Salut, tout le monde.

Voici un OS sur l'univers de Supernatural (aucun des personnages ne m'appartient) ; celui-ci a simplement été relu donc désolé s'il reste de fautes.

Résumé : Gabriel aime sa fratrie. Le temps d'une lettre, il ouvre son cœur. A quel point l'amour fraternel du Trickster est-il puissant ?

Bonne lecture ;)


Qu'est-ce qu'il nous restera ?

Gabriel était parti depuis si longtemps de chez lui qu'il était presque sûr et certain que s'il y retournait un jour il ne reconnaîtrait rien. Il ne reconnaîtrait pas ce qui avait été pendant des milliers d'années sa maison. Mais désormais ; il devait ajouter à cette certitude celle de ne pas retrouver tous ses frères et sœurs. Un pincement au cœur lui arriva en pensant à eux, tous autant qu'ils étaient. Gabriel était certes un archange mais comme n'importe qui il avait des défauts. Il était accroc aux bonbons, adore jouer des tours aux dépends des autres (le plus souvent) et surtout il aimait sa famille plus que tout. Il aimait ses frères et sœurs autant que Sam Winchester aimait son frère Dean. Gabriel savait que ces-derniers tentés tant bien que mal avec l'aide de son petit-frère Castiel d'empêcher que Lucifer soit libérer et que l'Apocalypse soit déclenché. Une larme solitaire roula le long de la joue de Gabriel quand il sentit dans sa grâce celle de l'un de ses frères s'éteindre. Il venait de perdre encore un frère, un de trop. Combien de frères et de sœurs devrait-il encore faire le deuil ? Combien d'entre eux devaient mourir pour que commence l'Apocalypse ? Combien encore pourrait-il supporter de perdre ?

-Aucun ! Père ; je ne veux pas en perdre un autre. Pourquoi doivent-ils mourir ? Pourquoi ne te comportes-tu pas comme un père ? Pourquoi les laisses-tu mourir ? Pourquoi ?! Dis-moi, pourquoi, père ! s'écria Gabriel au ciel tombant à genoux les larmes roulant le long de ses joues.

Il resta ainsi prostré dans son appartement, pleurant encore et encore pour tous ses frères et sœurs morts. Il lui semblait impossible d'arrêter de sangloter comme l'enfant perdu qu'il était (sans père pour lui répondre, sans fratrie pour l'épauler). Gabriel parvient enfin à trouver la force de se relever pour se traîner jusqu'à la table où il attrapa une feuille et un crayon pour écrire à cœur ouvert.

« Chers frères et sœurs.

Nous venons de perdre un frère ; encore un ; un de plus. Combien de nos frères et de nos sœurs sont déjà morts au nom de l'Apocalypse ? Combien devrons encore mourir au nom de celle-ci ? Pourquoi Père vous laisse-t-il mourir ? Pourquoi ? Quand Lucifer sera libérer de sa cage ; le combat commencera et d'autres encore mourront. Je vous aime mes frères et sœurs. Je vous aime tellement. Vous voir vous battre, vous entre déchirez encore et encore, cela fait si mal. Pitié arrêtez, je vous en prie ! Avez-vous oublier ce que nous sommes ? Une famille. Qu'est-ce qu'il nous restera après tout ça ? Rien que des larmes. Je me souviens des sermons de Raphaël quand je faisais des farces ; des chamailleries entre Lucifer et Michael ; de Zachariah et Azraël faisaient les quatre cents coups. Je me souviens quand j'emmenais Balthazar et Castiel sur la Terre pour s'y promener ; et que Balthazar avait voulu apprendre de la poésie à un poisson. Je me souviens de Lucifer mettant tellement de sucre dans le café de Michael que celui-ci en faisait des grimaces. Je me souviens de tout ça et de tant d'autres choses sur nous. Tant de bons souvenirs qui pour beaucoup n'appartiendront désormais plus qu'au passé car ils ne pourront pas être vécu une nouvelle fois.

Dites-moi, je vous en prie, pourquoi tout ça ? Pourquoi vais-je encore verser des larmes ? Pourquoi vous perdre un peu plus ? Qu'est-ce qu'on en gardera ? Qu'est-ce qu'il nous restera d'autre que de la tristesse, du chagrin et des larmes ?

Vous êtes ma famille que j'aime et chéri plus que toute chose.

Gabriel »

Il reposa son crayon, parcourra la lettre des yeux puis une larme vient s'écraser sur la feuille s'ajoutant aux quelques-unes qu'il avait versé durant son écriture. Gabriel claqua des doigts réussissant ainsi à avoir autant de lettre que d'ange composant sa fratrie et d'enveloppe au nom de chacun pour que tous aient sa propre lettre, tout comme son père. Gabriel attrapa une sucette bien décider à se changer les idées alors que les lettres disparurent rejoindre leur destinataire. De Castiel en compagnie des Winchester à Michael au Paradis en passant par Chuck Shurley et Lucifer chacun eut sa lettre y découvrant les sentiments et les larmes qu'elle détenait. Raphaël, Michael et Lucifer pleurèrent de nostalgie et de bonheur d'avoir des nouvelles de leur petit-frère chéri. Castiel et les anges pleurèrent ressentant combien Gabriel souffrait de les voir s'entre-déchirer et s'entre-tuer. Chuck, quant à lui pour la première fois depuis la chute de Lucifer ; s'intéressa à ses enfants et pleura pour ceux qu'il avait perdu. Chuck quitta sa petite vie tranquille pour réapparaître devant la cage de Lucifer. Celui-ci était assis au sol serrant la lettre de Gabriel contre son cœur perdu dans ses souvenirs et pensées.

