Petit message de l'auteur :) :

Petit OS où je m'essaye au lemon, même s'il est léger.. Je ne sais pas s'il est bien écrit ou non, donnez-moi votre avis ! :)

Veuillez m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographe.. :)

Merci par avance pour votre lecture !

Titre : Les apparences sont souvent trompeuses.

Château de Poudlard - 3 décembre 1998 - Quelque part dans un couloir du château

- Granger ! hurla une voix forte dans les couloirs de l'école de sorcellerie de Poudlard

Hermione Granger courrait pour échapper à la furie qui la poursuivait. Les élèves s'écartaient sur son passage. Il n'y avait aucune stupéfaction sur leurs visages. Ils étaient habitués à ces scènes entre les deux professeurs. Poudlard n'avait pas connu une seule semaine de tranquillité depuis que Severus Snape avait repris son poste de professeur de Potions après la guerre et qu'Hermione Granger ait pris la relève de Minerva McGonagall. Cette dernière était tout devenue directrice de l'école de sorcellerie. Dire qu'il ne s'entendaient pas était un euphémisme. Leurs querelles rythmaient la vie du château et au milieu de ce duo infernal, Harry Potter et Draco Malfoy faisaient tout leur possible pour calmer les choses. Harry, professeur de Défense Contre les Forces du Mal, était le porte-parole d'Hermione tandis que Draco, professeur de Sortilèges, était celui de Severus. Ils ont bien essayé de ne pas s'en mêler, mais les professeurs de potions et de métamorphose n'arrivaient pas à tenir une seule conversation sans s'insulter. La première altercation datait de la rentrée et avait marqué les esprits.

Flashback

Château de Poudlard - 2 septembre 1998 - Hall de la Grande Salle

- Vous n'êtes qu'une petite arriviste qui croît que tout lui est dû Granger ! avait lancé Rogue lorsqu'elle était intervenue pour remettre le maître des potions à sa place pendant qu'il retirait injustement des points à un Gryffondor.

- Et vous, vous n'êtes qu'un vieux rabat-joie sarcastique qui hante les cachots de ce château comme un fantôme qui s'emmerde, avait rétorqué Hermione pendant que les élèves présents faisaient les gros yeux face à son audace.

- Votre courage honore votre maison de pouilleux acculturés qui la compose sainte Granger. Mais ce n'est pas une raison pour polluer mon environnement sonore avec votre horrible voix, répondit Severus en la regardant droit dans les yeux, un regard froid qui a fait trembler chaque élève hormis Hermione. La prochaine fois, j'apprécierai votre silence, continua-t-il.

- Je vous demande pardon ?! Mais pour qui vous prenez-vous pour insulter mes élèves de cette façon ? Ce n'est pas parce que vous croupissez ici bien avant ma naissance que cela vous octroie un respect supplémentaire, se défendit-elle avec hargne. Elle arriva même à arracher un haussement de sourcils à Severus, ce qui ne passa pas inaperçu. Et au risque de me répéter Rogue, je vous emmerde royalement et je vais me faire un plaisir de vous crier dans les oreilles à chaque occasion qui se présentera à moi, finit-elle un sourire en coin.

- Suffis ! trancha une voix autoritaire qui empêcha Severus de lancer une remarque cinglante à sa nouvelle collègue. Il la regarda tout de même froidement lorsque le regard satisfaisant de la jeune brune, accompagné d'un sourire mauvais, se posa sur lui.

Toute l'assemblée se tourna vers l'origine de cette voix qui n'était autre que celle de Minerva. Dire qu'elle était en colère était un euphémisme.

- Dans mon bureau ! Maintenant ! ordonna-t-elle aux deux professeurs d'une voix qui ne laissait pas place à une discussion

Pour les élèves du château, le conflit s'était terminé ici. Il n'a fallu qu'une seule matinée pour que l'ensemble de l'école soit au courant. Dans le bureau de Minerva, les choses s'étaient corsées entre les deux adultes mais aucun n'a voulu reconnaître ses torts. Ils s'en étaient donc sorti avec seulement un avertissement de la part de la Directrice qui, malgré son exaspération, avait su faire preuve de bienveillance, pensant que cet épisode n'allait pas se reproduire.

