Note de l'autrice: Bon retour dans notre balade dans l'univers BDSM complétement sans intrigue, hyper guimauve et même un peu embarrassante ! J'apprécie tous les commentaires, je m'attendais vraiment à n'avoir exactement aucune interaction sur cette chose, alors merci pour tout ça !
Ce chapitre est surtout à propos de créer des liens et de s'embrasser... Note de la traductrice : Hey ! Désolée pour ce retard, semaine assez chargée et de manière inattendue en plus... Mais au cas où je vous ai fait un petit lexique sur cet univers et les mots que j'emploie... Il est au premier chapitre. Si jamais il y en a d'autres ou que vous êtes plus dans le flou n'hésitez surtout pas à me demander ! Je vous répondrai avec plaisir et enrichirai le petit lexique ; )
Merci pour les commentaires et les mises en favori, ça fait très plaisir en tout cas et j'espère que vous apprécierez ce chapitre !

Chapitre 8

Laisser Bucky et Tony allongés dans la chambre principale prit toute la force de Steve, et il dut vérifier pour être sûr qu'ils étaient bien couverts, au chaud et confortables au moins une demi-douzaine de fois avant qu'il ne se force lui-même à sortir de l'appartement pour la classe de l'après-midi.

Tony était à la maison depuis deux semaines maintenant et Steve avait pris la plupart de la première semaine de congé, avait pris des taxis du campus pour aller à la maison entre des classes pour que Tony ne soit pas seul plus de quelques heures à la fois. Mais ce temps passé en avait valu la peine – voir Tony sourire tous les jours et gagner des morceaux de la confiance du magnifique Soumis en avait valu la peine – Steve avait passé une semaine entière à corriger des copies, il n'avait pas été là pour répondre aux questions des élèves depuis des jours et il avait désespérément besoin de donner des cours.

Bucky était réveillé de nouveau, même après avoir sombré si fort plus tôt. Quatre heures dans leur lit avec Tony dans ses bras avait fait des merveilles pour le Switch, calmé son anxiété et apaisé la partie de lui qui était si affectée par les émotions du Soumis.

Bucky était réveillé et en sécurité, Tony était calme après son attaque de panique du matin et Steve n'avait aucune raison de rester plus longtemps.

Et encore…

« Captain. » Tony jeta un coup d'œil de sous la couverture quand Steve revint dans l'appartement, de retour dans la chambre pour vérifier encore une fois. « Va travailler, nous allons bien.

-Je sais que vous allez bien. », acquiesça Steve mais il resta un autre moment de la même façon.

« Captain ? » Bucky cette fois, ses mots étaient encore embrouillés et lents même s'il n'était plus dans son subspace. « Stevie, est ce que tout va bien ?

-Tout va bien, maintint Steve, un doux ronronnement dans sa voix. Je suis juste hum… Juste en train de regarder. »

Tony baissa la tête de nouveau et Steve ressentit une vague de culpabilité. Tony n'aime pas être regardé.

« Désolé, mon ange. Ce que je veux dire c'est…

-Stevie est tout troublé parc'qu'il pensait déjà qu'il était chanceux de trouver un joli Switch comme moi. », l'interrompit Bucky, envoyant à Steve une sorte de sourire en coin qui n'échouait jamais à faire le cœur du Dom se serrer de bonheur. « Mais avec un joli Soumis comme toi qui vient aussi, Stevie ici présent se demande comment il peut être soudainement le plus gâté des Dom du monde. »

Tony rit doucement et avança lentement sur le lit jusqu'à ce que son front soit contre le large torse, et Bucky fit un baiser sur ses cheveux avant de donner à son Dom un autre sourire.

« Vas-y. Tu as des étudiants à qui faire cours et toutes mes factures à payer. Je suis réveillé et en sécurité, Tony est en sécurité avec moi, vas-y. »

Steve se retarda d'encore une minute avant de finalement leur envoyer un baiser et repartir et seulement après que la porte de l'appartement soit fermée derrière lui Tony chuchota :

« Steve paye toutes tes factures ?

-Nah. » Bucky glissa son bras autour du torse de Tony et le rapprocha plus près, emmêlant leurs jambes sous les couvertures. « Tout notre argent va sur le même compte, peu importe qui paye quel facture aussi longtemps qu'elles sont payées pas vrai ?

-Vous partagez votre argent ?

-Nous partageons nos cœurs, chéri. » Bucky ne put s'empêcher de rapprocher Tony encore plus près, faisant de la place pour son Soumis contre son corps et respirant l'odeur du nouveau shampooing de Tony. « Nous partageons notre maison, notre lit et tout le reste, pourquoi ne partagerions-nous pas notre argent ? Je suis sien et il est mien et tout le reste est juste nôtre. »

Tony resta silencieux, ses doigts serrés sur le flanc de Bucky et celui-ci demanda :

« Ton Dom n'a jamais rien partagé avec toi, Tony ?

-…non. » Tout le corps de Tony était tendu, inconfortable. « J'étais sien et il… il était Tiberius.

-Ce n'est pas la manière dont c'est supposé être. » Bucky frotta le dos de Tony pour essayer de le relaxer de nouveau. « Pas du tout. Tu verras. Le plus longtemps tu resteras avec moi et Stevie, tu verras comment c'est supposé être.

-Je peux rester, Sergent ?

