Disclaimers : Les personnages ne m'appartiennent évidemment pas. D'autre part, durant la fic, il est fait mention de suicide. Si ce sujet vous touche/vous dérange, passez votre chemin ou lisez, mais vous êtes désormais prévenus.

Bonjour à tous ! ^^

Ceci est un petit One-Shot qui m'est venue à l'esprit en revoyant certaines cinématiques et en écoutant une chanson en particulier x)

Je me suis alors mis pour défis d'écrire à la première personne (ce que je ne fais jamais x) ) et en veillant à garder le WoL neutre sur son genre, sa race, etc... Un vrai casse-tête ! :')

Je me suis juste autorisée à me fixer sur le Job du WoL qui, pour cette fic, est celle du danseur.

Bref ! Je ne vous embêtes pas plus longtemps et vous laisse à la lecture, en espérant que cela vous plaisent ! ^^


Tu m'as détruit

Une fois de plus, cet Ascien, vient troubler le fil de mes pensées pour me faire son rapport.

Je n'ai que peu d'intérêt pour ses plans tordus. Tant que cela Nous permet de croiser à nouveau le fer, tout cela m'est égal. Ou plutôt, de danser à nouveau ensemble ? C'est ainsi que je t'ai toujours vu te battre après tout. Je dois bien avouer que tu m'as quelque peu surpris le soir de notre première rencontre. Jamais auparavant je n'avais vu un tel style de combat. C'était à la fois intriguant, fascinant et redoutable. Enfin... nettement pas assez pour me défaire. Je me demande bien lequel de ces termes tu aimeras entendre lorsque nos retrouvailles arriverons enfin ? Préfèreras-tu que l'on se battent à mort l'un contre l'autre ? Ou que l'on danse ensemble jusqu'à ce que la mort nous séparent ? Hm... Je dois cela dit admettre que cette dernière formulation me plaît bien. Je me souvient avoir lu une fois que les combats étaient comme des danses. J'avais trouvais cela ridicule à l'époque. Mais finalement, grâce à toi, une fois de plus, je comprends un peu mieux cette métaphore...

Tiens ? L'ascien a finalement arrêté de blablater inutilement ? Hm. Peu m'importe son rapporte. Tout cela est son plan. Ce simulacre de loyauté à mon égard est d'un ennuie...

- Plante le décors de mon duel comme il te semble. Tout ce qui compte c'est que ma chère proie pointe ses crocs acérés vers moi.

Bien évidemment... Il n'a pas finit de parler. Sans porter de réelle attention à cet être soit disant immortel et en observant toujours le katana avec lequel je m'étais tranché la gorge, je perçois néanmoins une étrange excitation émaner de lui et de ce corps qui n'est pas vraiment le siens et qu'il se plaît à bouger beaucoup trop théâtralement. Il s'est passé quelque chose d'inattendue durant sa mission et il ne va pas se priver de m'en faire part.

- Bien entendue... En parlant du loup, nous nous sommes croisés par hasard lorsque je suis allé remettre ma déclaration de guerre aux grandes pontes d'Eorzea. Je lui ai dit que vous l'attendiez, Votre Altesse.

Tiens donc... Te voilà officiellement de retour parmi nous. Et j'imagine également que, si tu étais aux côtés des chefs d'états, c'est que tu es à nouveau d'attaque pour combattre ce simulacre d'Empire qui est désormais mien. Tu avais mis tant de hargne pour libérer Doma et Ala Mhigo. Et dire que toi et les chefs d'états aviez tenté de négocier la paix avec mon père. Peut-être aurais-je dû le remercier d'être resté sourd à vos revendications avant de planter mon katana dans son corps. Tant pis. J'ai au moins la confirmation que tu es à nouveau là et que ton attention et tourné vers moi. Voilà une nouvelle des plus plaisantes à mes oreilles.

- Par contre, il se peut que je l'aie un poil esquintée dans le feu de l'action...

Fandaniel... Vil serpent. Tu as osé levé la main sur MA proie ?! Nos accords sont pourtant clairs et simples. Mais ce ton beaucoup trop enjoué et moqueur. Il sait. Évidemment. Il sait que tu es mon point faible. Que tu es la seule chose que je désire. Le seul être sur lequel j'ai posé mon veto. Qu'il fasse ce qu'il veut du monde. Qu'il déclenche une nouvelle Apocalypse si ça lui chante. Mais interdiction de te toucher ou d'intervenir dans notre combat à venir. Il n'est pas idiot, ces mots sont volontaires. Cette colère sourde qui bout en moi. Ce silence de plomb que je laisse tomber entre nous le temps de maîtriser cette rage. Impossible que ce faux fou ne comprenne pas la menace à peine voilée que je laisse planer sur lui.