Fin du Flashback

Hermione tournait à l'angle d'un couloir et réussit à entrer dans une salle de classe vide pour échapper à la fureur des cachots. Il est vrai que cette fois, elle était allée vraiment loin et le regrettait amèrement car la vengeance de Severus serait inoubliable. Elle entendit des pas précipités devant la porte de la salle de classe où elle s'était réfugiée. D'un coup, elle bloqua sa respiration et sortit sa baguette, prête à se défendre si le Maître des Potions trouvait sa cachette.

Pitié, pitié, pitié, pensa-t-elle

Mais Merlin devait être en vacances… et d'un coup, la porte s'ouvrit avec tellement de force que les battants allèrent claquer contre les murs de pierre du château. Severus Snape se tenait dans l'embrasure de la porte, le visage grave. Il fit un pas en avant et d'un mouvement de baguette, les portes se refermèrent sur lui, enfermant une Hermione apeurée qui tentait de le cacher. D'un autre coup de baguette, Severus lança un Assurdiato pour que leur conversation reste secrète car après tout, les murs de Poudlard avaient des yeux et des oreilles et il était fréquent que les tableaux se mêlent de ce qui ne les regardaient pas ; surtout celui d'un vieux fou connu de tous qui passait son temps à se balader de tableau en tableau.

- Vous n'êtes qu'une petite peste, hurla Snape qui n'arrivait plus à intérioriser sa haine. Comment avez-vous fait pour entrer dans MES appartements espèce de Gryffondor incapable ? demanda Severus, rouge de colère.

- Vous…vous noterez que le terme « incapable » n'a pas sa place ici puisque j'ai finalement réussit à pénétrer vos appartements après des semaines infructueuses, osa Hermione d'une petite voix qui se voulait assurée

Mais elle se paye ma tête en plus ?! hurla Severus à l'intérieur de sa tête

Ok, tu as définitivement ta place à Gryffondor ma cocotte, se dit Hermione. Aujourd'hui, c'est ton heure, continua-t-elle.

- Et vous en êtes fière en plus ?! demanda Severus en hurlant, encore. Voilà qui illustre bien l'arrogance dont font preuve les élèves de votre maison, dit-il.

- Je vous interdis de vous attaquer à mes élèves, répondit la jeune fille en fureur.

- Pauvre petite chose qui…, commença Severus qui se retrouva vite interrompu par la jeune fille

- Severus Tobias Snape ! Je vous interdit de m'insulter. Certes, je n'avais pas à m'introduire sans votre autorisation dans vos quartiers. Et ne prenez pas ça pour des excuses espèce de vieillard, jamais je ne m'excuserai devant vous. Néanmoins, ça ne vous donne pas le droit de me rabaisser comme vous le faites depuis mes onze ans, répliqua-t-elle.

- Jusqu'à preuve du contraire Miss Granger, je ne vous ai pas donné l'autorisation de prononcer mon prénom, menaça Severus d'une voix glaciale en se rapprochant d'Hermione jusqu'à la bloquer contre le mur du fond de la classe.

- Je fais ce que je veux, répondit la jeune femme, provoquant un sourire en coin et un haussement de sourcil chez son collègue

Maintenant c'est sûr, je vais mourir ici, se dit-elle

- Vous faites ce que vous voulez ? répéta Severus, une pointe d'ironie dans la voix, tandis qu'Hermione hochait la tête pour affirmer ses dires. Vous conviendrez donc que j'ai également le droit de faire ce que je veux, dit Severus en regardant la jeune femme dont le teint devint livide en l'espace de quelques secondes. Cette réaction fit d'ailleurs rire Severus. Auriez-vous peur, Hermione ? demanda-t-il en rapprochant son visage de la jeune femme

- Peur de vous ? ricana-t-elle. Ça serait comme avoir peur d'un gros nounours, répondit la jeune femme tout en continuant de regarder Severus droit dans les yeux. La comparaison ne fut pas du tout au goût de Severus.

