Bonjour,
J'ai l'impression que ça fait mille ans que je n'ai pas publié quelque chose. Certainement parce que c'est le cas ? Ne m'en voulez pas. L'angoisse de la page blanche et la dépression sont passées par là. Vu que ça fait tellement longtemps, je ne suis même plus sûre de savoir comment on publie, à l'heure où j'écris ma note d'auteur haha.
Pour mon « grand retour », une petite song fic sans prétention aucune avant que je me relance dans des choses un peu plus ambitieuses (la réécriture de Dark Places : World on Fire m'appelle… !). Aussi parce que je me demande si y aura encore quelqu'un pour me lire après autant de temps… ? Cette courte histoire se situe dans Tentation, au moment du départ d'Edward, et elle s'appuie sur la chanson Fake Love (version Rocking Vibe) de BTS qui est un véritable bijou. Et comme d'habitude avec moi, ne vous attendez pas à une Bella qui se morfond pendant des mois en attendant le retour d'Edward. Nope. Jamais.
En vous souhaitant une bonne lecture,
Drenwen.
EDIT 26/06 : ajout d'un paragraphe supplémentaire (parce qu'il manquait un petit quelque chose !)
FAKE LOVE
« Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Dans leurs excès ils meurent tels la poudre et le feu que leur baiser consume. »
(Bella Swan in Twilight: Tentation)
C'était comme si le monde s'était arrêté de tourner.
Il partait. Avec sa famille. Leur famille. Et elle, elle devait rester là. Seule. Sans lui. Pourquoi ? Pourquoi lui faisait-il cela ? Elle ne pouvait pas y croire. Comme si elle n'avait pas assez mal, il prononça ces mots qui allaient la hanter pendant des semaines puis des mois. Qu'elle avait été une distraction intéressante mais qu'il avait fini par se lasser, comme toutes les créatures de son espèce. Tremblante, les yeux brouillés par les larmes, elle le regarda disparaître entre les arbres. Elle se laissa tomber à genoux. La pluie commença à tomber, se mêlant à ses larmes. Elle ne sentait même pas les gouttes s'écraser sur son visage et mouiller ses vêtements. Elle se demandait juste pourquoi il était parti. Pourquoi l'abandonnait-il, alors qu'elle lui avait donné absolument tout ce qu'il avait bien voulu prendre d'elle ? Alors même qu'elle était prête à tout pour lui…
« Rien que pour toi
J'étais prêt à faire semblant d'être heureux alors que j'étais triste
Rien que pour toi
J'étais prêt à faire semblant d'être fort alors que je souffrais. »
Elle ouvrit les yeux.
Découvrant les murs et le plafond blanc de sa chambre. Elle sentait le matelas dans son dos et le poids de la main de Charlie, nouée à la sienne. Il s'était endormi sur sa chaise, sans jamais lâcher sa main. Il était inquiet, mais pourquoi ? Alors, elle se souvint. Edward. La forêt. Et son cœur, qu'il avait piétiné et déchiré de ses propres mains, avant de la laisser en arrière. Pourquoi ça faisait si mal, bon sang ? Elle l'aimait, bien sûr, elle l'aimait comme elle n'avait jamais aimé personne avant lui, mais comment pouvait-il avoir un tel pouvoir sur elle ? Comment une simple absence pouvait-elle la détruire de cette façon ? Car même si elle s'efforçait de l'ignorer, elle sentait la douleur battre dans sa poitrine. Elle n'avait jamais été du genre à dépendre de quelqu'un, une conséquence comme une autre de l'éducation de sa mère ou plutôt de l'absence d'éducation.
Doucement, elle dégagea sa main de celle de Charlie. Tituba jusqu'au miroir de sa chambre. Elle y vit une jeune femme pâle et brune. Ses cheveux étaient emmêlés sur ses épaules. Ses yeux marrons étaient cerclés de rouge. Elle avait pleuré. Beaucoup. Face à ce reflet qu'elle ne reconnaissait pas, Bella fronça les sourcils.