-Fils. appela Chuck le faisant sursauter.

-Père. répondit Lucifer en se levant d'un bond.

-Qu'est-ce que j'ai fait ? murmura Chuck plus pour lui-même.

-Tu nous as abandonné. répondit Lucifer d'un ton accusateur.

-Je suis tellement désolé, Lucifer. Tout est ma faute. J'aurai dû être là pour vous. Je... Lucifer, je te libère et te rend ta place au Paradis. dit Chuck posant ses doigts sur les barreaux avant de les faire disparaître.

Confus et perdu ; Lucifer sortit de la cage et s'approcha d'un pas hésitant de son père. Ils se regardèrent, s'observant comme ils ne l'avaient pas fait depuis trop longtemps. Le regard de Chuck tomba sur la lettre entre les mains de son fils qui le remarqua.

-Tu la lus ? demanda Lucifer.

-Oui. Gabriel m'en a fait parvenir une. Je... Il a raison, tu sais.

-Sur quoi ? Qu'une fratrie ne doive pas s'entre-tuer ? demanda Lucifer ironique.

Chuck détourna le regard acquiesçant aux dires de son fils. Il soupira se détournant de son garçon. Il avait l'impression de voir dans les yeux de son fils tous les reproches et conséquences de son inaction.

-Tu comptes encore fuir, Père ? Tu as déjà fui une fois et regarde où on en est ! s'exclama Lucifer furieux.

-Je comptais aller dire à Michael et Raphaël que c'est fini, cette guerre. répondit Chuck rassurant son fils.

Et comme il venait de le dire, Chuck alla au Paradis confrontaient ses deux grands garçons. Chuck prit au dépourvu tous ses enfants quand il apparut soudainement devant Michael et Raphaël.

-Père ?! dirent-ils tous surpris.

-Les enfants. les salua-t-il.

-Qu'est-ce que... commencèrent Michael et Raphaël.

-La lettre de Gabriel m'a fait réaliser toutes les erreurs que j'ai fait avec vous. J'ai libéré Lucifer de sa cage et lui ait permis de revenir au Paradis. L'Apocalypse n'aura pas lieu.

-Mais, Père... ! dit Michael confus.

-Non, Michael ! Trop d'entre vous sont morts et Gabriel a pleuré. Et au nom de moi ; il est tellement difficile de ne faire que faner le sourire de Gabriel ; et là il a pleuré. Je ne veux qu'une chose.

-Quoi ? demanda Raphaël.

-Que vous soyez de nouveau une famille. répondit Chuck.

Au même moment, Lucifer apparaissait derrière son père. Celui-ci s'était à peine tourner vers lui que les trois Archanges se jetèrent au cou de leur père comme l'aurait fait un enfant après le retour de leur parent d'un long voyage. Puis ce fut le tour des autres anges qui sautèrent au cou de leur père qui en tomba sur les fesses mais peu importe il avait l'impression de nager dans le bonheur. Après un long moment d'étreinte et de retrouvailles, Chuck quitta le Paradis pour réapparaître devant Castiel.

-Père, que... ? commença-t-il avant que celui-ci le prenne dans ses bras ignorant les regards confus des frères Winchester et de Bobby Singer.

-Je suis fier de toi, Castiel. Tu as trouvé bien plus que des amis dans Sam et Dean Winchester ; tu as trouvé une famille. lui dit-il.

-Merci, Père. dit Castiel ému.

Chuck brisa lentement l'étreinte pour mieux embrasser son fils sur le front.

-Désormais, je serai là si toi ou tes frères et sœurs avaient besoin de moi. assura Chuck avant de poser son regard sur les trois chasseurs et de dire : « L'Apocalypse n'aura pas lieu, c'est terminé ! »

Puis il disparut pour aller renouer avec son dernier fils, Gabriel. Ce-dernier fut surpris de voir apparaître son père devant lui alors qu'il s'était réfugié dans des caramels mous. Chuck n'eut pas le temps de dire quoique ce soit que son fils lui lança une poignée d'emballage de bonbon à la figure.

-Comment oses-tu venir ici, Père ?! Tu nous as abandonné ! Mes frères et sœurs sont morts au nom de ta foutue Apocalypse ! gronda Gabriel encore ronger par la douleur de la perte de ceux-ci.

-Tu as raison, Gabriel. Je suis tellement désolé, mon fils. Vous avez payé pour mes erreurs. Je suis tellement désolé, Gaby. dit Chuck acceptant et encaissant la colère de son enfant.

-Tu... Tu m'as manqué, Père. murmura Gabriel au bout d'un moment, avant de se jeter au cou de son père.

Chuck prit son fils dans ses bras caressant en des gestes apaisant son dos alors que Gabriel était secoué par des sanglots. Et dans ce petit appartement deux hommes à la puissance colossale n'étaient rien de plus qu'un père réconfortant son fils. La Mort sourit en voyant que Dieu avait enfin compris ce qu'il lui reprochait silencieusement depuis tant de temps. Satisfait par la tournure des événements, Mort décida de ramener les anges et innocents mort inutilement dans cette vaine tentative de déclencher l'Apocalypse.

-La famille est la chose la plus précieuse ; il t'en aura fallu du temps pour t'en rendre compte Dieu. dit Mort avant de disparaître une bonne fois pour toute.

FIN


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