Heh, heh… oups… j'avais dit des rythmes de publications rapprochés, je me suis plantée en beauté. Faut vraiment que je m'achète un cerveau organisé là, ça devient urgent.

Bref, désolée mes loulous mais j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira autant que le premier. Merci encore pour vos retours et vos commentaires, ça m'a fait tellement plaisir !

(PS : oui je poste tard mais j'aurai pas le temps dans la semaine donc voilà. J'espère que ça fera plaisir à certains au réveil ! Bonne lecture mes loulous !)


Derek supprima toutes les applications de rencontre que Stiles avait téléchargées sur son téléphone. Du moins c'était le plan. Mais il était aussi célibataire et il avait des besoins. Donc peut être qu'il garda Grindr même s'il ne pensait pas chercher un coup d'un d'un soir contrairement à beaucoup des utilisateurs. Peut être que Grindr n'était pas sa cible mais il ne devait pas être le seul gars qui cherchait une vraie relation en plus du sexe n'est-ce pas ? Il devait y avoir quelques gars comme lui, se cachant derrière tous ces torses luisants et ces profils pleins de sous entendus n'est-ce pas ? Genre, où est-ce que tous les libraires gays mais timides traînaient en ligne ? Où étaient les dentistes gays ou les urbanistes gays ou les comptables agréés gays ? Est-ce qu'ils avaient leur propre application ? Où se cachaient les gays ennuyeux parce que selon Derek, ils étaient pour lui.

Derek avait 28 ans mais Laura dit qu'il était né dans le corps d'un homme d'âge mûr.

Et elle se demandait pourquoi il était parti à l'autre bout du continent.

Derek était un introverti né dans une famille d'extravertis (certains plus effrontés que d'autres) et ça se voyait. Il adorait sa famille bruyante et turbulente mais il était définitivement le 'bizarre'. Pourtant, il y avait une ligne très mince entre être seul et être esseulé et Derek commençait à s'inquiéter en se disant qu'il était en train de la franchir.

Donc il garda Grindr sur son téléphone mais il ne l'utilisa pas. C'était son filet ou quelque chose comme ça supposait-il mais il n'en était pas encore là. Il ne voulait pas désespérément s'envoyer en l'air. Ce n'est pas comme si ses deux bras étaient dans le plâtre ou quelque chose comme ça n'est-ce pas ? Derek pouvait se masturber et il le faisait mais ça serait bien d'avoir quelqu'un avec qui regarder la télévision juste après et même faire un câlin. Ca serait bien d'avoir quelqu'un d'autre avec qui partager son espace quelquefois.

Il commença sérieusement à penser prendre un chien dans un refuge mais vivre seul dans un appartement avec son travail ne serait pas juste pour un chien. Il pensa commencer un hobby ou prendre des cours pour apprendre une nouvelle chose mais ensuite son regard se posa sur son étui à guitare qu'il n'avait pas ouvert depuis ce jour à l'université où il avait pensé être un génie de la musique qui attendait juste à être poussé et le bouquin l'Italien pour les nuls était sur une étagère en train de prendre la poussière et il se souvint de comment ça se terminait d'habitude avec lui.

Tout de même, à part cette vague sensation de solitude imminente, Derek aimait vivre à Beacon Hills. Il aimait son petit cercle d'amis au travail, il aimait son travail et il aimait sentir le fait de faire parti de la communauté. La police à Beacon Hills était bien plus proactive (1) que réactive et Derek aimait ça. Il avait une chance de vraiment rencontrer des gens et pas seulement quand il les arrêtait. Il ne pouvait pas dire qu'il aimait s'habiller en Gruffy le chien de la sécurité et qu'il laissait des maternelles lui grimper dessus pendant que Parrish leur expliquait que leur corps était une propriété privée. La même considération n'était pas faite pour Gruffy apparemment qui se prenait plus d'un coup dans les bijoux de familles qui étaient heureusement lourdement rembourrés… mais c'était le prix à payer pour un bleu.

Il prit même un selfie dans le costume et l'envoya à Laura. Il s'attendait vraiment à ce que ce soit sa carte de Noël pour cette année car Laura était une merdeuse. Il n'était pas sûr de savoir pourquoi il lui avait donné des armes mais il se disait que peut-être lui montrer qu'il pouvait rire de lui, alors peut-être qu'elle commencerait à vraiment croire qu'il était heureux à Beacon Hills.

