Bonjour !
J'espère que vous vous portez tous bien.
Merci pour vos retours sur cette histoire ! J'en profite pour remercier Marie pour son gentil message :) Et tous les Anons ainsi que les lecteurs invisibles, merci à vous de me suivre et de faire vivre ce récit !
Voici le prochain chapitre.
Bonne lecture :)
Chapitre 21
« Donc, tu peux te téléporter ? »
Toujours dans la grande salle, chacun observait la jeune femme que Chris venait de présenter comme si elle était la pièce manquante de leur puzzle. L'ancien chasseur l'avait invité à s'installer avec eux et elle l'avait fait sans sourciller, s'asseyant entre Isaac et Jackson, qui avait toujours l'air un peu secoué. Elle les regardait, semblant si elle était parfaitement consciente de l'effet qu'elle procurait. Stiles mourrait d'envie de lui poser des questions mais Scott avait été le premier à le faire.
Lorsqu'il prit la parole, Skye se tourna vers lui, ses ongles peints en un bleu nuit scintillant sous les reflets de la lumière.
« T'es un malin, toi. » accorda-t-elle sarcastique, et Scott s'empourpra un moment avant de continuer.
« Je veux dire que tu peux aller n'importe où, quand tu veux ? »
« N'importe où, quand je veux. » confirma-t-elle avec un sourire moins cynique.
« D'accord, j'avoue que je suis un peu jaloux. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir se retrouver au milieu d'une banque ou d'une plage aux Fidji en un claquement de doigts ? »
Stiles reconnut que Scott n'avait pas tort. Même lorsque sa magie ne lui faisait pas défaut, il n'aurait jamais été capable de se volatiliser pour se rendre dans un autre lieu aussi vite.
« Skye est l'une des meilleures dans son domaine. » Chris révéla, sans peu de fierté. « C'est elle qui nous a aidé à partir de chez nous. Sans ses pouvoirs, nous n'aurions pas pu nous enfuir sans attirer l'attention des gardes postés devant notre ancien domicile. Mon père avait tendance à croire que le monde entier voulait lui faire du mal. Il s'était fait tant d'ennemis qu'il n'arrivait plus à dormir sans que des chasseurs soient postés devant sa chambre, chaque heure. Après ça, avec Allison, Skye a dû nous sauver la vie des dizaines de fois. »
Le raclement de gorge qui suivit la tirade de Chris ne passa pas inaperçu. Jetant un coup d'œil vers celle qui en était à l'origine, Stiles découvrit avec étonnement que le visage d'Allison s'était assombri. Elle jetait par intervalles réguliers des regards noirs à la jeune nouvelle, ses bras croisés. Cette dernière ne sembla pas perturbée par cette attitude hostile, ou en tout cas, ne parut pas surprise. A l'inverse, elle pencha la tête sur le côté, jaugeant Allison comme si elle observait une enfant immature.
« Tu n'as pas l'air dans ton assiette, Lili. » Le surnom que Skye venait d'utiliser n'avait rien d'affectueux si Stiles se basait sur le ton qu'elle avait adopté. Il était infantilisant et irritant. « Peut-être que tu devrais prendre quelque chose pour te décoincer un peu. »
« Excuse-moi ? » Allison avait le visage légèrement rougi, comme si elle ne s'était pas attendue à ce que la jeune femme lui adresse directement la parole.
« Peut-être que tu pourrais demander à ton copain de t'apprendre deux-trois trucs. Gérer la frustration durant les nuits de pleine lune, ça doit le connaître. »
Le fait que Skye ait deviné aussi facilement que Scott était un loup-garou rendit Stiles encore plus curieux. Mais cela parut également accroître la colère d'Allison. Sentant le malaise monter, Scott s'empara doucement du bras de sa petite amie.
« Il y a justement quelque chose qui m'aide beaucoup à me détendre lorsque je croise un nuisible. Tu ne veux pas aller faire un tour dehors ? » insinua Allison, ses yeux vibrant de colère. « Que je te montre comment je fais ? »
« Oh, s'il te plaît. » Skye pencha la tête en arrière comme si le ton menaçant de la chasseuse ne l'impressionnait pas. « Combien de fois encore est-ce que tu vas te la raconter avec cet arc débile ? Si je me souviens bien, tu n'as jamais réussi à me toucher avec ça. Je crois que tu as encore besoin d'entraînement, ma belle. »
« Skye. » Chris intervint, conscient également que l'atmosphère venait de perdre plusieurs degrés.
Se levant brusquement, Allison s'apprêta à se jeter sur elle, lorsque Scott la retint.
« D'accord, je crois que nous allons tous faire un petit tour dehors, hein ? Ça semble être une bonne idée. »
Sans attendre, il la pressa contre lui avant de la diriger vers la porte. Chris se leva à son tour, sans doute pour aller discuter avec sa fille. Puis, le silence s'installa au sein de leur petite troupe. Bien évidemment, Stiles n'était pas de ceux à laisser une telle chose s'éterniser.