- Vous êtes bien naïve Miss Granger. Vous n'avez aucune idée de ce dont je suis capable ou ce que j'ai dû faire pour garder ma couverture auprès du Seigneur des Ténèbres, dit-il tandis qu'Hermione blêmit encore plus et avait du mal à respirer

- Je. ne. suis. pas. naïve., dit-elle en serrant les dents tout en attrapant le bras droit de Severus pour lui faire une clé de bras que l'homme n'avait pas vu venir. Les positions s'étaient inversées en l'espace de quelques secondes et c'est Severus qui se retrouvait le visage et le corps plaqués contre le mur tandis qu'Hermione maintenait sa baguette dans sa main droite, prête à lancer un sort.

- Si j'étais vous Granger, je ne ferai pas ça, menaça Severus énervé de s'être fait berné et dépassé par une gamine qui faisait la moitié de son poids

- Petrificus Totalus, prononça Hermione tout en libérant le bras droit de Severus.

- Libérez-moi immédiatement sale gamine, ordonna Severus d'une voix grave

- Vous m'excuserez professeur mais, selon vos propres dires, il semblerait que je sois une « gryffondor incapable », donc je vous laisse le soin de vous dépatouiller de votre situation tout seul, lança la jeune femme en rigolant tout en se retournant pour sortir de la salle de classe et se diriger vers ses appartements, un sourire aux lèvres.

Château de Poudlard - 3 décembre 1998 - Appartements privés d'Hermione Granger

Trois heures étaient passées depuis sa dispute avec son homologue et Hermione était tranquillement en train lire tout en buvant une tasse de thé fraîchement préparée quand la porte de ses appartements s'ouvrirent avec fracas, faisant sursauter la jeune femme.

- Je peux savoir ce que vous faites chez moi Snape ? Et comment êtes-vous entré d'ailleurs ? hurla-t-elle

- Deux longues et interminables heures Granger. Je suis restée comme un con dans cette putain de salle pendant deux putain d'heures à cause de vous, prononça Severus d'une voix froide.

- Ça fera trois gallions dans la boîte à gros-mots de la salle des professeurs Snape, répondit la jeune femme.

- Granger, grinça Severus. Arrêtez immédiatement votre provocation, menaça Severus.

- Et si non quoi ?, dit-elle

- Merlin qu'est-ce que vous êtes insupportable, souffla Severus.

Hermione planta son regard dans les yeux onyx de Severus.

- Je me répète Snape mais comment avez-vous réussit à entrer chez MOI, demanda la jeune femme d'une voix autoritaire.

- Je..je..

- Et bien voyons ! Le grand Severus Snape a perdu sa langue on dirait ! ricana Hermione en croisant les bras

Pourtant, Hermione ne ricana pas bien longtemps lorsqu'elle s'aperçut que le blocage de Severus était en partie de sa faute. Il faut dire qu'Hermione était chez elle et qu'elle n'avait pas de visite prévue. Elle était donc en pyjama…et un pyjama qui laissait voir pas mal de sa peau : un ensemble vert sapin composé d'un léger débardeur et d'un short. Lorsqu'elle réalisa sa tenue, Hermione rougit et attrapa un peignoir qui traînait sur son canapé pour s'en vêtir.

Un long silence planait pendant plusieurs secondes et les deux professeurs n'osaient se regarder dans les yeux.

