Petit mot de l'auteure : Hey ! Voici un texte écrit pour le défi saphique de septembre, sur le thème "Etoiles"


Depuis quelques temps, Helga ne va pas bien. La rousse continue de sourire autant que d'habitude et son moral demeure inchangé pour les deux garçons. Mais Rowena, elle, a remarqué que quelque chose ne va pas avec son amie. Elle ne comprend pas bien pourquoi : ils sont en sécurité, ils s'entendent tous bien, les travaux du futur château avancent bien. Et pourtant, Helga semble déprimée.

Lorsque Rowena l'interroge, elle balaie ses inquiétudes d'un revers de la main – tout va bien, lui répète-t-elle, mais Helga la connaît trop pour croire à ce gentil mensonge. Alors elle insiste, pose la question tous les jours, jusqu'à ce que la rousse admette enfin la vérité : son Irlande natale lui manque.

- Je sais que c'est idiot, soupire-t-elle. Après tout, c'est bien là-bas que j'ai failli perdre la vie sur un bûcher. Mais je me sens nostalgique.

- Ce n'est pas idiot du tout, la rassure Rowena doucement. Au contraire, c'est bien normal.

Helga la remercie de la comprendre et reprend ses activités. La brune est heureuse d'avoir pu soulager un peu le moral de son amie, mais elle est frustrée : elle voudrait faire plus. Mais que pourrait-elle bien faire ? Elle ne peut pas aider Helga à retourner en Irlande. La destination est bien trop dangereuse, même pour quelques heures.

Mais, finit par songer Rowena, il est peut-être possible d'amener un peu d'Irlande à Helga.

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- C'est vraiment magnifique, Rowena !

La brune n'a pas l'habitude de rougir sous les compliments, mais l'exclamation sincère de Salazar y parvient. Le serpent est en effet avare de compliments – non pas qu'il n'estime pas leur travail, au contraire, il n'est juste pas dans sa nature de s'épandre en émotions.

Très vite, sa phrase est approuvée par Helga et Godric.

- Salazar a raison, tu as vraiment fait du beau travail, appuie ce dernier. Les élèves pourront manger à l'abri tout en ayant l'impression d'être dehors et de profiter du temps.

En effet, le plafond de la grande salle destinée à accueillir les repas a été enchanté pour prendre la forme du ciel. Situé ci-dessus, les quatre fondateurs oublient qu'ils se trouvent dans des murs froids. Ce plafond est une nouvelle démonstration de la maîtrise de Rowena.

Après plusieurs minutes d'admiration, les deux hommes annoncent aller reprendre la construction de l'aile ouest. Helga allait vaquer à ses occupations lorsque Rowena la retient.

- Attend quelques minutes. Je voudrais te montrer quelque chose.

Bien que surprise, la rousse accepter de rester auprès de son amie. Les deux commencent alors à discuter joyeusement, jusqu'à ce que le crépuscule ne tombe. Se produit alors une chose extraordinaire : le plafond lui aussi se plonge dans l'obscurité. Et alors que la nuit tombe au dehors, le plafond suit l'évolution de l'extérieur. Peu à peu, des étoiles apparaissent. C'est à ce moment là que Helga hoquette de surprise : au-dessus d'elle, le plafond forme la carte des constellations telle qu'elles sont visibles depuis l'Irlande. Certes, le ciel étoilé irlandais n'est pas très différent de celui écossais, mais tout de même. Plusieurs différences s'y trouvent. C'est la première fois depuis son exil forcé qu'Helga peut voir le ciel avec lequel elle a grandi.

- C'était une mauvaise idée ? S'inquiète Rowena.

Ce n'est qu'à ce moment là qu'Helga réalise qu'elle pleure.

- Oh non, au contraire. Je ne sais pas comment te remercier. Je suis si heureuse...

Rowena hausse les épaules, gênée, avant de proposer en rigolant :

- Tu n'as qu'à m'embrasser si tu veux vraiment me remercier.

Elle ne s'attendait pas à ce que la rousse s'exécute – et encore moins avec tant de passion. Elle ne s'attendait pas non plus à répondre à ce baiser. Mais lorsque ses lèvres touchent les siennes, elle sait qu'elle ne pourra jamais plus les quitter.