Heu coucou… (écho), il y a quelqu'un ? (écho). C'est moi Lucette (un grognement se fait entendre), oui je suis… vivante… heu (une horde de lecteurs en furie fonce sur la traductrice)

(Lucette, des petits oiseaux au dessus de la tête) Bon oui ce fût très long, vraiment désolée pour ça ! Je ne vais pas faire de longs discours mais ça a été très compliqué ces derniers mois. Couplé au fait que je n'arrive plus à trouver des bonnes histoires à traduire et que certaines de mes demandes de trads soient restées sans réponse, la perte de motivation à été presque totale (ce qui est stupide car ce chapitre est traduit depuis des mois !)

Mais je suis de retour ! Avec ce nouveau chapitre et aussi pour que vous puissiez savoir comment va notre shérif préféré et nos deux tourtereaux. Je ne vous fait pas plus attendre, donc bonne lecture à vous mes loulous !


Ce n'est que le samedi matin que Derek put convaincre Stiles de sortir de l'hôpital. Le shérif dormait toujours et les médecins voulaient que cela reste ainsi pendant au moins quelques jours de plus pour laisser une chance au gonflement dans son cerveau de diminuer. En plus de quelques fractures, le shérif avait un poumon perforé et la rate éclatée. Il était toujours listé comme en état critique mais les médecins espéraient qu'il passe en condition sérieuse mais stable dans quelques jours. Il n'allait pas encore très bien mais…

Derek se souvint de ce qu'avait dit l'homme à propos de l'accident de Stiles et se dit que la même chose s'appliquait aujourd'hui « Ça aurait pu être bien pire »

Ce qui n'était pas vraiment une consolation pour Stiles en ce moment même, Derek le savait mais ça le serait un jour.

« Prend une douche » dit Derek à Stiles quand il le ramena à la maison « et dors un peu. Je t'emmènerai le voir à nouveau dans quelques heures »

Il parla lentement et clairement mais Stiles baissa tout de même les yeux vers son téléphone. Derek se dit qu'il était épuisé et qu'il était plus que stressé et ça devait être tellement difficile de toujours vérifier les choses deux fois comme il le faisait.

« Et si… » Stiles cligna des yeux « Et s'il se passait quelque chose ? »

« Tu as ton téléphone » dit Derek « et j'ai le mien. S'il se passe quelque chose, on y retournera directement. Mais là maintenant tu dois prendre une douche et dormir un peu, ok ? »

Et Derek connaissait Stiles assez bien pour savoir exactement comment il aurait répondu quand on lui parlait ainsi en temps normal. Avec plus d'une insulte sans aucun doute. C'était une preuve du fait qu'il était fatigué, à quel point il était totalement épuisé car il se contenta d'hocher la tête et grimpa les escaliers.

Quelques minutes plus tard, Derek entendit la tuyauterie grincer alors que la douche se mettait en marche.

Il se fit un café dans la cuisine des Stilinski et l'amena dans la salon pour le boire. Puis il le posa sur la table basse et se laissa tomber sur le canapé sans même prendre la peine de le goûter.

Quatre heures plus tard, Stiles le réveilla.

Derek jeta le café froid dans l'évier de la cuisine et ils partirent de nouveau vers l'hôpital.


Derek avait le week-end de repos et il le passa en grande majorité sur le canapé des Stilinski entre ses visites à l'hôpital. A un moment donné, il retourna à son appartement et prit quelques affaires. Et puis Stiles l'aida à faire le lit qui restait. Derek échangea de nombreux messages avec Jordan et quelques autres adjoints. Quand lundi arriva de nouveau et que Derek dû retourner au travail, leurs emplois du temps était au point. Les gardes de Derek avaient été échangées pour qu'il ne travaille pas de nuit ou tard le soir pendant les prochaines semaines ce qui voulait dire qu'il pouvait déposer Stiles à l'hôpital le matin avant d'aller travailler et aller de nouveau le chercher dans l'après-midi. S'il voulait partir avant alors il pouvait envoyer un message à Derek et quelqu'un irait le chercher. Il s'attendait à un message le lundi parce que le shérif était toujours inconscient et ça ne devait pas être drôle de rester assis sur une chaise à côté de son lit pendant huit heures mais Stiles ne le contacta pas du tout. Et il était toujours là quand Derek alla le chercher après son travail.

« Tu as mangé aujourd'hui ? » lui demanda Derek alors qu'ils se dirigeaient vers la maison de Stiles.

« J'ai pris un sandwich » dit Stiles.

