Hey ! Hé ouais, ça fait un bail, mais en fait, j'écrivais mon bouquin pendant ce temps-là. Oui oui, le bouquin sur Zoé Nightingale, rien que ça ! (mais ne vous faites pas d'illusion hein, il est loin d'être fini)

Le fait est que j'ai pas écrit du tout depuis un moment parce que j'en étais bêtement incapable, du coup, je me suis dit qu'une petite fanfic d'Halloween serait un bon moyen de reprendre tout doucement (grossière erreur, ça m'a pris une semaine entière et c'était horriiiiiible !).

Sur ce, bonne lecture, j'espère que ça vous plaira, même si ce n'est pas vraiment le même style que d'habitude ^^'


Zoé Nightingale : Halloween, le retour

- Je déteste cette période de l'année, bougonna Zoé Nightingale en posant pour la trentième fois au moins son énorme sac de courses sur le sol pour se reposer les doigts.

Lilisu lui lança un coup d'œil sceptique et émit un son quelque part entre le grognement et le gémissement interrogateur. Elle tenta bien de soulever l'un de ses sourcils, mais le second suivit le mouvement et elle laissa tomber, vaincue.

- Bon, en fait j'aime bien l'ambiance d'Halloween hein, mais ce que je hais par-dessus tout… reprit Zoé avant de couler un regard revanchard vers la femme brune qui l'accompagnait.

Cette dernière tenait son sac de courses entre ses genoux comiquement coincés l'un contre l'autre et se tortillait comme un asticot sur un hameçon pour sortir un élastique de sa poche et attacher ses cheveux vaille que vaille.

- …C'est les sauteries que tu organises, siffla Zoé avec rancune.

Lilisu prit un air offensé et ouvrit la bouche pour se défendre, mais la rouquine prit les devants et attaqua au rythme d'une mitraillette entre les mains d'un fou de la gâchette.

- C'est vrai quoi ! A chaque fois ça se termine de la même façon : tout le monde est soit mort, soit traumatisé ! Et le pire, c'est que le nettoyage, c'est toujours pour ma gueule ! Je vais te dire, enfoirée. La prochaine fois qu'il y aura des taches de sang ou de vomi sur un divan en cuir ou un tapis à poils, tu t'en occuperas, ça te fera les pieds !

- Oui, bon, c'est vrai que tout ne se passe pas toujours comme prévu, mais…

- J'avais pas fini !

Lilisu ouvrit la bouche pour rétorquer, puis laissa tomber et fit un geste du menton (à défaut de la main) pour inviter la furie à vider son sac.

- Mais le pire dans tout ça, c'est que ça fait quasiment un an que t'as rien écrit, et quand tu remets enfin les pieds sur ce foutu site, évidemment, c'est pour nous pourrir la vie avec une fiesta qui va encore mal finir ! Tu as pensé à tes lecteurs ? Merde, tu as pensé à tes personnages ? Quand est-ce qu'on aura droit à une gentille fanfic de Pâques où on pourra gratouiller des oreilles de lapins et bouffer du chocolat ? Pourquoi c'est toujours Halloween, d'abord ?

Lilisu parut réfléchir sérieusement à la question, puis haussa les épaules.

- Chais pas, c'est marrant.

Zoé envoya voler son sac de courses et jeta les bras au ciel, désespérée.

- Ô dieux des sorciers, aidez-moi, cette fille va tous nous tuer ! Pulvérisez-la s'il vous plaît !

- C'est bon, t'as fini ? demanda Lilisu, une expression blasée sur le visage.

- Pour l'instant, décréta Zoé en arrangeant les pans de sa veste en cuir.

- Bien, alors ferme-la, faut que je me concentre.

- Pour quoi faire ?

- Pour ajouter l'agent immobilier au texte.

- Attends, qu- ?

Il y eut un pouf sonore et un nuage de fumée bleue, et un petit homme, genre un mètre quarante, apparut dans la nuit, faisant sursauter la sorcière rousse. Il se tourna vers elles, se scotcha un sourire commercial sur le visage, et commença aussitôt à parler à toute vitesse :

- Bonsoir mesdames, j'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre !

- Ben en fait… tenta Zoé.

- Nous allons pouvoir commencer la visite de la maison, vous pouvez déjà constater la grandeur du jardin, il donne plein Sud, ce sera parfait pour faire pousser des légumes, des fruits ou même installer une piscine gonflable en été !

- Quelle maison ? On est au milieu de nulle part ! s'emporta la rouquine.

- En plus c'est juste pour louer, je vous rappelle, grommela Lilisu.

- He bien cette maison, pardi ! répliqua l'agent immobilier en levant la main pour indiquer le bâtiment de deux étages qui n'était pas là dix secondes plus tôt.

- Que… wouaw, il a le droit de faire ça ? s'enquit Zoé.