-Dieu… » Bucky avait eu toutes les intentions de simplement étreindre Tony, de simplement parler et passer quelques temps dans les bras l'un de l'autre. Les Soumis avaient besoin de passer du temps avec d'autres Soumis parce qu'être avec quelqu'un dont les émotions étaient sur la même fréquence était équilibrant. Bucky était un Switch donc il pouvait aussi tenir Tony comme un Dominant, relever l'esprit du Soumis et calmer le désir qui courait sous leur peau quand le besoin d'être touché n'était pas rempli.

Il avait eu toutes les intentions de simplement toucher Tony, mais Dieu Tony l'avait appelé Sergent quand il lui avait demandé s'il pouvait rester et Bucky se brisa presque.

Leurs bouches se percutèrent ensemble dans un baiser presque fiévreux, Bucky revenant encore et encore pour goûter les lèvres de Tony, pour connaitre sa bouche, pour essayer et dire au petit brun d'une centaine de façon que Tony n'avait pas à demander de rester, qu'il appartenait à cet endroit, qu'il était avec eux

…et alors il eut un flash d'horreur quand Bucky réalisa qu'il faisait exactement ce que Steve avait fait. Il était en train d'embrasser Tony parce que les mots l'avaient affecté, parce qu'entendre Tony vouloir rester, savoir que Tony offrait une forme de soumission juste en utilisant le titre qui avait fait des choses dans le cœur et l'esprit de Bucky.

Il n'avait pas demandé si Tony voulait être embrassé, il n'avait pas pensé que peut-être un Soumis si horriblement traumatisé ne voudrait pas de cette sorte d'affection et oh non Tony avait dit qu'il ne pouvait pas imaginer quoi que ce soit de romantique…

« Jésus, je suis désolé. » Bucky se recula et s'essuya la bouche. « Oh mon Dieu Tony, je n'aurais pas dû faire ça. Ou…ou j'aurais dû au moins demander. Je suis désolé, merde. »

Tony cligna des yeux plusieurs fois, l'expression abasourdie de son visage se changeant en quelque chose de plat et de résigné.

« J'aurai préféré que ce soit demandé, dit-il avec raideur. Mais là encore, ça aurait été bien si les gens qui m'embrassaient n'avaient pas l'air dégoûtés après, aussi. Me souviens pas de la dernière fois que c'est arrivé.

-Hum… » La bouche de Bucky s'ouvrit se ferma plusieurs fois, trop déconcerté par la réponse de Tony pour former une réponse. « Tony…

-C'est bon. » Tony se recula et roula sur le dos pour fixer le plafond. « Si tu es réveillé et en sécurité, je vais prendre une douche et partir pendant un petit moment. Je pensais faire plus aujourd'hui qu'une visite au cimetière et fondre en larmes, et maintenant je vais devoir courir avant la fin de la journée. »

Il sortit du lit sans même regarder Bucky et récupéra ses vêtements, essayant une réponse qui sonnait seulement misérable.

« Je promets que je suis d'habitude bon pour plus que de simples pleurs et des comportements bizarres de manque d'affection. Bien sûr, je peux pas attendre de me sentir comme moi-même de nouveau. Bien sûr, je peux pas attendre jusqu'à ce que cette partie soit finie et que je sois putain de normal de nouveau.

-Tony. » Bucky se précipita hors du lit et se raccrocha au bras de Tony avant qu'il passe la porte. « Tony, attends juste une minute.

-Je ne veux pas me soumettre. » Tony regardait le sol, levant ses épaules comme s'il essayait de se cacher. « Et peu importe combien de fois toi et Steve m'appelez votre ange et voulez que je vous appelle Captain et Sergent, je ne peux imaginer rien comme ça qui puisse jamais marcher. Pas de manière romantique. Pas sans que je sois volontaire pour aller dans mon subspace. Et je l'ai dit, mais vous m'avez tout deux embrassés et c'était... » Il laissa sortir un profond soupir. « C'était magnifique. Je n'ai pas été embrassé depuis longtemps mais je jure… »

La respiration de Tony s'arrêta et il secoua la tête.

« Je jure que je suis fatigué d'être regardé comme si j'étais horrible.

-Tony…

-Parc'que c'est comme ça que vous me regardez. » Il continua dans un presque soupir. « Toi et Steve, vous me regardez comme si vous étiez désolés pour moi. Vous me traitez comme si j'étais sur le point de casser et comme si j'étais ce pauvre gâchis blessé dont on doit prendre soin, et puis si vous oubliez et me traitez comme vous traitez l'autre, vous vous écartez comme si j'étais horrible. Comme si vous étiez honteux de ce qui s'était passé. J'ai été regardé comme ça pendant longtemps durant ces cinq ans et je dois dire, ça craint vraiment.

-Merde. » Bucky ne savait pas quoi dire du tout, ne savait pas comment réagir. C'était évident que Tony ne voulait pas être étreint juste maintenant ou même touché et Bucky savait que peu importe ce qu'il dirait, juste maintenant ça serait seulement vu comme de la pitié, mais il essaya quand même :

« Hum, Tony je… Je peux te promettre que Stevie et moi ne te regardons pas comme si nous étions honteux de t'embrasser. C'est juste que nous t'avons tous les deux embrassés sans te le demander, quand tu étais vraiment vulnérable et que ce n'est pas juste. Donc nous… Nous arrêtons. C'est tout.

-Je suis sûr que c'est tout, acquiesça Tony comme s'il était d'accord, et il donna à Bucky un autre de ces sourires douloureux. Mais en même temps… »

Il laissa sa phrase mourir et se rendit dans sa chambre, fermant la porte fermement derrière lui.

