TU PEUX TOI AUSSI COMMANDER TA FICTION

Oui tu peux toi aussi commander une fiction en te rendant sur notre histoire "Commandes de fictions" ou sur notre forum, et review le mois en cours !


Hé ! Bien le bonjour (ou le bonsoir) à toi qui arrive sur cette histoire ! Choup37 nous a demandé un OS façon scène manquée pour décrire les retrouvailles entre Guenièvre et ses parents lors du film Kaamelott Premier Volet!

Marina Ka-Fai, une des auteurs de notre collectif, a décidé répondre à cette commande.


Disclaimer : Kaamelott et KV1 sont les propriétés d'Alexandre Astier.

Résumé : Après plus de dix ans d'incertitude, Leodagan et Seli étaient enfin réunis à Guenièvre.

Note de l'auteur: Je vous remercie de ne pas spoiler Kaamelott Premier Volet dans les commentaires. Perso, je l'ai vu (sinon, je n'aurais pas pris la commande) mais le film étant encore récent, certaines personnes ont peut-être raté le coche au cinéma et je ne voudrais pas qu'ils se gâchent la surprise s'ils lisent les reviews! Evidemment, si vous lisez cette fic dans dix ans, ma demande ne tient plus.

Le retour de la reine

Leodagan aurait pesté si le cri que venait de pousser Seli n'était pas si contraire à tout ce qu'elle était. Déjà, sa femme ne criait pas. Pas comme ça. Pas ce son viscéral où la douleur s'effaçait pour laisser place à la joie la plus pure, à la délivrance d'une âme tourmentée. Non, son épouse criait de colère, de frustration ou quand ils faisaient l'amour (un son bien plus plaisant à ses oreilles). Il se redressa, prêt à rouspéter pour la bonne mesure mais se figea face à la posture de sa compagne. Les mains portées à sa bouche pour en cacher l'expression, les yeux écarquillés, étincelants de larmes. En fait, il avait même presque peur qu'elle ne lui fasse une syncope, un malaise ou une crise cardiaque. Il tourna son regard dans la même direction qu'elle et face à la vision qui leur faisait face, ses doigts se libérèrent, laissant tomber à ses pieds dans un léger bruit la dague qu'il transportait. Devant eux, un fantôme, l'ombre d'un homme disparu depuis dix ans, que lui-même avait cru mort depuis quelques années, au visage émacié et à la chevelure sombre en catogan. Mais surtout, à ses côtés, vêtue de blanc et de perles, la raison pour laquelle ils ne dormaient plus vraiment depuis une décennie. Oui, devant eux, au bras de celui qui avait été roi jadis, Guenièvre leur souriait, rayonnante. Reprenant ses esprits, la reine de Carmélide se précipita vers leur fille qu'elle enlaça aussitôt, la serrant contre elle aussi fort que ses bras le lui permettaient, se préoccupant peu des larmes qu'elle versait, des témoins qui l'observaient. Arthur se décala légèrement alors que son beau-père approchait, sa lèvre tremblante trahissant toute la stupeur, le soulagement et le bonheur inespéré. Il tendit sa main, la passa à l'arrière du crâne de son enfant et rapprocha de lui les deux femmes les plus importantes de son existence.

Guenièvre était vivante.

Ils en avaient toujours eu l'espoir car connaissant la folle obsession de Lancelot pour elle, il leur paraissait inconcevable qu'il ne la tue. Ou tout du moins, ils l'avaient espéré.

Guenièvre était libre.

Guenièvre était rentrée à la maison.

Le roi n'y tint plus et laissa s'échapper à son tour un sanglot discret.

Guenièvre était là.

Guenièvre était enfin là.

Et ce salopard de chevalier errant allait payer pour tout ce qu'il avait pu lui faire subir. Il n'y avait rien de meilleur pour solidifier les liens matrimoniaux et familiaux qu'une bonne vengeance.

FIN