- C'est un agent immobilier et nous sommes dans une fiction, bien sûr qu'il a le droit, répondit Lilisu.

- Tu n'invoquerais pas un marchand de glaces ? Ou un pizzaïolo ?

- Non.

- Peau de vache !

Elles suivirent le petit homme jusque dans la maison, où elles larguèrent leurs sacs de courses avec bonheur.

- J'en pouvais plus ! se plaignit Zoé en soufflant un bon coup. Merde, il est où ?

- Admirez ces moulures, ne sont-elles pas magnifiques ? Alors maintenant nous allons voir les chambres…

- Il est par là, faut le suivre à l'oreille ! beugla Lilisu en grimpant les escaliers quatre à quatre.

Zoé soupira longuement, puis se résigna à suivre la brune à l'étage du dessus, où le petit homme leur expliqua en long, en large et en travers que la lumière dans les pièces de la maison était fé-é-rique. Au bout d'un moment, elle se pencha vers son tyran personnel pour lui souffler à l'oreille :

- Y a pas moyen d'accélérer le mouvement ? Il me gonfle !

Lilisu râla pour la forme, puis inséra une ellipse.


- C'est parfait, on la prend, décida l'auteure après avoir patiemment écouté absolument toutes les indications du vendeur sans même tricher avec la temporalité de son récit.

Mouais.

- Une seconde, est-ce que vous êtes assurés pour les trous dans les murs ? demanda Zoé en ignorant les gesticulations de Lilisu, qui essayait discrètement de l'en dissuader.

- Mais… vous n'avez pas écouté mes passionnantes explications ?

- Mais siiiiii, elle rigole ! mentit Lilisu en poussant le gars vers le rez-de-chaussée. Bon, on peut régler par carte ?

- Bien sûr, ça fera xxxx euros.

- Tu ne vas quand même pas m'inventer qu'il a un bancontact intégré ? Et il a le droit de censurer le montant comme ça ?! s'exclama Zoé, à deux doigts de l'hystérie.

Elle se figea net en voyant le type sortir un lecteur de carte bancaire de sa poche précédemment plate comme une limande et débiter le compte de Lilisu. L'agent immobilier souleva son chapeau et disparut comme il était venu, dans un tonnerre d'effets spéciaux.

Zoé s'effondra sur un canapé blanc et, sans remord, regarda Lilisu traîner les sacs jusqu'au salon en ahanant. La brune en sortit un unique paquet de chips et une bouteille de vodka à moitié vide qu'elle posa sur la table basse.

- Ben alors, tu sors pas le reste ? s'étonna la sorcière.

Lilisu lui retourna un regard noir et retourna les sacs désormais vides. Hallucinée, Zoé mit quelques secondes à réagir :

- Attends, depuis le début… ? Mais pourquoi c'était aussi lourd ? Les sacs étaient énormes !

- C'était un effet de style, éclaircit rapidement l'auteure en attaquant la vodka directement au goulot.

- Tu m'as démis la colonne vertébrale pour le style ?!


Zoé leva la tête de son verre, où sommeillait une flaque d'alcool de patates russe.

- Poser une ellipse pour échapper à une dispute, c'est lâche.

- J'ai pas l'énergie de me disputer avec toi, fillette, gronda Lilisu en mâchant lentement une poignée de chips au sel.

La rouquine se rencogna dans son siège et essaya de se détendre pour éviter de tuer sa créatrice de sang-froid.

- Bon, et les autres, ils arrivent quand ? demanda-t-elle pour changer de sujet.

- Quels autres ?

- Ben tu sais, Harry, Sherlock, Loki, le Docteur… Tu les as invités hein ?

- Non, admit Lilisu du bout des lèvres.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Parce que je suis fauchée, voilà ! J'ai plus les moyens d'inviter des stars à faire la fête chez moi !

- Et donc t'as décidé de louer une baraque à la place, souleva judicieusement Zoé.

Lilisu enleva son élastique à cheveux, le coinça dans des nœuds et finit par l'arracher violemment avant d'enlever les cheveux restés accrochés dessus un par un en faisant la moue.

- Je pensais que ça nous changerait de la routine. En plus, j'ai pas envie de devoir réparer des trous dans mes murs.

- Dis plutôt que t'as la flemme de nettoyer après coup, grommela Zoé, pas dupe. Donc ton plan c'est d'inviter la seule personne que tu ne dois pas payer et de m'obliger à te regarder dans le blanc des yeux pendant toute la soirée alors que tu pourrais invoquer une pirouette scénaristique pour qu'on ait un minimum de compagnie ? En plus, je ne sais pas si on te l'a déjà dit, mais devoir payer pour avoir des amis, c'est naze.

- C'est les droits qu'il faut payer, pas les gens, corrigea Lilisu, des plaques rouges apparaissant sur ses joues.