Bucky resta à l'endroit où Tony avait été pendant deux ou trois minutes entières, son cerveau fonctionnant à plein régime, son cœur brisé et ses mains cherchant déjà son téléphone parce qu'il avait besoin de parler à Steve juste maintenant.

Quel genre de connard de Dom avait ruiné Tony si horriblement…

Bucky attendit aussi longtemps qu'il put avant d'y aller et de frapper à la porte de Tony.

Au début, il pensait attendre jusqu'à ce que Tony sorte pour une douche, mais ça n'était pas arrivé. Puis, il pensa que Tony avait décidé de passer la douche et de juste partir, donc Bucky se posta dans le salon attendant aussi pour ça.

Mais une heure passa et il n'y eut aucun signe de Tony, donc Bucky rassembla son courage et alla frapper à la porte de la chambre.

« Mon joli ?, il appela à travers le bois. Tony, es-tu encore là ?

-Ce n'est pas comme si je pouvais passer par la fenêtre, répondit Tony. Nous sommes vraiment loin du sol ici. »

Bucky dût étouffer un sourire à la pique sarcastique, et il s'éclaircit la gorge avant d'essayer de nouveau.

« Puis-je entrer ? Ou peux-tu sortir ici ? Je voudrais te parler mais je n'ai pas vraiment envie de le faire avec une porte fermée entre nous. »

Il y eut un silence dans la chambre pendant une minute, et puis Tony déverrouilla la porte et l'ouvrit, regardant Bucky avec des yeux prudents.

« De quoi tu veux me parler ? Je ne vais pas m'excuser pour partir. Je ne vais pas le faire. J'ai tous les droits de partir de votre chambre si j'y suis inconfortable.

-Je…, commença Bucky et puis s'arrêta, fronçant les sourcils à la phrase de réponse étrange. Bien sûr que tu peux partir si tu te sens inconfortable, pourquoi attendrais-je une excuse pour ce genre de… » Les lèvres de Bucky se tordirent en une grimace alors qu'il répondait mentalement à sa question. « Tu sais quoi, peu importe. Viens ici et parle-moi. S'il te plait ? »

Tony ignora la main tendue de Bucky et s'assit sur la seule chaise dans le salon, évitant efficacement que Bucky s'asseye à côté de lui ou soit même un peu proche.

« Tu étais en train de lire ce livre », Bucky s'assit sur le bord du canapé, les mains posées nonchalamment entre ses genoux. « Celui de l'étagère de Steve pour protéger ton espace physique et établir des frontières dans ton nouvel endroit.

-Il a dit que ça vous avait aidé à naviguer dans votre relation. », répondit fermement Tony, pensant au livre bien nommé sur les relations que Steve avait laissé à sa porte un matin, le Dom murmurant « Je ne veux pas dépasser quoique ce soit, Tony. Mais ceci m'a aidé moi et Bucky, ça peut peut-être t'aider aussi. »

« Il a dit que quand tu as d'abord commencé à te soumettre pour lui aucun de vous n'aviez d'idée de comment dessiner la frontière entre la scène et la réalité, continua Tony. Que tu as eu à apprendre quel frontières Steve pouvait passer dans une scène et lesquelles étaient différentes dans votre vie de tous les jours et comment ajuster votre nouvelle dynamique dans une relation déjà établie.

-Yep », Bucky fit sonner le « p » du mot. « Apprendre mon côté soumis nous a donné quelques dures années. Stevie et moi avons eu une liaison instable pendant un long moment, mais quand il m'a demandé de me soumettre pour lui ce fut quelque chose d'autre. M'a pris un long moment de résoudre à comment nous situer après ça. Ce livre nous a beaucoup aidé. M'a dit quelles choses étaient toujours bonnes à demander et le droit d'avoir mon propre espace physique était l'un d'eux.

-Oui. » Tony était visiblement inconfortable dans la chaise, assit assez droit et étreignant ses bras. « Oui, j'ai le droit d'avoir mon propre espace physique que tu veuilles me tenir ou pas. Juste parce que toi et Steve êtes des Doms ne veut pas dire que vous avez le droit de vous imposer physiquement de quelque manière que ce soit sans mon consentement, même si nous sommes dans une scène.

-Ouais, je me souviens de ce chapitre. » La poitrine de Bucky se resserra à la pointe de douleur quand il entendit Tony répéter les mots qu'il avait évidemment mémorisé. « Maintenant tous les jours moi et Stevie avons difficilement des frontières, mais nous en avions beaucoup quand on a d'abord commencé et cette partie du livre m'a beaucoup aidé. »

Pour Bucky, le passage à propos des limites physiques les avait aidé lui et Steve à établir les différents niveaux de conforts avec les démonstrations publiques d'affection, et même à parler de comment Dominant son Captain pouvait être durant une scène, peu importe que ce soit des mots, des actions ou des contraintes.

Pour Tony, le passage à propos des limites physiques l'aidait à réaliser qu'il était autorisé à avoir des limites et ça rendait Bucky malade.

Limites.