« Est-ce que quelqu'un peut me dire ce que c'était que ça ? » Il leva la main en direction de l'ombre d'Allison, dont il pouvait encore sentir la furie.
Ignorant sa demande, Laura prit à son tour la parole.
« Je pense que nous en avons fini pour aujourd'hui. Je demanderais à chacun de vous de revenir demain pour qu'on aborde à nouveau les détails. Maintenant que Skye est parmi nous, nos chances de sortir vivant ont triplé. D'ailleurs, est-ce que je pourrais te voir une minute ? » demanda-t-elle à Skye. « Te parler du plan. Isaac, j'aurais aussi besoin de toi. »
Les deux suivirent Laura, empruntant le même chemin que les autres un peu plus tôt.
« Parfait, je crois que c'est l'heure de ma sieste. Ne faites pas de bêtises en mon absence. » Peter informa au reste d'entre eux avant de glisser suavement. « Enfin, rien que je ne ferais pas moi-même. » Puis, il leur lança un clin d'œil avant de refermer la porte derrière lui.
Toujours consterné à l'idée d'avoir été le seul hébété par ce qui s'était passé entre Skye et Allison, Stiles répéta sa requête qui cette fois, trouva une âme charitable pour lui répondre.
« A ton avis, crétin ? » répliqua Jackson et Stiles fronça les sourcils face au pic qu'il venait de lui lancer. Il aurait préféré obtenir une réponse de quelqu'un d'autre. Tout plutôt que Jackson et son amabilité sans borne.
Il haussa les sourcils de manière équivoque pour lui faire comprendre qu'il attendait un argument précis et Jackson poussa un soupir avant de répondre comme si c'était logique.
« C'est à propos de sexe. »
Qu'est-ce que Stiles était supposé faire avec cette information ?
« Ok, Freud. Va falloir que tu développes parce que je ne suis pas sûr de te suivre. » l'adolescent ajouta, n'appréciant pas l'air supérieur que Jackson affichait, comme s'il était content de comprendre quelque chose qui passait visiblement au-dessus du brun.
« Désolé, c'est pas une histoire pour les petits garçons. »
Il déguerpit à son tour et désespéré, Stiles se tourna vers Derek.
« C'est dingue qu'ils nous prennent tous pour des gamins. »
Mais Derek grimaça et Stiles comprit qu'il était au courant.
« Alors, tu sais ce qui se passe, pas vrai ? Pitié, ne me laisse pas dans le noir, je déteste ça. »
« Ce ne sont pas mes affaires. » Derek se contenta de répondre, commençant à ranger les papiers que Laura avait laissés sur la table.
S'approchant à petits pas, Stiles essaya de lui offrir son regard le plus implorant.
« Allez, je suis mourant, je te rappelle. Tu te dois de répondre aux demandes d'un homme malade. C'est écrit quelque part dans la loi. »
L'observant avec le plus grand sérieux, le loup certifia alors :
« Je ne vois pas d'homme ici. »
« Très drôle, Derek. Vraiment très drôle. »
Ce dernier eut l'air d'apprécier sa blague, compte tenu du petit sourire qu'il arbora.
« Très bien, tu sais quoi ? » Stiles plaça ses deux paumes en l'air, se détachant de la discussion. « Ne me dis rien, je m'en fiche. J'ai pas besoin de savoir. Je n'en ai même pas envie. Et puis, ça va, j'ai compris aussi, je ne suis pas débile. Jackson a voulu se donner des airs, mais ce n'est pas comme s'ils couchaient ensemble. »
« En fait, si. »
S'arrêtant pour voir si Derek ne se fichait pas de lui, Stiles bégaya quand il saisit que ce n'était pas le cas.
« Quoi ? »
« Tu viens de dire qu'ils ne couchaient pas ensemble. En vérité, c'est le cas. »
« Qui ça, Jackson et Skye ? »
Derek le regarda comme s'il regrettait déjà cette conversation. Ce n'était pas la faute de Stiles si aucun d'eux n'était très clair dans leurs propos.
« Non, Stiles. » Il accentua en prononçant son prénom, ne cachant pas le fait qu'il trouvait que Stiles n'était vraiment pas perspicace sur ce coup. Ce dernier l'aurait certainement sermonné s'il n'avait pas été si surpris par la suite. « Skye et Chris. »
« Tu plaisantes ? Mais... c'est une adolescente. » Stiles s'écria, ne pouvant penser que Chris s'était engagé dans une relation avec une fille si jeune.