- Cette soirée va être morteeeeeelle, se lamenta Zoé en descendant son verre d'alcool. Tu aurais au moins pu acheter d'autres paquets de chips et un peu plus d'alcool, quand même.

- La flemme, se justifia Lilisu en envoyant une miette de chips voler d'une pichenette.

La rouquine leva les yeux au ciel et enleva ses bottes avant de se pencher par-dessus le canapé pour se changer les idées. Ce faisant, elle vit quelque chose sous le meuble et n'hésita pas à plonger la main dessous pour récupérer sa trouvaille.

- La soirée est sauvée, j'ai trouvé une télécommande ! s'exclama-t-elle, excitée, en époussetant le boîtier noir un peu sale. Et… Eeeeeeeeeeet y a pas de télé. Non mais sérieux ?!

Dépitée, elle jeta l'appareil sur la table basse et étreignit un coussin pour faire semblant de pleurer, histoire d'en appeler à l'humanité toute relative de Lilisu, qui ne réagit pas, évidemment. La sorcière souhaita alors avoir au moins de quoi passer de la musique et son regard tomba à nouveau sur la télécommande sans télé.

- Heu, c'est moi ou elle vient de bouger ?

Lilisu tourna lentement la tête et Zoé remarqua pour la première fois de la soirée à quel point ses cernes avaient bien grandi pendant l'année écoulée.

- Gné ? éructa la brune.

- La télécommande ! Elle a bougé toute seule, regarde !

Avec une lenteur douloureuse, l'auteure tourna les yeux vers la table basse, où la télécommande oscillait sur place comme un gamin atteint d'un syndrome autistique. Il ne lui fallut pas longtemps pour atteindre le bord du meuble et basculer sur le tapis avec un Bong sourd.

Les deux jeunes femmes se regardèrent, interdites.

- Voilà qu'on nous a refilé une maison hantée, commenta Lilisu, un peu trop calme.

- Faut qu'on appelle les Winchester, là, y a urgence ! lança Zoé en extirpant sa baguette magique de sa veste.

- Booooh, c'est juste un petit esprit tout gentil, y a pas le feu au lac, dédramatisa Lilisu.

C'est à peu près à ce moment-là qu'une phrase écrite en symboles lumineux rouge pétant apparut dans les airs en tremblotant :

Vous allez mourir

- Hé ben, fit Lilisu en croquant une poignée de chips, fascinée.

Zoé l'attrapa par les épaules et la secoua façon prunier :

- Mais réveille-toiiiiii ! On est dans une maison hantée et on va se faire trucider si on ne fait rien !

- Ben, t'es une sorcière, non ?

- Je ne sais pas si tu sais, mais y avait pas d'option "Exorcisme" à Poud-

Zoé s'interrompit abruptement et leva une main tremblante pour pointer du doigt la cage d'escalier, juste devant l'entrée du salon. Lilisu suivit la direction indiquée et fronça un peu les sourcils en voyant une inscription ensanglantée peinte à même la tapisserie :

Dégagé !

- Ça ne s'écrit pas avec un accent mais avec un Z, crétin de fantôme ! lança la brune à personne en particulier.

La table basse se retourna alors violemment, expulsant les verres, la bouteille de vodka vide et le paquet de chips bien entamé. Les morceaux de pommes de terre atterrirent sur le sol, où ils laissèrent des traces de gras.

- Génial, tu l'as énervé.

- Génial, on va perdre la caution, rétorqua Lilisu en soupirant.

- Bon, moi je me barre, salut ! s'écria Zoé en filant vers la porte d'entrée.

La rouquine secoua la poignée d'une main et de l'autre, pointa sa baguette vers le panneau avant de murmurer un sort aussi discrètement que possible :

- Collaporta !

La porte émit un bruit de succion couvert par le hurlement de peur de Zoé, qui jouait le rôle de sa vie pour essayer d'avoir une soirée d'Halloween convenable. Par contre, elle ne s'expliquait pas le graffiti avec la faute d'orthographe…

- La porte est bloquée, on est prisonnières ! Appelle les Winchester, on a besoin de renforts !

- Mais… objecta Lilisu, toujours debout dans le salon.

- La ferme ! Je ne vais pas mourir comme une conne à cause de ta soirée pathétique !

L'auteure prit une expression chagrinée, puis sortit son téléphone de sa poche. Elle pressa un bouton puis attendit.

Et attendit.

- Dis donc, qu'est-ce que tu fous ? demanda Zoé, impatiente.

- Rien, le téléphone s'allume.

La rouquine articula silencieusement toutes les insultes qui lui venaient à l'esprit, puis souffla un bon coup et se dirigea vers la cuisine.

- Je vais chercher du sel, ça nous évitera de crever comme deux idiotes avant que ton foutu téléphone ait eu le temps de s'allumer !