- Je vais y aller, prononça Severus

- Ça serait judicieux vieux pervers, répondit la jeune femme les dents serrées

- Je. ne. suis. pas. vieux., dit le maître des potions en planta son regard dans celui de la jeune femme

- Vous avez l'air d'y accorder de l'importance Snape. Pourtant, je pensais que vous vous fichiez de l'avis des autres, dit-elle un sourire en coin

- Insupportable gamine, répliqua l'homme en levant les yeux au ciel

- Dehors ! dit Hermione en élevant la voix tout en avançant pour montrer à Severus la sortie

- Bonne nuit Granger, dit-il en sortant, un sourire en coin, faisant hausser un sourcil à Hermione. Les couleurs de ma maison vous vont à ravir, dit-il en haussant la voix pour qu'Hermione l'entende depuis le couloir.

- Snape ! hurla Hermione prête à le rattraper pour lui faire regretter ses paroles. Mais l'homme était déjà loin.

Château de Poudlard - 18 décembre 1998 - Grande Salle

L'ambiance dans la Grande Salle était tendue. Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'irruption de Severus dans les appartements d'Hermione. Et depuis ce jour, aucune dispute, aucune vengeance, aucun regard déplacé n'étaient arrivés entre les deux professeurs ; au plus grand étonnement de l'ensemble du château. Draco et Harry, côte à côte à la table des professeurs buvaient leur café. Ils n'étaient pas du même avis que Minerva qui leur avait dit, lors d'une entrevue dans son bureau, que les choses avaient l'air de s'être calmées entre le professeur de potions et la professeure de métamorphoses. Chacun connaissait son ami respectif. Et même Draco qui, depuis la fin de la guerre, s'était également rapproché d'Hermione, savait que celle-ci était capable de tout pour faire enrager son parrain. D'ailleurs, en y repensant, Draco se mit à regarder Harry en haussant les sourcils tout en indiquant de la tête la place vide de la jeune femme. Severus, quant à lui, était tranquillement en train de déjeuner, un petit sourire satisfaisant collé au visage depuis maintenant quelques minutes, ce qui avait intrigué Draco. Harry regarda à nouveau le blond et leva les yeux au ciel. Le calme avant la tempête disait-on. Et le sourire en coin de Severus voulait tout dire. La période de paix était terminée.

Sur le seuil de la porte, Hermione Granger faisait son entrée dans la Grande Salle tout en planta son regard froid sur le Maître des Potions. Ce dernier releva la tête, conscient d'être observé pour lancer un regard froid à la jeune femme.

- Snape ! lança la jeune femme, faisant sursauter l'ensemble des élèves qui commençaient à se diriger vers la sortie, pour éviter d'être au centre d'une énième querelle.

Elle avait profité de l'attention générale tournée vers son collègue pour agiter discrètement sa baguette dans sa manche, faisant exploser le jus de citrouille du verre de Severus. Le liquide se répandit sur le visage et les robes de Snape qui affichait un regard sombre. Personne ne pouvait accuser Hermione puisque personne ne l'avait vu faire. Tout le monde se disait que Snape avait été tellement pris au dépourvu par la jeune femme scandant son nom depuis l'entrée de la Grande Salle qu'il en avait sursauté et que sa magie avait fait des siennes. Un comble pour un sorcier de l'envergure de Severus Snape, connu pour le contrôle parfait de ses paroles, actes, et surtout, sa magie. D'un coup, il se leva, faisant tomber sa chaise pour se diriger vers la jeune femme, baguette en main, prêt à en découdre. Aucun élève s'osait rire, ne voulant pas s'attirer les foudres du maître des cachots.

- Voyons mon enfant, intervint Minerva. Elle avait pris cette habitude d'Albus d'appeler affectueusement les élèves et les jeunes professeurs de cette façon, incluant également Severus. Le concerné braqua son regard noir dans celui de la directrice pour lui montrer qu'il n'approuvait pas l'emploi de ce surnom pour le qualifier mais cela ne fit pas du tout réagir Minerva. Pendant ce temps, Hermione rangeait discrètement sa baguette dans l'étui de sa robe pour éviter tout soupçon sur sa personne.

