontée à bloc.
« Je suis trop, trop contente de vous voir putain ! Vous m'avez grave manqué ! J'espère que le concert vous a plu ! » elle parle trop vite, comme si l'adrénaline coulant dans ses veines lors du concert, telle une drogue douce, faisait encore effet. Luka les rejoint à son tour, amusé par l'excitation de sa petite amie.
« C'était génial, Al' » répond Alya alors que Marinette peine à respirer. Lorsqu'Alix s'en rend compte, elle rit en la relâchant légèrement.
« Vraiment ? C'est la première fois qu'on se produit sur une si grosse scène. Vous saviez que c'était le bar favoris d'Amy Winehouse ? J'ai l'impression de marcher dans ses pas, et en même temps, je ressens trop ses ondes, vous voyez ? »
« Respire calamité, ou tu vas t'étouffer. » dit Luka en posant une main sur son épaule.
Ils se font tout les deux une place autour de la table.
« Les autres membres vont nous rejoindre ? » demande Adrien et Luka secoue la tête.
« Scar est partie voir sa copine, qui bosse dans le bar d'en face, Kyo bosse tôt demain et James doit probablement déjà être avec une fille. Vous devrez vous contenter de nous. » Luka sourit en coin alors qu'Alix s'étire.
« Vous avez fait bon voyage ? » demande alors Alix en enlevant son tee-shirt, dévoilant un débardeur floqué du logo du groupe et de nombreux autres tatouages. »
« Nino a vomi. » Alya répète fièrement une seconde fois aujourd'hui, ce qui fait beaucoup rire Alix.
Et c'est comme si ces six derniers mois n'avaient pas existé, comme s'ils s'étaient quittés la veille. Ils parlent de tout et de rien, se racontant leurs vies. Ils finissent par sortir du bar, gêné par le bruit, et Luka et Alix durent faire une série de selfie avec des jeunes qui, visiblement, les suivent depuis un moment.
Ils se retrouvent à déambuler dans les rues désertes du quartier. La main de Luka serrant délicatement les doigts d'Alix qui balance son bras, bien trop heureuse pour rester en place.
« Oh, on vient de recevoir l'invitation de mariage de Mylène et Ivan, on était super surpris, right babe ! » annonce Alix en se tournant vers Luka qui acquiesce d'un signe de tête.
« Nous aussi, on a pas vraiment l'occasion de les voir. Mais je suis trop heureuse ! J'ai demandé à Mylène si je pouvais faire sa robe et elle a dit oui ! » Marinette sourit, ravie de partager cette nouvelle avec les autres.
Mylène et Ivan ont toujours été un couple solide et stable, ce n'est pas étonnant de les voir se fiancer si jeunes. Marinette a l'impression de voir, en eux, ses propres parents qui se sont aimés très tôt et très vite.
« Et du coup, Alix, tu vis où ? » demande Alya avec curiosité.
« Chez nous. » répond Luka simplement en resserrant ses doigts contre ceux d'Alix qui le regarde avec amour.
« Je suis entrain de chercher un nouvel appartement. » indique alors Juleka, un sourire flottant légèrement sur ses lèvres. « J'ai beau être souvent en déplacement, les murs sont bien trop fins… »
Alya et Nino éclatèrent de rire et Marinette resta interdite, sans comprendre. Quand, enfin, elle compris, son visage pris une couleur carmine.
« On a quelque chose a vous dire, nous aussi. » la voix d'Adrien s'élève dans l'air froid de la rue et tous s'arrêtent pour se tourner vers lui. Mais ce n'est pas lui qui se mit alors à parler, prenant tout le monde de court.
« Je suis enceinte. » un sourire timide dévoile les lèvres de Marinette alors que la main d'Adrien vient se glisser dans son dos, ses yeux brillant de fierté. Ce bébé n'était pas prévu. Pas immédiatement tout du moins. Mais Adrien a toujours souhaité fonder sa propre famille, lui qui a toujours souffert de solide, dans sa propre maison.
« Attend, tu rigoles ? » Alya la regarde avec de grands yeux ouverts alors que déjà, Rose sautille, bien trop heureuse à l'idée d'acheter des vêtements de bébé.
« Le premier bébé, du groupe, pourquoi ça ne m'étonne pas que ce soit vous ? » demande alors Alix en riant.
« Ah mais c'est pour ça que tu as vomi dans le train ! » s'écrie Nino et tous se mettent à rire.
Ils avancent tous dans leur vie, chacun à leur façon, et Alix comprend enfin qu'il n'y a pas qu'une seule façon de vivre. Que si Mylène et Ivan se marient, que si Marinette attend un bébé, cela ne signifie pas qu'elle doit en faire de même pour rentrer dans le moule. Sa vie lui plait telle qu'elle est et elle ne l'échangerait pour rien au monde.