Cinq minutes plus tard, Lilisu arriva enfin à contacter les deux frères, qui étaient en ce moment…

- Chez les Ghostbusters ? Mais qu'est-ce que vous faites avec eux ? C'est pas des concurrents ?

- Bah, pas vraiment, fit la voix de Dean en grésillant. Ils nous ont invités à mater des films d'horreur avec eux pendant toute la nuit, c'est génial, on vient de regarder Saw, et là on…

- On a besoin de votre aide alors ramenez-vous, SCHNELL ! hurla Zoé en passant à côté du téléphone.

Il y eut un silence excédé à l'autre bout du fil, puis l'aîné des Winchester soupira.

- C'est bon, on arrive… Sammy, prends tes affaires, les deux débiles ont besoin de nous !

Elles crurent entendre Sam pousser un cri de triomphe, puis la communication fut coupée.

- Le sel ? s'enquit Lilisu, qui commençait peu à peu à s'énerver à cause de la tension ambiante.

Tension que Zoé, toujours prête à rendre service, entretenait avec des cris d'orfraie et des sorts de lévitation, bien sûr.

- Y en a pas. J'espère que Sam et Dean vont arriver rapidement !

- Ah bah ce serait pas mal, ouais… T'as essayé de lancer un Alohomora sur la porte ?

- Bien sûr, mais elle n'est pas verrouillée, elle est retenue par un esprit maléfique, c'est pas si simple !

- Bon, on n'a qu'à essayer de passer par une fenêtre alors !


L'Impala des Winchester s'arrêta devant la maison et Lilisu se tourna vers Zoé, interdite.

- C'est moi ou tu as posé une ellipse à ma place ?

- He bien, je me suis dit que les garçons arriveraient plus vite comme ça, fit évasivement la sorcière, une auréole quasiment visible au-dessus de sa tête.

- He ben ne fais plus ça ! menaça la brune, l'index levé pour appuyer sa grimace sérieuse.

Les deux femmes tendirent l'oreille et entendirent clairement les deux frères pousser des exclamations douloureuses en essayant de défoncer la porte scellée. Puis le silence se fit, à peine interrompu par le claquement sec du coffre de la voiture, et la voix guillerette de Dean Winchester s'éleva dans la rue :

- Eloignez-vous de la porte, les filles !

Sans réfléchir, les deux timbrées fuirent à toutes jambes vers l'arrière de la maison, juste à temps pour éviter une explosion qui défonça non seulement la porte, mais annihila également une partie de la façade et de l'ameublement intérieur.

- Ma caution, pleurnicha Lilisu, les mains sur ses oreilles sifflantes.

- Ah, j'adore ce truc, s'exclama Dean en entrant d'un pas conquérant dans ce qu'il restait de la maison, son lance-grenades à la main.

- Danger public, siffla son frère en écartant les décombres pour aider Zoé à se relever. Au fait, j'ai trouvé ça dehors, on aurait dit que quelqu'un l'a balancé d'une fenêtre, ajouta-t-il en tendant un paquet de sel de cuisine à la sorcière, qui rougit comme une brique et le cacha vivement derrière son dos.

Lilisu la fusilla du regard et tituba hors du trou qu'avait formé son corps dans un mur lors de l'explosion.

- Bon, barrons-nous d'ici, la fête est finie, maugréa-t-elle.

- Quelle fête ? ironisa Zoé.

- On doit chasser cet esprit d'abord, c'est notre boulot, rappela Sam.

- Et après on retournera mater des films avec les autres ! s'enthousiasma Dean en les rejoignant dans son magnifique costume d'Indiana Jones zombifié.

Zoé siffla et se tourna vers Sam.

- Il est où, ton costume ?

- Nulle part, je déteste Halloween, râla le géant en évitant de la regarder. Et le tien ?

- Je suis déguisée en sorcière sous couverture ! se défendit Zoé.

- Mouais, bon, allons buter ce fantôme.

- Si tant est qu'il y a un fantôme dans cette baraque, lança Lilisu en remontant la manche de son t-shirt bousillé sur son épaule.

- Comment ça ? Tu nous as dit qu'il y en avait un ! fit Dean.

- Il y a surtout une sorcière qui ne supporte pas de passer une malheureuse soirée avec son auteure préférée ! rouspéta la brune. Tu t'es servie de tes pouvoirs pour me faire croire que la maison est hantée, garce ! Et t'as balancé le sel dehors pour m'obliger à compter sur les Winchester !

- Okay, bon, c'est vrai, j'ai peut-être fait bouger des trucs pour te faire flipper et inviter du monde à notre soirée, mais franchement ? Une soirée à deux ? Sans musique, sans films, sans jeux, sans déguisement ?

- J'avoue que c'est moyen, admit Dean.

- Alors okay, j'ai fait apparaître le graffiti lumineux, scellé la porte et balancé le sel, et alors ? Au moins ça devenait intéressant, même si le fantôme en question n'existe pas !