- Minerva, dit Severus en serrant les dents. Je ne suis en rien responsable de ça, dit-il scandalisé tout en pointant son visage dégoulinant de jus de citrouille. D'un coup de baguette, il régla d'ailleurs son état en lançant un Recurvite informulé.

- Mais ça peut arriver Severus, il n'y a pas de honte à avoir. Perdre le contrôle de sa magie est fréquent lorsque l'on est surpris.

- Vous rigolez j'espère ? s'indigna Severus. Moi ? Incapable de contrôler ma magie. J'ai été l'espion de ce vieux fou d'Albus pendant des années et vous osez affirmer ça ! continua-t-il.

Hermione, quant à elle, consciente d'avoir été un peu trop loin pour un simple ajout d'ingrédient rendant son shampoing graisseux, fit lentement demi-tour pour s'échapper. Ce détail n'échappa pas à notre ex-espion qui, en une fraction de seconde, entreprit de poursuivre la jeune femme. Hermione venait à peine de tourner à l'angle d'un couloir quand elle se fit happer par une main puissante dans une alcôve du château.

- Mais ? balbutia la jeune femme. Comment avez-vous fait, demanda-t-elle, ébranlée, en ayant compris que cette main appartenait à Severus.

Severus ne prit même pas la peine de répondre à Hermione et plaqua sa main sur la bouche de la jeune femme, connaissant la capacité de celle-ci à poser des questions tout le temps et dans n'importe quelle situation.

- Fermez-là Granger, chuchota l'homme à l'oreille de Severus tout en dirigeant son regard vers le couloir où Hermione se trouvait quelques secondes auparavant.

- Mais où est ce petit garnement ? entendit Hermione et Severus depuis leur cachette tout en apercevant Minerva passer, à la recherche de Severus.

- Je vois que vous avez trouvé mon petit cadeau Hermione, chuchota à nouveau Severus dans l'oreille de la jeune femme pendant que le visage de la jeune femme se crispa d'énervement suite à l'aveu de Severus. Pourtant, je pensais que vous l'auriez utilisé plus tôt. Deux longues semaines d'attente, j'ai trouvé le temps long. Pourtant, ce matin, en me réveillant, mon petit doigt m'a dit que ça serait pour aujourd'hui. Et ça n'a pas loupé, finit Severus

- Vous n'êtes qu'un… réussit à articuler Hermione en s'éloignant de la main de l'homme posée sur sa bouche.

- Qu'un quoi Miss Granger ? provoqua Severus, un sourire en coin

- Un gommage au jus de citrouille ne vous à pas suffit Severus ? demanda Hermione, un sourire provocant figé sur son visage

- Donc vous avouez Granger, affirma Severus en rapprochant son visage de la jeune femme

- Pas du tout, balbutia Hermione

Et merde ! Je me suis fait avoir comme une débutante, s'avoua Hermione

- Effectivement Granger, comme une débutante, réagit Severus après avoir utilisé la Légimancie sur la jeune femme

- De quel droit osez-vous lire dans mon esprit ! scanda Hermione en élevant la voix tandis que Severus plaquait à nouveau sa main sur la bouche de la jeune femme pour ne pas se faire repérer par Minerva qui traînait toujours dans les parages.

- Je ne le fais pas intentionnellement Granger. Si votre esprit est si facile d'accès, c'est votre problème, pas le mien, dit Severus

- Donc vous ne savez pas contrôler votre magie professeur Snape, répondit Hermione. Pourtant, je cite, « Moi ? Incapable de contrôler ma magie. J'ai été l'espion de ce vieux fou d'Albus pendant des années et vous osez affirmer ça ! », récita la jeune femme en essayant de prendre la voix de Severus tout en mimant des guillemets avec ses doigts.

- Vous n'êtes qu'une petite gamine insupportable Granger, vous le savez ça ? dit Severus en retirant subitement sa main de la bouche de la jeune femme pour la remplacer par ses lèvres.