« Tony », Bucky prit une longue inspiration et essaya de choisir ses mots vraiment prudemment. « Je suis désolé de t'avoir embrassé. Pas parce que t'embrasser est atroce ou parce que c'est quelque chose qui m'embarrasse. Seulement parce que je t'ai embrassé sans demander, et parce que je l'ai fait dans un moment où tu étais vulnérable et moins incliné à dire non. Non que j'ai… » il secoua la tête. « Non que j'ai planifié que ça arrive que tu serais incliné à ne pas dire non, mais je…

-Tu as lu beaucoup de livres sur les relations n'est-ce pas ?, l'interrompit Tony et Bucky eut un sourire d'excuse. Je peux l'entendre quand tu parles. Toi et Steve me parlez tous deux comme si vous citiez une brochure de développement personnel.

-Désolé à propos de ça chéri. » Bucky s'éclaircit la gorge. « Ça ne t'aide probablement pas à vouloir te sentir comme toi de nouveau si nous parlons comme si nous étions des psys.

-C'est mieux que de me parler comme si vous étiez meilleurs que moi. » Il y avait une légère couche amère aux mots. « Je suppose que ce n'est pas la plus mauvaise chose d'avoir des Doms qui ont assez lus pour au moins mettre des termes cliniques à ce qui m'est arrivé.
« Et je ne vous laisse pas me traiter comme un Soumis, donc je devine que clinique n'est pas la prochaine meilleure chose. » Tony tambourina de ses doigts sur l'accoudoir pendant un moment. « J'ai besoin de me sentir moi-même de nouveau, Bucky. J'ai besoin de me sentir comme une personne entière. Et je suis sûr qu'avoir des attaques de panique par intermittence, et d'avoir des sautes d'humeur assez instables et d'avoir besoin d'être étreint pendant des heures à la fois rend difficile pour vous les gars de me voir comme autre chose que pitoyable, mais j'ai besoin que vous essayiez. Il y a plus en moi que ce que j'affronte et ce serait juste bien de me sentir normal. C'est tout ce que je veux. Etre normal.

-D'accord. » Bucky ravala l'urgence de se précipiter et de prendre Tony pour effacer la douleur sur le visage du Soumis. « D'accord. Normal. Nous pouvons faire ça. Je vais parler à Stevie et nous pouvons travailler dessus…

-J'ai été ici deux semaines. » lâcha Tony, la formalité glissant de ses mots alors que son contrôle de ses émotions glissait également. « Et c'est la chose la plus proche d'une maison que j'ai jamais senti depuis des années. Et toi et Steve êtes le genre de Doms auxquels j'ai rêvé de me soumettre. Vous êtes parfaits et vous deux êtes magnifiques, et vous travaillez si dur à votre relation et je suis émerveillé par ça. Je ne savais pas que les choses étaient supposées être comme ça, je ne savais pas qu'aller dans mon subspace pouvait être si doux ou que me soumettre n'avait rien à voir avec le sexe et je sais que j'ai dit que je ne pouvais rien voir de romantique arriver mais c'est parce que je ne peux imaginer un monde où un couple parfait voudrait prendre une épave comme moi, pas parce que je ne veux pas… »

Il plaqua une main sur sa bouche et secoua la tête, ferma fort les yeux.

« Je ne pensais pas dire tout ça. Ce que je veux dire c'est que….

-Puis-je t'embrasser, chéri ? », l'interrompit Bucky et le « Oui, s'il te plait. » de Tony était presque un sanglot alors Bucky franchit la distance entre eux en deux grands pas, tomba à genoux devant la chaise et prit en coupe la mâchoire de Tony une légère seconde avant d'écraser leurs bouches ensemble.

« Oh mon Dieu. » gémit Tony, refermant ses doigts sur les épaules de Bucky, tirant et créant des plis sur le tissu de son t-shirt, embrassant Bucky aussi fort qu'il le pouvait. Ça avait été si long depuis qu'il avait été embrassé, et la chaude pression des lèvres de Bucky sur les siennes était si différente des baisers froids et perfectionnés que Ty lui avait donné, le glissement mouillé d'une langue exploratrice dans sa bouche délicieusement différent de la manière dont Ty l'envahissait.

La tête de Tony lui tournait et son corps s'allumait, et il savait – il savait – que certaines de ces sensations était le reste des émotions du matin, la désespérance d'être étreint après une attaque de panique, la solitude qui avait grattée dans le fond de sa conscience chaque jour.

Mais plus que ça il voulait étreindre Bucky, voulait se perdre dans la chaleur et les étincelles, voulait se sentir humain et comment il était magnifique et désirable et Tony poursuivait ce sentiment, se pressant plus près et plus près jusqu'à ce que Bucky souffle « J'te tiens, viens là. » et, qu' avec un rapide mouvement sec, fasse sauter Tony du bord de son siège droit contre son corps.

Le gémissement choqué de Tony au ressenti de Bucky si fort entre ses jambes fut avalé par un baiser non-coordonné plein de langues et d'une pointe de dent et le petit Soumis pleura bruyamment sur l'étreinte des doigts couvrant sa taille puis descendant vers ses hanches et puis tombant plus bas toujours.

Ouiouiouiouioui…

C'était merveilleux…

…Et puis en même temps c'était trop trop vite…

…et Tony posa sa paume sur le torse de Bucky avec un doux :

« Sergent…

-Je te tiens. », dit Bucky de nouveau, mais cette fois c'était alors qu'il posait ses mains de nouveau sur la taille de Tony et puis autour pour le rapprocher pour un câlin.

« Ah chéri, je te tiens. Donne-moi une minute pour arrêter de trembler… »

Tony souffla un rire et posa sa tête sur l'épaule de Bucky, heureux de réaliser que le Switch était en train de trembler, tremblait vraiment, de toute évidence aussi emporté et dépassé par le moment que Tony l'était.