- Bah en fait, j'existe, hein.

- On t'a pas sonnée, toi ! enragea Lilisu. A cause de toi, la maison est complètement démolie, comment je vais récupérer ma caution, moi ?!

- Dites…

- Oh, la ferme ! Fallait pas louer une maison entière pour absolument aucune raison !

- Je voulais changer d'air je te dis !

- Excusez-moi ?

- QUOI ?! hurlèrent les deux femmes en se tournant vers la personne qui tentait de les interrompre depuis tout à l'heure.

Elles se retrouvèrent nez à nez avec une fille d'environ dix-sept ans relativement transparente qui tapait du pied avec impatience sans réaliser qu'elle ne produisait aucun bruit.

- Bah t'es qui, toi ? demanda Zoé en essayant de comprendre comment cette fille était entrée.

Ah mais ouiiiii, il y avait un trou béant dans la façade.

- Kayla, je vis ici.

- Enfin, façon de parler, rigola Dean avant de reprendre son sérieux sous le regard noir de son frère.

- Attends, il y a réellement un revenant dans cette maison ? Un vrai revenant qui fait booooh !? s'exclama Lilisu, incrédule.

- C'est toi qui as écrit "dégagez !" avec une faute d'orthographe ! renchérit Zoé.

- Oui, et elle m'a traitée de crétine, pleurnicha l'adolescente en pointant Lilisu du doigt.

- Bouhouhou, à ton âge on est censé connaître sa conjugaison, singea l'auteure sans cœur. En plus, c'est pas très poli de dire aux gens de dégager quand on n'a plus besoin de sa maison.

L'adolescente fantômisée croisa les bras sur sa poitrine plate et se mit à bouder sous l'œil incrédule des chasseurs de monstres.

- Doooonc, récapitula Sam. Zoé a organisé un canular pour qu'on vienne la tirer d'une abominable fête qui n'a de fête que le nom, Dean a démoli la moitié de la maison et au final, elle est quand même hantée.

- C'est à peu près ça, ouais, avoua la sorcière du bout des lèvres.

- …Vous êtes vraiment tarées, ma parole. Bon, gamine, ajouta-t-il à l'adresse de la morte, où es-tu enterrée, qu'on puisse envoyer ton âme dans l'au-delà ?

- Bon alors, pour commencer, personne va m'envoyer nulle part, capisce ? Ensuite, est-ce qu'on vous a déjà dit que vous ressemblez aux membres d'un boys band ? fit Kayla, la bave aux lèvres.

Dean leva les yeux au ciel et se dit que ce mouvement très particulier allait vite devenir une habitude s'il restait en compagnie de ces trois idiotes.

- Ecoute, Casper, répliqua-t-il, si tu restes trop longtemps parmi les vivants, tu vas devenir un mauvais esprit, tu piges ? Tu vas attaquer les gens et un chasseur devra venir te régler ton compte, alors tu choisis. Soit on le fait maintenant, dans le calme, ou tu attends encore quelques mois et ce sera moche à regarder.

Kayla ravala sa bave, puis parut réfléchir sérieusement à l'ultimatum, au grand étonnement de toutes les personnes présentes.

- Hmmmm… nan, je peux pas, finit-elle par déclarer avec un grand sourire.

- Mais pourquoi ? s'impatienta Sam après s'être passé une main sur le visage pour faire passer son envie dévorante d'étrangler une morte.

- Parce qu'il y a un monstre dans cette maison et même que si je ne fais pas fuir les gens, ils vont se faire tuer ! Alors okay, ça me fera de la compagnie, mais ça prend des jours pour désincruster toutes les taches de sang, alors vous voyez, je préfère éviter.

- Un deuxième monstre, tu veux dire ? ironisa Lilisu en regardant ailleurs, l'air de rien.

- C'est vrai que vu ta tronche, j'aurais tendance à croire ça aussi, convint le fantôme du tac au tac.

Zoé éclata de rire et essaya de donner une tape dans le dos du fantôme mais lui passa au travers, évidemment.

- On peut la garder ? demanda-t-elle, de l'espoir dans ses grands yeux bleus.

- Non, lâchèrent Lilisu et Sam d'une même voix.

- Z'êtes pas drôles !

- Bon, revenons à nos moutons. C'est quoi comme monstre au juste ? soupira Dean en sortant son revolver.

- Si tu me dis que Pennywise squatte la cave, je démissionne, souffla Lilisu. Je déteste les clowns.

- Pareil pour moi, grommela Sam.

Dean voulut lâcher une blague, mais le regard noir que lui lança son frère l'en dissuada.

- He bien en fait, c'est un autre fantôme, fit Kayla. En tout cas, je sais que c'est le gars qui est entré dans ma maison et qui m'a zigouillée pendant que mes parents étaient partis. Vous savez c'est quoi le pire ? Je ne saurai jamais la fin de la fanfiction que j'étais en train de lire, jamais !

