Un moment sympa

La vérité pour des raisons évidentes j'ai arrêté d'écrire sur HP. C'est vraiment sorti de nulle part, juste grâce à Rox. J'ai jamais écris de wolfstar avant ça risque pas de recommencer donc voilà, profitez c'est cadeau salut bisous.
Allez lire ses AU sur twitter c'est ~foxncie !

TW : questionnement bisexuel


Alors ça sortait de nulle part. Vraiment, c'était venu comme ça comme un sort en pleine tronche. Il s'était comme réveillé un matin et plus rien n'était pareil. Il ne savait même pas comment décrire. Ça tournait dans sa tête, du matin au soir et il n'arrivait plus à réfléchir convenablement.

L'ambiance était bizarre ces temps-ci toute façon. James se barrait des fois on sait pas trop où et rentrait tard en mode je m'entrainais un peu au loin tout seul tu sais frère j'avais besoin de voler, Peter était fuyant et puis du coup y avait Remus dans un coin de la salle commune qui rayonnait.

Qui rayonnait non mais vraiment n'importe quoi lui.

C'était peut-être le soleil, ça faisait ressortir ses yeux. Ou alors c'était ses cheveux qui avaient trop poussé, ça lui faisait des mèches qui retombaient sur son front.

C'était compliqué. Sirius ne parvenait plus à réfléchir ni à mettre des mots sur ce qu'il pensait. Il se dit que ça allait passer, ils avaient plein de trucs à penser et puis toute façon la pleine lune arrivait la semaine prochaine.

C'était peut-être simplement ça en vrai. C'était possible. Il se renseignerait.

Lily avait cru s'étrangler en le voyant à la bibliothèque et travailler sérieusement. Alors bien sûr il avait claqué ses livres devant elle, il ne faudrait pas qu'elle se doute de quelque chose. Ça ne concernait qu'eux, ils avaient été clairs. Il avait prétexté un devoir à rendre et même dans sa bouche ça sonnait faux.

Les jours étaient difficiles parce qu'il se surprenait à dériver son regard, à fixer Remus sans vraiment comprendre pourquoi, à guetter son sourire en coin si particulier, à chercher l'éclat dans ses prunelles et en même temps à rester éloigné parce que c'était un peu bizarre quand même.

Ils se connaissaient depuis longtemps, trop longtemps. Alors pourquoi que donc que ses pensées étaient différentes c'était la question. Il manquait de réflexion. Il se cherchait des excuses pour ne pas l'évoquer, devint distant et même Peter se mit à capter que l'ambiance avait changé.

Et puis la pleine lune arriva et si la nuit se passa étonnement bien compte tenu de la gravité des évènements, le matin les trouva épuisés sur le sol de la cabane hurlante, Remus nu blotti contre lui.

Son souffle lui manquait et son corps semblait si chaud contre le sien qu'il n'osa pas bouger de longues minutes durant. A part sa main qui caressait ses cheveux doucement. Il écoutait sa respiration, écoutait son cœur, respirait son odeur. Il sentit l'herbe mouillé, le vent frais et éternua bruyamment, ce qui réveilla les autres en sursaut. Il y eut des rires et bon sang se dit-il alors qu'est-ce que Remus est beau quand il rit.

Et là c'était officiel il était perdu.

Il avait embrassé des filles avant, il avait trouvé des filles jolies. Il était bizarre à trouver un autre garçon, son ami joli. On ne pouvait pas à la fois admirer les filles et les garçons, ça ne se faisait pas. Il ne se comprenait pas et il n'osa pas en parler sur le moment.

Parce qu'il n'aurait pas pu en parler à Remus, ce qui était ridicule parce qu'il avait toujours tout dit à Remus, encore plus qu'à James parce que Remus avait une façon de l'écouter et de lui répondre, des idées aussi belles que ses yeux et vraiment il faudrait qu'il arrête ça, ça en devenait troublant. Pas à James non plus. Il se dit qu'il n'aurait pas compris.

Peter avait haussé les épaules.

"Pourquoi ça serait pas possible ?"

"Mais parce que, c'est … c'est comme aimer les chats et les chiens, c'est pas logique !"

"Pourquoi pas ? insista Peter en reprenant une parte de tarte. Regarde Marlène, elle a un chat et pourtant elle crie de joie dès qu'elle voit un chien."

"Bon mauvais exemple, c'est comme … c'est comme vouloir être attrapeur et gardien en même temps, ça se contredit" tenta d'argumenter Sirius.

"Pourtant au dernier match c'est James qui a empêché Erlot de marquer en lui rentrant dedans."

"Tu m'aides pas Wormtail."

"C'est toi qui t'aides pas. Si t'as envie d'embrasser un garçon bah embrasse le et tu verras. Tu te poses pas trop de questions d'habitude."

