Cet OS est écrit dans le cadre de la 141ème nuit écriture du FoF (Forum Francophone) pour le thème "Pelote".

Pour ce thème-là, j'ai choisi de faire un OS sur un de mes couples préférés, j'espère que ça vous plaira et bonne lecture !

Pairing : Hermione G. / Théodore Nott


Les pelotes du Destin

– Pattenrond ! hurla Hermione en se précipitant dans le couloir du septième étage.

Quelques élèves s'écartèrent pour la laisser passer alors qu'elle poursuivait à toute vitesse son gros chat orange qui tenait dans sa gueule une pelote de laine d'un bleu céruléen. Un long fil flottait derrière lui comme pour la narguer et la défier de le rattraper.

Pattenrond fila à travers le septième étage et emprunta l'escalier qu'il dévala, semblable à une boule de feu orange.

Heureusement, l'heure du couvre-feu était dépassée et les couloirs étaient pratiquement désert, permettant à Hermione de courir aussi vite qu'elle le pouvait.

Au bout de quelques mètres cependant, elle dût s'arrêter, le souffle court. Une main posée contre le mur, elle tentait de reprendre son souffle tandis que son chat disparaissait dans la pénombre.

– Imbécile de chat, soupira-t-elle.

Elle reprit sa route en marchant, une main sur son point de côté, et descendit au cinquième étage. Elle croisa Peeves au loin qui était occupé à faire une tomber une armure au sol, dans un fracas assourdissant, et emprunta un passage secret situé derrière une tapisserie. Elle connaissait bien Pattenrond et savait qu'il avait dû éviter Peeves qu'il détestait et emprunter ce passage qui menait directement au quatrième étage, non loin de la salle de bain des préfets. C'était d'ailleurs en suivant son chat la première fois qu'elle avait découvert l'existence de cet escalier secret, derrière une tapisserie représentant un chevalier affrontant un troll.

Pourtant, à son grand désarroi, le couloir du quatrième étage était désert et le silence était à peine troublé par les ronflements des tableaux. Elle était seule à l'exception de la présence silencieuse et fantomatique de la Dame Grise qui flottait à quelques centimètres au-dessus du sol, près d'une fenêtre.

Hermione préféra ne pas la déranger et remonta dans la salle commune de Gryffondor. Elle savait pertinemment qu'on ne pouvait pas rattraper un chat s'il ne le voulait pas.

Depuis le début de la semaine précédente, elle avait commencé à se tricoter une épaisse écharpe de laine bleu en prévision de l'hiver et Pattenrond avait récemment pris la mauvaise habitude de voler ses pelotes ou de jouer avec les fils de son tricot.

Visiblement, elle ne récupèrerait pas celle-ci non plus.


Le lendemain matin, toute cette histoire de pelote lui était sortie de la tête et Hermione prenait son petit déjeuner dans la Grande Salle, à la table des Gryffondor. Son assiette était remplie d'œufs, de toasts et de saumon fumée et elle tenait une tasse de café bien chaude entre ses mains.

Harry et Ron dormaient encore ce qui lui conférait un peu de tranquillité en ce samedi matin. Elle avait ouvert son vieil exemplaire de l'Histoire de Poudlard qu'elle avait calé devant le pichet de jus de citrouille et était profondément plongée dans sa lecture quand le courrier arriva.

Elle reçu son exemplaire de La Gazette du Sorcier, comme prévu, mais un autre hibou se posa, bousculant le premier pour donner sa lettre. Hermione détacha le mot avec précaution et l'examina. C'était un morceau de parchemin roulé et noué à l'aide d'un fil de laine bleu. Le cœur battant, Hermione le lut :

« Je retiens en otage quatre pelotes de laine de couleur bleu céruléen. Si tu souhaites les revoir entière, rendez-vous aux Trois Balais, aujourd'hui à treize heures. Viens seule. »

Hermione relut quatre fois le mot, les sourcils froncés. C'était la prise d'otage la plus ridicule qu'elle ait jamais vu !

Elle reporta son attention sur le parchemin dans le but d'obtenir un quelconque indice, mais rien. L'encre verte était basique et l'écriture lui était inconnue.

Sa première pensée fut que Fred et George lui faisaient une blague. C'était tout à fait leur genre de prendre en otage des pelotes de laine et d'exiger une rançon en retour. Elle jeta un coup d'oeil aux jumeaux, assis un peu plus loin en compagnie de leurs amis Lee Jordan, mais ils ne lui prêtaient aucune attention.
En dehors des jumeaux, Hermione ne voyait pas qui pouvait lui envoyer ça.

Elle attendit patiemment que Ron et Harry se lèvent. Elle en était à sa troisième tasse de thé quand elle aperçut ses deux meilleurs amis, l'air ensommeillé et les cheveux en bataille, débarquer dans la Grande Salle.