Hermione répondit ardemment au baiser de Severus, par réflexe, mais l'information monta au cerveau de la jeune femme et, en posant ses deux mains sur le torse de Severus, elle fit reculer ce dernier. Pourtant, Severus ne recula pas de beaucoup car l'alcôve était suffisamment étroite pour que leur deux corps restent collés l'un à l'autre.

Mais qu'est-ce qui lui a pris ! se hurla mentalement Hermione pendant que son visage rougissait du courage de Severus.

Pendant ce temps, le professeur de potions ne pipa mot et resta à regarder la jeune femme, choqué de son audace. Cela faisait depuis plusieurs mois qu'il pensait à Hermione de cette façon mais jamais il n'avait prévu de lui en faire part. Leurs chamailleries, Severus y participait avec plaisir. Il adorait voir la jeune Gryffondor s'énerver et perdre ses moyens tellement la colère la submergeait. Il entreprit de décaler la jeune femme pour pouvoir sortir quand celle-ci attrapa la manche de l'homme pour le faire se retourner vers elle. Et avec une agilité qui lui était inconnue, Hermione attrapa le col des robes de Severus et se hissa sur la pointe des pieds pour plaquer à son tour ses lèvres sur celles de son collègue. Dans un premier temps, Severus ne régit pas, trop bloqué pour répondre au baiser de la jeune femme. Ce comportement brusqua Hermione qui commença à reculer pour rompre le contact avec Severus quand il posa ses mains sur les hanches de la jeune femme pour la coller encore plus contre lui. Hermione plaça ses mains dans la nuque de Severus tandis que celui-ci caressa les lèvres de la jeune femme avec sa langue pour en quémander l'entrée. Hermione entrouvrit ses lèvres et la langue de son collègue put rejoindre la sienne pour entreprendre un ballet hypnotique et sensuel. Les mains d'Hermione apprivoisaient le torse de Severus quand le professeur de potions se baissa pour agripper les cuisses de la jeune femme, la portant pour que celle-ci enroule ses jambes autour de lui. Ce simple geste rapprocha encore plus les deux amants, aidés par la promiscuité du lieu. Hermione avait ses mains sur les épaules de Severus et les dirigea vers la nuque de l'homme pour approfondir encore plus le baiser. Mais d'un coup, Severus détacha ses lèvres de celles d'Hermione pour qu'ils puissent reprendre leur respiration. Il planta son regard dans celui de la jeune femme quand il remarqua que celle-ci avait le visage rougit, la respiration rapide, un rythme cardiaque effréné et les lèvres gonflées d'avoir été embrassée de la sorte. Hermione profita de l'instant pour enrouler ses bras autour de la nuque de son collègue pour rapprocher encore plus leurs visages.

- C'est vous qui êtes insupportable, arriva à articuler Hermione tout en se mordant la lèvre inférieure, ne cessant de faire des allers-retours entre les yeux onyx de son ancien professeur de potions et les fines lèvres de ce dernier. Severus prit cela comme une invitation à poursuivre et, avec un sourire sincère qui toucha en plein coeur la jeune femme, il entreprit de coller à nouveau ses lèvres sur celles de son amante.

Le baiser s'enflamma aussitôt et Severus ne put se retenir d'y mettre un terme pour aller ne nicher dans le cou de la jeune femme en y parsemant des baisers. Pourtant, à un moment, il entrouvrit davantage sa bouche pour que ses dents puissent mordiller la chair de la jeune femme pour y laisser un suçon. Il recula et regarda son oeuvre, un sourire fier plaqué sur le visage et remonta planter son regard dans les yeux couleur chocolat d'Hermione.

- Très adolescente comme pulsion non professeur Snape ?, chuchota Hermione d'une voix provocante

- Tu ne vas jamais arrêter de me provoquer ? demanda Severus en murmurant

- Évidemment que non, répondit Hermione un sourire en coin.

