Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.

Résumé : Coincée dans son lit, la sultane validé Hafsa est devenue la prisonnière de son propre corps. [Magnificent Century : Hürrem]

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + 29 octobre : Journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux

Mon corps est une cage

- Reposez-vous, Mère. Ne vous souciez de rien. Daye Hatun et moi-même veillons sur le harem.

Hafsa observe la plus jeune de ses filles, sa tendre, sa douce Hatice et tout ce qui lui revient en tête, c'est que son mari la trompe. Ibrahim, le Grand Vizir, celui que son enfant aime tant, celui que Soliman voit comme un frère, trompe une sultane de sang avec une vulgaire et commune kalfa. Elle a voulu en parler à son fils pour qu'il agisse mais soudain, la parole s'est perdue dans sa gorge, ses mots sont devenus des râles et elle n'a plus rien contrôlé, elle s'est retrouvée dans les bras de son garçon qui a crié au secours. Elle a senti sa peur, elle l'a entendu supplier Allah de l'épargner.

Il a répondu à sa prière.

Elle vit encore.

Mais c'est une triste vie.

Elle est clouée au lit, incapable de bouger. Elle peut tourner la tête, serrer ses doigts, battre des yeux. Le reste de son corps ne lui obéït plus et elle est dans une fatigue permanente. Le plus douloureux, c'est que la noble ne peut plus parler. Alors qu'elle a tant à dire ! Elle veut dénoncer cette trahison horrible qui se passe sous le nez de sa fille cadette. Elle veut dire à Daye combien elle est heureuse que Soliman l'ait fait revenir, que son amitié et sa dévotion pour elle pendant toutes ses années ont été un réel soutien et un véritable réconfort. Elle veut dire à Soliman, à Hatice, à ses petits-enfants, combien elle les aime, combien elle est fière d'eux. Elle voudrait écrire tout cela à Beyhan à Sah, à Fatma. Son esprit est clair, il hurle dans son crâne à lui donner la migraine. Ses lèvres refusent d'articuler ses paroles. Elle est prisonnière de sa propre enveloppe charnelle. Si cette maladie est une punition divine pour un de ses péchés, elle se demande bien lequel elle expie en ce moment. Cela, elle ne le souhaite à personne. Pas même à Ibrahim qui ne mérite pas son épouse. Pas même à Nigar qui entretient cette mascarade. Et non, pas même à Hürrem malgré les souffrances qu'elle peut infliger. Alors, elle écoute, elle se repose, elle essaye de répondre à sa manière mais elle sait qu'il n'y a qu'une seule issue à tout cela et elle partira avant d'avoir pu agir pour le bien de la dynastie. C'est son seul regret.

FIN