Du bonheur bien mérité

Le soleil commençait à se coucher sur le domaine et la lumière rougeâtre se glissait dans le bâtiment au travers des fenêtres, réchauffant doucement les cousins qui lézardaient avec un confort qu'ils n'avaient plus ressentis depuis longtemps.

Antoine était appuyé contre son cousin, la tête sur son épaule, et somnolait presque. Ils n'avaient pas travaillé de la journée mais savoir que Donatien était en train de leur aménager une chambre rien que pour eux dans son appartement les avait rendus tellement heureux que leur joie les avait épuisés.

« Tu te rends compte, Antoine ? On va avoir une chambre rien que pour nous. Avec des lits, des matelas, des coussins. Je veux une peluche qui soit plus grande que moi. »

Antoine émit un petit son de joie et d'excitation à cette idée. Il attrapa le bras de son cousin et le regarda avec des yeux brillants.

« Oui ! Et même que- Et même qu'on va pouvoir faire des soirées pyjamas tous les soirs !

- Et on va pouvoir mettre le chauffage à fond l'hiver !

- Oh ! Et- Et on va- Et on va pouvoir accumuler pleins d'affaires ! »

Daniel sourit grandement avec une joie immense. Il s'y voyait déjà, installé dans son propre lit, Antoine dans le sien, à quelques mètres l'un de l'autre sans avoir à s'inquiéter de quoi que ce soit.

« On va être bien.

- Et- Et peut-être que… Et peut-être que Don Telo bah il nous laissera sauter sur les lits !

- Oh, ce serait chouette !

- On mangera des bols de céréales immenses avec du lait dans notre chambre ! »

Antoine écarta grandement les bras pour marquer son idée et Daniel éclata de rire.

« On sera toujours ensemble, et ce sera génial.

- C'est déjà génial d'avoir passé ces deux semaines avec toi. »

Antoine vint enlacer son cousin, trop heureux parce qu'il venait de dire. Il n'y avait absolument rien qui lui apporter plus de joie que d'être avec son cousin et à chaque fois que Daniel lui disait que c'était la même chose pour lui, ça le réconfortait sincèrement. Cette fois-ci n'était pas exception à la règle, encore moins quand son cousin (qu'il considérait comme son frère) l'enlaça à son tour.

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