– Regardez ! dit-elle en leur tendant le mot.

– Bonjour, maugréa Ron en baillant.

Harry prit le mot des mains d'Hermione et lut. Sa fatigue se mua en stupéfaction et il retourna le parchemin dans ses mains. Un léger sourire naquit sur ses lèvres quand il déclara :

– Un des elfes de maison ne semble pas ravis de tes œuvres, Hermione.

– Très drôle, répliqua-t-elle en se sentant rougir.

Ron lut à son tour la lettre, une tasse de café dans les mains.

– C'est peut-être un coup de Fred et Georges, proposa-t-il.

– J'y ai pensé, admit Hermione.

Ils se tournèrent tous les trois vers les jumeaux qui mangeaient à présent leurs assiettes de porridge. Rien n'indiquait que c'était eux, mais Hermione se méfiait.

– Ou alors, suggéra Ron, c'est un coup des Serpentard.

– Pourquoi des Serpentard ? s'étonna-t-elle.

– Une façon de t'attirer dans un piège.

Harry paraissait aussi sceptique qu'elle.

– Avec Pattenrond comme complice ? ironisa Hermione.

– Oui, bon...

Ce n'était pas le plan de l'année, c'est sûr. Par réflexe, les trois amis se tournèrent vers la table des Serpentard mais là encore, personne ne leur prêtait attention. Harry leur appris également que leur équipe de Quidditch s'entraînait ce matin-là.

– Bon, décréta Hermione d'un ton impérieux, je vais aller à ce fichu rendez-vous et on verra bien.


L'automne avait couvert les arbres du parc de Poudlard de couleurs chaudes et enivrantes. sous les pieds d'Hermione, les feuilles craquaient comme des pommes mûres et elle avait hâte de boire sa première Bièraubeurre de l'année.

Elle en avait presque oublié Harry et Ron qui marchaient derrière elle, abrité sous la cape d'invisibilité. Une idée de Ron pour la protéger "au cas où". Là non plus, ce n'était pas le plan de la décennie mais Hermione appréciait le geste.

Pré-au-Lard était remplie d'élèves en cette belle journée d'automne. Ils se pressaient chez Honeydukes ou Zonko comme un essaim tandis que d'autres allaient en amoureux boire le thé chez madame Pieddodu, ou à la terrasse des Trois Balais.
Hermione entra à l'intérieur qui était nettement moins bondée que la terrasse. Elle commanda une Bièraubeurre et s'installa à sa table favorite : près d'une grande fenêtre qui donnait sur la rue principale de Pré-au-Lard. De là, elle voyait les allées et venues de tout le monde.

Les professeurs Flitwick, McGonagall, Chourave, ainsi que Hagrid, entrèrent et s'installèrent au bar. Ils discutaient avec entrain et Hermione se sentit un peu rassurée de leurs présences. Dans le cas où cette mauvaise blague serait effectivement de l'œuvre des Serpentard, elle préférait les savoir à proximité.

Harry et Ron étaient assis un peu plus loin, à une petite table près de la porte. Ils avaient posé leurs chapeaux sur la table pour faire croire à une réservation et à en juger par l'odeur, ils mangeaient des patacitrouilles.

Un groupe de Poufsouffle entra, suivit d'un groupe de Serdaigle et d'un autre groupe où les maisons étaient mélangées. Les jumeaux firent leurs entrées accompagnées de Lee Jordan et la saluèrent avant de grimper à l'étage.

Visiblement, ce n'étaient pas eux qui avaient enlevé ses pelotes de laine.

Hermione termina sa Bièraubeurre avec agacement et en commanda une autre. Peut-être qu'on s'était tout simplement moqué d'elle ? Elle détestait cette pensée et sentit ses joues s'empourprer de honte. Peut-être que le ravisseur l'observait en riant avec ses amis, peut-être que c'était un Serpentard qui n'avait rien trouvé de mieux à faire ?

Elle poussa un long soupir et entama sa seconde bouteille quand la porte s'ouvrit sur un nouveau groupe d'élèves qui entra bruyamment. Parmi eux, les Serpentard qu'Hermione détestait le plus. Pansy Parkinson, bras-dessus bras-dessous avec Drago Malefoy, Crabbe et Goyle, Daphné Greengrass et Milicent Bulstrode. Blaise Zabini entra également à leur suite mais s'installa à part, près de la cheminée, tandis que ses camarades montaient à l'étage.

Hermione était si absorbée qu'elle sursauta quand quelqu'un tira la chaise en face d'elle pour s'y asseoir. Elle reconnut avec stupéfaction Théodore Nott.

– J'attends quelqu'un, signala-t-elle d'un ton sec.

Instinctivement, elle resserra sa main sur sa baguette magique qu'elle gardait dans la poche de sa robe.

– Je sais, répondit-il en ôtant sa cape. C'est moi que tu attends.