Se moquant, Derek affirma :
« Crois-moi, ce n'est pas une adolescente. Ce n'est pas parce qu'elle a un look particulier qu'elle est forcément jeune. Et puis, ça te va bien de dire ça, alors que t'as l'air d'avoir douze ans. »
« Mon incapacité à faire pousser de la barbe sur mon visage ne doit pas être un motif de moquerie. Et j'en fais au moins vingt-trois, d'accord ? »
L'air moqueur que Derek portait contrastait avec la douceur qui émanait de ses traits. Stiles se surprenait souvent à penser que l'homme cachait derrière sa silhouette plusieurs couches différentes. Comme sa tendance à taquiner, dès qu'il se trouvait auprès de personnes qu'il appréciait.
« Quand est-ce que tu fêtes ton anniversaire ? » le questionna-t-il, peut-être pour continuer à se moquer de lui.
« J'ai eu dix-huit ans quelques semaines après être arrivé chez vous. »
Derek eut une drôle d'expression, durant de brèves secondes, comme s'il se rendait compte que Stiles avait dû le fêter sans que personne ne le sache. Ce n'était pourtant pas si grave, Stiles avait pris l'habitude d'en faire une journée ordinaire, si bien qu'il en était presque arrivé à oublier le jour même qu'il prenait bien un an de plus.
« Eh, je ne t'en veux pas de ne pas m'avoir organisé une fête. » Stiles se moqua, lorsqu'il s'aperçut que le visage de Derek ne se détendait pas, malgré tout. « On n'était pas amis, à ce moment-là. »
« On l'est, maintenant ? »
« Ne joue pas les imbéciles sans cœur, tu sais très bien qu'on est amis. Tu penses que je laisse n'importe qui me donner des ordres ? C'est un privilège, mec. »
Il avait failli le comparer à Scott mais c'était arrêté à la dernière minute. Parce que ce n'était pas vrai. Et ils le savaient tous les deux. Ce que Stiles partageait avec celui-ci n'avait rien à voir avec ce qu'il avait avec Derek. Ce n'était pas... pareil.
« Si tu me dis que Skye est la mère d'Allison, je te jure que je te frappe. » Stiles l'avertit, même s'il savait qu'il n'en était rien.
« La femme de Chris est morte quand Allison était encore une jeune adolescente. »
« Je n'ai jamais osé lui poser la question. » Stiles confia, s'étant toujours demandé pour quelle raison Allison n'en parlait jamais. « Je pensais qu'elle avait choisi de rester, tu sais, avec les autres chasseurs. »
« Victoria l'aurait fait si elle avait été en vie. » Derek affirma. « D'après Chris, elle était une fervente revendicatrice des droits des chasseurs. Elle n'aurait jamais accepté de quitter les siens. »
« Alors... Chris n'a jamais connu quelqu'un d'autre depuis ? Je veux dire, personne de sérieux ? »
« Pas que je sache. »
« C'est étrange, parmi tous ceux qui sont ici, je ne l'aurais jamais imaginé se lancer dans une relation sans attache. »
« Toutes les relations sexuelles ne sont pas forcément basées sur l'amour. » Derek le regarda et Stiles eut à nouveau l'impression d'être un gamin.
« Je le sais, ça. » s'empressa-t-il de répondre, s'empourprant lorsque Derek continua de l'observer. « Allison n'a pas vraiment l'air de l'apprécier. »
« Je crois qu'elle a un peu de mal d'en connaître autant à propos de la vie privée de son père. D'autant plus que Skye ne donne pas l'impression d'être très introvertie. »
Derek n'avait pas tort. Stiles avait remarqué la manière dont elle s'était adressée à Allison, comme si ces conversations acerbes entre les deux étaient familières.
« Comment est-ce que vous l'avez deviné, d'ailleurs ? Que Chris et elle couchent ensemble. »
Derek s'arrêta un moment avant de lever les yeux au ciel.
« Loup-garou, tu te souviens ? »
« Oh. »
Stiles avait oublié. Malgré le fait qu'il vivait entouré de personnes capables de ressentir la moindre de ses émotions, il avait réussi à oublier. Automatiquement, il pensa à Derek et lui. Aux échanges qu'ils avaient eus. Et réalisa que d'autres personnes étaient peut-être au courant. Pourtant, aucun d'eux n'avait changé d'attitude ou fait une remarque qui aurait pu lui indiquer qu'ils savaient.
Au fond, ce n'était pas vraiment important.
Il n'avait pas envie d'y réfléchir plus longuement. Parce qu'y penser davantage encombrerait son cerveau. Et il avait besoin de toute l'énergie possible afin de se concentrer sur ce qu'il avait à faire.
Comme si Derek l'avait entendu, ce dernier s'approcha lentement. Son regard avait changé, glissant sur Stiles à tel point que celui-ci déglutit. Stiles tenta de faire comme si de rien n'était, bien qu'il sentît que l'atmosphère autour d'eux s'était comme électrifiée. Il n'arrivait jamais vraiment à comprendre comment ça arrivait. De quelle manière Derek parvenait à déclencher cette... chose en lui, simplement en lui accordant un regard un peu plus appuyé. C'était comme une sorte d'animal, dont Stiles n'avait absolument pas le contrôle mais qui se réveillait de temps à autre.
