Tout débloquait. Dans le Labyrinthe A, un garçon venait d'arrivé et le lendemain, une fille. Alby et Newt ne voyaient pas tout ça d'un très bon œil, surtout en sachant que leur amie avait disparu depuis sept mois. Et maintenant, il y avait une seconde fille qui arrivait.

- Elle n'est pas normale ! Tu te rend compte que la première chose qu'elle ait dite, c'est le prénom du nouveau tocard ?

- Je sais Newt... Mais...

- Et le papier qui dit qu'elle est la dernière ? Tu sais que si la Boite ne remonte pas pour nous donner nos provisions, nous sommes morts.

- Mais tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas parce qu'elle est une fille qu'elle est forcément un danger...

- J'ai agis de la même manière avec Mel.

- Quoi, tu comptes faire de cette nouvelle une autre Mel ?

- Jamais de la vie ! Mel... Est la seule qui puisse...

- Faire battre ton petit cœur d'artichaut ?

Newt émit un rire avant de se lever pour aller voir le bleu. Thomas était complètement obnubilé par le fait d'entrer dans le Labyrinthe, et Gally le lui reprochait. Les règles ! disait-il. Mais Thomas n'en démordait pas. De plus, Ben, l'un des Coureurs, avaient été piqué en plein jour et s'était attaqué au nouveau, l'accusant de faire partie des gens qui les avaient enfermés là. Il s'était fait bannir. Alors Alby avait décidé de partir avec Minho dans le Labyrinthe afin de faire le chemin du garçon.

Le départ d'Alby fut mal accueillit par le nouveau. Après tout, si seuls les Coureurs pouvaient rentrer dans le Labyrinthe, pourquoi lui le pouvait-il sans faire partie de ce groupe ? Newt s'était donc cassé le cul à lui faire comprendre qu'Alby était leur chef et que la donne avait changé, tentant par la même occasion de faire travailler Thomas avec lui dans le potager.

- Thomas, tu comptes nous aider ou pas ?

- Oui... Dis Newt, ce garçon là-bas, tout seul, qui est-ce ?

- C'est Blake... Il est étrange comme tocard. En fait, il est arrivé ici le lendemain de la disparition de... De notre amie. Il avait l'impression de savoir ce qui l'attendait ici. Il disait être déjà entré dans le Bloc et dans le Labyrinthe, mais il ne connaissait aucun d'entre nous. C'est un solitaire, ce gars-là. Il travaille comme Trancheur, mais ne parle à personne. Tu trouvais que Winston avait l'air d'un tueur en série ? Et bien, je pense que ce serait plutôt Blake qui s'en approcherait le plus.

Thomas hocha la tête et se mit à aider les Sarcleurs. Soudain, le ciel s'assombrit et un éclair le zébra. Newt fronça les sourcils et se tourna vers les autres Blocards.

- Allez vous abriter... Il va pleuvoir...

- Quoi ? s'exclama un grand garçon aux cheveux blonds.

- Tu as très bien entendu, Zart. Allez.

- Mais il n'a jamais plu ici Newt !

Il avait à peine prononcer cette phrase que plusieurs gouttes tombèrent du ciel forçant les garçons à aller s'abriter. Chuck, le Blocard qui était arrivé avant Thomas, vint le trouver.

- Dit... Chuck, c'est normal que Minho et Alby ne soient pas encore revenu ?

- Non, mais Minho connaît son métier. Ils vont revenir...

- Lâche l'affaire le bleu. Il vont revenir, murmura Newt.

- Qu'est-ce qu'il leur arrivera s'ils ne sont pas de retour avant la fermeture des portes ?

- Ils reviendront, j'ai dis.

- Ils mourront. Personne n'a survécu une nuit dans le Labyrinthe, répondit Chuck à la place de Newt.

Thomas tourna le regard vers les portes. Peu de temps après, tous les Blocards se trouvèrent devant l'entrée. Ils attendaient. Le temps qu'il restait à leur chef et au maton diminuait de plus en plus. Les portes s'enclenchèrent et commencèrent à se refermer. Newt baissa la tête, comme la plupart d'entre eux. Mais Thomas gardait les yeux rivés sur le long couloir. Soudain, des mouvements se firent à son détour.

- Les voilà ! Ils sont là !

Tous les Blocards se mirent à hurler au duo de se dépêcher, quand ils remarquèrent qu'il y avait un problème. Minho traînait Alby à bout de bras. S'il gardait ce rythme, jamais ils ne parviendraient à rentrer. Alors Thomas fit une chose que lui-même jugea stupide : il entra dans le Labyrinthe en courant. Il s'extirpa juste avant que les portes ne se rencontrent.

- Bravo le bleu, tu viens de signer ton arrêt de mort ! lui cracha Minho. Soit tu es un suicidaire complètement taré, soit tu es un héros complétement taré.