- Oh, bah je suis sûre que si tu donnes le titre à Lilisu, elle va te retrouver ça sur Internet, va, la rassura Zoé.

- Alors j'ai oublié le titre, mais c'était un "enemies to lovers" en slow-burn pour public mature…

- Quel univers ? soupira Lilisu.

- Minecraft.

L'auteure mit deux secondes à rassembler tous les morceaux d'information, puis ouvrit de grands yeux et se détourna pour enterrer le sujet, préférant revenir à cette histoire de monstre.

- Donc le psychopathe qui t'a assassinée vit dans les environs, c'est hard, sifflota-t-elle avec légèreté.

Kayla la fusilla du regard avec rancune avant de daigner répondre :

- He bien c'est-à-dire qu'en descendant au rez-de-chaussée après m'avoir… enfin, vous voyez, il s'est pris les pieds dans un tapis et il est tombé dans les escaliers.

Sam lâcha ce qui ressemblait vachement à un rire nerveux, puis reprit son sérieux en voyant que tout le monde le regardait.

- C'est… hrm, c'est bien fait pour sa gueule, finit-il par commenter sobrement.

- Mouais. Il est mort sur le coup et depuis, il hante ma maison et il essaie de tuer les nouveaux résidents. A chaque fois j'essaie de faire partir les gens, mais je ne suis pas très douée pour déplacer les objets… Quand j'ai vu la télécommande et le reste, j'ai cru que j'y arrivais enfin, mais non, c'était la rouquine. Trop dommage.

- Désolée de te décevoir hein, rouspéta Zoé.

- Au moins on échappe à Pennywise, souffla Lilisu, soulagée.

C'est alors qu'un clown au faciès déformé et au strabisme familier fit son apparition au bout du couloir où le petit groupe tenait son conciliabule. Dès qu'ils l'aperçurent, Lilisu et Sam poussèrent un hurlement aigu et prirent la fuite dans les étages tandis que Dean ôtait la sécurité de son flingue pour le pointer sur le nouveau venu, qui clignota avant d'apparaître à moins de deux mètres de lui.

- C'est lui ! paniqua Kayla.

- Je pensais que c'était pas Pennywise ! s'écria Zoé en sortant sa baguette.

- C'est mon assassin, pas une petite pétasse d'alien qui bouffe des gosses ! la détrompa Kayla.

- C'est nul de plagier les autres, sérieux !

- D'où il change d'apparence ?! cria Dean en rangeant son revolver pour s'emparer d'un fusil chargé au gros sel.

- L'ambiance d'Halloween peut-être ? plaisanta Kayla.

Il y eut une détonation et le fantôme s'éparpilla dans les airs. Les trois poussèrent un soupir de soulagement, mais la réalité les rattrapa vite.

- Bon, il change d'apparence, okay, mais ça reste un revenant, déclara Zoé. Par contre, je n'ai aucun sort qui marche contre les fantômes.

- Tu ne saurais pas où il est enterré par hasard ? demanda Dean en se tournant vers Kayla.

- Bien sûr que si, c'était ma première préoccupation quand je suis morte, "mais où peut bien être enterré mon assassin ?" ! persifla l'esprit.

Le chasseur roula les yeux et réfléchit intensément.

- Bon, s'il hante cette maison, c'est que soit son cadavre s'y trouve, soit il y a laissé un objet personnel.

- Chez moi, les fantômes restent parce qu'ils ont envie de faire chier leur monde, commenta Zoé.

- Mais tout le monde n'est pas aussi tordu que vous, et encore heureux, la rembarra le jeune homme.

- Oh, c'est vrai que les Winchester ne sont pas tordus du tout…

Le jeune homme opina pour lui accorder ce dernier point et prit une inspiration brusque en voyant une silhouette féminine vêtue de blanc qui rampait sur le sol comme une grosse araignée, ses longs cheveux noirs dissimulant son visage. Il n'hésita pas et tira un nouveau coup de feu vers le fantôme, qui éclata avant de disparaître.

- Il nous fait un Spécial Halloween ou bien ? plaisanta Zoé pour dissiper la tension qui tendait tous ses muscles.

- C'est un malade, il veut vous faire mourir de peur ou un truc du genre, établit Kayla, très calme malgré la situation.

- Encore un qui a regardé trop de films…

- Bon, est-ce que son cadavre traîne quelque part ici ? demanda Zoé.

- Pas à ma connaissance, répondit le fantôme. Et je ne vois pas ce qu'il a pu laisser derrière lui… la maison est pratiquement vide, à part quelques meubles.

- Donc on ne sait rien, génial, ronchonna Zoé. Quelqu'un a une idée ?

- Il reste peut-être une option, souleva Dean en se grattant le menton avec le canon de son fusil. En dehors du sel et du feu, on peut envoyer un fantôme ad patres avec l'aide… d'un autre fantôme.