Et il l'était, dans l'ensemble. Comme le disait oncle Peter, chaque personne était un travail inachevé et Derek se sentait certainement plus optimiste à propos de son futur à Beacon Hills qu'à New York. Il y avait des parties de la ville qui lui manqueront toujours, supposa-t-il, mais il adorait le rythme plus tranquille ici et être plus près de la nature. Tout le reste se mettra en place, supposa-t-il.

Et peut-être qu'il trouverait le courage d'essayer de rencontrer quelqu'un, dès qu'il oubliera son stupide béguin pour Stiles. Parce que Stiles n'était peut-être pas son collègue mais il était quand même proche de son travail et l'adage tenait toujours : on ne mélange pas travail et plaisir. Ca valait encore plus quand le plaisir en question était le fils de ton patron.

Pourtant il ne pouvait pas s'empêcher d'observer Stiles à chaque fois qu'il errait dans le poste. Il ne pouvait empêcher son sourire de grandir quand Stiles s'approchait de son bureau pour faire la conversation. Et il ne pouvait pas du tout s'empêcher d'être flagrant à propos de ça. Évident, son béguin était évident.

« Je dis juste » dit Parrish alors qu'ils patrouillaient une nuit « que c'est assez clair que tu ressens quelque chose pour Stiles »

« Je ne ressens rien pour Stiles » dit Derek parce que Derek était un gros menteur qui mentait.

« Oh vraiment ? » demanda nonchalamment Parrish alors qu'il tournait le véhicule sur Main street « Parce que je suis presque sûr qu'il ressent quelque chose pour toi »

Derek ignora la remarque et le petit chatouillement d'espoir dans sa poitrine et garda son regard focalisé sur le crime et les méfaits.

On était à Beacon Hills dans la nuit de mardi, à 3 heures du matin.

Il virent deux chiens errants et un pigeon à l'air morose.

C'était vraiment une jungle ici.


L'été frappa, chaud et sec et la chemise de Derek lui collait au dos à cause de la sueur alors qu'il suivait le chemin allant du parking jusqu'au rivage du lac. Les graviers craquaient sous ses pieds. La semaine passée avait été particulièrement épuisante et Derek et une bonne partie du département avaient passé presque toute leur garde sur l'autoroute pour diriger le trafic autour du site d'un accident où un camion citerne transportant des produits chimiques avait percuté un SUV. Pas de morts heureusement mais ça avait pris environ sept heures à l'équipe de nettoyage pour tout terminer. Les parties de la peau de Derek laissées exposées par son uniforme le démangeait toujours et pelaient comme un coup de soleil. En remerciement pour son équipe, le shérif avait organisé un barbecue au lac.

Derek pouvait entendre des enfants crier joyeusement avant même qu'il n'arrive au bord du lac.

Le lac était un endroit populaire les week end mais l'avantage de travailler pendant des horaires bizarres c'était que le barbecue se tenait un mardi soir donc la plupart des personnes que Derek vit étaient ses collègues et leurs familles. Il y avait quelques chiens avec leur maître et des personnes qui prenaient un bain de soleil plus loin mais les alentours du quai avaient été bien revendiqués par le poste de police de Beacon Hills. Alors que Derek observait, une petite fille aux cheveux roux flottant derrière elle comme des flammes courut vers le rivage et se jeta joyeusement dans l'eau. Elle plongea avec un gros plouf, disparut sous l'eau pendant un moment et émergea de nouveau au milieu d'un cercle d'enfants en train de crier et de nager.

Derek se dirigea vers le grill et trouva le shérif et quelques autres gars en train de boire des sodas et de regarder les steaks en train de cuire. Et assis sur la glacière, un petit peu à l'écart, il y avait Stiles. Il vit Derek et fit un signe de la main et Derek se dirigea vers lui.

Stiles portait un short maillot de bain, un tee-shirt et une casquette des Mets à l'envers. Il ressemblait à un étudiant de fraternité. C'était un look qui lui allait étonnamment bien. Derek était habitué à le voir porter bien trop de chemises à carreaux pour quelqu'un qui n'était pas bûcheron.