Dans le Labyrinthe B, Mélanie fulminait. Une nouvelle était arrivée, mais elle n'était pas seule. Un garçon avait été placé avec elle dans la Boite, inconscient. La nouvelle jeune fille était incapable de dire de qui il s'agissait, mais elle se souvenait de son prénom. Rachel.

- Rachel, écoute, si tu sais qui est ce garçon, si tu n'as ne serait-ce qu'un sentiment de déjà vu, dis-le nous... demanda Sonya en soupirant.

- Mais puisque je me tue à vous dire que je ne sais pas qui il est ! Je ne sais rien du tout ! La seule et unique chose dont je me souvienne est mon prénom ! Je sais que je m'appelle Rachel, c'est tout, je le jure !

- Calme-toi, Rachel... Nous ne voulions pas te mettre mal à l'aise, mais comprends-nous... Vous étiez deux dans la Boite, chose inédite, et en plus, la seconde personne est un garçon ! lui dit Harriet gentiment.

- Je vous jure que...

- Nous savons Rachel... Excuse-nous, la calma Mélanie en posant sa main sur l'épaule de la nouvelle.

La pauvre était si perdue que Mélanie en avait de la peine. Elle, elle avait eu la chance d'avoir l'impression de déjà vu qui l'avait aidé à ne pas trop paniquer, mais Rachel non. Alors en plus elle se retrouvait interrogée comme une criminelle, s'en était presque trop pour elle. Mélanie demanda à la chef et la seconde de laisser un peu la nouvelle Jobarde se reposer, et d'aller voir le garçon.

À l'infirmerie, le garçon était étendu sur un lit tandis qu'une fille s'activait autour de lui. Elle prenait son pouls, écoutait son cœur, vérifiait ses iris, etc.

- Carla... Alors ?

- Désolée Harriet, mais là, je n'ai pas le temps ! Pas le temps du tout ! Je dois m'occuper de lui, de Julie qui à des problèmes au ventre, de Gwen qui s'est méchamment ouvert la jambe, il y a aussi Mélie, Zoé et Anne qui sont blessées et en plus, je dois encore déposer ma liste dans la Boite parce que je n'ai plus de bandage en état de servir !

- Carla, calme-toi d'abord. Donne ta liste, j'irais la mettre ! proposa Sonya en s'approchant de la jeune Medjack.

- Si le mot que tenait le garçon est véridique, Sonya, cette liste ne nous est d'aucune utilité étant donné que cette fichu Boite ne nous enverra plus jamais nos provisions, ni même une nouvelle fille comme d'habitude, lui rappela Mélanie en croisant les bras.

- Il faut toujours essayer. Allez, Carla, elle est où cette liste ?

- C'est ça le problème Sonya ! Je ne l'ai pas encore faite !

- Bon, on va t'aider ! décréta Harriet en s'asseyant, prenant une feuille et un crayon. Dicte-moi ce dont tu as besoin.

- Et moi, je vais aller soigner Gwen. Je pense que tu sais que j'en suis capable ! lui annonça Mélanie en attrapant tout ce dont elle avait besoin pour désinfecter la plaie et la refermer sans douleur.

- Merci beaucoup les filles... Depuis la mort de Lila, je ne m'en sors plus...

- Nous comprenons... Allez, ça ira !

Les trois filles se mirent donc à aidé Carla. En moins de deux heures, elles avaient réussit à finir de soigner toutes les filles qui en avaient besoin. Le garçon ne montra aucun signe de réveil, mais il semblait en bonne santé quand même. Le soir, le repas fut servi en retard. La cuistot était elle aussi dépassée par les événements du matin. De plus, les Trancheuses n'avaient pas finit de lui apporter la viande à l'heure prévue. Mélanie, qui était restée au chevet du garçon, avait réussit à louper le repas, et elle sentait son ventre crier famine. Alors, tard dans la soirée, elle descendit dans la cuisine.

- Salut Samantha... Excuse-moi de te déranger si tard...

- Laisse, ce n'est rien. Ton assiette est dans le frigo... Il faudra réchauffer la viande, je doute qu'elle soit bonne froide. Et il n'y a pas beaucoup de pomme de terre, mais tu devrais en avoir assez quand même ! lui expliqua la jeune fille en lavant une casserole.

- Merci beaucoup Samantha, c'est très gentil.

- Mel, je t'ai déjà dit de m'appeler Sam ou Samy. Allez, mange, tu dois être affamée, je ne t'ai pas vue cette après-midi ni ce matin.

- Je sais... Bon, laisse-moi t'aider !

- Non, non, il faut que tu manges Mel, tu dois avoir le ventre plein pour entrer dans le Labyrinthe...

Mélanie n'écouta pas ce que Sam lui disait. Elle avait attrapé une poêle et la lavait déjà. Alors la cuistot la laissa faire en souriant. Samantha avait été l'une des premières Jobardes à se montrer amicale avec Mélanie lors de son arrivée. Elle avait trouvé en elle une véritable amie, comme en Harriet, Sonya et même Carla.