- Je n'en attendais pas moins, réagit Severus en souriant tandis qu'il plaqua à nouveau ses lèvres sur celles de la jeune femme.

Hermione pouvait sentir l'excitation de Severus et elle commença à onduler du bassin pour faire comprendre à l'homme que celui-ci ne la laissait également pas indifférente. D'un coup rapide, Severus sortit sa baguette de ses robes et lança, d'un informulé, un Assurdiato pour ne pas être déranger. Il rangea sa baguette à sa place et replaça sa main sous la cuisse de la jeune femme. Il remonta doucement ses mains et ses doigts pour affermir sa prise en les passant sous la jupe d'Hermione et attraper ses fesses, ce qui rapprocha encore plus les deux amants.

- Severus… murmura Hermione d'une voix pleine de désir tandis que celui-ci était à nouveau niché dans son cou pour faire gémir la jeune femme en laissant sa langue goûter la peau de la jeune femme.

Prenant cette appel comme une supplication, Severus entreprit de déboutonner son pantalon tandis qu'Hermione s'attaquait à ceux de sa redingote. Voyant la jeune femme s'acharner sur les multiples boutons, celui-ci ne put se retenir de rire sarcastiquement.

- Je vais brûler ta redingote, affirma Hermione

- Pour le moment, tu vas juste me laisser te faire l'amour et on verra après, répondit Severus en faisant tomber son pantalon sur ses chevilles.

D'une main experte, il agrippa la culotte d'Hermione pour la décaler et il plaça son membre à l'entrée du vagin de la jeune femme. Plantant son regard dans les yeux noisettes de sa collègue, il glissa lentement en elle, ne pouvant retenir un gémissement provenant de sa gorge quand il regarda la jeune femme gémir silencieusement face à l'intrusion de Severus.

- Ne te retiens pas Hermione. Personne ne peut nous entendre, prononça-t-il d'une voix rauque, empreint de désir, tandis que la jeune femme commençait à gémir un peu plus fort, tout en posant sa tête sur l'épaule de Severus.

Et c'est à partir de ce moment-là que Severus entama des vas-et-viens qui faisaient gémir Hermione de plus en plus fort. Il n'en fallu que peu pour qu'Hermione jouisse en criant le prénom du professeur de potions. Le visage proche de l'oreille de Severus, les gémissements d'Hermione parvenaient directement à l'oreille du Maître des Potions qui dû faire preuve d'un contrôle immense pour ne pas jouir en quelques minutes. Elle le rendait fou. Son prénom dans la bouche de la jeune femme accentuait le désir de Severus et, accélérant la cadence, celui-ci ne put se retenir plus longtemps et jouit. Hermione releva la tête pour rencontrer le regard de Severus. Ce dernier se retira de la jeune femme et entreprit de la faire redescendre de ses hanches. Il attrapa sa baguette et lança un Recurvite sur Hermione et sur lui. A nouveau les pieds sur le sol, Hermione dues s'agripper au mur pour reprendre ses esprits. Severus, conscient de l'état second de la jeune femme, enroula son bras gauche autour de la taille d'Hermione pour la soutenir. Il colla son front à celui de la jeune femme et leurs regards se croisèrent.

- 5 points pour Gryffondor, Miss Granger, prononça Severus d'une voix sensuelle mais pleine de provocation

- Seulement 5 ?! réagit Hermione au quart de tour mais amusée

- Pour nous laisser le temps de recommencer, répondit Severus en déposant un doux baiser sur les lèvres de la jeune femme.

Severus et Hermione s'étaient mis d'accord pour faire profiter au maximum les habitants du châteaux de leurs « disputes » publiques. Et surtout, faire perdre la tête à Minerva, la motivation principale de Severus. Ils tiraient un certain amusement de leurs affrontements. Parce qu'après tout, les apparences sont souvent trompeuses.

FIN