Finalement, après quelques secondes qui paraissent être une éternité pour maîtriser cette rage, je romps le silence et lève enfin le regard vers lui pour la première fois depuis qu'il est entré dans la salle du trône.

- Ça fait partie de ton rapport ? Où tu cherches à me provoquer ?

Finalement, même si j'ai parvenue à maîtriser ma voix et mon corps, mon ton, lui, n'avait rien de très engageant. Pas plus que mon regard j'imagine. Mais je n'y peux rien. Quand il s'agit de toi, je perds toute raison. Jusqu'au bout, tu vas me détruire.

- Oh, mes excuses, Votre Altesse. J'ai peut-être poussé le bouchon un peu trop loin. Quoiqu'un duel à mort contre un être accompli comme vous serait une fin plutôt souhaitable. Disons que c'est une alternative possible. Enfin, nous n'en sommes pas encore là. Poursuivons donc notre plan comme nous l'avions prévu.

Et comme d'habitude, sans demander son reste il disparaît dans une nappe de ténèbres. Ce n'est pas plus mal. Je peux enfin être à nouveau seul et me plonger dans mes pensées.

Malgré les mots de Fandaniel, je ne suis pas inquiet pour toi. Pas besoin. Tu te relèves toujours. Et si ce n'est pas toi, tes compagnons, tes amis, le feront. Mais est-ce que se sont vraiment tes « amis » ? Ils savent bien que sans toi, ils ne sont rien. Sans toi, jamais vous n'auriez pu repousser la tentative d'invasion de l'escouade de Gaïus et de son Ultima Arma. Sans toi, Ishgard serait tombée sous l'assauts final de Nidhogg et la Guerre du Chant des Dragons aurait eu un dénouement bien différents. Sans toi, jamais Doma, ni Ala Mhigo n'aurait été libéré de l'occupation de Garlemald. Et j'imagine facilement que, sans toi, tes « amis » n'auraient jamais pus sortir vainqueur de vos dernières aventures. Tu es le symbole d'espoirs des continents d'Eorzea et de Doma. Tu n'es rien de plus qu'un symbole à leur yeux. Un être héroïque à admirer et dont on narre les batailles pour donner espoir, force et courage aux combattants. Ils ne voient que ce que tu représentes. Ils ne te voient pas toi. Contrairement à moi.

On ne connaît jamais aussi bien quelqu'un que lorsqu'on l'a affronté sur un champs de bataille. Là, tout y est vrai. Pas de faux semblant à montrer. Pas de politique assommante à écouter. Juste la vérité. Aussi cruelle, monstrueuse, belle ou hypnotisante soit elle. Juste la vérité des armes qui s'entrechoquent. Juste des corps qui bougent librement et sans chaînes. Juste des âmes qui s'expriment de la plus primaire et belle des manières. Avec toute la sauvagerie et la bestialité dont les humains ont été doté.

Par trois fois, on s'est affronté. Par deux fois, je t'ai laissé la vie sauve. Et pour la dernière fois, tu m'as battue. Mais à chaque fois, tu as réveillé quelque chose en moi. À cet époque, j'aurais été incapable de nommer ça. Mais maintenant, je sais. J'y ai suffisamment réfléchis. Tu as fait déferler dans mes veines un océan de passion tel, qu'il a causé ma déraison, ma déroute et ma déveine. Je ne savais pas ce que c'était et pourtant, contre toute raison, j'y ai plongé doucement sans qu'aucune main ne puisse me retenir. Lentement, mais sûrement, je m'y suis noyé. Et ce, sans le moindre remord. Tu m'as détruit. Et tu n'as de cesse de le faire chaque fois que je pense à toi et que je me rappel nos trois seules rencontres. Et, évidemment, tu vas continuer à me détruire tant que je n'aurais pas goûté une ultime fois à l'ivresse de cette danse folle que sont nos affrontements.

