Note de l'autrice : Nous allons rencontrer Ty (et c'est le pire, la même sorte de générique TW s'applique sur ce chapitre comme l'ont appliqué toutes les mentions de lui depuis le début) et voir Tony essayer de rassembler les morceaux de sa vie, et de doux câlins à la fin, parce que qui peut résister à être au milieu d'un sandwich de super-soldats ?
Note de la traductrice : Salut ! Que dire de plus ? Ce chapitre est tellement bien, dans le fait de rencontrer Tony et de voir à quel point il veut juste redevenir ce qu'il était avant Ty. De même, nous rencontrons trois autres personnages dont un qui sera essentiel dans la suite de l'histoire ! Et un autre que nous recroiserons plus tard... Et on voit bien à quel point Ty est horrible et ne mérite certainement pas le nom de Dominant. Plutôt d'abruti, pour moi. Enfin... Si vous aimez, n'hésitez surtout pas à laisser un petit mot, ou un émoji de ce que vous avez ressenti ! ; ) Cela me fera toujours plaisir. Et merci beaucoup pour tous les favoris et les mises en alertes, tout ça me fait énormément plaisir, et je ne regrette pas d'avoir traduit cette fanfic (que j'ai moi-même adorée !) Je suis vraiment contente qu'elle vous plaise, alors: Enjoy !
Chapitre 6
« Merci d'appeler Haven Way Taxi Service, vers qui dois-je diriger votre appel ? »
-Bonjour. »
Tiberius fit défiler les relevés de cartes de crédits sur son téléphone jusqu'à ce qu'il ait celle qu'il cherchait :
« Je m'appelle Tiberius Stone, et ma carte de crédit a été utilisée pour payer une voiture de votre entreprise pas la nuit dernière mais celle d'avant. La facture sur ma carte de crédit est d'un ticket d'exactement un dollar et je vais être honnête, je ne comprends pas pourquoi.
- , et comment puis-je vous aider avec ça, Monsieur Stone ?
-J'aimerais savoir exactement où cette voiture est allée et si vous avez une vidéo surveillance dans la voiture de la personne qui m'a volé ma carte de crédit et l'a utilisée pour payer la course, je l'aimerais également. » Tiberius fit pianoter ses doigts sur le bureau massif en acajou qui prenait la plus grande partie du bureau. « Je suspecte que le voleur est un homme, cheveux bruns, yeux bruns, pas très grand, j'apprécierai si vous pouviez me valider cette information.
-Oh », la voix enjouée de l'autre côté de la ligne hésita, glissant vers un ton plus méfiant. « M. Stone, Haven Way Taxi Service est utilisé par des individus qui cherchent une voie pour se sortir d'une relation malsaine. Pour maintenir leur sécurité et la sécurité de n'importe qui d'autre impliqué, nous ne divulguons aucune sorte de dossier au public sans l'ordre d'un juge.
-… J'ai dû mal comprendre », le Dom travailla pour garder son volume de voix. « Vous êtes un service de taxi pour quoi exactement ?
-Si je puis être honnête, monsieur, si vous avez à demander pourquoi quelqu'un appelle notre service, vous êtes exactement le genre de personne que nous aidons les autres à éviter. »
Tiberius grinça des dents si fort qu'il pensa risquer d'en casser une et jeta son téléphone d'un coup fort contre le bureau, cassant la vitre et terminant efficacement l'appel.
« Tiberius ! »
Un éclat de rire retenti depuis le canapé en cuir hors de prix le long de l'autre mur et Tiberius cassa son téléphone en deux sous la colère.
« Ton précieux petit Soumis a fui ? Appelé ce stupide service sécurisé de Haven Way et déguerpi ? »
Sunset Bain ne riait pas beaucoup mais une Dom femelle riait à présent au visage de Ty.
« Et cette petite pute qui t'a répondu au téléphone sait que tu dois être le connard que ce pauvre et innocent Soumis fuit ? »
Sunset pencha sa tête en arrière et gloussa absolument, et pour la énième fois dans leur longue relation professionnelle, Tiberius considéra brièvement l'hypothèse de briser la nuque de la femme. Ou au moins de la mettre à genoux et de forcer un bâillon dans sa bouche.
Ça devrait faire taire la salope.
« Tiberius. » Sunset était encore en train de ricaner alors qu'elle marchait paresseusement jusqu'au bar et ouvrait une bouteille d'eau. « Je ne peux pas croire que Tony t'es laissé dans un premier temps. Je pensais qu'après son caprice dans la boutique de bijoux ta scène disciplinaire l'avait remis sur les rails. Comment, par Dieu, a-t-il pu réussir à avoir l'idée de partir et d'y arriver ?
-Je ne sais pas, grogna Tiberius. Mais quand il reviendra à la maison…
-…s'il revient à la maison, corrigea-t-elle. Je pense que tu sous-estime ton Soumis. Ne te souviens-tu pas de qui il était avant que tu n'aies un contrat avec lui ? Les hommes Stark ne sont pas à prendre à la légère.
-Non, les Dominants Stark ne sont pas à prendre à la légère », Tiberius fit rouler ses épaules, faisant jouer sa mâchoire pour évacuer quelques tensions. « En tant que soumis, je détiens absolument tout de Tony, chaque centime que son cher vieux Père lui a laissé. Il n'a rien sans moi, et aucun Alpha dans le monde ne voudrait défier un contrat signé entre un Stark et un… »
Il se stoppa au milieu de sa phrase, ses yeux se plissant en réalisant.
« Ce Dom. Celui de la boutique de bijoux. Steve Rogers.