Malgré tout, il ne baissa pas le regard, continuant de plonger ses iris dans ceux de l'homme. Ça n'arrangeait rien que les siennes soient aussi captivantes, peintes d'une couleur que Stiles trouvait particulièrement attirante. Il se demanda alors ce que Derek pouvait bien trouver dans les siennes, d'un marron ennuyeux.
Ils s'avancèrent jusqu'à ce que leurs deux corps soient si près l'un de l'autre qu'aucun d'eux n'aurait pu faire un pas sans s'effondrer sur celui d'en face. Derek ne le toucha pourtant pas. C'était comme s'il se retenait. Comme s'il attendait.
« Nous ne sommes pas amis. » Ses paroles chuchotées parurent bien bruyantes aux oreilles de Stiles qui rougit malgré lui.
S'humidifiant les lèvres soudainement sèches, l'adolescent leva un sourcil avant de répondre sur le même ton.
« Ouch. Tu me fais beaucoup de peine. »
Mais Derek ne parut pas dupe quant à sa tentative de paraître détaché. Il se pencha cette fois, jusqu'à ce que leurs lèvres s'effleurent et Stiles s'arrêta alors de respirer, complètement happé par cette étrange attraction. Lorsque leurs bouches se rencontrèrent, le corps entier de Stiles fut comme parcouru d'un long courant électrique. Les mains de Derek glissèrent contre ses reins et une chaleur s'éveilla dans cette zone, comme si la couche de vêtements que l'adolescent portait n'existait pas.
Stiles avait l'impression... d'être quelqu'un de différent, comme si tout ce qui se passait à l'extérieur ne le concernait plus. Derek avait cette façon d'effacer complètement ce qui l'entourait, sans qu'il n'ait aucune prise.
Leurs lèvres se mouvèrent, glissant l'une contre l'autre, jouant, mordillant avec entrain alors qu'ils commencèrent à laisser échapper des halètements. Stiles se sentit alors éveillé comme jamais et il en éprouva une certaine culpabilité, lorsque Derek se détacha momentanément de lui. Il ressentit des remords à l'idée de ne pas être en train de se morfondre, à l'idée de ne pas être encore en train de pleurer son frère. Mais encore une fois, l'animal au fond de lui en avait envie. Et Stiles était incapable de s'arrêter.
Derek le surplombait, comme s'il avait peur que Stiles ne disparaisse.
« Nous ne sommes pas amis. » répéta-t-il avant de l'embrasser à nouveau.
Et Stiles sut ce qu'il voulait dire. Derek avait raison. Ils n'étaient pas amis. Mais le problème, c'était que Stiles ne savait pas vraiment ce qu'ils étaient non plus. Ils ne sortaient pas ensemble, n'était pas un couple, n'était même rien de sérieux. Ils ne s'étaient jamais rien promis, n'avait jamais vraiment parler de ce qu'il y avait entre eux. Le truc, c'était qu'il y avait quelque chose. Un quelque chose sur lequel Stiles ne parvenait pas à mettre de mots.
Les amis ne se tenaient pas comme ça. Les amis ne s'embrassaient pas non plus, ni ne se regardaient de la manière qu'ils le faisaient. Non, Derek et lui n'étaient pas amis. Ils ne l'avaient jamais été.
O
« Elle m'a griffé tout l'avant-bras, mon pote. Je ne savais même qu'elle avait des ongles aussi longs. »
Un heure plus tard, Scott était en train de montrer à Stiles l'endroit où Allison avait dû planter ses doigts, sous la frustration, après sa conversation plus qu'orageuse avec Skye. Les deux jeunes femmes s'évitaient désormais comme la peste, se contentant parfois de s'envoyer des œillades peu amènes.
« Son père a dû lui promettre que Skye ne resterait pas parmi nous après la fête pour qu'elle se calme. Je comprends qu'elle soit un peu chamboulée par le fait que son père sorte avec une fille plus jeune mais là, c'était viscéral. Je crois qu'elles sont nées pour se détester. »
« Elle va mieux ? » Stiles était assis en face de lui. Son estomac le tourmentait et il n'avait pas mangé de la journée.
« Je crois, oui. Je vais essayer de lui parler, on ne peut pas les laisser s'entretuer. »
« Pas sûr que ça soit la meilleure des idées. » Scott n'eut pas l'air de comprendre là où il voulait en venir et Stiles précisa. « Dans l'esprit d'Allison, il n'existe en ce moment que deux types de personnes : ceux qui sont avec elle et les autres. Crois-moi, tu ne veux pas te retrouver dans la deuxième catégorie. »
Réfléchissant une seconde, le visage de Scott pâlit, avant qu'il ne marmonne :
« Vu comme ça. »
Stiles lui tapota le dos, de manière compatissante. Il était vachement content de ne pas être à sa place. Quand Scott se sentit prêt à affronter à nouveau la colère de sa petite amie, Stiles décida de rentrer en espérant voir Chris. Il voulait lui poser encore quelques questions, pensant que l'ancien chasseur aurait peut-être de nouvelles informations à lui confier. Il représentait presque le seul élément qui les liait à l'extérieur – si on ne comptait pas Talia mais qui était souvent absente ou en déplacement. Et Stiles la trouvait de toute façon, bien trop impressionnante pour oser l'acculer de sa curiosité sans fin.