« J'te tiens. » dit encore Bucky et il posa un baiser sur la joue de Tony avant de le remettre sur la chaise pour mettre quelques centimètres entre leurs corps. « C'était… C'était… », le sourire de Bucky était putain de presque niais. « Wow, Tony. C'était tellement mieux que celui que je t'ai fait au lit.

-Ca l'était vraiment. »

Il y avait une éclaboussure rouge vif sur les joues de Tony et ses cheveux étaient ébouriffés dans des boucles désordonnées. Des yeux sombres étincelants avec des éclats de doré et des lèvres rouges et un peu gonflées et Bucky ne pensait pas qu'il avait vu quoique ce soit de plus magnifique dans sa vie.

« Tu es magnifique. », réussit-il à dire et le rougissement sur le visage de Tony devint plus fort. « Oh mon dieu, Tony. La manière dont tu m'appelles Sergent fait toutes sortes de choses sur moi. »

Tony cacha son visage dans l'épaule de Bucky de nouveau, silencieusement reconnaissant quand Bucky le câlina plus près et resta à chuchoter de doux mots dans son oreille.

Ty ne l'avait jamais étreint comme ça.

De Bucky : Tony dit qu'il veut être traité normalement, pas comme s'il était malade/blessé et qu'il y a plus en lui que ce qu'il est en train de traverser donc nous allons devoir travailler dessus. Dit que nous lui parlons comme si nous citions des livres de développement personnel donc nous devons travailler sur ça aussi.

De Bucky :Nous nous sommes embrassés et je suis presque mort. Putain, il est parfait Captain.

Steve lut les textos encore et encore alors que le taxi se trainait dans les bouchons de fin de journée. Il avait prévu de rester deux heures en plus après sa classe pour répondre aux questions des étudiants et des notes de rattrapages, mais deux heures avaient tournées en trois et en presque quatre et au final, quand Steve avait rassemblé ses affaires pour retourner à la maison, les routes étaient bondées et les feux de signalisations lents.

Une part de lui était contrariée d'avoir manqué la plupart de la journée avec ses Soumis, le Dom avait dû exercer chaque morceau de son self-control pour ne pas vérifier constamment par texto après avoir laissé Bucky et Tony au lit pour aller au travail. La matinée passée à les croquer pendant qu'ils restaient allongés avait été incroyable – Steve était un Dom qui prenait autant de plaisir à voir ses Soumis flotter qu'à les mettre là et bien sûr, Tony n'était pas allé techniquement dans son subspace mais il avait fait confiance à Steve de la même façon et c'était assez.

Plus qu'assez.

Une part de Steve était contrariée d'avoir manqué une grande partie de la journée, mais l'autre, la plus sensible part de lui-même savait que Bucky et Tony avait besoin de ce temps ensemble.

Les Soumis avaient besoin d'autres Soumis avec qui discuter, avec qui se câliner. Il n'y avait pas d'attentes de service ou de titre appropriés ou même de manières à avoir quand des Soumis étaient ensemble, pas comme quand un Dom était présent. Tony serait capable de partager des choses avec Bucky qu'il n'était pas confortable de dire à Steve encore, serait capable de crier s'il en avait besoin sans s'inquiéter que Bucky le réprimande, serait même capable de pleurer parce que parfois c'était bien de juste pleurer.

Et puis si Tony avait besoin d'être consolé, d'être apaisé, Bucky pouvait faire ça aussi. En tant que Switch, Bucky pouvait remplir tous les besoin de Tony dans le même temps ce qui signifiait que Steve n'était pas seul pour essayer d'aider le Soumis blessé. Bucky pouvait prendre un peu de tension, un peu de la pression des épaules de Steve ce qui voulait dire que le Dom ne serait jamais trop chargé de la pleine présence pour ses Soumis tout le temps, ne serait jamais écartelé au point de rejeter ses Soumis quand ils avaient besoin de lui.

Steve se sourit à lui-même, se souvenant de la millième fois pourquoi Bucky était un partenaire parfait pour lui, et comment ensemble ils seraient parfaits pour Tony.

De Captain : Je suis sur le chemin.

Steve envoya le message et jeta un coup d'œil aux immeubles devant lesquels ils passaient, jurant silencieusement quand il réalisa qu'il était encore à une bonne demi-heure de la maison, le taxi rampant dans le trafic.

Peut-être qu'il pouvait regarder pour ces nouveaux appartements qui étaient construits près du campus. Il pouvait marcher jusqu'au travail tous les jours et le trajet de Bucky jusqu'à son travail serait aussi plus court. Le loyer était plus élevé mais tout changerait et ça pourrait leur donner une chance de créer une maison ensemble à la place que Tony se sente comme s'il s'introduisait dans une maison déjà construite et une relation déjà établie.

Steve pourrait se lancer sur un appartement plus grand et ils pourraient prendre un chat comme Bucky l'avait toujours voulu, et peut-être un appartement en rez-de-chaussée qui donnait sur la ceinture verte et Steve pouvait aussi prendre un chien et puis Tony pourrait aller se promener tous les jours s'il décidait de ne pas travailler et de juste rester à la maison.