Les regards se tournèrent vers Kayla, qui pigea qu'on parlait d'elle.

- Heu, nan, oubliez, y a pas moyen que j'affronte ce truc ! C'est super dangereux !

Les deux autres lui renvoyèrent une œillade vexée et Zoé ne put s'empêcher d'ironiser :

- Et qu'est-ce qu'il pourrait t'arriver de pire ? Décéder ?

Une ville femme décharnée à l'air complètement dingue et aux plaies purulentes apparut au milieu du groupe et envoya voler le fusil de Dean, qui tituba sous le choc et se retrouva dos à un mur. Zoé, pour sa part, poussa un hurlement de terreur digne d'une banshee et lança un sort au hasard. Elle réalisa bien plus tard qu'elle avait balancé une malédiction de Chauve-Furie à une créature immatérielle.

Hé ouais.

La vieille saisit la sorcière par la gorge et la plaqua contre la cloison, qui s'orna bientôt d'un nouveau trou en forme de Zoé. Toujours enserrée dans le poing du revenant, la jeune femme réfléchit à toute allure pour trouver quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait la sauver.

- Accio sel, grinça-t-elle vaille que vaille, le souffle coupé.

Le pot de sel qu'elle avait balancé par la fenêtre s'envola alors vers elle, et elle dut lâcher sa baguette pour l'attraper et en envoyer une bonne dose dans la direction du psychopathe, qui esquiva de justesse, lâchant la rousse dans son empressement. Zoé retomba à terre et récupéra aussitôt sa baguette, le pot de sel toujours bien en place dans son autre main.

- Viens te battre, vieille peau, ahana-t-elle, un sourire déviant sur le visage.

Le fantôme lui fonça dessus et la jeune femme perdit le peu de courage qui lui restait :

- Quelqu'un peut venir m'aider siouplaîîîîît ?!

Mais Dean n'était nulle part en vue et Kayla tremblait de peur dans un coin de la pièce. Désespérée, Zoé fit alors la seule chose intelligente qui lui restait : elle traça une ligne de sel sur le sol devant elle, freinant net l'avancée du monstre. Profitant de ce moment de répit, elle continua le trait jusqu'au mur contre lequel elle se tenait et inspira à fond avant que le fantôme n'ait la bonne idée de traverser le mur de la maison pour l'attaquer dans le dos.

L'esprit poussa un râle de rage pure et tenta de traverser la ligne de sel, mais la défense de Zoé tint bon. Dean déboula au même moment, un tisonnier en fer à la main. Il en donna un coup à la vieille fantomatique, qui se délita dans un cri. Sans temps mort, le chasseur se pencha pour récupérer son fusil et se retrouva nez à nez avec le revenant, qui avait pris une forme masculine inconnue du bataillon. L'esprit projeta Dean à l'autre bout du couloir sans lui laisser le temps d'agir et se dirigea lentement vers la forme avachie du jeune homme, qui peinait à reprendre ses esprits.

La main tordue du tueur s'approcha de la gorge de Dean et…

- Hé, ducon !

Le poing transparent de Kayla s'écrasa sur le menton pointu du psychopathe, qui recula d'un pas, très surpris d'être attaqué par une ado déjà morte.

Le combat fut bref, et Kayla, bien qu'impalpable comme le sucre, savait porter des coups pour faire mal ; Dean grimaça en la voyant s'acharner sur l'entrejambe du tueur, mais Zoé, de son côté du couloir, beuglait des encouragements à leur alliée.

- On-ne-tue-pas-les-jeunes-filles-sans-défeeeeenseuh ! scanda Kayla en intercalant un coup de pied entre chaque mot. Connard ! conclut-elle en arrêtant subitement de le transformer en punching-ball.

Le psychopathe leva une main pour essayer de se défendre, mais l'adolescente furibarde plongea son propre poing dans la poitrine de son adversaire pour lui piquer son énergie. Le revenant hurla de douleur et essaya d'empoigner Kayla pour lui faire subir la même chose, mais la jeune fille était trop en colère pour se laisser faire. Elle envoya le haut de son crâne dans la mâchoire du monstre et continua de le drainer comme un Capri Sun dans une cour de récré.

Bientôt, le monstre se désagrégea et disparut totalement, laissant un couloir étrangement calme derrière lui.

- Pfiouuuu, fit Dean en roulant sur le côté, soulagé. Bon boulot, gamine.

- Merci, merci. En fait, ça me démangeait de lui faire payer, à ce vieux trou du…

- C'est normal, c'est ton assassin, éluda Zoé en sortant de derrière son bouclier. J'en connais une qui va chialer après sa caution, ajouta-t-elle en regardant les innombrables trous et autres traces d'impacts dans les murs et le sol.