Mais alors qu'il passait le perron, il aperçut un spectacle un peu étrange.
Jonah lui faisait dos, et était en train de tirer ce qui semblait être un chariot. S'approchant, Stiles réalisa qu'il s'agissait en réalité d'une valise.
« Eh, ne me dis pas que tu prépares une évasion. » décréta-t-il en souriant au garçon.
Il posa ensuite sa main sur la poignet de la valise afin de lui venir en aide, remarquant alors à quel point elle était lourde. Pour être tout à fait honnête, il ne sut pas vraiment s'il s'agissait du bagage ou si c'était ses forces, qui continuaient à s'amenuiser. Prétextant qu'il s'agissait du premier cas, il maugréa :
« Bon sang, qu'est-ce que tu as mis dedans ? Un corps ? Je sais que ton oncle est cinglé mais j'espère quand même que tu n'as pas essayé de le faire disparaître grâce à un de tes tours de magie. »
« Il n'y a que mes affaires dedans, j'ai pris ce que je pensais utile. » Le garçonnet l'informa. Sa voix était maussade et avait perdu de sa jovialité habituelle.
Stiles l'observa avec perplexité.
« Utile pour quoi ? »
Jonah resta muet, le visage soudainement dur et les lèvres pincées. A cet instant, il ressemblait particulièrement à son frère, ses yeux semblant percer l'air de leur intensité.
« Je sais ce que vous préparez. Cora me l'a dit. »
« Cora t'a... »
Etonné, Stiles lâcha la valise avant de se tourner réellement vers le jeune garçon. Il connaissait Cora et savait aussi qu'elle n'hésitait jamais à déclarer ce qu'elle avait dans la tête. Mais de là à raconter à son petit frère qu'une partie de la meute partait en mission vengeresse...
« Elle m'a dit que toi et les autres, vous alliez partir. » confirma-t-il. « J'ai vu les plans, je sais que vous prévoyiez de sauver d'autres enfants. »
Soupirant de soulagement en constatant que Jonah n'avait pas compris toute l'affaire, Stiles lui accorda un sourire léger.
« Tu sais qu'on doit le faire, c'est comme ça qu'on a réussi à trouver tous tes copains. Mais il y en a plein d'autres comme eux, tu comprends ? »
« Non, non. »
Le garçon se secoua, ayant l'air agité et Stiles s'abaissa alors à son niveau pour le faire se focaliser sur lui.
« Jonah ? »
« Non. Tu vas encore t'enfuir. C'est ce que tu as fait la dernière fois, tu es parti et Laura, Derek et maman sont allés te chercher. »
Grommelant, Stiles se jura de mettre la main sur Cora pour lui dire sa manière de penser. Mais il avait autre chose à faire pour le moment. Rassurer le garçon qui paraissait aux bords des larmes.
« Pourquoi est-ce que tu veux partir ? » souhaita-t-il savoir, semblant presque ému. « C'est ta maison, ici. C'est dangereux, dehors. »
« Je... »
Stiles aurait voulu lui mentir, lui dire que Cora n'avait pas dit la vérité, qu'il s'était simplement perdu en chemin mais en regardant le visage si peiné et désorienté de Jonah, il n'eut pas le cœur à le faire.
« Alors, je viens avec toi. » Jonah babilla, pointant du doigt la valise derrière lui. « J'ai déjà prévu plein de choses qui pourraient vous aider. Laura a dit que j'étais trop petit mais je sais que je peux vous donner un coup de main. Et puis, peut-être que comme ça, si tu vois que les gens restent autour de toi, tu auras moins envie de partir pour toujours. »
« Jonah. » Stiles baissa la tête, agrippant une des mains du petit garçon. « Tu ne peux pas venir. »
« Mais pourquoi ? Pourquoi ? »
« Ecoute, tu as raison. J'ai fait une bêtise et je... Je n'ai pas réfléchi. C'était mal de ma part de vous quitter, sans vous dire au revoir. Mais heureusement, vous êtes revenus me chercher et vous m'avez sauvé la vie. Deux fois. Je ne partirai plus. Mais j'ai besoin que toi, tu restes ici, que tu restes sain et sauf. »
« Mais... »
« Je ne vais plus m'enfuir. » Il affirma d'une voix ferme.