Je me souvient encore de notre première rencontre... Suite au plan d'un de mes soldats un peu plus intéressant que les autres, nous avons attaquer votre camps de résistant caché dans l'étendue de Rhalgr. Je venais de passer au fil de mes lames quelques uns de tes compagnons d'armes. Ils ne faisaient vraiment pas le poids face à moi. Puis, dans cette sombre nuit, une nouvelle proie est apparue. Sans peur, elle s'est dressée face à moi, anciennement Zenos yae Galvus général de la Douxième Légion Impériale de Garlemald et fils du désormais feu Empereur Varis zos Galvus, s'est armée de ses chakrams et a commencé à danser face à moi. Je dois bien avouer avoir été intrigué au début. Puis finalement, ce n'est plus seule que ma nouvelle proie a dansé. Tu m'as entraîné dans ton étrange danse. Mais tu n'étais pas à la hauteur. C'est sans grand mal que je t'ai tranché de ma lame. Mais contre toute attente, mon coup ne fut pas mortel. Et mon katana se brisa. Peut être est-ce ça qui m'a convaincue d'en rester là pour cette fois. Il était en bon état au début de notre combat. Et je l'ai manié à la perfection. Ça ne voulait donc dire qu'une chose. J'avais trouvé une proie suffisamment forte pour briser mon arme au combat. Je me souviens avoir ressentit un frisson d'excitation à cette simple idée. Mais j'avais déjà connu de nombreuses déceptions également. Malgré tout, durant ce bref combat, il m'a semblé ressentir cette fameuse « excitation du combat » que comptait les livres de mon adolescence. Et cette impression s'est confirmée lors de notre deuxième affrontement sur le sol Domien. Bien que j'ai encore vaincu, tu t'es montré digne de ma nouvelle lame. Par soucis d'honnêteté, je le confesse néanmoins... Je t'avais oublié. Quel idiot j'ai été pour avoir oublié une proie aussi prometteuse. C'est néanmoins grâce à cet affrontement sous le ciel nocturne de Doma, que j'ai réalisé le lien qui nous unissait, toi et moi. Alors que je m'apprêtais à t'abattre de ma nouvelle lame, un morceau de mon casque s'est brisé. Et tu as alors posé sur moi un regard que je ne saurais oublier. Tant de sentiment y était mélangés... Des sentiments bien loin de l'image que tous ceux qui t'adulent ont de toi...

C'est là que j'ai réalisé pourquoi j'avais épargné ta vie la dernière fois. Et c'est également là, que je t'ai dévoilé mon visage pour la première fois. Que tu as pu observer sans la barrière de mon casque, la « bête monstrueuse » que je suis selon la majorité des humains et selon mon feu père également. J'imagine que mon apparence à dû te surprendre à cet instant. Un visage semblable à n'importe quel hyurois et sans la moindre déformations ni cicatrice mais dont la présence du « troisième oeil » sur mon front, typique des garlemaldais, confirmait mes origines. Des yeux bleus tout ce qu'il y a de plus normal et de longs cheveux blonds et lisses. Rien de monstrueux finalement. Une apparence des plus normales. A quel point mon apparence t'as surprise ? T'as-t-elle seulement surprise ?

Quoi qu'il en soit, à cet instant, je n'ai souhaité qu'une chose. Que tu ailles jusqu'au bout de toi-même pour rester en vie. Quoi qu'il arrive. Tu es le seul être sur cette planète capable de faire s'échauffer mon sang et embraser ma chair. Grâce à ce deuxième combat, tu m'as fait retrouver une chose que j'avais perdue dans mon enfance. Le plaisir. Ce combat... Cette danse... Appelle cela comme tu le veux ma chère proie... Malgré ma victoire, cet instant intense entre nous deux m'a fait éprouvé du plaisir dans ce monde qui était devenu las, morne et rompu depuis si longtemps.

Malheureusement, nous avons été interrompu par ses sauvages domiens. J'avoue avoir un peu hésité. Mais finalement, j'ai choisit de te laisser fuir. C'était bien plus intéressant. Ainsi, tu pourrais récupérer des blessures que je t'ai infligé et t'endurcir un peu plus. Ainsi, lors de notre prochain affrontement, le plaisir n'en serait que plus intense.

Et je n'ai pas été déçu. Lors de notre dernier affrontement, ta force était phénoménale. Jamais auparavant je n'avais ressentit autant de plaisir. Cette danse que tu m'as offerte était magnifique. Fantastique.