« Hey Derek » dit Stiles

« Hey » dit Derek « Content de te voir »

Stiles regarda sa bouche quand il parlait et Derek réalisa qu'il n'avait pas son téléphone dans les mains. Il ne portait pas non plus ses appareils auditifs bleus vifs.

« Où est ton téléphone ? »

Stiles fit un signe de tête en direction de son père « Confisqué »

Mais il leva les yeux au ciel quand il dit ça donc Derek se dit que ce n'était pas si mal.

« Pourquoi ? »

« Papa pense que je dois aller me baigner » dit Stiles « Apparemment j'ai pas arrêté de me plaindre toute la semaine de la chaleur et il ne m'a pas traîné ici par la peau des fesses (ses mots) pour que je n'aille pas dans l'eau »

Derek baissa la tête pour cacher son sourire « Peut-être qu'il marque un point »

Quand il leva de nouveau les yeux, la bouche de Stiles était plissée et son front ridé.

« Quoi ? » demanda Derek.

Stiles expira doucement « Qu'est-ce que tu as dit ? Tu avais la tête baissée »

« Oh merde, je suis désolé » Derek se sentait stupide maintenant. Stiles n'avait pas son téléphone et il ne portait pas ses appareils auditifs. Derek savait ça. Pourquoi est-ce qu'il était si mauvais à ça ? « Je disais qu'il marquait peut-être un point »

« Bien sûr que tu es de son côté » dit Stiles en souriant, signifiant à Derek que tout allait bien entre eux « Il signe ta paye ! »

Derek rit à nouveau et se souvint de ne pas baisser la tête cette fois « Ouais »

Stiles se leva de la glacière et enleva son tee shirt. Ça enleva sa casquette au passage et laissa ses cheveux complètement ébouriffés.

Derek ne laissa pas son regard voyager de manière appréciative sur son torse finement musclé, jusqu'au trésor de poils qui menait à…

Non

Ca n'arriva pas.

Fils du patron. Fils du patron. Fils du patron.

Stiles lui fit un grand sourire alors qu'il allait vers l'eau.

Derek le regarda alors qu'il pataugeait dans l'eau, gardant ses distances avec les enfants qui criaient et s'éclaboussaient et les adultes les plus calmes. Et il se demanda, avec une soudaine prise de conscience tourmentée, si Stiles était aussi esseulé que ce que son sourire laissait dire.


Le shérif prit son mercredi de repos mais revint jeudi avec de grosses cernes sous les yeux et un café dans les mains.

« Vous vous sentez mieux monsieur ? » demanda Derek.

« C'était pas moi » dit le shérif et il soupira lassement « C'était Stiles. On a passé une partie de la nuit dernière à l'hôpital »

Le choc de Derek dut se montrer sur son visage.

« Infection de l'oreille » dit le shérif la bouche pincée « Il en a quelques unes de temps en temps. C'est comme ça depuis qu'il a ses appareils auditifs » Le shérif se passa la main sur le front.

« Comment va-t-il ? » demanda Derek.

« Mieux maintenant. Il est de retour à la maison, il dort »

"Ça fait combien de temps qu'il a les appareils auditifs ? » demanda Derek en espérant qu'il ne dépassait pas les limites.

« Cinq ans » dit le shérif « Il avait 16 ans quand il a eu l'accident. Il n'avait son permis que depuis quelques semaines quand un chauffard ivre lui a coupé la route alors qu'il revenait de l'entraînement de Lacrosse »

« Merde » dit doucement Derek, sa poitrine se resserrant.

« Ca aurait pu être pire » dit le shérif « Ca aurait pu être bien pire » Et puis il secoua la tête « Mais tu sais, essaye de dire ça à un ado qui vient juste de perdre l'ouïe. Des fois je pense qu'il n'a pas tout à fait accepté tout ça et les nuits comme la nuit dernière n'aident pas »

Derek eut un sentiment de sympathie et il n'était pas sûr de savoir si c'était dirigé vers Stiles, le shérif ou les deux.

Le shérif prit une grande inspiration et se redressa « Retour au boulot je suppose »

« Oui monsieur » acquiesça Derek et regarda l'homme se diriger vers son bureau »

Il pensa à Stiles pendant son travail et espérait qu'il se sentait mieux. Puis, quand il se retrouva en patrouille, il vit un écureuil avec un air stupide sur son visage. Il le prit en photo et l'envoya à Stiles qui l'avait, pour une raison que Derek ne voulait pas trop analyser, ajouté à ses amis sur facebook.