Les lèvres de Jonah se mirent à trembler, comme s'il s'apprêtait à pleurer pour de bon. Puis, il prit une profonde inspiration, essuyant de sa manche les gouttes d'eau agglutinées auprès de ses paupières. Il plongea son regard dans celui de l'adolescent, attendant que sa prochaine déclaration soit honnête et sincère.
« Promis ? »
Stiles n'hésita pas avant de lui répondre.
« Promis. »
L'entourant pour le prendre dans ses bras, il berça Jonah quelques minutes avant de l'enjoindre à le suivre. Ensemble, ils allèrent dans la chambre du jeune garçon et vidèrent la valise qu'il avait préalablement préparée. Stiles s'étonna de découvrir des choses avec lesquelles un enfant de son âge n'aurait normalement pas dû se trouver. Des morceaux de corde, des gourdes remplies d'eau et même des briquets ainsi qu'une lampe à l'huile enveloppée dans du vieux papier journal.
Mais au fond, ce n'était pas si surprenant. Jonah était un enfant particulièrement intelligent et rusé. Qu'il ait pensé à prendre autant de choses associées à la survie était une agréable découverte.
« Tu me montres tes nouveaux tours ? Mais attention, je ne veux pas finir découper dans une boîte en carton. » Stiles l'encouragea, espérant ainsi retrouver cette attitude légère et enfantine qui le caractérisait.
Jonah sourit timidement, avant de sortir de sous son lit une petite caisse dans laquelle se trouvait plein de babioles auxquelles Stiles ne se serait même pas intéressé. Mais Jonah avait une façon naïve et innocente de faire d'objets ordinaires, des choses presque magiques. Stiles resta avec lui jusqu'à l'heure du souper. Ils mangèrent ensemble avec les autres, puis, au moment d'aller dormir, Jonah le supplia de l'accompagner. Ils s'allongèrent tous les deux dans le petit lit d'enfant et Stiles commença à lui conter des histoires que ses parents lui lisaient jeune garçon. Il en avait oublié énormément et construisait souvent lui-même la fin de ses récits.
Jonah l'écoutait pourtant avec attention et Stiles sut alors qu'il n'avait plus le droit de le décevoir. L'amour d'un enfant était sans doute l'une des choses les plus pures qui leur restait encore dans cette société gangrénée. Et même s'il savait qu'il l'avait attristé, Stiles se devait de faire en sorte que ça ne soit plus jamais le cas.
Le lendemain, l'adolescent était assis sur la banquette de l'infirmerie, la peau si pâle qu'il semblait s'être réveillé d'outre-tombe. En tout cas, c'était ce que Deaton paraissait croire, compte tenu des regards mi-frustrés, mi-dépités qu'il lui jetait.
« Tu as mangé ce matin ? » se renseigna-t-il, vérifiant en même temps que Stiles ne faisait pas de température.
« Bien sûr. » L'adolescent répondit, bien trop vite, évitant le regard du druide.
Celui-ci continua de l'observer, n'ayant pas l'air impressionné. Stiles tenu une dizaine de secondes.
« Bon, ça va, arrêtez, c'est de la torture psychologique. » bougonna-t-il, croisant les bras. « C'est fou, je pensais que seul mon père pouvait faire ça. C'est quoi, un gène que certains hommes partagent pour fusiller du regard les enfants désobéissants ? »
« Stiles, tu sais que tu dois manger. C'est important. »
« Je rejette tout ce que je me mets dans l'estomac, Doc', et je ne suis pas encore prêt à être nourri par une sonde. » Il plaisanta à moitié, s'arrêtant de sourire lorsqu'il constata que le druide n'avait rien perdu de son sérieux.
« C'est difficile mais j'ai besoin que tu fasses tous les efforts possibles. »
Hochant la tête avec défaitisme, Stiles se promit d'essayer. Deaton continua ses tests, notant des tas de chiffres et de résultats sur son carnet alors que Stiles ne comprenait pas un mot du charabia qu'il était en train d'écrire.
Lorsqu'il fut enfin libre, il remercia le druide, lequel lui répondit par un bref signe de main, toujours concentré sur ce qu'il venait de mesurer. Il pleuvait dehors et Stiles courut se réfugier près de la vieille grange, n'ayant pas le temps d'atteindre la maison avant d'être totalement trempé. Les cheveux dégoulinants malgré sa course, il s'assit sur le sol sableux, patientant et espérant que la pluie cesse bientôt.
Un courant d'air rapide et violent passa alors juste à côté de lui. Il n'eut pas le temps de se relever qu'une silhouette apparut soudainement juste en face. Retenant une exclamation de surprise, Stiles plaça une main tremblante sur son cœur battant la chamade.
« Alors, c'est toi l'Inné ? »
Skye, évidemment, était totalement sèche. Une chance pour elle.