« On pourrait s'arrêter prendre un truc… »

« Derek. »

Derek jeta un œil vers lui

Stiles avait l'air un peu plus détendu aujourd'hui. Toujours fatigué et sous pression mais il ne semblait plus être au bord de la crise de nerf comme ça avait été le cas le week end dernier. Et il y avait de nouveau une petit lumière dans ses yeux et Derek voulait tenir au creux de sa main comme une étincelle fragile qu'il voulait attiser et transformer en flamme « Je peux cuisiner Derek »

« Tu peux ? »

Stiles leva les yeux au ciel « Ouais. Bien sûr que je peux cuisiner. Tu pensais que c'était qui qui faisait à papa toutes ces salades qu'il emmène au boulot et puis jette en douce avant d'aller s'acheter un cheeseburger ? »

« Je n'ai jamais vu ce genre de chose se produire » mentit Derek, impassible.

Stiles le fixa les yeux écarquillés pendant un moment et puis éclata brusquement de rire. Tout son corps se détendit dans le siège passager de la Camaro. Il donna un coup de poing inefficace à l'épaule de Derek et celui-ci se mit aussi à rire. Une chaleur s'installa dans sa poitrine et il se dit que tout irait bien pour Stiles.

Pourtant, alors qu'ils préparaient des macaronis au fromage 'Papa ne peut pas manger autant de fromage, donc quand il se réveillera ne lui dit pas qu'on en a fait !', Derek ne pensa même pas à refaire son sac et à se mettre en route vers son appartement de nouveau. Et ce n'était pas le fait de penser laisser Stiles seul.

C'était la pensée d'être seul lui-même.

Il aimait la façon dont Stiles et lui se cognaient les épaules quand ils cuisinaient au comptoir de la cuisine. Il aimait manger sur le canapé devant la télévision, les pieds sur la table basse alors que Stiles gloussait en voyant les sous titres de la comédie qu'ils regardaient. Il aimait entendre Stiles fredonner de manière intempestive alors qu'il remplissait le lave vaisselle dans la cuisine et que Derek sortait la poubelle.

Et puis il se demanda à quel point il était devenu un vampire domestique, à rôder et à s'insinuer dans les espaces de Stiles et à les aspirer juste parce que c'était tellement mieux que d'être seul.

Ça serait pas si mal, se dit-il, s'ils étaient juste amis mais Derek voulait plus que ça n'est-ce pas ? Quelque chose dans la façon où il était ici qui semblait un peu trompeuse à cause de ça. Un petit peu insensible peut-être parce que ses motivations n'étaient pas purement altruistes. Ce n'est pas qu'il attendait quelque chose en retour (ce n'était pas un connard) mais il appréciait assez cette nouvelle proximité entre eux pour se demander si c'était quelque chose qu'ils pouvaient construire plus tard.

Stiles alla au lit vers 21h et Derek regarda la télévision pendant encore une demie heure environ. Puis il vérifia que les portes étaient fermées avant d'aller à l'étage. Il se doucha et mit son pantalon de pyjama et un tee shirt fin avant d'aller dans la chambre d'ami. Il brancha son téléphone sur la table basse et le fixa un moment avant de soupirer et de le prendre.

Il passa un coup de fil.

« Tu vas bien ? » demanda Laura quand elle répondit à la troisième sonnerie.

Merde. Derek avait oublié que le décalage horaire existait et qu'il était plus de minuit là bas.

« Désolé » grimaça-t-il « Ouais, je vais bien. Désolé je peux rappeler demain »

« Et bien je suis réveillé maintenant » dit Laura aussi pragmatique que d'habitude et avec aucune censure dans la voix « Qu'est-ce qui se passe petit frère ? »

Derek leva les yeux au ciel « Tu m'appelles encore comme ça ? »

Il pouvait entendre le grand sourire dans sa voix « Jusqu'à ma mort. Sérieusement, qu'est-ce qui se passe ? »

Et Derek lui dit. A propos de l'accident du shérif, de s'occuper de Stiles et du fait qu'il dormait maintenant dans la chambre d'ami et qu'il paniquait à propos du fait d'être un…

« Un vampire domestique ? Ca n'existe pas vraiment Der. Je crois pas que tu puisses domestiquer les vampires »

« C'est comme un vampire émotionnel » défendit Derek « Mais dans le cadre domestique »

Il pouvait presque voir ses yeux se lever au ciel « C'est pas une chose réelle »

« C'est à ça que tu t'accroches ? »

« C'est toi qui t'y accroches » pointa Laura, ce qui était juste « Tu n'es pas un vampire domestique Derek. Tu es seul et tu as le béguin pour ce gars mais même si ce n'était pas le cas, tu l'aiderais quand même n'est-ce pas ? »

« C'est vrai » dit prudemment Derek.