-Qu'est-ce qu'il y a avec lui ? », Sunset avait déjà l'air ennuyée par la conversation entière. « Et n'as-tu pas dit qu'il avait un Switch comme partenaire ? C'est bizarre, même pour quelqu'un qui ne suit pas l'Ancien Protocol Mondial.
-Si Tony est allé quelque part, il est allé vers eux, décida Tiberius. Et quand je trouverai ce Dom, je le déchirerai à moitié pour oser avoir touché mon Soumis. »
« Bonjour. »
Steve leva ses yeux de son café avec un sourire sur les lèvres quand Tony parla depuis la porte de la cuisine. Mais les mots lui manquèrent quand il vit Tony porter un autre de ses t-shirts, le tissu doux et gris ayant l'air chaud contre la peau de Tony, le col juste assez large pour montrer le haut des clavicules de Tony.
Les cheveux de Tony étaient travaillés avec seulement de l'eau, le manque de gel faisant s'affaisser les cheveux en de gentilles boucles à ses oreilles et même avec la détermination éclairant ses yeux sombres, le Soumis avait l'air toujours doux et agréable au toucher et innocent…
…et ça envoya presque le Dom sur ses genoux.
« Bonjour, mon ange, réussit-il à dire. Tu as l'air exceptionnel ce matin.
-Tu peux empaqueter des vêtements dans les poches sous mes yeux, l'informa Tony et le trait d'esprit inattendu fit rire Steve de surprise. C'est embarrassant et je suis désolé de le demander, mais j'ai besoin de demander d'emprunter un peu d'argent. J'ai des commissions à faire aujourd'hui et rien pour payer un taxi.
-Oh », Steve se fit violence pour arrêter de regarder le soupçon de peau là où son le t-shirt de Tony montrait son torse. « Oh Tony, bien sûr. De combien d'argent as-tu besoin ?
-J'ai besoin de cinquante et un dollar et quarante-trois cents, dit immédiatement Tony, et après une seconde de réflexion : Plus une addition de quinze pourcent pour un pourboire, donc cinquante-neuf dollars et quinze cents, mais je suppose que nous devrions arrondir ça à soixante.
-Bien », Steve haussa ses sourcils. « Je peux à peine parler avant le café et tu calcules les frais kilométriques, les tarifs des taxis et les pourboires ? Impressionnant.
-Je ne sais pas si c'est impressionnant », Tony rougit un peu à la louange. « Ce n'est certainement pas les maths les plus dures que j'ai jamais faites.
-C'est vrai. Un Master en ingénierie, comment ai-je pu oublier ? »
Steve posa son café et fouilla dans ses poches.
« Très bien j'ai hm… J'ai quarante… quarante et un, quarante-deux et un peu de monnaie. Tiens bébé, laisse-moi demander… » Il passa sa tête dans la chambre et appela :
« Bucky ?
-Captain ? », Bucky apparut dans la cuisine et envoya à Tony un doux sourire. « Oh, salut chéri, comment vas-tu ce matin ?
-Bien », les yeux de Tony tombèrent sur le torse nu de Bucky puis s'attardèrent sur les tatouages du bras gauche de Bucky. « Je vais bien, Sergent, merci. »
Les yeux pâles de Bucky s'illuminèrent avec une étincelle passionnée et Tony pensa qu'il allait soudainement presque suffoquer alors qu'il se corrigeait rapidement.
« Bucky. Je vais bien Bucky, merci. »
Steve jeta un coup d'œil aux deux avec un sourire illisible sur son visage avant de s'éclaircir la gorge pour briser le moment.
« Buck, Tony a besoin d'un peu d'argent et je suis à court de cash, tu en as ?
-Oh ouais, ouais bien sûr que j'en aie. » Bucky tapota à travers son pantalon et retrouva un rouleau de billets froissés.
« Là, prends ça Tony. Est-ce assez ?
-J'ai seulement besoin de soixante dollars », Tony déplia les billets et les compta rapidement puis essaya d'en rendre un peu à Bucky. « Soixante sera parfait.
- Garde-les pour avoir un peu de monnaie pour manger ou autre. » Bucky fit un signe de la main pour refuser la monnaie et accrocha son bras autour de la nuque de Steve pour ramener son Dom vers lui pour un long baiser.
« Je dois y aller ou je vais être en retard. Je t'aime.
-Je t'aime aussi. » Steve ramena Bucky pour un autre baiser avant que le brun puisse s'écarter complétement. « Passe une bonne journée.
-Je le ferai. »
Bucky but d'un trait le reste du café de Steve, essuya sa bouche, passa son t-shirt au-dessus de sa tête et souffla un baiser à Tony :
« Je vous vois tous les deux ce soir, d'accord ? Tony, j'ai écrit mon téléphone et le numéro de téléphone de mon bureau sur un papier et l'ai collé sur ta porte ? Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle-moi juste.
-Oh, je… » Tony commença à répondre, mais Bucky passait déjà la porte, criant « Bye ! » par-dessus son épaule alors qu'il y allait.
« Très bien alors. », Tony s'éclaircit la gorge et plia la monnaie dans sa poche. « Hum. Ou travailles Bucky ?
-Il est kinésithérapeute », Steve remplit de nouveau sa tasse de café et la leva pour la boire par petites gorgées, regardant Tony par-dessus le haut de la tasse. « Qu'as-tu à l'esprit, Tony ?