« Pour l'instant, je suis le gars que tu as manqué tuer d'une crise cardiaque mais ce n'est pas comme si on avait besoin de tomber dans les détails. »
« Tu ne m'as sérieusement pas entendu arriver ? »
« Euh, » Stiles lui lança un coup d'œil ahuri. « Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu te déplaces plutôt vite. Et par plutôt vite, j'entends vraiment vite. »
« Je ne suis pas la seule à avoir des pouvoirs. »
« Je n'en ai plus. » avoua-t-il. « De pouvoirs, je veux dire. Et même si je les avais, je ne crois pas que j'aurais été capable de te voir. »
« Tous les Innés le peuvent. » avança Skye, comme si c'était une évidence.
« Eh bien, j'imagine que je dois être l'Inné le plus pathétique que tu n'aies jamais rencontré. »
« Je n'en ai pas rencontré tant que ça. Mas je dois avouer que c'est bien la première fois que j'entends parler d'un Inné qui aurait perdu ses pouvoirs. Est-ce que tu es certain que c'est le cas ? »
Etant donné que ça le touchait personnellement, Stiles en était plutôt convaincu, oui.
« Oui, j'en suis sûr. » Skye ne parut toujours pas résolue. « Comment est-ce que ça se fait que tu as pu voir des Innés ? On ne court pas les rues. »
« Je sais que tes exploits sont célèbres mais tu n'es pas le seul à avoir réussi à t'échapper. » confia-t-elle mystérieuse, en lui envoyant un clin d'œil.
Bouche bée, Stiles ne sut quoi dire. Il n'avait jamais rencontré d'autres personnes qui s'étaient enfuies. Bien sûr, il avait aidé les autres à venir en aide à des enfants. Mais d'autres jeunes étant parvenus à partir par eux-mêmes, c'était bien la première fois.
« J'ai été enlevée par une brigade de Manteaux Noirs à l'âge de onze ans. Je me souviens encore de la saleté, des murs humides et de la nourriture infecte qu'ils nous réservaient. Je me souviens des visages des enfants affamés et apeurés, collés les uns aux autres à la recherche de chaleur et de réconfort. Et je me souviens d'eux. Chaque jour, on les emmenait dans les sous-sols du bâtiment, pour leur faire Dieu savait quoi. Et plus le temps passait, plus leurs regards devenaient vides et sans vie. Plus ils devenaient autre chose. » Skye réfléchit avant de réussir à trouver les bons mots. « Des enfants lobotomisés au service des Natifs. »
Stiles aurait voulu oublier, effacer cette partie de sa mémoire.
« Ils avaient pour habitude de m'attacher, avec des bracelets transmettant des petits courants électriques. Ça m'empêchait d'utiliser mes pouvoirs, s'assurant ainsi que je ne tenterais pas de m'enfuir. Un jour, l'imbécile qui devait s'en occuper ne les avait pas assez serrés. J'avais une chance de partir pour de bon. C'est ce que j'ai fait. »
« Tu as survécu seule tout ce temps ? »
La jeune femme hocha la tête.
« Tu vois, j'ai longtemps pensé que leur but était de me tuer à petit feu, de faire en sorte que je souffre. Mais ils ont trop besoin de nous. » Elle le regarda, avant de désigner les deux paumes de l'adolescent posées sur ses genoux. « Je ne crois pas que tu aies perdu tes pouvoirs. Mais je pense qu'ils ont envie que ça soit ce que tu penses. Ça te rend tout de suite moins dangereux. Et si tu es moins dangereux, tu es aussi plus facile à manipuler. »
Stiles n'y avait jamais réfléchi. Il comprenait un peu ce qu'elle voulait dire. L'ennui, c'était qu'au-delà de sa magie, il ne pouvait ignorer son état, sa sensation d'être en train de mourir à petit feu.
« J'ai rencontré Chris il y a environ six ans. Il venait de prendre la décision de quitter son groupe et je crois qu'il se sentait vulnérable à l'idée de devoir élever sa fille tout seul. Comme tu as pu le constater, elle et moi sommes sur deux chemins différents. Mais ce n'est pas bien important. Elle est encore jeune et manque de maturité de ce côté-là. Elle a encore besoin que son papa soit près d'elle. »
Stiles ne répondit pas car ça ne lui semblait pas être juste de le faire. Il ne connaissait pas le point de vue d'Allison et ne préférait pas s'en mêler.
« En tout cas, tu auras besoin de faire quelque chose. » Précisa-t-elle en se levant. « Pour ça. »
« Je ne le fais pas exprès. » Stiles se défendit car la jeune femme tendait presque à dire que c'était de sa faute si sa magie ne fonctionnait plus. « Et je n'en ai pas besoin pour ce que je m'apprête à faire. Je n'ai qu'une seule cible. »
Skye secoua la tête.
