Bonjour à tou-te-s !
Un nouveau texte écrit en une heure ( même un peu moins à vrai dire). Si vous avez lu "Le projet d'art plastique", c'est pas du tout la même ambiance. Je préfère vous prévenir, même si vous le verrez aux TW. Ce texte est hyper cathartique pour moi et malgré que ça ai servi de défouloir j'aime bien le rendu d'où le postage !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Kohei Horikoshi.
Genre : Angst
Trigger Warning : Automutilation et Suicide
Rating : M
Nombre de mots : A peu plus de 600 mots
Bêta lecture : Moi et mon cerveau nocturne
Denki enfermait toutes ses émotions. Pas toutes, à vrai dire, juste les mauvaises. La tristesse, l'angoisse, la rage, celles qu'il considérait comme inutiles. Il les cachait profondément au fond de sa cage thoracique. Les verrouillaient pour ne pas les ressentir. Elles ressortaient parfois sous un trait d'humour, une petite blague, car c'est la seule manière dont Denki voulait qu'elles sortent. Puis si ça faisait rire, c'était que ça n'était pas si grave ? II avait toujours réussi à s'en sortir plutôt bien avec sa gestion des émotions atypique. Le peu de fois où il avait risqué que tout déborde, il avait juste eu à court-circuiter son cerveau. Quelques fois, ça ne pouvait pas être si mauvais. C'était son alter, ça faisait partie de lui, ça pouvait bien servir à ça aussi.
L'internat avait rendu ce genre de court-circuit plus fréquent. Sa mère n'était jamais là à la maison alors il pouvait bien pleurer à en crever personne ne l'entendrait. Mais à l'internat… À l'internat, c'était différent. Ses voisins de chambre risquaient de l'entendre. De comprendre surtout, fissurer le masque et ne plus le voir comme le gars marrant et un peu débile. Denki ne pouvait pas laisser ça arriver. Alors, quand les émotions affluaient avec la violence d'un orage, Denki activait son alter. Il se détruisait de l'intérieur pour ne pas penser, pour oublier. Sa vie était en grande majorité joyeuse, il ne risquait pas grand-chose, si ? C'était souvent sa dernière pensée avant un court-circuit qui le laissait béat dans son lit. Le matin ça allait mieux, il se réveillait d'une nuit paisible ou d'un coma, il ne savait jamais vraiment ce qui l'avait emporté.
La vie continuait ensuite son chemin.
Une petite étincelle avait refréné ses électrifications. Hitoshi Shinso. Le gars blasé de général qui était aussi déterminé qu'eux à devenir un héros, peut-être même plus que certains. Denki ne savait pas ce qui rendait ce gars aussi brillant à ses yeux, mais il adorait cette sensation. Se battre avec lui rendait Denki invincible. Se battre contre lui, lui donnait des frissons et un sourire fier. Il n'avait jamais cherché à mettre un mot sur ce qu'il ressentait pour sur celui qu'il appelait son étincelle. Les court-circuits étaient plus rares. Ils restaient toujours présents mais bien moins nécessaires. Penser à son étincelle suffisait à apaiser la plupart de ses décharges. Plus il s'approchait d'Hitoshi, plus il le trouvait lumineux.
Son passage en héroïque l'année qui suivit n'avait fait que renforcer ça. Denki passait son temps à traîner avec le nouvel apprenti héros, le familiarisant avec toute la classe. Lui collant au train comme Kirishima l'avait fait avec Bakugo un temps. Hitoshi semblait mi-blasé mi-amusé de la présence du clown de service à ses côtés. Evidemment Denki ne fissurait pas le masque, le risque était trop important. La simple pensée que son étincelle s'éloigne faisait jaillir de l'électricité de la pulpe de ses doigts. Ça lui rappelait trop sa seconde et ses electrifications.
Alors il riait toujours.
Il rit même le jour où il apprit que Izuku et Hitoshi sortaient ensemble. Il avait fait ça instinctivement, c'était juste sorti tout seul. Les autres lui avaient demandé pourquoi ce rire, alors il avait bricolé une blague et c'était passé. En surface, c'était passé. Il était monté à l'internat, passé le reste de la soirée à rire avec les autres secondes, plaisantant avec force. Encore plus que d'habitude. Il avait même veillé tard avec Kirishima, n'éveillant aucun soupçon chez son meilleur ami. Il l'avait salué et s'était enfermé dans sa chambre. Il s'était jeté dans son lit. Il pensa que s'il avait fissuré le masque, peut-être, peut-être qu'il aurait pu avoir la chance de briller à ses côtés. Les larmes aux yeux, il avait plaqué ses mains contre son front et s'était envoyé la décharge la plus violente qu'il n'avait jamais encaissée. Il y avait succombé. C'est drôle comme il n'avait fallu qu'une étincelle.