A sa plus grande surprise, il ouvrit le sac qu'il portait en bandoulière et en sortit quatre pelotes de laine d'un bleu céruléen. Elles étaient un peu abimées comme si un chat avait joué avec pendant des heures.

– Je suis désolé, ajouta-t-il face à son mutisme, mon chat et le tien, ont joué avec pendant des heures avant que j'arrive à les récupérer.

Hermione l'observa un instant, incapable de dire quoi que ce soit. Ils ne s'étaient jamais réellement parlé, autrement que pour demander une précision à un cours, ou la direction d'une salle. C'était le Serpentard le moins agressif qu'elle ait rencontré, et le seul qui ne fasse pas parti de la bande à Malefoy, ce qui était un bon point pour lui.

Néanmoins, c'était un fils de Mangemort. Hermione aurait aimé que ça ne compte pas mais ça l'était car son père avait fait partie de ceux qui étaient présent au cimetière, à la fin de l'année précédente, quand Cédric avait été tué et Harry, torturé.

– Merci, dit-elle du même ton poli qu'à l'accoutumée. Mais pourquoi les as-tu volé ?

Théodore parut surpris.

– Je ne les ai pas volé, se défendit-il. Ton chat les a apporté au mien pour jouer. Je les ai récupérer avant que ça n'envahisse le dortoir.

Hermione cilla et regarda un instant les pelotes de laine. Elle savait que Pattenrond se baladait dans tout le château mais elle n'avait pas du tout imaginé qu'il puisse traîner dans le dortoir des Serpentard. Elle éprouva un instant de crainte à la pensée qu'on puisse faire du mal à son chat qu'elle adorait.

– Il vient souvent te voir ?

– Il ne vient pas me voir, rectifia Théodore. Il vient voir Hoppy.

– Hoppy ?

– Mon chat. Il est à moitié Fléreur, comme le tien, ça explique peut-être leur amitié...

Hermione garda le silence. Elle avait toujours soupçonnée Pattenrond d'être plus intelligent qu'un chat classique mais n'avait jamais poussé ses recherches plus loin que ça.

– Comment as-tu su que c'étaient mes pelotes de laine ? J'imagine que beaucoup d'autres élèves tricotent dans cette école.

Théodore haussa les épaules et leva la main pour appeler madame Rosmerta.

– Je suis observateur, répondit-il finalement. Tu as des mitaines de la même couleur, ajouta-t-il avec un sourire face à son air sceptique. Et je t'ai vu courir après ton chat un soir.

Hermione hocha la tête en se relaxant un peu. Madame Rosmerta arriva avec deux Bièraubeurre en plus et deux parts de tarte à la mélasse.

– J'espère que tu aimes la tarte, dit Théodore en ôtant son écharpe aux couleurs de Serpentard.

Hermione acquiesça et prit une longue inspiration pour se donner du courage.

– Du coup que veux-tu en échange de mes pelotes ?

– Rien, dit Théodore en haussant les épaules. Je trouvais ça amusant de les prendre en otage.

– J'ai cru à une blague de Fred et George, admit-elle.

Théodore eut un sourire malicieux mais avant qu'il ne puisse répondre, un cri perçant retentit à l'étage. A peine quelques instants plus tard, une masse informe de plumes jaunes, en vérité Pansy Parkinson, dévala les escaliers en pleurant et sortit par la porte sous le regard stupéfait des professeurs.

– Weasley ! hurla le professeur McGonagall quand les jumeaux firent leurs apparitions.

Ils pleuraient de rire et se soutenaient l'un l'autre tandis qu'en face d'eux Daphné Greengrass les insultait d'un flot de jurons ininterrompu.

– Remarquable métamorphose, dit le professeur Flitwick d'un ton qui ne cherchait pas à cacher sa satisfaction.

– En effet, approuva Chourave.

Hermione se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire et jeta un coup d'œil vers la table où ses deux meilleurs amis apparaissaient par à-coups, visiblement secoués d'un fou rire, eux aussi.

– Elle est mieux comme ça, dit Théodore à Hermione avec un sourire.

Hermione sourit en retour et prit un morceau de tarte. Elle était toujours méfiante mais elle se sentait plutôt à l'aise en sa compagnie et dût bien admettre que c'était agréable de parler à quelqu'un d'autre que Harry ou Ron.

"C'est le fils d'un Mangemort", lui rappela une voix dans son esprit.

– Tes amis ne doivent pas être content que tu sois ici, dit Hermione d'un ton prudent. Avec moi.

Théodore se raidit et une mèche de ses cheveux sombres tombèrent devant ses yeux. Il la remit en place et sembla chercher ses mots avec précaution.

– Je veux simplement passer un peu de temps avec quelqu'un dont j'apprécie l'intelligence plus que tout, expliqua-t-il. Rien de plus, rien de moins. Et...

