Hello!

Ce OS est le premier de ce recueil un peu plus mature pour les Nuits du FoF. Il sera mis à jour moins souvent, mais mettra en valeur d'autres couples que le Royai (mes chouchous!).

Pour commencer, un peu de Lingfan, sur le thème "Pelote"! J'aime ces deux-là pour leur dynamique assez proche du Royai, mais avec d'autres contraintes et un passé complètement différent. Bien entendu, ici ils ont quelques années de plus que durant le manga.

Rating M (pour être sûre)
Personnages: Ling Yao, Lanfan
Relation : Ling/Lanfan
Genres : Romance

Bonne lecture!


Lanfan ouvrit les yeux. Quelque chose clochait. Elle n'était pas seule dans la pièce. Et l'autre personne était proche. Très proche.

Proche au point d'avoir passé un bras autour de sa taille durant son sommeil et posé sa tête sur son épaule.

Lanfan se tourna, sachant déjà qui s'était infiltré dans son lit durant la nuit. Cela était souvent arrivé durant leur enfance, mais depuis qu'il était devenu empereur, Ling lui rendait souvent visite ainsi. Avec un sourire elle l'observa dormir comme un bienheureux, ses longs cheveux noirs – Lanfan jurait qu'ils étaient plus longs que les siens – étalés sur l'oreiller et le matelas. Ses lèvres étaient étirées en un sourire ravi, et la jeune femme se demanda à quoi rêvait son empereur.

Elle eut sa réponse rapidement lorsque les mains de Ling bougèrent pour se poser sur sa poitrine et la pelotèrent délicatement d'abord, puis avec plus d'insistance.

Lanfan rougit, ne s'attendant pas à de telles avances de la part du jeune homme, malgré ce qu'ils avaient déjà vécu ensemble. C'était la première fois en quatre ans qu'il était aussi entreprenant dans l'enceinte même du palais. Généralement, ils faisaient une escapade dans la campagne, sous prétexte d'une visite officielle, et les masques de l'empereur de Xing et de sa garde du corps tombaient, loin des intrigues et des traditions séculaires que Ling trouvait démodées et contraignantes autant pour lui que pour les filles des chefs de clan. Depuis son couronnement il travaillait à de nombreux changements pour moderniser son pays, mais rencontrait l'opposition de groupes extrêmement attachés à la tradition et à des lois périmées.

La tunique de Lanfan était fine, et bientôt les nerfs de ses seins furent enflammés par les caresses et les massages des mains de Ling. Elle devait réagir, même si c'était agréable.

— Majesté, j'ai beau être votre garde du corps, si vous n'arrêtez pas de me peloter ainsi, c'est vous qui vous transformerez en pelote d'épingles. J'ai des outils pointus avec moi.

Elle avait gardé sa voix douce, mais la menace était réelle. Et Ling le sentit, puisqu'il ouvrit les yeux, lui adressant un sourire coupable qui confirma ses doutes.

— Vous ne dormiez pas, n'est-ce pas ?

— Ne peut-on pas continuer ? Je sais que tu adores ça, Lanfan.

Il avait évité sa question avec brio, proposant à la place quelque chose qu'il savait lui plaisait. Et Lanfan se savait incapable de lui cacher cela. Elle pouvait refuser, mais elle n'arrêterait pas d'y penser jusqu'à lui proposer elle-même de mettre fin à ce jeu de tentations.

Elle plaça une mèche des cheveux noirs de Ling derrière son oreille.

— Très bien alors, murmura-t-elle. Il ne fait pas encore jour, donc personne ne viendra nous déranger. Sauf si quelqu'un découvre que vous n'êtes plus dans votre lit et vient me chercher pour me prévenir.

Ling réprima un rire qui illumina son regard. Il se redressa et fit basculer Lanfan sur le dos, la dominant en douceur. Puis il l'embrassa, et Lanfan sentit la faim se réveiller en elle. Elle répondit à son baiser, entrouvrant ses lèvres lorsque Ling lui demanda l'accès. Ses caresses la brûlaient partout où il la touchait, et bientôt Lanfan ne fut qu'une pelote de nerfs sous les doigts agiles de son amant.

— Ling, tu as intérêt à y mettre du tien, parce que je ne compte pas finir ma nuit frustrée avec tout ce que tu provoques en moi.

Ce furent ses derniers mots cohérents avant qu'elle ne redescende de la délicieuse extase où son amant l'envoya plus d'une fois au cours de l'heure qui suivit.

Lorsqu'enfin rassasiés et satisfaits ils s'allongèrent l'un contre l'autre dans ce lit qu'elle trouvait vide et froid la plupart du temps, Lanfan se réfugia dans les bras de Ling, prête à laisser le sommeil l'emporter. La question de Ling la réveilla alors.

— Lorsque j'aurai enfin changé cette fichue tradition du harem, tu voudras bien m'épouser ? Devenir mon impératrice ?

Lanfan resta muette de saisissement. De nombreuses questions se bousculaient dans son esprit. Serait-elle en mesure de tenir un tel rôle ? Était-elle prête à passer de l'autre côté des intrigues de cour ? La considèrerait-on comme digne de Ling ?

— Tu n'es pas obligée de me répondre maintenant, déclara Ling en caressant sa joue avec tendresse. Mais sache une chose : pour un empereur aussi peu conventionnel que moi, je ne vois qu'une impératrice peu conventionnelle à mes côtés. Et toi, Lanfan, es peu conventionnelle.

Le soulagement envahit la jeune femme, qui sourit en retour et embrassa doucement Ling.

— Dans ce cas, tu dois travailler d'arrache-pied pour abolir ces traditions, mais surtout donner un sens aux vies de ces filles qui n'auront plus d'espoir d'approcher la cour impériale.

— Ce sera fait, je te le promets. Mais en attendant, je compte te peloter encore de nombreuses fois, même si tu me menaces de me transformer en pelotes d'aiguilles.

— Epingles, murmura Lanfan, dont les yeux se fermaient tous seuls.

Le souffle chaud de Ling la berça, et elle s'abandonna bientôt au sommeil pour le peu de temps que la nuit leur donnait encore.