-Rien, dit Tony automatiquement avant de froncer les sourcils et de se corriger. Actuellement, je me demandais pourquoi tu n'allais pas au travail aujourd'hui. Et pourquoi tu n'y es pas allé hier. Je me demandais ce que tu faisais comme travail, et comment ça se faisait que tu sembles te faire ton propre emploi du temps. Toi et Bucky étiez à la boutique de bijoux au milieu de la semaine, habillés avec des vêtements décontractés la première fois que nous nous sommes rencontrés. Ça m'a pris des heures à revenir de mon subspace, mais aucun de vous n'aviez ailleurs où aller.
-OK. » Steve pouvait pratiquement voir l'esprit de Tony travailler, ses sourcils froncés et ses yeux s'assombrirent en réfléchissant. « Quoi d'autre ?
-Je suis resté dans l'appartement pendant presque quarante-huit heures, continua Tony. Toi et Bucky avez passé le jour ensemble quand j'étais assis dehors en train d'attendre, hier Bucky est allé travailler mais pas toi, et aujourd'hui encore, il est allé travailler mais tu es toujours dans ton pyjama à boire ton café alors qu'il est presque neuf heure du matin. J'ai dormi dans la seconde chambre, ce qui veut dire que tu ne l'utilise pas comme un bureau, ce qui signifie que tu ne travailles probablement pas depuis la maison. Donc… »
Tony s'interrompit et Steve sourit quand il vit le moment exact où le magnifique Soumis imbriqua toutes les pièces ensemble.
« Tu restes à la maison parce que je suis ici, dit Tony lentement. Tu as appelé le travail surement en faisant état d'un événement lié à un Soumis, et puisqu'il est contraire à la loi pour une entreprise de pénaliser un Dominant pour avoir besoin d'un temps de repos pour aider leur Soumis, tu n'es pas inquiet de perdre ton travail.
-J'enseigne l'Art et l'Histoire de l'Art à l'université, clarifia Steve. J'enseigne seulement du mardi jusqu'au jeudi, donc Bucky prend ses lundis de repos avec moi ce pourquoi nous étions là à la boutique de bijoux il y a quelques semaines. Et oui, j'ai laissé mes classes d'hier et d'aujourd'hui à mon assistant pour être à la maison avec toi.
-Mais je ne suis pas ton Soumis », Tony rencontra les yeux de Steve de façon continue. « Je t'ai dit que je ne voulais plus me soumettre pour personne de nouveau. Tu devrais être au travail.
-Je sais ce que tu m'as dit, dit Steve doucement, comme si entendre ces mots de la part de Tony ne lui faisaient pas l'effet d'un coup de poignard droit dans sa poitrine. Mais tu nous as choisis, Tony. Tu nous as choisis quand tu es revenu ici, ce qui veut dire que tu m'as choisi. Et ça devient ma responsabilité de prendre soin de toi, d'être là pour toi, de te fournir n'importe quoi comme n'importe quel Dom à moitié respectable avec un cerveau serait ravi de faire.
-Ravi », Tony cligna des yeux. « … Ravi ?
-Ravi, mon ange, confirma Steve. Tu as dit que tu avais des courses à faire aujourd'hui, aimerais-tu que je vienne avec toi ?
-…Non ?
-Très bien alors, je serais là quand tu reviendras à la maison », Steve prit une autre gorgée de café. « Et je ne te demanderais jamais de revenir à une certaine heure mais s'il-te-plait laisse-nous savoir si tu vas revenir après le diner pour que je ne m'inquiète pas.
-Comment…
-Là. » Steve devina la question de Tony et lui tendit son téléphone. « Le numéro de Bucky est en numérotation rapide sur la touche un, son travail sur la deux. Appelle-le et s'il est au travail, il m'enverra un email et me laissera savoir ce qu'il se passe. Il n'est pas verrouillé donc ne t'inquiète pas à propos d'un code ou de quoi que ce soit.
-Merci. » Tony regarda le téléphone et revint à Steve avec un sourire timide. « Je le ramènerai en un morceau.
-Je suis sûr que tu le feras », Steve leva son mug pour un faux salut. « Tu as besoin de quelque chose d'autre ? »
Tony eut l'air sur le point de demander quelque chose pendant la moitié d'une seconde, une moitié de seconde de se coller contre Steve et de lui demander de l'étreindre ou peut être juste à une moitié de seconde de l'appeler Captain, et le Dom blond retint sa respiration et attendit…
« Je reviendrai avant la nuit. », dit Tony à la place, et Steve cacha sa déception derrière un sourire :
« Apprécie ta journée, mon ange. »
La course en taxi jusqu'à la banque coûta à Tony exactement cinquante-neuf dollars et quinze cents, pourboire inclus, et Tony donna les soixante dollars avec un « Merci » murmuré et un sourire pour le conducteur amical.
C'était bizarre d'être debout dans le hall d'entrée de la banque dans les vêtements de quelqu'un d'autre, mais c'était encore plus étrange d'être quelque part en public sans Ty planant au-dessus de lui, et Tony ignora les regards en coin sur lui et sur son pantalon trop large et son t-shirt emprunté, marcha droit jusqu'à l'un des bureaux et annonça :
« Dites à Mademoiselle Potts que Tony Carbonell est ici pour la voir s'il vous plait.
-Je suis désolée », la banquière cligna des yeux plusieurs fois de stupéfaction. « Avez-vous téléphoné avant ? Ou un rendez-vous ? Mademoiselle Potts est très occupée et…
-Appelez et dites-lui que Tony Carbonell est ici, répéta Tony, levant son menton et essayant de trouver au moins une once de la dignité que Ty avait volée durant les cinq dernières années. Maintenant.