C'est que ce n'était pas n'importe quel garçon, c'était Remus, qui venait de rentrer dans la Grande Salle avec sa cravate défaite là et vraiment c'était n'importe quoi. Il partit en courant, laissant les autres interloqués.

Il continua un moment de penser que ce n'était pas normal. Il réfrénait ses pensées, gardait pour lui ses envies et ses désirs. Il y eut des jours comme ça, étranges. Et puis cette soirée dans la salle commune.

Qui était l'abruti à lancer ce jeu, on ne saura jamais. Mais c'était un jeu idiot qu'il regrettait déjà. Il fallait énoncer une vérité nous concernant mais ceux autour de la table pour qui c'était un mensonge devait prendre une gorgée d'alcool. Idiot.

Dorcas leva son verre en regardant Lily dans les yeux.

"Je n'ai jamais eu un crush sur quelqu'un autour de cette table."

Alors Sirius avait vraiment manqué un épisode parce que la rousse rougit un peu et but de son verre alors que James descendait allègrement le sien avant de rire un peu. Ce n'était plus un secret pour aucun Gryffondor que son ami aimait Lily et qu'il la courtisait mais l'inverse était nouveau. Mais cette histoire-là n'intéressa pas les protagonistes sur le moment.

Sirius Black n'avait jamais fait preuve de subtilité. Mais sa réaction atteignit des sommets d'évidence.

Il se figea, serra sa bière, leva les yeux vers Remus qui le regarda un instant sans comprendre, puis ferma la bouche, regarda le sol et se leva pour courir hors de la pièce.

Vraiment aucune délicatesse. Il se retrouva près du saule cogneur sans même s'en rendre compte.

Il sembla réaliser pleinement qu'il avait des sentiments pour Remus, plus que de l'amitié. Il éprouvait du désir pour l'autre garçon. C'était encore un peu tôt pour évoquer l'amour mais on pouvait sans risque parler de frémissements.

Il leva les yeux au ciel, cherchant les constellations pour se rassurer et calmer cette panique qui avait envahi son corps. Il se força à respirer doucement pour reprendre le contrôle comme pendant ses entrainements à la métamorphose. Et puis il y eut un cri derrière lui.

Remus en forme humaine n'était pas très rapide. Mais il l'avait suivi. Et ses joues étaient roses, par le froid de la nuit, la force de sa course ou quoi d'autre. Sirius se mordit la lèvre inférieure.

"Bah alors Rem' t'as lâché ta bière.

"La ferme ! Hurla l'autre, éssouflé. C'était quoi ça ?"

"Quoi ?"

"Quoi quoi ? Fais pas le con Black !"

Les deux garçons s'observèrent. Ah cet éclat dans ses yeux vraiment. Sirius se sentit si faible. Il ne comprenait toujours pas. Il s'était demandé ce qu'il aurait fait si Remus aurait été une fille ou s'il aurait développé des sentiments pour une autre de ses amies, Marlène par exemple. Il n'aurait sans doute pas autant hésité parce qu'il aimait les filles. Les filles et leurs longs cheveux qui laissaient flotter leurs parfums, les rondeurs sous les vêtements, les rires délicats, les jambes sans collants en été.

Mais Remus, qui le regardait avec cette lueur, ses mèches de cheveux longs devant ses yeux, ses lèvres, sa peau blanche. Il ne comprenait pas et il restait là comme un con à réfléchir dans le vide.

L'autre se rapprocha. Trop près, il pouvait voir les poils repousser sur son menton.

"Black. Je te parle."

"J'entends."

"Putain Sirius tu … t'es chié. T'es … t'es chiant bordel de …"

Il n'était pas le seul à ne pas comprendre songea-t-il en voyant Remus perdre aussi son calme et bafouiller, jurer devant lui. Il se dit que ça les dépassait peut-être et qu'en fin de compte Peter avait raison.

Sirius avait eu envie d'embrasser un garçon. Pas n'importe quel garçon, Remus Lupin. Alors comme Sirius n'avait jamais su faire preuve de subtilité, il se rapprocha également de Remus, laissant leurs deux corps se toucher. Il rapprocha sa bouche et, après un dernier regard, la posa sur celle de l'autre.

Il ne comprit pas sur le champ. Ce ne fut pas une grande révélation. Il apprécia l'instant et l'apprécia même encore plus quand les mains de Remus se collèrent à ses hanches, le tirant plus près de lui.

Ce fut un moment sympa.

L'histoire ne dit pas que James aussi voulu courir après Sirius mais que Peter le retient par un plaquage au sol qui lui aussi entra dans la mémoire.


J'ai laissé la fin comme ça parce que je n'ai pas d'arguments. Commentez on en parle.