Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.
Résumé : C'est à la naissance de sa petite-fille, son premier petit-enfant, qu'Hürrem finit par sentir le poids des années. [Magnificent Century : Hürrem]
Note de l'auteur : Cet écrit répond au défi d'écriture n°160 de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, votre texte doit commencer par "Je m'en souviens comme si c'était hier" (vous pouvez changer le temps / le pronom)
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + Titre du 06/10/2021 : Des magnifiques souvenirs
Des magnifiques souvenirs
- Je m'en souviens comme si c'était hier...
Les paroles d'Hürrem s'envolent dans l'air frais et nocturne d'Istanbul alors qu'elle se tient sur le balcon de la chambre royale. Elle voit à peine les lumières à l'horizon, milliers de lucioles qui illumine le voile sombre au-dessus de la ville. La sultane sursaute légèrement quand elle sent une paire de bras l'enlacer par la taille, se détendant en en reconnaissant la familiarité. Un sourire naît sur ses lèvres.
- Soliman.
Les années et les épreuves n'ont en rien altéré le miel et le délice avec lesquels elle prononce ce prénom qu'elle juge béni. Celui de son sultan, celui qui a fait d'elle qui elle est aujourd'hui, son homme, son roi, son tout.
- De quoi te souviens-tu, mon Hürrem ? Lui demande-t-il
Ses yeux sont mouillés par l'émotion et la nostalgie.
- Mihrimah...
Oui, Mihrimah. Leur deuxième enfant, la seule fille de leur fratrie de cinq, l'orgueil de sa mère, la joie de son père, la confidente de ses frères, « le soleil des lunes » selon le nom donné par feue sa grand-mère la sultane validé Hafsa...
Mihrimah a accouché aujourd'hui.
Sa petite fille n'est plus si petite. Elle est une femme, une épouse et désormais la mère d'une merveilleuse et adorable petite fille qui a reçu son nom de baptême par son royal grand-père, comme le veut la tradition.
- Le jour où elle est venue au monde... La déception que j'ai éprouvée puis la honte de ma propre réaction encore aujourd'hui... Je la revois toute petite quand je coiffais ses boucles d'or... Et maintenant, c'est une mère... Notre petite fille est une mère, Soliman. T'en rends-tu compte ? Le temps est un amant impitoyable et la jeunesse plus fugace qu'on ne le pense...
- Et pourtant, il n'a aucune emprise sur toi, sultane de mon cœur. Tu restes aussi merveilleuse et magnifique que le jour où tu es tombée dans mes bras.
Le sultan lui embrasse amoureusement la joue et ensemble, ils contemplent la mer, le lointain, le cœur toujours en fête et déjà conquis par leur petite Ayse.
FIN