Ou un appartement en hauteur, et Steve pourrait peindre du balcon et Tony avait mentionné une fois adorer les étoiles la nuit et Bucky avait toujours adoré le frisson qui arrivait d'être si haut donc peut être que ça fonctionnerait encore mieux…

Steve prit l'image du flyer sur son téléphone et commença à composer le numéro. Ça ne pouvait pas faire de mal de juste vérifier pas vrai ?

Ses doigts dérapèrent quand il vit la date.

Deux semaines que Tony était avec eux, seulement deux semaines, et voilà que Steve faisait des plans pour un nouvel appartement et s'imaginait leur vie ensemble. C'était une bonne distraction durant la course sans fin du taxi mais rien de ça ne comptait à moins que Tony décide qu'il voulait rester.

Il y avait une centaine de choses différentes qui pouvaient mal tourner chaque jour et mener Tony à partir, et il y avait une centaine d'autres choses qui pouvaient aller bien et mener Tony à décider qu'il n'avait pas besoin d'une relation ou d'un Dom et partir. Il avait demandé de rester, mais c'était une chose de vouloir rester quand le monde s'effondrait autour de soi, une autre de vouloir rester quand les choses étaient normales, biens et prévisibles jour après jour.

Steve posa son téléphone, son cœur se serrait sous sa pensée. Il était en train de brûler les étapes, d'être impulsif, juste comme il l'avait toujours été. Qu'est-ce qu'il était en train de putain de faire ? Bucky avait juste dit que Tony voulait se sentir normal et planifier de nouveaux endroits où vivre ensemble après deux semaines n'étaient définitivement pas normal…

De Bucky :Reviens vite, bébé. Tu nous manques.

Steve pressa sur le bouton « appeler » et porta le téléphone à son oreille alors qu'il commençait à sonner.

« Merci d'appeler Linden Heights Developers, comment puis-je vous aider ?

-Bonjour, dit poliment Steve. Mon nom est Steve Rogers et je cherche des informations sur le complexe d'appartements que vous construisez près de l'université. Pouvez-vous me donner un numéro à appeler pour les options de bail ?

-Oui monsieur, M. Rogers. Un moment et je vous connecte. »

Une musique d'attente sortit de l'appareil et Steve tapota ses doigts en rythme, fredonnant de manière absente.

C'était définitivement impulsif et probablement beaucoup trop tôt, mais Steve y faisait difficilement attention.

De Tony : Bientôt à la maison, Captain ?

Nope. Il n'y faisait pas du tout attention.

Quand Steve arriva finalement à la maison il trouva Bucky et Tony assis sur le lit de Tony, Tony penché dessus en train d'écrire sur un cahier de notes, Bucky faisant défiler son téléphone et lisant des rendez-vous et les horaires.

« Je pense que ça aiderait d'avoir un planning de nouveau, était en train de dire Tony. J'ai tellement de temps libre juste maintenant et tellement d'options avec quoi faire, c'est en quelque sorte irrésistible. La plupart du temps je ne fais rien parc'que je ne sais pas par où commencer.

-C'est sûr, acquiesça Bucky en hochant la tête. Les lundis sont nos jours de pause. Marque-le sur ton calendrier. Nous faisons nos courses, prenons nos provisions pour la semaine et l'après-midi nous passons normalement du temps ici à la maison ensemble.

-… Dans une scène ?, demanda Tony et Bucky acquiesça de nouveau. Donc si je dois faire quelque chose le Lundi, je dois le faire l'après-midi ?

-Tu n'as pas à partir l'après-midi si tu ne le veux pas, désapprouva Bucky. Les Lundis sont toujours une peu plus intenses puisqu'on ne voit pas beaucoup l'autre les prochains jours, mais nous restons dans la chambre. Tu seras bien si tu restes.

-Peut-être que je peux regarder les classes de yoga le Lundi, décida Tony, annonçant efficacement qu'il préférait ne pas être à la maison quand Bucky et Steve étaient ensemble. Ou nager. Vous allez tous les deux au travail à partir de huit heures les Mardis ?

-Yep. Je travaille jusqu'à cinq heures, suis à la maison à six. Les classes de Steve ne commencent pas avant vers onze heures mais il y va plus tôt pour faire de la notation et tout ça. Nous sommes tous les deux partis toute la journée.

-OK, donc j'ai besoin de quelque chose à faire la majorité de la journée du Mardi au Jeudi et Vendredi…

-Vendredi je n'ai pas de classe mais je vais comme même à la faculté pour des rendez-vous et pour préparer les cours. » Steve parla depuis le pas de la porte. « De cette manière, je ne travaille pas le weekend ou même les Lundis. Mais les Vendredis sont optionnels Tony, s'il y a quelque chose que tu aimerais faire et que tu veux de la compagnie, je peux bouger mon planning.

-Oh, rougit Tony de plaisir, son sourire presque timide. Merci, Captain.

-Salut. » Bucky roula du lit et attrapa Steve dans un long baiser. « Tu es en retard.

-J'ai fini par rester plus longtemps et par être rattrapé par le temps et être coincé dans les bouchons. » Steve se retourna et poussa Bucky contre le bois de la porte, appréciant le halètement de surprise de son Soumis avant de couvrir la bouche de Bucky encore pour un long baiser plus déterminé.

« Tu m'as manqué.

-Tu m'as manqué aussi, marmonna Bucky sur ses lèvres. Tu nous as manqué à tous deux. »

Steve tourna la tête pour envoyer un curieux regard plein d'espoir à Tony qui rencontra son regard seulement assez pour donner un rapide acquiescement avant de regarder de bouveau son carnet de note.