« Tu fais erreur. Et il te faudra un meilleur plan, crois-moi. »
Stiles n'avait pas besoin qu'elle le croie. Tout ce qu'il fallait, c'était qu'elle les amène et reste jusqu'à la fin pour les récupérer. Il n'avait pas vraiment besoin de ses conseils.
« Tu devrais te préparer. La soirée va arriver vite et tu as déjà l'air incapable de tenir sur tes jambes. Essaye de ne pas mourir d'ici là. »
Et sans prévenir, elle disparut dans un courant d'air. Stiles n'était pas certain de savoir s'il l'appréciait mais elle n'avait pas tort sur un point. Il avait besoin de repos. La pluie finit heureusement par s'arrêter et il put retrouver la chaleur du foyer principal.
Laura organisa une dernière réunion plénière, répétant pour la énième fois l'organisation de leur mission. Après ça, chacun vaqua à ses occupations, tenta de se détendre aussi bien qu'il le pouvait. Mais comme Stiles l'avait prédit, ils se retrouvèrent bientôt à quelques minutes du départ.
Ce dernier finissait d'arranger sa tenue, ressemblant à un pingouin dans son uniforme. Mais il ne put s'empêcher de rire lorsqu'en descendant, il découvrit un Jackson portant les mêmes habits, plus que mécontent. Celui-ci avait la mine si crispée que les veines sur son front étaient visibles, gonflées et palpitantes.
Sifflant d'admiration, Stiles commenta :
« Dis-donc, Jackson tu as un charme fou. »
« La ferme, Stilinski, moi au moins, je ne ressemble pas à un mort le jour de son enterrement. »
« Tu sais quoi, même si je devais mourir, je garderais en mémoire ton image si emblématique. Je me demande si on n'a pas de quoi te photographier dans les parages. »
Alors que Jackson se jetait sur ses talons, tâchant de le retenir d'aller récupérer quoi que ce soit qui pourrait l'immortaliser dans cette tenue, Stiles se stoppa net en découvrant une figure s'approcher d'eux.
Allison était sublime, vêtue d'une robe longue et rouge, satinée. Ses cheveux étaient attachés et retenus par des barrettes. Elle portait du maquillage, ses yeux entourés d'une sorte de poudre charbonneuse qui renforçait particulièrement l'intensité de son regard. Scott, qui était arrivé aussi, bavait littéralement sur place.
« Alors là, si tu ne passes pas pour une aristocrate, on est vraiment perdus. Tu es radieuse. » Stiles confia et Allison rougit sous le compliment.
Stiles se détourna ensuite de la jeune fille, s'attendant à voir son compagnon de la soirée débarquer et ce fut effectivement le cas. Derek portait un costume trois pièces, noir et des chaussures cirées qui avaient dû coûter une fortune. Talia avait vraiment fait du bon travail. Il avait plaqué ses cheveux, séparés par une raie sur le côté gauche de son crâne. Stiles aurait voulu se moquer, sortir une vanne mais il était complètement subjugué par son élégance.
Les autres continuèrent d'arriver, notamment Deaton dont les mains étaient prises par un sac qu'il tentait de fermer.
S'approchant doucement de lui, Derek observait Stiles comme s'il était celui qui portait un costume somptueux.
« Je ne te dirai pas à quel point ça te va bien, car j'aurais trop peur que tes chevilles n'enflent davantage. »
« Tu n'avais pas besoin de le dire. » Derek souffla tout près, faisant référence au fait qu'il pouvait clairement le sentir et Stiles se força à ne pas rougir.
Sans succès s'il tenait compte du sourire satisfait que portait l'homme.
« Tu n'es pas mal, non plus. »
Stiles le bouscula gentiment et ils avancèrent près des autres.
« Je n'ai pas besoin de vous rappeler à quel point cette mission est dangereuse. » Laura prit la parole, jetant des regards à leur petite assemblée. « Alors ce soir, plus que n'importe quel autre jour, j'ai besoin que vous soyez tous sur vos gardes et attentifs aux ordres. Nous ne perdrons personne cette nuit. » Elle termina, avant de se tourner vers Skye.
« A toi de jouer. »
Celle-ci releva les manches de sa chemise avant de faire signe aux autres. Comme convenu, ils s'approchèrent, essayant chacun d'atteindre une partie d'elle. Stiles, à son tour, plaça une main un peu tremblante sur le tissu qui recouvrait son bras. A côté, Derek chuchota :
« Tu es prêt ? »
Stiles l'était.
« Allons-y. » acquiesça-t-il.
Tenant fermement le bras de la jeune femme, Stiles garda son regard sur Skye qui après une dernière œillade amusée, ferma les paupières. Il y eut un bruit sourd, l'impression d'être déconnecté du sol, puis, ils disparurent dans la nuit.
Est-ce que vous avez aimé ? Je vous avoue que les deux chapitres qui suivent font partie de mes préférés et j'ai vraiment hâte de vous les faire découvrir :D
A la semaine prochaine et bon week-end !
La bise :*