-Oui Monsieur. » Le sourire de la banquière était figé et condescendant, la Switch pensant évidemment qu'il n'y avait aucun moyen pour que la présidente de la banque Virginia Potts vienne voir un Soumis habillé dans de vieux vêtements. « Juste un moment s'il vous plait. »
Tony ne se laissa pas faire les cent pas, et il ne se laissa pas avoir de mouvements convulsifs ou s'agiter ou prendre un stylo et le tapoter contre sa paume comme il le voulait. Cinq ans avec Ty l'avaient soigné de la plupart de ses habitudes nerveuses, et juste maintenant Tony était un tout petit peu reconnaissant pour le niveau de self-control que le Dom avait inculqué forcé en lui.
Peu importait combien il voulait paniquer au fait d'être dehors dans le hall sans un Dom… Même un aussi infect que Ty qui au moins l'avait protégé des autres personnes – et peu importait combien il voulait cacher son visage derrière ses mains pour ne pas avoir à voir tous ces gens le regarder, Tony tint sa tête haute et se força à se relaxer assez pour retourner les regards curieux avec des sourires feints.
« Monsieur Carbonell. » La bancaire n'eut même pas la chance de dire à Tony que Mademoiselle Potts était sur le chemin avant que la directrice elle-même ne court presque dans les escaliers pour arriver dans le hall, ses talons hauts vertigineux claquant sur le sol alors qu'elle se précipitait sur Tony. « Oh hum… Voici Mademoiselle Potts.
-Tony. » Virginia Potts était au moins six centimètres plus haute sans ses talons, bien plus sur ses talons, ses cheveux rouges et ses yeux verts étincelants et ses habits parfaits, le genre de comportement Dominants qui faisait la plupart des autres Doms y réfléchir à deux fois avant d'ouvrir leur bouche en présence de la femme.
Mais elle était simplement Pepper pour Tony, et alors que la magnifique Dom se baissait et enroulait chacun de ses bras autour du corps de Tony, il commença à pleurer sans même y penser.
« Viens, mon amour. Nous pouvons faire ça dans mon bureau. »
Pepper engloutit la main de Tony dans la sienne et le tira dans les escaliers avant de pointer du doigt la fille derrière le bureau et d'ordonner :
« Pas d'appel. Aucun. Je ne suis pas disponible.
-Euh, oui m'dame, Mademoiselle Potts.
-Viens, viens. »
Pepper poussa Tony jusqu'au second étage et dans son bureau, ferma à clef la porte derrière eux et puis agrippa Tony dans un câlin, enfonça son visage dans ses cheveux et pleura bruyamment.
« Hey Pep », murmura Tony et Pepper laissa échapper un rire étranglé qui ressemblait plus à un sanglot et le tint encore plus fort. « Ça fait longtemps qu'on s'est pas vu.
-Si tu fais des blagues juste maintenant… », le prévint Pepper et Tony frotta son dos, froissant son costume hors de prix entre ses doigts et se laissant à pleurer dans l'odeur familière, qui ressemblait à celle de la sécurité.
« Tony, où étais-tu ? »
Pepper se reprit finalement assez pour emmener Tony jusqu'à un canapé, enlevant ses chaussures et se collant contre lui.
« Ça fait des années, ça fait cinq ans depuis que j'aie ne serait-ce qu'entendu parler de toi ! La dernière fois que je t'ai vu ça a été quand Peggy est venu faire ce compte bancaire la nuit avant que tu n'aies ce contrat avec Ty et… »
La Dom s'immobilisa et Tony détourna le regard, baissa le menton et ferma les yeux.
« Ty, dit Pepper lentement. … Cinq ans, Tony ?
-Je l'ai quitté. » Tony essayait si si fort de garder sa voix stable sans qu'elle se brise. « Je l'ai laissé il y a quelques jours.
-Et tu n'es pas venu vers moi ? », Pepper avait l'air outragée, mais quand le Soumis vacilla dans ses bras, elle adoucit de nouveau sa voix. « Je suis désolée. Cinq ans de silence et je suis sûre que tu ne savais même pas si tu pouvais revenir vers moi. Je suis désolée. Es-tu en sécurité ? As-tu un endroit sécurisé ?
-Je suis en sécurité. » Tony ne voulait pas dire à Pepper qu'il était parti dans la maison d'un Dom ayant déjà un contrat et de son Switch, ne voulait pas lui dire qu'il était allé chez des étrangers complets à la place de quelqu'un comme elle qu'il connaissait le plus dans sa vie. « Je promets.
-OK », acquiesça Pepper et elle se pencha pour presser leurs fronts ensemble. « Si tu as besoin de quoique ce soit, Tony, quoique ce soit… S'il te plait laisse-moi le savoir. Que puis-je faire pour t'aider ?
-L'argent que ma tante Peggy a mis de côté pour moi. » Tony se pressa plus près avec un soupir tremblant, et la Dom fredonna quelque chose de confortable et doux dans son oreille. « Ty n'y a pas accès puisque ça a été fait avant que nous ayons ce contrat, mais il ne m'a pas laissé aller où que ce soit par moi-même depuis, donc je n'ai jamais été capable de l'utiliser.
-Ta tante a déposé de l'argent une fois tous les trois mois jusqu'à sa mort, et dans son testament il y avait des instructions strictes pour des dépôts mensuels sur ce compte. Tu as beaucoup d'argent. », confirma Pepper et puis plus bas… « Je ne t'ai pas vu à ses funérailles.
-Je ne veux pas parler de ça. » Les mots avaient un goût de cendre dans sa bouche, le souvenir de Ty qui l'enfermait à clef dans la chambre le jour des funérailles de Peggy était encore assez vif pour être douloureux. « J'ai assez d'argent pour prendre soin de moi-même ? Même sans mon Dom ?