« Merveilleux. » Steve soupira dans le cou de Bucky et son Soumis soupira aussi, les mains de Bucky se serrant sur les flancs de Steve. « Comment s'est passée votre journée ? Avez-vous faim, les gars ?

-Très faim, confirma Bucky, se reculant avec une dernière pression et s'affalant sur le lit de Tony. N'est-ce pas, mon joli ?

-Très faim, dit Tony en écho.

-Je vais commander quelque chose dans… » Steve se stoppa et repensa au texto de Bucky à propos de Tony ne voulant pas être traité comme s'il était malade ou blessé ou quoique ce soit d'autre de ce genre. « Les gars, voulez-vous aller dehors ? Un bistro a ouvert sur la rue et ils servent de la nourriture italienne comme tu aimes, Buck. Tony, tu es d'accord pour avoir un peu de nourriture italienne ?

-… Pouvons-nous commander ? », Tony reconnu l'effort de Steve pour ce qu'il était et envoya au Dom un sourire reconnaissant. « Je ne préfère pas aller où que ce soit. Mais j'aime la nourriture italienne. Carbonell, tu sais ? La mia famiglia è italiana du côté de ma Maman.

-Putain de merde il parle italien. », Bucky mit sa main sur son cœur dramatiquement et Tony fit un de ces doux rires que Steve était en train de rapidement apprendre à adorer. « Tony, tu es perfecto.

-Perfetto, corrigea Tony et Bucky fit le même mouvement dramatique de nouveau.

-Tu as pris le nom de ta mère, Tony ? » Complétement charmé par le jeu de flirt entre ses Soumis, mais quand même curieux, Steve haussa ses sourcils. « Carbonell ?

-Mon nom de famille légal est lié à tout ce qui appartient à Ty, admit Tony, le sourire s'effaçant de son visage. Pitié ne me demande pas mon nom de famille. Je préfère être Carbonell.

-Très bien. » Apparemment apaisé, le Dom haussa les épaules. « Je vais commander de la nourriture italienne et sauter dans la douche. Pourquoi ne choisiriez-vous pas un film ou quelque chose ? »

Le soupir de soulagement discret de Tony fut remarqué par le Dom comme par le Switch mais Steve ne commenta pas et Bucky ne le fit pas également. Aujourd'hui avait été assez fort en émotion sans ramener quelque chose d'autre dans la lumière, et ils étaient tous prêts pour une pause, pour de la bonne nourriture, et une chance de se relaxer.

Le dîner fut confortable et facile, de grands plats de nourritures partagés entre eux trois avec un film joué en fond, une bouteille de vin ouverte et à moitié vide en une heure.

Tony alternait entre travailler sur son planning et intervenir avec des questions à propos de la journée de Steve, Bucky appelait au travail pour demander au secrétaire combien de rendez-vous il avait le jour suivant et s'il avait besoin ou pas d'être là tôt pour se rattraper pour avoir pris sa journée.

Steve se relaxa lui-même et apprécia la nouvelle dynamique trouvée entre Tony et Bucky, regardant les petits touchers et les sourires partagés, respirant dans l'aura brillante de l'appartement. N'importe quel sujet dont Bucky et Tony avaient parlé aujourd'hui avait mené un grand changement dans le comportement de Tony, et Steve était frappé par la réalisation qu'il avait encore à rencontrer Tony, à vraiment rencontrer Tony.

Le Soumis qui avait passé la plupart de ses journée à se réveiller d'un mouvement de drop ou à crier de manière inattendue ou à construire rapidement des barrières comme ses genoux lâchaient face aux émotions instables n'était pas vraiment Tony, et le plus longtemps Steve regardait le joli Soumis et Bucky ensemble, le plus il comprenait pourquoi Tony avait pratiquement supplié d'être traité normalement. Juste normalement. Pas comme s'il était brisé, pas comme s'il était blessé, pas comme s'il était moins qu'entier.

« Tony. » Steve rattrapa Tony dans la cuisine alors qu'ils rangeaient tous deux les plats. « Tony, je veux te présenter mes excuses.

-A quel sujet ? » Tony mit son assiette dans le lavabo et fit face à Steve avec une expression inquiète. « Que se passe-t-il ?

-Je juste euh… » Steve écarta ses mains impuissantes. « Je sais que j'ai agis comme si j'avais à te protéger de tout et comme si tu ne pouvais rien faire par toi-même…

-… Tu n'as pas fait ça, contredit Tony et Steve finit…

-… J'ai agis comme si ce qui tu es et ce qui t'es arrivé étaient la même chose. » Le visage de Tony s'éclaira sous la compréhension et Steve essaya de sourire. « Je suis désolé pour ça. Je suis un Dom, Tony, et mon instinct avec un Soumis blessé est de t'emmitoufler et de te mettre loin quelque part où personne ne peut te toucher et ce n'est pas juste. Tu es toujours une personne et toujours… » Il se stoppa quand Tony renifla. « Qu'est ce qui ne va pas ?

-Tu me parles comme si tu lisais une brochure de développement personnel, signala Tony. Et j'apprécie la pensée mais parle-moi comme si j'étais réel. Je promets que je suis un vrai garçon. Il n'y a pas de fil sur moi. »

C'était probablement hautement inapproprié pour Steve de rire à ça, mais Tony laissait rarement entrevoir son sens de l'humour qui était si tranchant et si inattendu de la part de quelqu'un qui avait l'air si innocent qu'il gloussa quand même.