En plus de cet intense plaisir, quand mon regard c'est posé sur toi, qui était au bas des marches du trones d'Ala Mhigo, j'ai enfin sentit ce sentiment de danger intense. Tes griffes étaient devenues si acérées qu'elles auraient pus m'arracher la gorge d'un coup si j'avais fait le moindre faux pas. Enfin, tu étais devenue la proie parfaite. Tu étais tel une bête que je pouvais chasser et qui, à tout moment pourrait me tuer. Tes crocs étaient enfin aussi acérés que les miens.

Je t'ai alors invitée à me suivre et t'ai souris. Un sourire d'excitation. Un sourire d'enfant pressé d'ouvrir un cadeau qu'il attend depuis déjà trop longtemps. J'avais déjà choisit le lieu de ce que je pensais être notre dernier affrontement. Avant de me retourner pour te guider, j'ai surpris ton regard. Manifestement, tu ne t'attendais pas à ça. Tant mieux. Je suis moi aussi plein de surprise ma chère proie. Durant tout le trajet, tu n'as pas dit un mot. Ça m'as quelque peu chagriné. Nous étions seuls. Aucun témoins. Tu aurais pu me dire tout ce que tu voulais. Être totalement toi. J'aurais apprécié t'entendre. Mais tu n'as rien dit. Tant pis. J'ai tout de même aimer cet instant intime de calme avant la tempête de sang qui se préparait entre nous. Cet instant où j'étais en présence d'un être que je considère comme mon égal. Et où je lui ai montré mon dos sans la moindre crainte. Tu aurais pu me tuer à cet instant si tu l'avais voulu. Mais tu ne l'as pas fait. Car, tout comme moi, ce n'était pas comme ça que tu voulais en finir. Tout comme moi, c'est un duel que tu voulais. Un duel entre deux bêtes féroces aux crocs et aux griffes aussi acérés l'un que l'autre. Enfin, nous allons pouvoir combattre tranquillement toi et moi. Enfin nous pourrons danser en harmonie jusqu'à ce que l'un de nous deux fasse un faux pas et s'effondre.

Et finalement, nous sommes arrivé au jardin céleste. Ce jardin perché au sommet du palais d'Ala Mhigo et que l'ancien roi avait fait construire pour son épouse en y faisant venir plein d'animaux et de plantes afin que celle-ci n'est pas le mal du pays. D'aucun jugerais ça romantique. Personnellement, et comme je te l'avais confié, ce n'est pas à mon goût ce genre de chose. Cela-dit, cela m'a permis de maintenir prisonnier le Primordial Shinryu en ce lieu. Au vu de sa taille, il m'aurait été difficile de trouver un autre endroit. Ce Primodial, l'incarnation de la destruction, tu l'avais déjà croisé. Je le savait. Et sa présence ne semblait pas vraiment t'enchanter. Où peut-être était-ce le fait que je parlais soudainement un peu trop ? Mais comment ne pouvait-je pas parler autant alors que je n'avais jamais autant pris mon pieds ? Je l'admets. J'ai agis comme un enfant à cet instant. Mais j'étais déjà au septième ciel alors que notre combat n'avait même pas encore commencé. Et là, pour la première fois, je t'ai entendu parlé. Je t'ai certes un peu forcé la mains en te posant une question. Mais tu aurais pu ne pas y répondre. Et pourtant, tu m'as accordé ce plaisir. Ta voix résonne encore comme une douce mélodie à mes oreilles. Oh bien sûr, je t'avais déjà entendu grogner ou gémir durant nos deux précédents face à face. Mais tu ne m'avait jamais adressé la parole. Et quelle joie cela m'a procuré ! En réalité, peut m'importait ta réponse. Je voulais juste entendre ta voix. Et comme d'habitude, tu ne m'as pas déçu.

Et j'ai alors pu t'expliquer la raison de ma force surhumaine. Gaius avait écrit des rapport sur le pouvoir de l'Echo que tu possèdes, toi, et quelques rares élus. En apprenant son existe je l'ai étudié et j'ai trouvé le moyens de l'obtenir, moi aussi. Et grâce à lui, j'en était sûr, je pourrais asservir les Primordiaux à ma volontée. À cet époque, je croyais encore que l'empire voulait les anéantir par crainte. Pff... Quel vaste blague. Aussi vaste que l'existence même de cet empire.