-Plus qu'assez, lui assura Pepper et sans lâcher la main de Tony, elle le redressa et l'emmena jusqu'à son bureau pour accéder à son ordinateur. Dis-moi avec qui tu restes ?
-Je ne préfère pas. », déclara Tony, et même si les yeux verts de Pepper étincelèrent de curiosité, elle accepta sa réponse et acquiesça simplement. « Je suis en sécurité pourtant, ajouta Tony après une minute. Plus en sécurité que je ne l'ai été depuis vraiment longtemps.
-C'est tout ce qui m'importe maintenant. »
Pepper garda leurs doigts entrelacés et tapa sur son clavier avec sa main libre, entrant le code de sécurité et accédant au compte bancaire de Tony.
« Je sais que ça fait des années depuis que nous avons eu au moins un café ensemble Tony, ton oncle ne voulait pas que tu t'associe avec un Dom avec qui tu n'allais pas avoir de contrat et apparemment Ty ne voulait pas que tu t'associes avec qui que ce soit tout court… »
Sa voix se baissa sous la colère, et quand Tony vacilla de nouveau, Pepper fit un effort visible pour la ramener sur quelque chose de neutre.
« …Et je ne vais pas poser de questions sur ça, je promets. Mais j'espère que tu sais que tu peux venir vers moi pour quoi que ce soit, même maintenant, même après tout ce temps. »
Pepper ne dit pas que si Tony avait besoin d'un Dom pour l'emmener dans son subspace, elle ferait ça aussi. Elle savait juste avec l'étincelle dans les yeux de Tony qu'il ne voulait pas un Dom, et elle garda sa bouche fermée sur ça.
Il y avait eu un temps où Pepper avait pensé qu'elle et Tony pourrait avoir un contrat, un temps avant qu'Obadiah Stane n'ait rencontré Tiberius Stone et que, pour quelques raisons incompréhensibles, n'ait décidé de faire un contrat avec son neveu et ne repousse les autres simplement pour l'argent que le contrat Stark-Stone ramènerait à leurs compagnies respectives.
Mais ça avait été il y avait longtemps, et Obadiah avait depuis tout vendu de Stark Industries et s'était retiré quelque part au chaud, laissant Tony entre les mains de Tiberius, ne faisant pas attention qu'en tant que Soumis, Tony n'avait plus aucun droit.
Merci Dieu pour les miracles nommés Peggy Carter.
« Là, mon joli. » Pepper tourna l'écran et montra à Tony le compte bancaire que Peggy avait ouvert la nuit avant que Tony ne fasse le contrat, transférant le plus gros morceau de l'héritage dans un compte privé ouvert seulement à lui, un compte que son Dom ne serait jamais capable de toucher.
« Tu vois ça ? C'est le dépôt original, et ici c'est les additions qu'elle a faite, aussi bien les plus petites qui étaient stipulées dans son testament que les autres. Tu as assez d'argent pour louer ton propre appartement et aussi longtemps que tu vis raisonnablement, tu peux ne pas avoir à travailler, ce qui est bien parce que…
-…parce que beaucoup de gens pensent toujours que les Soumis sont trop instables pour travailler dans des circonstances professionnelles, finit Tony. Et même s'ils ne le pensent pas, Tony Stark a un contrat avec Tiberius Stone, et personne ne voudrait aller contre ses désirs et m'embaucher.
-C'est pour ça que tu te présentes sous Carbonell maintenant ?, devina Pepper et Tony acquiesça. C'est intelligent, Tony.
-Combien d'argent puis-je bouger un une fois sans attirer l'attention ? », Tony tapota l'écran, regardant les virgules et les zéros en rougissant. Il savait que Peggy lui avait laissé beaucoup d'argent mais il ne s'était pas attendu à autant. « Ty est impliqué dans la finance et depuis notre contrat, il doit avoir des alertes pour savoir si mon nom arrive sur une transaction bancaire de quelque sorte.
-Tu peux bouger n'importe quoi sous dix mille en une fois sans avoir à écrire quoique ce soit pour le gouvernement fédéral, répondit Pepper de manière autoritaire. Mais je peux ouvrir un nouveau compte pour toi avec une bonne part du dépôt initial, puis faire des transferts répétés sous la limite fédérale et il n'y aura donc pas de drapeau rouge pouvant être remarqué par qui que ce soit.
-Faisons ça alors.
-Pas de problème », Pepper commença à travailler immédiatement. « Je peux t'avoir une carte bancaire aujourd'hui et un petit peu d'argent pour toi et… »
Pepper continua de parler mais Tony ne fit pas attention à la plus grande partie de son discours, appréciant de se reposer contre son épaule et près de son champ de vision, en sécurité et heureux avec une Dom à qui il confirait sa vie.
Pourquoi ne suis-je pas venu vers Pepper après avoir quitté Ty ? Pourquoi suis-je parti chez Steve et Bucky à la place ?
Tony n'était pas encore prêt à répondre à cette question.
Ça prit seulement une heure à Pepper pour obtenir à Tony tout ce dont il avait besoin, mais la Dom le fit rester une heure de plus pendant laquelle elle commanda de la nourriture et ils s'assirent l'un contre l'autre sur son canapé en partageant divers plats à emporter et en parlant de n'importe quoi qui n'avait rien à voir avec Ty.
Pepper le laissa finalement partir, mais seulement après avoir parsemé de baisers tout son visage et demandé que Tony l'appelle.
« Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit », elle prit sa mâchoire entre ses main et le fixa dans les yeux. « Je le pense. Même si c'est juste pour avoir un avocat pour t'aider à casser ton contrat. Tu m'appelle. Promets.
-Je le ferai. », promit Tony et il l'embrassa pour lui dire au revoir avant de se rendre à sa prochaine course.
Avec de l'argent dans sa poche, Tony alla d'abord acheter un téléphone sans contrat, ajouta rapidement les numéros de Bucky et Steve dans les contacts ainsi que celui de Pepper de la banque, et après que ce fut fini, il prit un taxi jusqu'à une partie de la ville qu'il n'avait pas visitée depuis longtemps.
La sonnette à côté de la porte tinta juste comme il s'en souvenait, et même si les tenues des mannequins avaient changées, l'endroit avait l'air identique que quand il avait pris son costume pour sa première fête des anciens élèves, son premier bal de promo, son anniversaire des dix-huit ans, l'enterrement de ses parents, son vingt-et-unième anniversaire, sa cérémonie de contrat…
« Bien bien bien », une voix familière de derrière le comptoir et Tony sourit – sourit vraiment – pour la première fois depuis longtemps. « Si ce n'est pas Monsieur Tony Stark. Ça fait longtemps depuis que tu es venu pour un costume, fils. Que puis-je faire pour toi aujourd'hui ?
-Monsieur Lee. » Tony sourit au vieil homme, choqué par les cheveux blancs et les grandes lunettes. « Tu as l'air magnifique.
-Et tu ressembles à un clochard. » M. Lee poussa ses lunettes sur son nez et plissa les yeux vers Tony. « Es-tu en train de porter un pantalon de survêt de la marque de Wal-Mart ? Je ne savais même pas que tu connaissais cette boutique.
-Je hum, j'ai emprunté les vêtements de quelqu'un d'autre, expliqua Tony honteusement. Mais j'en aimerais vraiment quelques-uns pour moi.
-N'as-tu pas un Dom pour t'acheter ce genre de… », M. Lee laissa sa phrase en suspens quand Tony grimaça. « Ah. Je vois. Je suis vraiment désolé pour ça petit. »
Tony força un sourire courageux et secoua la tête.
« Je ne le suis pas.
-Oh, bien alors moi non plus ! », et aussi rapidement M. Lee changea d'attitude. « Qui a besoin d'un Dom ? Baisons-les ! Je vais te préparer correctement, viens derrière, tu connais le chemin. Dis, te souviens-tu de ce costume que je t'ai fait pour ton vingt-et-unième ? Tout de rouge brillant et de doré ignoble ?
-Je me souviens. » Tony prit un rouleau de tissu gris sombre et fit courir ses doigts dessus. « J'ai peur que mes goûts ne soient plus vraiment brillants et odieux.
-Eh bien, ils ne sont pas dépressifs et gris non plus. » M. Lee frappa le tissu hors des mains de Tony et le remplaça par un rouge sublime et profond avant d'aligner un noir riche et couleur bitume au-dessus.
« Tous les hommes ont besoin d'un costume noir et un Soumis revenu sur le marché a besoin d'un t-shirt dans la nuance viens ici rouge.
-Viens ici rouge ? », Tony se surpris lui-même en riant. « Est-ce là comment tu appelles cette couleur ?
-Nous pouvons l'appeler va te faire rouge si c'est plus en accord avec ton état d'esprit actuel ?, offrit M. Lee et il frotta gentiment le dos de Tony. Les Vieux Doms comme moi ne se préoccupent plus beaucoup de toutes ces affaires mais je sais encore comment traiter un soumis qui a besoin de retrouver le moral. Viens ici, sur le tabouret que je puisse prendre tes mesures. Il y a quelque chose de vraiment relaxant à propos de ce genre de chose, donc pose-toi juste et laisse-moi travailler, d'accord ? T'enlever ce faux pantalon de survêt et se mettre dans les vêtements que les Stark sont faits pour porter.
-Je suis juste Carbonell en ce moment, corrigea Tony et les yeux de M. Lee étincelèrent de tristesse à l'implication derrière ces mots.
-C'est très bien fils, tu reprends ce contrôle de quelque manière que ce soit. Récupérer ton nom et t'habiller de la manière que tu veux est un vrai bon commencement. »
Tony reprit le chemin de retour pour l'appartement à quatre heure de l'après-midi, et même si Steve lui sourit du canapé, Tony ne donna pas au Dom plus qu'un rapide signe de tête avant d'aller dans sa chambre empruntée et de fermer la porte.
Ça semblait fou, complétement ridicule vraiment, de se tenir debout devant le miroir étroit et d'essayer tous les vêtements qu'il avait acheté chez Monsieur Lee et les morceaux additionnels qu'il avait pris dans la boutique haut de gamme dans la même rue, mais Tony le fit.
Les jeans lui allaient parfaitement, ce qui était le bénéfice de payer si cher pour eux supposa-t-il et Tony savoura la douceur du denim et la manière dont ils encadraient ses jambes et ses fesses. C'était une chose stupide à apprécier mais Ty avait choisi les vêtements de Tony pendant si longtemps, que la chance de les choisir avait presque étourdi le Soumis.
Il y avait six jeans différents, deux de treillis et des piles de t-shirts – des piles et des piles de t-shirts dans toutes ses couleurs et nuances préférées, des t-shirts avec de longues manches et des cols en V qui montraient ses clavicules d'une manière que Ty avait toujours haï.