« C'est vrai » dit Laura de manière empathique.

Derek attendit qu'elle dispense sa sagesse de sœur.

« C'est tout Derek » dit-elle « Tu n'as pas d'arrières pensées. Si tu te sens coupable c'est juste toi. Ça a toujours été toi. Oncle Peter est né sans réservoir de culpabilité et c'est toi qui en a hérité. Et la mienne. Et celle de Cora. C'est un vrai bordel là dedans. Écoute, je dis pas que tu dois y aller maintenant et déclarer ton amour pour ce gars mais tu n'as pas à te sentir mal de l'apprécier. C'est ce que font les hommes Derek. On s'apprécie »

« Je n'aimes pas ça quand tu prétends que je suis un robot » marmonna Derek.

« C'est une analogie »

« Je ne crois pas que ce soit le cas »

« Et qu'est-ce que t'y connais aux analogies ? » taquina Laura « Tu es un robot » Son ton se radoucit « Ecoute petit frère, tu n'es pas un robot ou un vampire, ok ? C'est juste que tu penses trop. On n'en a pas trop des comme ça dans notre famille donc des fois on ne sait pas quoi faire avec toi. Mais tu n'es pas louche à cause du fait que tu aides un ami à un moment donné »

Ça apaisa un peu son inquiétude.

« Merci Lulu » dit-il doucement dans le téléphone.

« Bonne nuit Der Bear »

« Bonne nuit »


Derek avait le mercredi de repos parce que c'était le jour où les médecins allaient tenter de réveiller le shérif de son coma artificiel et personne au poste ne voulait que Stiles soit là bas tout seul. Le 'juste au cas où' n'avait pas été prononcé quand Jordan avait dit à Derek que son tableau de service avait été changé pour qu'il ait son jour de libre. Ils arrivèrent à l'hôpital vers 10h et parlèrent avec les médecins avant d'attendre. Stiles n'était pas doué pour ça. Il faisait des allers retours dans la salle d'attente et il était une vraie boule d'énergie à peine contenue. Il réarrangeait des choses sur le panneau d'affichage. Il tripotait les feuilles d'une plante en plastique. Il s'assit à côté de Derek et tressauta du genou.

Derek posa une main sur sa cuisse pour l'arrêter « Tu veux jouer au Scrabble en ligne ? » (*)

« Les gens jouent encore à ça ? » demanda Stiles.

« Bien sûr » dit Derek « Si elle est encore là et que tu ne l'as pas supprimée pour faire de la place pour toutes ces applications de rencontres pour gays »

Stiles souffla.

« Je savais que tu essayais juste de m'embarrasser »

Stiles pencha la tête et regarda la bouche de Derek alors qu'il parlait « T'embarrasser ? »

Derek acquiesça, les sourcils levés, défiant Stiles de le contredire.

« Je t'en prie » dit Stiles « C'était juste ma façon incroyablement subtile et seulement légèrement maladroite de te laisser savoir que je n'étais pas hétéro »

« Ah bon ? » Mon Dieu. Était-il possible que Derek ait rencontré quelqu'un de pire que lui en termes de flirt ? Sûrement pas. Statistiquement parlant, il n'y avait personne aux Etats Unis qui était pire que Derek pour flirter. Personne.

Stiles leva les yeux au ciel « Tu étais censé dire 'Hey Stiles pourquoi t'as mis toutes ces applications de rencontre ici ?' Et j'étais censé répondre 'Oh est-ce que j'ai oublié de les supprimer alors que je les utilisais ? Whoops' Et puis tu aurais su »

« Je ne crois pas que ce soit de cette manière là que les vraies personnes communiquent » dit prudemment Derek et puis il se dit qu'il devait demander à Laura la prochaine fois qu'ils parleraient.

« Huh » dit Stiles. Sa jambe tressautait toujours sous la main de Derek « Hey Derek ? »

« Quoi ? »

« Je suis pas hétéro » dit Stiles « Juste pour ton information.

Derek sentit la chaleur monter sur son visage « J'en prends note » dit-il « Pour de futures références »

Le regard de Stiles se posa sur son téléphone puis revint vers Derek et il sourit doucement « Oui fais ça »

Il y eut une pause dans leur conversation, se dit Derek. Une ponctuation. Des espaces comme des lacunes dans une pièce orchestrale, pour permettre à Stiles de le rattraper. Et Derek, qui avait toujours détesté la pression pour parler, pour remplir le silence, était à l'aise avec ça. Des fois, Derek avait aussi besoin de temps pour se rattraper.