Mais peu importe. Suite à cela, je ne sais pas trop ce qu'il m'a pris. Je t'ai fais cette proposition insensé. Puisque nous sommes tout deux des êtres unique, pourquoi ne resterais-tu pas à mes côtés ? Tu es le seul être qui puisse me comprendre. Ainsi, si tu acceptais, nous pourrions chasser ensemble autant qu'il nous plaira. J'avoue encore être indécis à ce sujet. Ce que j'aime plus que tout et qui me procure du plaisir, ce sont nos affrontements. La perspective qu'au moindre relâchement de ma part tu enfonceras tes crocs tranchants dans ma chaire, et la lacérera de tes griffes acérés. Néanmoins... Toi, tu ne combats pas. Tu danses. Oh bien sûr, sur un champ de bataille, tu es redoutable et tes pas sont sans la moindre hésitation, même quand tu improvises. Mais la danse peut autant se pratiquer en solo qu'en duo... Peut-être qu'au fond de moi,je me suis imaginé que tu m'accepterais comme ton vrais partenaire de danse ? Décidément... c'est risible. Pour qu'une infime part de moi puisse penser une telle idiotie, c'est bien que tu as réussi à me détruire en partie.

Bien sûr, ta réponse fut sans appel et me fit plaisir. Tu préférais la mort à ma compagnie. Et ça ne m'étonnes même pas. Après tout, toi et moi, on se ressemble énormément. Tu savais et sais que notre affrontement est inévitable. Tout comme moi, tu es obnubilé par l'idée de m'affronter. Tu l'étais aussi ce jour-là. Je me demande... Quand on sera de nouveau face à face... Ton corps tremblera-t-il à nouveau d'impatience ? Je l'espère... Auquel cas, je saurais comment te motiver... Je te connais bien après tout...

Enfin... Suite à tout cela, j'ai prouvé ma théorie. J'ai détruit la prison de Shinryu et les asservis à ma volonté en fusionnant avec lui. Une expérience des plus étranges mais qui m'a permit de connaître le plaisir le plus immense de ma vie. Notre affrontement était sublime. Parfait. Digne de mes rêves les plus fous. Et, l'avoue sans honte, depuis que j'ai récupéré mon corps aux mains de cet Ascien nommé Elidibus, la recherche de ressentir à nouveau ce plaisir incommensurable avec toi est devenu mon obsession. Mon péché. Un désir fou qui n'a de cesse de me tourmenter, de me tourner en dérision, de me déchirer et de me hanter jour et nuit et ce, jusque dans mes songes lorsque ce n'est pas de l'Apocalypse que je rêve. J'ose espérer que tu me pardonneras cette comparaison, mais, à mes yeux, tu es comme cette petite marchande d'illusion que j'avais nommé gouverneur de Doma. Beaucoup se retournaient sur son passage et la désirait pour satisfaire leur bas instincts primaires. Elle leur vendait le rêve qu'il désirait. Une belle femme dans leur lit. Moi, je réagis à la moindre mention de tes actes ou de ton nom et te désir pour satisfaire les plus bas instincts animal humain qui m'habitent. Te savoir en vie, quelque parts sur cette planète, me vend le rêve que je désir. Te revoir et t'affronter une ultime fois de toute mes forces. Et peu m'importe qui dominera l'autre à la fin. Là est mon obsession. À l'heure d'aujourd'hui, je ne vis que dans l'attente de voir à nouveau voler tes atours et que tu danses et que tu me parles !

Tu m'as détruit ma chère proie. Tu m'as détruit...

Et ce que je pensais être mes derniers instants ? Tu t'en souviens ? Pourquoi je pose cette question ? C'est évident que tu t'en souviens. Ce n'est pas le genre de chose que toi, tu oublierais aussi facilement. Certainement pas avec des yeux comme les tiens. Je me souviens encore de tes yeux avant que les miens de se ferment.

Tu m'avais vaincus. Enfin. Shinryu et moi nous étions séparés et j'étais désormais face contre terre, dans ce parterre de fleurs rouges, roses et blanches. J'ai pu entendre deux de tes « amis » arriver à tes côtés et s'enquérirent de ton état. La mhigoise et le jeune élézéen. Toi, malgré quelques blessures relativement minime et de la fatigue, tu allais bien. Mais moi... Moi, j'ai peiné à me relever. Mes blessures étaient profondes et douloureuses. J'étais passé de chasseur à proie. À cet instant, j'étais aussi comblé que frustré. Quel étrange sensation. Cela dit, je n'avais aucun regret. Notre affrontement avait été formidable. C'était mon plus beau combat. Et c'était la première fois que je me sentais si léger... En revanche, cet état de fait ne sembla pas plaire à ton « amie » mhigoise. Quelle petite idiote ignorante. Pourquoi pleurer des victimes ? Un Homme doit être prêt à sacrifier sa vie pour mériter d'exister. A chaque souffle que nous prenons, quelqu'un ou quelque chose doit supporter le poids de nos existence. Et ça, toi, tu le sais mieux que quiconque n'est-ce pas ?