De chez Monsieur Lee, il y avait une collection de t-shirts avec des cols et de pantalons de costumes, rien qui n'ait été prêt – faits et simplement ayant besoin de quelques points pour aller sur le corps de Tony. Plusieurs cravates différentes, deux vestes de costumes et deux ceintures, un paquet de boutons de manchettes parce que ça lui manquait de bien s'habiller, et, à l'insistance de M. Lee, une nouvelle montre de la collection qu'il gardait à l'avant du magasin.
Et Tony essaya chaque pièce de vêtement de nouveau même si ça lui pris presque deux heures. Il avait été soufflé par la monnaie que Pepper lui avait donné, mit presque trois milles dollars sur sa carte bancaire et pour la première fois depuis vraiment longtemps, Tony se regarda dans le miroir et se sentit actuellement comme vraiment lui-même.
Monsieur Lee avait raison. S'habiller de la manière dont il voulait était une bonne manière de commencer à reprendre le contrôle que son Dom lui avait volé.
« Mon ange ? »
C'était Bucky qui toquait à la porte de la chambre de Tony et le Soumis sursauta, se sentant comme s'il devrait se sentir sale pour perdre tellement de temps devant le miroir.
« Hey, nous avons le dîner, est-ce que tu as faim ?
-Hum… »
Tony cligna des yeux alors qu'il réfléchissait un peu et se réprimanda pour se sentir sale. Il n'y avait pas de contrainte de temps, il n'avait pas besoin de se sentir mal. Il ne se sentait pas mal.
« Non, je n'ai pas faim.
-Mais tu devrais manger ?, demanda Bucky à travers la porte, et même si ce n'était pas vraiment une question, Tony apprécia que Bucky lui donne la chance de dire non. Mais il répondit :
« Oui, oui, je devrais manger. Je vais sortir dans une minute, merci. »
Et il enleva ses vêtements de luxe pour mettre une paire de legging doux et basique et un hoodie trop grand qui tombait sur ses cuisses. C'était des vêtements confortables, des vêtements qu'il aurait porté avant Ty, des vêtements faits pour rester tranquille le soir et se pelotonner sur des canapés et devant de longs films.
Tony adorait ça, et après un jour passé en compagnie de Doms familiers et d'activités pour réaffirmer sa nature indépendante, il souriait alors qu'il sortait de sa chambre et allait dans la cuisine.
« Oh merde alors…, laissa échapper Bucky quand il vit Tony, et à en juger par la façon dont la mâchoire de Steve tomba, la réaction du Dom n'était pas trop loin derrière. Tony, as-tu acheté de nouveaux vêtements ?
-Je… » Tony se stoppa au milieu d'un pas, tirant le hoodie un peu plus bas dans une augmentation de conscience de lui-même et complétement incertain de la façon de réagir au commentaire. « Oui ?
-Ils ont l'air… biens. As-tu passé une bonne journée ? »
Steve avait du mal à détourner son regard de Tony, les yeux bleus du Dom illuminés avec… avec quelque chose que Tony n'arrivait pas à déchiffrer. Pas proche du désir et certainement pas du dégoût, Steve avait l'air presque heureux de regarder Tony habillé avec rien de moins que des vêtements confortables et ce n'était pas un regard auquel Tony était habitué.
« Tony ?, commença Steve quand le Soumis ne répondit pas. Tu as passé une bonne journée ?
-Oui. »
Tony chercha dans la poche de son hoodie et tendit à Steve son téléphone ainsi qu'un peu d'argent, exactement le montant qu'ils lui avaient prêté ce matin.
« Merci. Comment s'est passé ta journée ?
-J'ai noté un paquet de copies pour la classe de demain. »
Steve prit son téléphone mais tendit l'argent à Bucky, qui l'empocha sans quitter des yeux Tony, trop distrait par la manière dont le legging enserrait les jambes de Tony pour se rappeler d'insister qu'il n'avait pas à les rembourser.
« Donc, ça a été. As-tu fait tout ce que tu voulais ?
-…Ouais. » Tony hésita, croisa les yeux de Bucky prudemment, se sentant de moins en moins certain à propos de son choix de vêtements alors que le Switch le fixait. « Est-ce que tout va bien ? Tu me fixes bizarrement.
-Je ne le faisais pas méchamment, chéri », la voix de Bucky était très douce, ses yeux encore plus. « Mais tu as l'air de vouloir être serré dans nos bras, tout enveloppé dans ces vêtements confortables. Ça rend un gars presque à moitié fou de te serrer dans ses bras. Tu hum… Tu vas nous laisser t'étreindre un peu ce soir ? Pas, pas que ce soit comme dominer ou soumettre mais juste… Juste parc 'que ça pourrait être bien ?
-Oh. » Tony ne pensait pas faire un son étouffé et en manque, mais il devait l'avoir fait, puisque Steve siffla dans une rapide inspiration et Bucky tressauta en avant comme s'il pouvait attraper Tony à cette seconde précise. « Je hum… Je ne le détesterais pas. »
Tony voulait être étreint. Il était encore émotionnellement et physiquement éreinté de l'épreuve d'avoir quitté Ty, épuisé de s'être forcé à sortir de la maison aujourd'hui quand tout ce qu'il voulait vraiment faire était de se cacher au lit avec les couvertures remontées jusqu'au nez. Et en dépit de l'insistance sur le fait de ne jamais vouloir se soumettre de nouveau, Tony était un soumis. Il avait besoin d'être étreint et il avait besoin d'être au chaud et être serré dans des bras est si bon…
« Je ne le détesterais pas, dit-il de nouveau, cette fois avec un sourire tremblant. Si vous ne le détesteriez pas ?