Il jeta un coup d'œil vers l'escalier avec dédain.

– ... ce ne sont pas vraiment mes amis, acheva-t-il.

Hermione le regarda avec une certaine tristesse. Il était sincère, elle le sentait, mais aujourd'hui, ça ne suffisait plus.

– Je suis la meilleure amie d'Harry, répondit-elle avec douceur. L'année dernière, il a assisté au retour de Voldemort (Théodore tressaillit et laissa retomber sa petite cuillère dans l'assiette). D'autres personnes ont assisté à son retour, et tu le sais très bien.

Théodore fixait un coin de la table, la mâchoire serrée. Il avait l'air en colère mais quand il lui répondit, Hermione comprit que ce n'était pas contre elle qu'il avait du ressentiment.

– Je ne veux pas parler de... lui, répondit-il. Je vis ma propre vie depuis longtemps sans qu'il n'ait rien à dire. Écoutes, ajouta-t-il avant qu'elle n'ait pu répondre quoi que ce soit, je voudrais simplement oublier ça l'espace d'un après-midi et passer du temps avec quelqu'un qui a un peu de jugeote.

Hermione poussa un long soupir et acquiesça.

– Si tu dis ou fais la moindre chose pour me faire du mal, dit-elle avec sérieux, Voldemort sera le cadet de tes soucis. C'est bien compris ?

Théodore donna l'impression d'avoir avalé un glaçon. Il hocha la tête et but une gorgée de Bièraubeurre.

– Alors, reprit-il, tu as entamé le devoir de potions ? J'ai déjà trois parchemins...

Hermione eut un franc sourire et le nœud dans son estomac sembla se délier un peu, à l'image des pelotes de laine posée sur la table.

Ils ne se quittèrent qu'une heure et demi plus tard quand Hermione se rappela soudain qu'elle voulait passer avec Harry et Ron à Scribenpene et à Honeydukes.

– Je retrouve Harry et Ron là-bas, expliqua-t-elle pour chasser le silence un peu gênant qui venait de s'installer. Je dois acheter du fil dentaire à la menthe pour mes parents, vu qu'ils sont dentistes.

– Ils sont quoi ? s'étonna Théodore.

– C'est comme être guérisseur mais uniquement pour les dents, expliqua-t-elle en rougissant.

Théodore parut stupéfait et hocha la tête en silence.

– Je vais attendre Blaise, dit-il en jetant un coup d'œil à son ami assis seul un peu plus loin. On se voit en cours, j'imagine.

– Oui. Merci pour les pelotes.

Théodore sourit et partit retrouver Zabini qui l'attendait. Hermione s'enveloppa dans son écharpe, rangea les pelotes dans les poches de sa cape et sortit dans le froid mordant de l'automne.


Le samedi soir, Hermione assura à Harry et Ron que Théodore avait été courtois et aimable avec elle. Comme elle s'y attendait, tous deux répétèrent que Nott senior était un mangemort et qu'on ne pouvait donc pas faire confiance à un fils de mangemort.

Hermione ne répondit rien, absorbée par son tricot. Elle savait que c'était une discussion qui ne mènerait à rien du tout. Quand elle était sortie avec Viktor Krum, Ron avait hurlé qu'on ne pouvait pas faire confiance à un élève de Durmstrang, alors un fils de mangemort, c'était une bataille perdue d'avance.

Et puis, elle estimait que ça ne regardait qu'elle. Elle passa sa soirée à tricoter avant d'ensorceler les aiguilles pour qu'elles continuent à sa place pendant la nuit et monta se coucher.

Elle fut réveillée par la truffe humide de Pattenrond à trois heures et demi du matin. Machinalement, elle l'attrapa pour le serrer contre elle et sentit qu'il tenait quelque chose dans sa gueule. Priant que ça ne soit pas une souris morte, un oiseau mort ou un quelconque autre animal mort, elle alluma à tâtons la lampe de sa table de nuit.

Pattenrond était allongé contre elle mais il n'était pas seul. A ses pieds, un autre chat était couché. D'une belle couleur gris perle, il avait les mêmes yeux jaunes que son chat mais la ressemblance s'arrêtait là. Il était plus dodu et sa fourrure épaisse et luxuriante lui donnait l'air d'une peluche. Hermione rassembla ses souvenirs jusqu'à se rappeler du nom que Théodore avait utilisé :

– Hoppy ?

Le chat se leva et vint se frotter à elle en réclamant des caresses sur le ventre et le sommet de la tête. Hermione eut un sourire et se surpris à espérer que peut-être, dans une autre vie, Théodore et elle pourraient devenir de très bons amis.


Qu'est-ce que j'aime écrire sur ce couple ! J'espère sincèrement que ça vous a plu et n'hésitez pas à me laisser une review, ça m'encouragera à en écrire d'autres :)