« Des fois tu regardes ton écran » dit Derek « et des fois tu lis sur les lèvres. Pourquoi ? »

« Lire sur les lèvres c'est dur » dit Stiles, son regard se baissant sur son téléphone avant qu'il ne les lève de nouveau « Certaines études disent que tu saisis environ 30% de ce que les gens disent même si tu es très bon. Mais ce que je fais en fait c'est lire la parole »

« C'est quoi ? »

Stiles ne regarda pas son téléphone. Sa bouche se tordit « C'est ce que je viens juste de faire. C'est s'appuyer sur le contexte mais c'est aussi plus que seulement lire les lèvres. C'est observer la façon dont tes sourcils se lèvent quand tu poses une question et lire ton langage corporel. Et laisse moi te dire, Adjoint Au Visage Neutre et Râleur, tu n'es pas facile à lire »

« Vraiment ? »

« D'où le truc des applications » dit Stiles « J'étais presque sûr que tu pensais, soit que j'étais sexy soit que tu voulait me tuer. Tu as un regard très intense Derek »

Derek grimaça « Ma sœur Laura dit que je suis un robot.

Stiles regarda son téléphone et rit « Je veux dire, c'est dur mais c'est juste. Dur mais juste »

« Ton père dit que tu n'aimes pas porter tes appareils auditifs »

Le rire de Stiles s'affaiblit « Ouais. Ils font mal au bout d'un moment. Et des fois les gens les voient et ils crient et c'est encore pire. Genre, j'ai pas besoin que tu parles plus fort, j'ai besoin que tu sois plus clair »

« Je comprends » dit Derek « Mais pourquoi tu as pris les bleus vifs ? »

Stiles leva les yeux au ciel « Parce qu'il y a que les vieilles personnes qui portent des appareils auditifs couleur chair Derek ! »

« Tu es une personne très compliquée n'est-ce pas ? » taquina gentiment Derek.

« Tellement de strates mec » acquiesça « Tellement de strates »

« J'aime ça » dit doucement Derek.

Les joues de Stiles rosirent et il baissa la tête.

Ils jouèrent au Scrabble en ligne pour tuer le temps.


Cela prit un moment au shérif pour se réveiller et il n'était pas tout à fait là quand ce fut le cas. Pourtant, il s'accrochait à la main de Stiles et marmonnait quelque chose. Stiles s'affaissa de soulagement et commença à sangloter parce que son père était en vie, réveillé et savait qui il était.

Tellement de couches se dit Derek en l'observant depuis la porte et Stiles avait gardé celle-ci enfermée à double tour pendant des jours.

Il attendit à la porte et observa pour être sûr que les médecins incluaient Stiles. Il ne s'immisça pas, n'intervint pas mais il avait besoin d'être certain que Stiles avait toutes les informations dont il avait besoin et une fois ou deux, le regard de Stiles se dirigea vers lui et il sourit à Derek. Un sourire reconnaissant.

Derek observa le shérif marmonner quelque chose à nouveau et puis grogna, frustré et sortit ses mains tremblantes de l'emprise de Stiles. Il les leva de son torse, grimaçant un petit peu face à cet effort et fit une série de gestes tremblants en direction de Stiles. Et puis il les répéta, avec empathie.

Stiles acquiesça, ses yeux se remplissant de larmes « Je t'aime aussi papa »


Ce n'est qu'en fin d'après-midi qu'ils quittèrent l'hôpital. Derek obtint la permission de Stiles d'envoyer un message à Jordan pour faire savoir à tout le monde que le shérif allait aussi bien qu'il pouvait aller mais qu'il ne pouvait pas encore recevoir de visites. Si ça avait été le cas, il y aurait eu une queue d'adjoints anxieux près de la porte.

« Ça va » dit Stiles alors qu'ils se dirigeaient vers la voiture « C'est mieux. C'est… » Il se mordit la lèvre et s'inquiéta un moment pour ses dents « Ca ira »

Le truc, se dit Derek, c'est que la soudaine peur de perdre son père s'était estompée seulement pour être remplacée par que quelque chose de complètement différent : le côté pratique qui planait à propos des frais hospitaliers, de l'assurance, de sa convalescence et le long chemin vers la guérison qui était en face de lui. Il faudrait peut-être des semaines avant qu'il ne sorte de l'hôpital et des mois avant qu'il ne soit de nouveau remis sur pieds. C'était la peur immédiate de Stiles qui avait été remplacé par un défi nouveau et différent.