Mais à cet instant, tout cela n'avait plus d'importance à mes yeux. J'étais devenus l'acteur d'un combat épique. Et c'est parce que j'avais mis ma précieuse vie en jeu, que j'avais pu atteindre l'extase grâce à toi. Mon cœur n'avait battue durant toute ces vingt six années que pour cet instant. Vraiment. Je n'avais aucun regret.

C'est bien pour cela que je n'ai pas hésité un instant à posé le tranchant de mon katana sur ma gorge et à te transmettre mes derniers mots. À toi, grâce à qui, pour la première et seule fois, m'a permis de savoir ce que c'était que d'avoir quelqu'un que l'on pouvait appeler « ami ». J'étais si serein et léger en cet instant. Et j'ai vu ton regard. Comme toujours, il débordait de nombreuses émotions. Mais j'y ai perçu de la surprise et du choc lorsque, d'un geste net, je me suis tranché la gorge. Et avant de m'écrouler et de perdre conscience, je crois même y avoir perçu de la peine. M'as-tu pleuré ? Étais-tu triste de ma mort ? Où est-ce de me voir mettre moi même fin à mes jours qui t'a fais de la peine ?

Allons bon... Voilà que je me soucis de tes sentiments à mon égard maintenant... Regarde donc ce que tu as fais de moi. J'étais l'homme le plus crains et le plus puissant de l'armée impérial de Garlemald. Quel triste farce...

Moi qui me croyait comme l'hiver éternel, glacial et impitoyable du Coerthas, me voici comme un de ces arbres vert et pleins de vie de Gridania.

Moi qui me croyait de fer contre contre le feu de la chair, voilà que je m'enflamme et me consume au simple souvenir de ton regard si vivant que j'admire à chaque fois que je te revois dans mes songes. Tes yeux qui me hantent et qui portent en eux bien plus de mystère que la lune que j'ai choisis pour être le théâtre de notre ultime affrontement.

Bon sang ! Vois ce que tu m'as fait ! Tu m'as détruit.

Au jour d'aujourd'hui, dit moi, qui de toi ou de moi est réellement la proie ? Je suis comme une bête trop curieuse qui s'est prise la patte dans le piège d'un chasseur qu'elle voulait chasser. J'ai beau me débattre, il n'y a rien à faire. Plus je me débat et plus je m'embourbe dans ton piège. Tu parles peu mais tes yeux expriment tant.

Tu m'as détruit. Et ça, j'aurais pu le prédire dès le premier jour. Dès la première nuit.

Tu m'as détruit.

À présent, tu n'as plus le choix. Tu vas devoir me détruire totalement.

À présent, je n'ai plus le choix.. Je me suis brûler les ailes en m'approchant trop près de la lumière que tu es.

Tout ce qu'il nous restent à faire, c'est à nous préparer pour l'affrontement à venir.

- Bien, il est temps d'aller s'équiper pour la chasse. Il me faut une arme digne de ce nom si je souhaite t'affronter comme il se doit...

Sortant enfin de la spirale infernale de mes pensées, je me leva alors du trône sur lequel j'étais négligemment avachis depuis de longues minutes. Ou peut-être était-ce des heures ? Peu importe. Je laissa tomber au sol ce katana avec lequel j'avais tenté de mettre fin à mes jours et qui n'était plus vraiment approprié désormais. Non, maintenant, j'avais besoin d'une nouvel arme. Une arme digne de toi. Une arme qui sera parfaite pour notre ultime affrontement. Sans remord, je partis de la salle du trône en marchant droit devant moi, écrasant au passage cette lame désuète, la brisant en deux. La détruisant.

Hm... Un simple pas en avant à suffit à la détruire ? C'est donc si facile ? J'ose espérer que toi, tu ne seras pas aussi facile à briser...


Voilà !

J'espère que votre lecture vous aura plu ! ^^

Par ailleurs, pour ceux, qui se le demande, la chanson qui m'a inspiré ce texte est "Tu vas me détruire" de la comédie musicale "Notre-Dame de Paris" et qui est interprétée par Daniel Lavoie.