Qui était cette fille dans le miroir, au juste ?
« Je t'ai donné le monde (juste pour toi)
J'ai tout changé (juste pour toi)
Maintenant je ne me reconnais plus (qui es-tu ?). »
Les semaines passèrent, puis les mois.
Bella eut l'impression de vivre un long cauchemar. Un long et interminable cauchemar, où prononcer le simple nom d'Edward Cullen revenait à enfoncer un couteau dans sa chair. Combien de fois s'était-elle réfugiée dans les toilettes du lycée pour pleurer, simplement parce qu'un camarade avait prononcé ce nom ? Combien de fois ? Et combien de fois avait-elle revécu l'épisode de la forêt avant de se réveiller, le visage couvert de larmes ? Le temps passait et elle ne se reconnaissait toujours pas. Il était parti mais son ombre était toujours là, derrière elle, autour d'elle, écrasante. Etouffante.
Alors, elle décida de reprendre sa vie en main. En faisant des choses qu'Edward aurait refusé catégoriquement qu'elle fasse, alors qu'elle avait toujours désiré les essayer. La première fois qu'elle entendit sa voix résonner dans sa tête, elle venait d'entamer sa première balade sur la moto qu'elle avait réparé avec l'aide de Jacob Black. Il désapprouvait, évidemment. L'accusait de vouloir se mettre en danger.
Elle avait ri, vraiment ri, pour la première fois depuis des semaines.
« Pourquoi es-tu triste ? Je ne sais pas, je n'en sais rien
Souris et dis-moi que tu m'aimes
Regarde-moi, je me suis abandonné moi-même
Même toi, tu ne peux plus me comprendre
Tu dis que je suis un étranger. »
Quelques mois plus tard, presque un an après ce fameux jour, il revint. Frappa au carreau de la fenêtre de Bella comme s'il n'était jamais parti ce jour de septembre. Comme si rien n'avait changé, alors même que tout avait changé. Une main blanche ouvrit la fenêtre pour le laisser entrer. Edward se figea face au visage tant aimé : « Bonjour Edward.
B-Bella… »
Elle le regardait, un tendre sourire aux lèvres. Sans pour autant esquisser le moindre geste dans sa direction. En venant, il s'était attendu à tout. Des pleurs. De la colère. Surtout de la colère, en réalité, et il l'aurait plus que mérité vu la manière dont il l'avait traitée. Oh oui, il s'attendait à tout cela mais certainement pas à ça. Cette indifférence tranquille. Comme si les derniers mois n'avaient jamais eu lieu. Comme s'il n'y avait jamais rien eu entre eux. C'était exactement ce qu'il lui avait demandé, mais pourquoi cela faisait-il aussi mal ? Elle s'assit sur le lit et tapota la place à côté d'elle, sans un mot. Edward balbutia : « Tu…
Oui Edward ?
Je pensais que tu m'en voudrais.
Pourquoi ?
Je t'ai…
Détruite ? Oui, tu l'as fait mais pas ce jour-là. Tu l'as fait dans cette cafétéria, dans cette salle de sciences.
Qu'est-ce que tu veux dire… ?
Ce que tu penses exactement que je suis en train de dire, Edward. Tu m'as détruite à partir du moment où tu as posé les yeux sur moi, parce que tu n'as eu de cesse de vouloir me changer.
C'est faux… ! Je…
C'est exactement ce que tu as fait. Ce que ta sœur a fait. Tout comme je sais pourquoi tu es là, mais c'est hors de question. Le jour où tu es parti, je me suis promise de ne plus jamais être le pantin de qui que ce soit et surtout pas le tien. »
« J'en ai assez de cet amour factice
Amour factice, amour factice
Je suis vraiment désolé mais c'est un amour factice
Amour factice, amour factice. »
