Prologue

La pluie faisait ravage au Nord de l'Angleterre. Marchant sur ses terres jugées royal par le monde et son étendue, un jeune homme a la carrure d'acier, au cheveux bicolore, à la mâchoire carrée et aux allures luxueuses, s'est baladé sans protection sous cette pluie qui, à son avis, a partagé sa peine intérieure. Pourquoi diable devrait-il subir les poids d'autrui? Pourquoi n'est-il pas comme tout adolescent de ce bas monde? Et d'autres questions suivirent sans qu'il n'ai pu faire un quelconque geste de refus. Il était complètement en désaccord avec lui-même mais que pouvait-il faire? rien qui est en son pouvoir.

Relevant pour la énième fois ses Iris vers le ciel gris, le regard implorant pour une sorte de libération, il récitant une prière que seul lui et le très haut pouvait entendre " Si toi créateur de l'univers me voit en ce temps, je te prie d'exaucer mon vœu le plus cher [ trouver l'amour ] car je sais que quelque part dans ce vaste monde se cache mon âme-sœur destinée par toi. Au je te prie de le mettre sur ma route " Sitôt fini l'adolescent repris sont ascension vers ce qui lui semble être sa maison.


Gelé jusqu'au cou, trempé, et mourant sont les mots adéquats pour définir l'état d'un pauvre mendiant en ces jours de pluie sans cesse. Assis sur son carton sous un pont poisseux et inutilisé, tentant de se réchauffer tant il peut, le téméraire Jonathan ou John pour les proches, attendait avec une certaine impatience la venue du C.R.S.D.F { cortège royal pour sdf } afin de pouvoir avoir une infime chance d'être l'heureux chanceux de ce mois. Contrairement à d'autres pays, l'Angleterre ne fait pas que trouver un refuge aux malheureux sans abris. Tous les mois, un sdf sur deux est emmené dans la prestigieuse école "Cambridge" pour y être éduqué et formé pour pouvoir affronter le monde adulte avec brio, et tous les frais seront payés par la famille royale.

C'est donc tout enthousiaste que John rejoint ses compagnons devant la caravane qui l'a tant fait rêver, le moment fatidique était arrivé.

Sortant de la caravane habillé le plus élégamment possible, l'intendant de la reine en personne sorti par la porte reliant l'extérieur à la magnifique caravane, un rouleau de papier en main. Tout d'un coup le monde du sans abris se figeant, n'écoutant point le brouhaha autour de lui, John se suspendu aux lèvres du vieil homme, et comme une sentence le nom du privilégie fût annoncé. Telle une douce torture, l'intendant pris d'un malin plaisir proclama le plus long et le plus jouissif de tout les discours qui lui ont été donné de proclamer. Il savait pertinemment que bien faire languir de pauvres sans abris n'est point la bonne chose à faire, il voulait faire comprendre qu'en vrai y avait pas des privilégiés et que personne ne saurait et ne sera abandonné ici. C'est donc après cinq minutes de torture que l'intendant royal prononça la phrase tant attendue...

L'heureux chanceux de ce mois est... Jonathan Lunguedoc!

La surprise fût telle que le pauvre mendiant en restant un instant inerte, il n'arrivait pas à croire que lui, Jonathan Lunguedoc, rejeté par sa propre famille à l'âge de 10 ans, lui qui a appris au fils des années à faire les poubelles et à apprécier le peux qu'il a, à cause de sa pauvreté. C'est au bout de 3 bonnes minutes que son cerveau acquiesce à enfin vouloir fonctionner [Quelle chance!] s'exclama-t-il intérieurement, c'est une chance que la vie lui offrait pour avoir la vie qu'il a tant rêvé d'avoir, ce même rêve qui lui semblait bien lointain tellement la réalité était cruelle...

Avancent vers l'intendant à pas hésitent, John réalisé peu à peu, cette nouvelle vie qui s'offrait à présent à lui, cette vie où il ne manquerait de rien, cette vie où il pourra manger à sa faim, où il sera vêtu, cette vie où il aura la chance, non, l'honneur de pouvoir assouvir sa soif d'apprendre, cette soif de connaissance qu'il n'a malheureusement jamais pu, c'est maintenant tout se joue, de qu'il aura franchit le seuil de cette caravane, sa vie remplie de souffrance, d'insultes et d'humiliation allez être transformée à la vie de ces rêves.

Et peut-être qui sait? enfin trouver la personne qui viendra fissurer pour de bon les cicatrices fraîches parsèment son cœur meurtri?...