« Tu as raison, dit il. Tu as raison et je suis désolé. Je vais arrêter d'agir comme si tu allais tomber en morceau à chaque seconde si je ne te regarde pas. Je promets.

-… Merci. » Tony garda son regard sur Steve, attendant de manière évidente la suite et finalement Steve finit rapidement :

« Mais ça fait seulement deux semaines, Tony. Donc si tu as besoin de tomber en pièces ? J'espère que tu me laisseras être là pour te remettre en état. Moi et Bucky. Chacun de nous voulons être là pour toi. Je vais arrêter de te traiter comme si tu allais te briser si je te souffle dessus, mais c'est seulement deux semaines et nous ne nous attendons pas à ce que tu sois bien. Pas du tout.

-Je dois te dire…

-Bucky m'a dit que vous vous étiez embrassés, se dépêcha d'ajouter Steve. Et c'est bien. Je sais que quand toi et moi nous sommes embrassés tu t'es excusé à Bucky mais tu n'as pas à t'excuser à moi pour ça.

-Bon à savoir. » dit Tony uniformément, mais ses yeux fondirent de chaleur à l'approbation du Dom. « Mais je n'allais pas te dire ça.

-Pardon, rougit Steve, levant ses mains pour s'excuser. Pardon. Vas-y.

-Ca fait seulement deux semaines, commença doucement Tony. Et c'est rapide selon l'estimation de tout le monde, peut-être même plus rapide puisque je suis parti d'un contrat long de cinq ans mais en même temps… »

Il hésita et Steve croisa ses bras pour attendre, puis les décroisa parce que peut être que cette posture semblait trop dominante et mit ses mains baissées à ses côtés, puis derrière son dos, puis les croisa de nouveau et les décroisa avec un juron étouffé.

« Repos, soldat, taquina Tony, montrant une autre étincelle de cette séduisante personnalité. Je hum… ? Je sais que ça fait seulement deux semaines. Et je sais que j'ai dit que je ne pouvais rien voir de romantique entre nous trois. Mais j'ai dit à Bucky aujourd'hui que ce n'est pas parce que je ne voulais pas… » Il fit un geste vague entre leurs corps. « … Deux semaines semblent comme une très courte et affreuse période de temps de partir de ne jamais vouloir qu'un Dom me touche de nouveau à vouloir… » un autre geste vague qui fit battre le cœur de Steve.

« C'est plus parce que je ne peux pas imaginer deux personne aussi parfaitement accordées l'un à l'autre comme toi et Bucky vouloir avoir à faire à moi. » Les mots de Tony devinrent cassants, formels alors qu'il devenait de plus en plus nerveux. « Ça veut dire, je sais que ça fait seulement deux semaines mais tu as été insistant sur le fait que je ne vienne pas entre toi et Bucky, que je ne m'introduis pas et je pense que peut-être si tu es d'accord de …

-Puis je t'embrasser, Tony ? », murmura Steve, et la bouche de Tony tomba, et puis se referma avec un claquement et quand il acquiesça, il avait l'air presque apeuré.

« Si tu veux ?, murmura-t-il en retour. Seulement si tu le veux ?

-Viens ici, juste ici. » Steve ramena Tony sur son torse, promena son pouce sur les douces lèvres roses et écarta ses doigts le long du petit dos de Tony, se penchant si bien que leurs fronts se touchèrent et alors leurs nez se frottèrent et s'arrêtèrent juste avant que leurs bouches se rencontrent. « Mon ange, crois-moi. Je voudrais toujours t'embrasser.

-O…Oh. » dit Tony en tremblant et Steve l'embrassa, lentement et gentiment et si tendre à en pleurer que Tony pensa qu'il pouvait vraiment pleurer à ça. « Captain.

-Shh shh shh. » Steve le calma et l'embrassa encore, ses paumes calleuses posées à la base de la nuque de Tony et le pouce frottant doucement en des cercles sur son pouls. « Shhh, Tony. Bébé tu es nôtre, d'accord ? Nôtre. On s'en fout que ça fasse deux semaines ou deux ans. Ça devait juste être comme ça. »

Tony sursauta quand Bucky fut soudainement dans son dos, le Switch aussi large que Steve, le corps de Tony plus petit disparaissant presque entre les deux.

« Bucky…

-Chut, chéri. » ronronna Bucky, enterrant son nez dans les cheveux de Tony et fredonnant de contentement. « Laisse-nous juste te tenir un petit peu plus. »

Tony devint relâché entre leurs bras, flexible et confiant et quand Steve glissa un bras autour de la taille de Bucky, le Switch se tourna de façon à ce que sa joue soit sur les cheveux de Tony, la taille de deux centimètres de plus de Steve voulait dire maintenant que le Dom pouvait laisser un baiser sur son front et les tenir tous les deux.

Et cette nuit quand Tony alla finalement au lit, il jeta un coup d'œil de nouveau à Steve allongé sur le canapé, Bucky allongé sur le Dom, prenant l'espace que Tony avait juste laissé.

« Merci. », dit il doucement et le sourire de Steve fit s'envoler des papillons dans l'estomac de Tony et se poser quelque part à côté de son cœur. « Merci pour tout ça.

-Oh, mon ange. » Steve secoua la tête, les yeux bleus s'agrandissant dans la douce lumière de la lampe. « C'est notre plaisir. »

A suivre...