« Il y a… » Stiles expira de manière tremblante « Derek il y a tellement de choses que papa fait pour moi. Et si je pouvais pas faire pareil pour lui ? »

« Tu peux le faire » lui dit Derek et il n'en doutait pas une seconde.

Stiles se passa la main dans les cheveux « Je vais devoir déplacer sa chambre au rez de chaussé n'est-ce pas. C'est la première chose »

« Ouais » acquiesça Derek « C'est la première chose. Et moi et d'autres gars du poste on peut t'aider à bouger les meubles et être sûr que la salle de bain du rez-de-chaussée soit bien pour qu'il puisse l'utiliser pendant qu'il est encore blessé »

« Est-ce que tu sais à quel point ça va être galère de gérer son assurance au téléphone ? » demanda Stiles « Je déteste ces services téléphoniques. Pourquoi tu peux pas juste le faire par message ou email ? »

« Je sais pas » dit Derek « Mais on va s'en sortir »

« Il en fait tellement pour moi » répéta doucement Stiles.

« Je ne pense pas que ce soit une compétition Stiles »

Stiles lui fit un sourire tremblant « Ouais je sais »

Les rayons de soleil de la fin d'après-midi faisaient de grandes ombres sur le parking de l'hôpital.

« Tu veux qu'on se prenne une pizza ? » demanda Derek. Ils avaient sauté le déjeuner donc Derek vota pour un dîner en avance.

« Ouais » dit Stiles avant de se redresser et d'inspirer profondément « Allons chez Tony, sur Pine Street. Ils ont les meilleures pizzas là-bas »

Stiles attendit dans la voiture sur le parking de Tony pendant que Derek entrait à l'intérieur avec leur commande. Ce fut une longue attente et Derek était content d'avoir laissé ses clés avec Stiles pour qu'il puisse baisser les fenêtres ou mettre la climatisation ou peu importe.

Quand il sortit, les pizzas dans la main, les fenêtres de la Camaro étaient toujours fermées. Derek jongla avec les pizzas alors qu'il ouvrait la porte. Une déflagration de death métal le frappa.

Stiles sursauta quand il le vit et baissa le volume de la stéréo. Il eut l'air embarrassé, étrangement.

Derek posa les pizzas à l'arrière et s'assit dans le siège conducteur.

Il observa Stiles glisser ses doigts le long de l'intérieur de la portière de la voiture. Pendant un moment, Derek se dit qu'il tendait la main vers la poignée mais ses doigts passèrent à côté jusqu'aux…

Le cœur de Derek rata un battement.

Jusqu'aux hauts parleurs, où la musique jouait encore doucement. Est-ce que… est-ce que Stiles pouvait sentir la musique ? Les pulsations battantes des sons de basses à travers les hauts parleurs ? Bien sûr qu'il le pouvait.

Et puis Stiles tourna la tête et vit que Derek l'observait et un rougissement assombrit son visage.

« Tu veux monter le son ? » demanda Derek en faisant un signe vers la stéréo.

Stiles hésita pendant un moment et puis déglutit « Ok »

Il tourna le bouton du volume tellement rapidement que la soudaine explosion de son fit presque traverser le plafond de la Camaro à Derek

C'était tellement fort que Derek pensa que son cerveau était sur le point d'exploser. Il couvrit ses oreilles avec ses deux mains en grimaçant mais quand il jeta de nouveau un œil en direction de Stiles celui-ci avait les yeux fermés et faisait un léger sourire alors que le bruit sourd des basses vibrait dans la voiture. Derek ressentit cela comme un coup de poing dans le ventre qui résonna dans ses os et ça lui prit un moment pour atténuer la nausée et que ça ne soit pas si mal.

Et Stiles était en train de sourire. D'abord un léger sourire timide mais ensuite, il ouvrit les yeux et fit à Derek un grand sourire et dit quelque chose. Derek vit sa bouche se mettre en mouvement mais il ne pouvait pas entendre un traître mot à cause de la musique battante.

« Je t'entends pas ! » lui dit Derek en secouant désespérément la tête les mains toujours posées sur ses oreilles.

Et Stiles bascula la tête en arrière et rit et rit et rit.


Ouais le shérif va mieux ! (Lucette saute de joie) Plus qu'un seul chapitre avant la fin de cette traduction mes loulous. Je ne vais pas vous promettre une publication rapide car à chaque fois j'ai le mauvais sort qui me tombe dessus. Sachez tout de même que le chapitre est traduit et que j'ai des pistes pour de nouvelles trads en espérant que les auteurs me répondent (Lucette croise les doigts)

Encore merci à vous tous pour votre soutien et vos commentaires qui me font toujours autant plaisir et à la prochaine fois pour un nouveau chapitre !