'Je croyais que tu étais censé être au lit, pas en train de courir dans la réserve?'

Il reçut une réponse moins de trois minutes plus tard.

'OMG ! T'as fait une blague ! T'es retenu contre ton gré ? T'as un pistolet sur la tempe ? Je dois prévenir papa que tu as été kidnappé ?'

Derek passa le reste de son quart avec un sourire sur les lèvres.


C'était le vendredi soir (c'était toujours le vendredi soir) quand tout partit en sucette. Derek ne travaillait même pas. Il était assis chez lui, en train de somnoler devant Netflix et il se demandait s'il pouvait finir le reste de son poulet au gingembre piment et riz coco maintenant car c'était tellement bon ou alors s'il devait le garder pour demain et se sentir décadent pendant deux jours d'affilés (voici la vie ennuyeuse dont Laura se moquait) quand son téléphone se mit à sonner. C'était Jordan.

« Derek ? Il y a eu un accident. Le shérif est à l'hôpital. Tout le monde est sur place et je peux pas le laisser au cas où… » Il avait l'air au bord de la panique et Derek ne l'avait jamais entendu comme ça. Il ne pensait même pas que cela soit possible « Tu peux aller chercher Stiles ? Il a besoin d'être là. S'il te plaît dépêche toi »

« Ouais » Derek était déjà presque sorti, ses clés de voiture à la main « Bon sang Jordan, qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Course poursuite » dit Jordan. Sa voix était agitée « La voiture de patrouille de John s'est faite éjectée de la route. Il va plutôt mal Derek »

« Comment ça, mal ? » demanda Derek en fermant sa porte avant de courir dans les escaliers. C'était plus rapide que l'ascenseur « Je dois dire quelque chose à Stiles »

« Ils le préparent pour le bloc là » dit Jordan « Il a fait un arrêt cardiaque sur le chemin Derek mais ils l'ont ramené »

Oh putain non. Derek réprima une vague de vertige alors qu'il atteignait le parking et courut jusqu'à la Camaro. Il sortit du parking en crissant des pneus. Comme s'il y avait un seul adjoint de Beacon Hills qui allait le faire chier avec les excès de vitesse là maintenant. Il arriva à la maison du shérif en moins de dix minutes où il était presque sûr que la vitesse avait réveillé tout le monde dans la rue.

Sauf Stiles.

Derek cogna à la porte d'entrée et sonna à la porte.

Merde. Si Stiles dormait, comment Derek était censé le réveiller ?

Il appuya de nouveau sur la sonnette et cette fois-ci, il vit à travers la fenêtre de la porte une très légère lumière clignotante. Un moment plus tard, la porte s'ouvrit et Derek vit Stiles debout, le téléphone qui vibrait toujours et qui s'illuminait à cause de la notification de la sonnette et une expression horrifiée sur le visage.

Il était fils de flic. Il savait exactement ce qui se passait.

« Non » dit-il « Derek non. Non ! »

Derek leva les mains « Il est à l'hôpital. Je t'y emmène tout de suite. Il est à l'hôpital »

Il ne savait pas si c'était le choc ou si Stiles n'avait juste pas entendu un mot de ce qu'il avait dit, parce qu'il restait debout à secouer la tête. Derek passa l'entrée et tâtonna le mur à la recherche de l'interrupteur.

La lumière s'alluma. Stiles était aussi pâle qu'un fantôme.

« Il est à l'hôpital » dit Derek, disant les mots aussi clairement et aussi prudemment que possible « Allez. Je t'emmène à lui »

Stiles tressauta enfin. Il attrapa ses chaussures d'une main alors qu'il bataillait avec son téléphone de l'autre « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Une course poursuite » dit Derek et Stiles regarda sa bouche avant de baisser les yeux vers l'écran de son téléphone « Sa voiture s'est faite sortir de la route. Je sais pas à quel point il est blessé mais tu dois être là-bas »

Stiles acquiesça en tremblant.

