Basil et Eden, à deux doigts de découvrir le concept d'homosexualité
BASIL : Il est passé où Albus ?
EDEN : Je sais pas, mec. Il est trop chelou en ce moment. Fais gaffe, t'as fait tomber ton parchemin, là.
BASIL : Rah, merde. Comment ça, Al il est chelou ?
EDEN : Gars, il est tout le temps dans la lune.
BASIL : Tu trouves ? Bof, j'sais pas... Il est toujours ailleurs de toute façon, non ?
EDEN : Nan, rien à voir. Y a un truc, je t'assure que c'est pas normal. Il est grave fuyant, il répond à peine quand on l'appelle, il fait zéro vannes… Vendredi dernier il est rentré hyper tard dans le dortoir et il a jamais voulu me dire ce qu'il fichait.
BASIL : Ah bon ?! J'me souviens pas de ça, moi !
EDEN : Normal, tu ronflais déjà !
BASIL : Je ne ronfle pas.
EDEN : Mec, après six ans et demi à dormir à deux lits de toi, je dois t'annoncer une nouvelle terrible : tu ronfles.
BASIL : Lâche-moi. P't'être qu'il a vraiment une meuf.
EDEN : Qui ?
BASIL : À ton avis, de qui on parle depuis tout à l'heure ? Albus, il a peut-être une copine.
EDEN : S'il avait une meuf, il nous le dirait. Ou alors on l'aurait vue, la meuf, non ? Difficile de louper une nana qui galoche ton meilleur pote.
BASIL : Hum… P't'être qu'il a une meuf genre secrète. Oh ! OH ! Imagine il sort avec McGo ?!
EDEN : Déjà, beurk. Ensuite, t'es vraiment bizarre toi. Il se passe de ces trucs dans ta tête…
BASIL : Non mais mec imagine ! Il nous le dit pas parce qu'il sort avec une prof ! Grave possible !
EDEN : Tu vois Albus draguer une prof, toi ?
BASIL : Je vois pas Albus draguer, de toute façon. J'sais pas, il a jamais été à fond sur une meuf non ? J'veux dire, on est potes depuis toujours et il a jamais parlé d'une seule nana je crois.
EDEN : Bon point. C'est vrai que ça l'intéresse pas des masses…
BASIL : Contrairement à toi, hein, charo !
EDEN : Eh, ça va !
BASIL : Un nouveau plan toutes les deux semaines, faut reconnaître qu'à ce stade c'est presque du sport. Pas trop fatigué ?
EDEN : Fous-toi de moi, en attendant moi il m'arrive des trucs. Parce que la dernière fois que j'ai croisé Neela, eh bah elle était toujours bien occupée à t'ignorer.
BASIL : Oh ça va ! Ça prend un peu de temps, c'est tout ! J'suis pas pressé, moi je ne fais pas dans le fast-food affectif.
EDEN : C'est ça…
BASIL : …
EDEN : …
BASIL : Bon, et pour Al alors, c'est quoi le soucis si c'est pas une histoire de cœur ?
EDEN : Ben j'sais pas, moi… Un truc de cours peut-être ?
BASIL : Ou un problème avec sa famille. En tout cas, il sort pas avec une prof.
EDEN : Non, personne ici ne sort avec une prof. T'es vraiment chelou.