-Nous adorerions ça. »
Steve se leva si vite que sa chaise bascula et claqua sur le sol de la cuisine et Bucky la remit droite d'une main tout en tendant l'autre pour Tony.
« Tu veux manger le diner dans le salon ? Nous pouvons diner et nous caler sur le canapé, mettre un film. Viens. »
Tony n'avait jamais juste fait un câlin avec Ty. Le sexe et ce qui passait pour de l'affection physique de son Dom avaient toujours été limités à leurs scènes, rarement avant et certainement pas après, donc quand Steve s'allongea sur un côté du canapé et Bucky prit l'autre côté et fit signe à Tony de s'asseoir au milieu, ses mouvements étaient lents, peut-être même un peu instables.
« Est-ce que ça va ?, demanda-t-il difficilement et chacun – Dom et Switch – lui assura que c'était bien. Puis-je avoir une couverture ?
-Yep. »
Steve étendit une couverture sur leurs genoux et Bucky fit défiler les chaines de télévision jusqu'à ce qu'ils trouvent un film et le diner fut mangé de manière assez confortable, dans un silence apaisant, le repas le plus en paix que Tony avait eu depuis des lustres. Il n'y avait pas d'attentes quant à son comportement, pas de jugement silencieux s'il renversait quoique ce soit et même si Tony arrêta de manger à la moitié de son plat seulement à cause de l'habitude, quand il vit Bucky et Steve encore manger, il décida de continua pour son estomac encore trop vide et finit sa nourriture.
Ty ne l'avait jamais vraiment laissé faire ça non plus.
Quand la nourriture fut finie, Steve fut celui qui se leva et débarrassa la vaisselle, fit un signe de la main pour la protestation de Tony et se baissa pour embrasser Bucky avant de se rendre à la cuisine pour nettoyer.
« J'aurais pu faire la vaisselle, chuchota Tony à Bucky. Ça ne semble pas bien pour un Dom de faire ce genre de choses.
-Steve n'est pas un Dom typique, dit Bucky aisément, changeant de chaine pour un autre film et poussant Tony sur le canapé jusqu'à ce qu'il soit pratiquement sur la place de Steve. Pour lui, être un Dom, c'est plus protéger et prendre soin de nous, pas vraiment ce que nous pouvons faire pour lui.
-…et toi ?, demanda lentement Tony. Quand tu Dom, comment c'est pour toi ?
-Je sais pas chéri », Bucky poussa Tony encore un petit peu plus et puis s'installa à côté de lui donc ils furent genou contre genou, cuisse contre cuisse, épaules contre épaule. « Tu es le premier que j'aie jamais voulu dominer.
-Je suis le premier… » La bouche de Tony tomba ouverte sous le choc, mais peu importe ce qu'il allait dire, il fut interrompu quand Steve revint avec un bol de popcorn et de l'eau fraiche, un sourire s'étalant sur le visage du Dom quand il vit Bucky et Tony complétement sur sa place.
« Tu as trouvé un autre film, Buck ?
-Bien sûr, Captain. », dit Bucky paresseusement et cette fois quand Steve se baissa pour l'embrasser, Bucky continua le baiser pendant une longue minute jusqu'à ce que Steve soupire et souffle :
« Je t'aime. »
Puis Steve eut un autre sourire pour Tony alors qu'il lui passait une bouteille d'eau.
« Je vais devoir te prendre sur moi mon ange, viens ici. »
Tony se retrouva assis fermement sur les genoux du Dom, Bucky collé contre le flanc de Steve et comme résultat, toujours collé près de Tony, tous les trois se mirent sous la couverture.
Tony avait chaud, se sentait en sécurité et étreint, et alors que le film continuait et que Steve et Bucky discutaient distraitement des différentes scènes et mangeaient bruyamment du popcorn, il se retrouva avec les yeux lourds, sa tête retombant sur l'épaule de Steve, puis glissant sur le côté pour rester également contre Bucky.
A moment donné, quelqu'un murmura :
« Nous te tenons, mon joli. »
Mais Tony était à moitié endormi – ou peut-être qu'il était à moitié dans son subspace, glissant dans un brouillard avec rien d'autre que des bras forts et des paroles murmurées – et ne répondit pas.
Plus tôt dans la journée Tony s'était demandé pourquoi il n'était pas allé vers Pepper après avoir quitté Ty, pourquoi il n'avait pas fui vers quelqu'un qu'il connaissait depuis des années et à la place était venu ici, à une place ou le Dom et le Switch étaient pratiquement des étrangers, dans une relation tellement longue que, de façon réaliste, il ne devrait pas y avoir de place pour Tony du tout.
Peut-être qu'il aurait dû aller vers Pepper.
Mais comme Tony glissait plus loin dans le sommeil, contre le torse de Steve et avec le bras de Bucky posé contre sa taille, il sut qu'il avait pris la bonne décision. Quelque part, deux parfaits étrangers dans une relation déjà inhabituelle avec une dynamique qui allait contre tout ce que Tony avait appris qu'un Dom et Sub devaient être était une bonne décision.
Bucky et Steve étaient la bonne décision.
Il y avait un millier de choses à résoudre et une nouvelle vie entière à laquelle s'ajuster, et des choses que Tony avait travaillé qu'il ne pensait pas être capable de dire à voix haute, mais Bucky et Steve étaient la bonne décision, il le savait.
Quelque part il le savait.
« Puis je rester ici ? », murmura-t-il à un moment, et quelqu'un l'embrassa très très gentiment et murmura en retour :
« C'est la maison, chéri. Bien sûr que tu peux rester. »
A suivre...