- Heu, les gars ? Il m'arrive un truc bizarre, là… les interpela Kayla.

La sorcière et le chasseur la regardèrent et s'aperçurent qu'elle aussi se délitait, mais d'une façon beaucoup moins glauque que son prédécesseur. Tout son corps émettait une vive lumière dorée, et bientôt, elle se mit à briller si fort qu'ils ne purent la regarder en face plus longtemps. Quand enfin Zoé et Dean purent ouvrir les yeux à nouveau, le fantôme avait disparu pour de bon, les laissant seuls dans le couloir sombre.

- He ben merde, c'était quoi, ce son et lumière ? lâcha la rouquine, intriguée et inquiète pour sa nouvelle amie.

- Je pense qu'elle est partie d'elle-même au Paradis, supposa Dean. Après tout, avec son tueur définitivement hors d'état de nuire, elle a dû trouver la paix ou un truc comme ça. C'est rare, mais ça arrive.

- He ben tant mieux pour elle, sourit Zoé avant de grimacer. En tout cas, j'espère qu'elle est bien au Paradis et pas ailleurs !

- Bah, y a peu de chance qu'elle soit en Enfer, il aurait fallu qu'elle soit une sacrée peau de vache pour y aller à son âge, temporisa Dean. Bon, c'est pas tout ça, mais où sont Sam et Lilisu ?


- Uno ! s'exclama Sam, un grand sourire sadique aux lèvres.

Il ne tarda pas à poser sa dernière carte sur le paquet et Lilisu laissa tomber son éventail de dix cartes, dégoûtée. Elle se pencha alors sur une feuille où s'alignaient des barres verticales et fronça les sourcils en ajoutant un énième trait du côté du jeune homme.

- Ce qui nous fait.. quinze victoires contre deux. Je te déteste, Winchester.

Assis en tailleur sur le sol du premier étage avec de l'alcool et des chips, les deux lâcheurs avaient improvisé une petite soirée jeux pendant que les autres se battaient contre le fantôme-clown meurtrier. Rien de tel pour éviter de faire face à ses phobies, moi je vous l'dis.

- On n'entend plus de bruit, fit remarquer le chasseur en indiquant le plancher du doigt.

- On va devoir y retourner alors, regretta Lilisu en rangeant le jeu de cartes. Je commençais à m'y faire, moi !

Sam planqua à nouveau ses bouteilles dans son sac à dos et tendit une main à l'auteure pour l'aider à se relever.

- En tout cas, c'était une riche idée de louer une maison hantée pour ta soirée d'Halloween. Les autres n'y ont vu que du feu ! Et surtout, ça m'a évité de passer des heures avec une bande de crétins déguisés à regarder des films d'horreur stupides…

- Oh, tu n'es pas le seul à qui ça a profité, ricana Lilisu. Je n'avais pas d'idée pour occuper Zoé ni de personnages fictifs disponibles pour qu'elle me lâche la grappe, jusqu'à ce que je tombe sur ce reportage sur les maisons hantées à la télé. En plus, comme Zoé est du genre impatient, elle n'a pas pris la peine d'écouter attentivement l'agent immobilier ! Je ne m'attendais quand même pas à ce qu'elle joue les fantômes pour pouvoir vous appeler, Kayla était censée la terroriser un petit peu avant ça…

- He bien, le résultat est là quand même, non ? relativisa Sam. Toi, tu as échappé aux reproches de ta création et moi, j'ai échappé à mon frère et à ses lubies bizarres. Et si ça se trouve, ils se sont bien amusés, c'est gagnant-gagnant, non ?

- Pas faux, approuva Lilisu. Bon, j'espère que Kayla a trouvé la paix, maintenant que son tueur est en Enfer, ça m'évitera de devoir la payer en fanfictions sur… Minecraft.

- Verser un pot-de-vin à un fantôme, on aura tout vu, s'esclaffa le chasseur de monstres en finissant de ranger ses affaires.

- Et tu sais le meilleur ? Même s'ils ont mis tout le rez-de-chaussée à sac, je ne perdrai même pas ma caution parce que comme personne ne veut acheter la maison, ils projettent de la démolir après ce soir !

- Tu es tordue comme fille, on te l'a déjà dit ?

- Ouais, souvent, ricana Lilisu avec un sourire vicieux. Bon, allons retrouver les autres, ils vont s'inquiéter sinon.


Et ainsi, heureusement pour eux, ni Dean ni Zoé n'apprirent jamais ce qui s'était réellement passé ce soir-là. Tout ce qu'ils savaient, c'est qu'ils avaient passé une bonne soirée, en fin de compte.


FIN

He bien ce fut long (et dur) (à ne pas sortir de son contexte).

C'est pas si facile de s'y remettre après autant de temps sans rien publier, mine de rien ! J'espère que vous avez aimé, n'hésitez pas à reviewer pour donner votre avis ^^