« Où sont tes clés ? » demanda Derek « Les clés ? »

Stiles cligna des yeux dans sa direction pendant un moment et puis attrapa la veste en jean usée qui pendait par un crochet près de la porte. Il fouilla dans la poche et en sortit un set de clés de la maison. Il les remplaça et passa la veste par-dessus son tee-shirt et son pantalon de pyjama avant de suivre Derek pieds nus, ses chaussures coincées sous son bras et des larmes coulant sur son visage.

Cette nuit fut la plus longue de la vie de Derek.

Jordan était assis dans la salle d'attente des urgences quand ils déboulèrent par les portes. Il avait sa tête dans ses mains et la chemise de son uniforme était couverte du sang du shérif.

Le shérif était en chirurgie. Jordan ne savait rien de plus. Ses mains tremblaient presque autant que celles de Stiles. Celui-ci était silencieux et vide. Il tremblait et tressautait, les yeux écarquillés mais fixés sur rien du tout. Il ne portait pas ses appareils auditifs parce qu'ils les détestaient ou alors son infection à l'oreille le faisait encore souffrir ou alors c'était le milieu de la nuit. Derek ne connaissait pas les raison et ça n'avait même pas d'importance mais quand, après des heures d'attente, le chirurgien vint leur parler, ce fut une autre histoire.

Le shérif était vivant mais le chirurgien ne dit pas ça. Pas avec des mots simples. Il y avait tellement de choses, se dit Derek, que les gens disaient, même dans des situations comme ça et le choc nerveux de Stiles ne l'aidait pas du tout quand il devait lire les lèvres du chirurgien. Et ses mains tremblantes ne pouvaient pas bien stabiliser l'écran de son téléphone pour pouvoir lire.

Donc ce fut Derek qui attrapa les épaules de Stiles et le força à s'immobiliser. Le força à regarder sa bouche quand il dit lentement et clairement « Ton père est en vie. Il est vivant »

Et puis il y eut beaucoup de jargon médical et Derek ne savait même pas si c'était bien ou mal.

« Ecrivez-le » dit-il au chirurgien alors que l'application paroles à texte de Stiles trébuchait sur certains mots et crachait du charabia « Ecrivez-le »

Cela prit un moment mais finalement, Stiles loucha sur les mots du chirurgien et fit des recherches sur ce qu'il ne comprenait pas immédiatement. Ce fut un processus lent alors qu'il posait des questions au chirurgien, la voix toujours tremblante et un petit peu stridente de panique et le chirurgien leur répondait lentement et prudemment.

Cela prit environ une heure avant que Stiles ne puisse entrer dans la chambre de son père pour pouvoir s'asseoir avec lui. Derek et Jordan le laissèrent perché au bord de la chaise près du lit du shérif. Le père et le fils étaient tous les deux pâles comme la mort et Derek pensa au fait que leur position avait été inversée, fut un temps, il y a seulement quelques années.

« Tu vas bien ? » demanda-t-il à Jordan en lui serrant l'épaule.

« Ouais » Jordan se passa une main dans les cheveux « Je dois retourner au poste, mettre tout le monde au courant » Il baissa les yeux sur sa chemise « Me nettoyer et tout »

« Ok » dit Derek.

Jordan laissa échapper une expiration tremblante « Juste… merde » Il resta immobile un moment et puis sembla se secouer « Tu peux rester avec Stiles ? Garder un œil sur lui pendant un moment ? »

« Bien sûr » dit Derek. Il n'avait jamais pensé partir « Je ferai en sorte qu'il aille bien »

Ce n'était pas seulement une promesse qu'il fit à Jordan. C'était une promesse qu'il fit à Stiles et au shérif aussi, même si aucun des deux ne pouvait l'entendre.


(1) Qui anticipe les attentes, prend l'initiative de l'action. Je ne connaissais pas ce mot, on en fait des découvertes en traduisant des fanfictions !

(Lucette éclate en sanglots) Le shériffffffff ! Nooooonn !

Vous savez que le shérif est un personnage que j'apprécie beaucoup donc ce fut un crève-cœur d'écrire tout ça mais… La relation entre nos deux tourteaux avance doucement ! Qu'en sera-t-il au prochain chapitre ? Il va falloir attendre un peu pour ça mes loulous ! (Je vais essayer d'aller plus vite tout de même ha ha !)