Note de l'autrice :
Un coup d'œil dans la vie de tous les jours de notre trio favori. TW générique parce que Ty refait surface et est horrible et que Tony doit confronter quelques choses venant de son passé.
(Mon Dieu 800k de mots, les gens. Comment ai-je pu penser que cette chose puisse être un One-shot ?) Note de la traductrice :
Long chapitre pas en retard (pour une fois !) et non un jour de retard ne compte pas. Et sinon... L'autrice a super bien résumé le chapitre alors je n'ai rien à dire de plus sans spoiler (ou divulgâcher pour nos québécois). Ah oui, et c'est l'un de mes chapitres préférés ! Juste voir nos trois persos principaux interagir est tellement mignon et génial ! Je pourrais lire ce genre de scène des millions de fois ! S'il y a des choses que vous ne comprenez pas, n'hésitez surtout pas à aller voir le lexique en début de fiction ! ; ) Et merci beaucoup pour les reviews et mises en favori ! ça me fait très plaisir, vous pouvez pas savoir ! : D Chapter Text

Chapitre 9

Les Dimanche, nous nettoyons la maison.

Tony tapota son doigt sur le calendrier, et alla échanger son pantalon de pyjama contre quelque chose qui puisse être salit pour aider à nettoyer.

Sa propre chambre était assez propre puisqu'il ne possédait rien d'autre que des vêtements et un téléphone, et même s'il y avait une seconde salle de bain dans l'appartement, elle était propre parce que Tony utilisait celle de Steve et Bucky pour tout.

Ils avaient eu une discussion deux semaines auparavant, juste après la discussion de Tony avec Bucky à propos de sa volonté d'être traité normalement, juste après ces premiers baisers incroyables, la première fois que Tony les avait rejoints pour le nettoyage du Dimanche. Dans une volonté de continuer à ré-établir son indépendance après son attaque de panique, Tony avait dit à Steve et Bucky :

« J'apprécie que vous m'autorisiez à utiliser votre salle de bain, mais je vais utiliser celle des invités à partir de maintenant. Je n'ai pas besoin de m'introduire dans votre espace privé plus encore que je le fais déjà.

-Tu ne nous déranges pas et tu n'as définitivement pas à parler de manière formelle parce que tu penses que nous allons être en colère, commença Steve calmement. Si tu veux utiliser l'autre salle de bain vas-y, mais je préfère que tu utilises la nôtre. »

Bucky intervint avec un séduisant :

« En plus, j'aime savoir que tu es nu dans le même endroit que moi. » et Steve envoya au brun un regard exaspéré et corrigea : « Ce que Bucky veut dire c'est que nous aimons t'avoir dans notre espace, mon ange. C'est une chose stupide, mais c'est un truc de Dominant. Tu ne dors pas encore dans notre lit, mais ça me calme de savoir que tu te douches toujours et fais tout ce genre de choses dans notre salle de bain.

-Pareil, grogna Bucky. Je te veux proche, chéri. Je suis même pas un vrai Dom et ça me fait sentir mieux.

-Oh. » Tony se gratta le menton et traina les pieds et… « … Attends, que veux-tu dire par encore ? »

Steve était devenu rouge brique d'embarrât à sa gaffe et Bucky s'était dépêché d'assurer à Tony :

« Nous ne voulons pas dire que tu doives dormir dans notre chambre du tout, Tony. Tout ce à quoi notre Capitaine pensait était… »

Tony avait rassemblé chaque morceau de son courage encore en train de revenir et s'était baissé pour un très très rapide baiser avec Steve, pour à peine poser ses lèvres et les retirer et un autre pour Bucky avant qu'il ne bondisse à travers la pièce et se tienne là avec ses bras croisés, se mordillant la lèvre nerveusement.

« Je… », il s'éclaircit la gorge quand Steve et Bucky le fixèrent tous les deux. « Je ne déteste pas ça. Le encore. Je ne le déteste pas.

-T'entends ça, Captain ? » Le sourire de Bucky s'était élargi pendant que Steve fixait juste Tony avec quelque de possessif et chaud dans les yeux. « Tony ne déteste pas le encore.

-J'ai entendu. », Steve grogna et Tony…

…Eh bien Tony avait de façon basique couru dans sa chambre et s'était caché, saturé par le besoin d'embrasser ses Doms de les embrasser encore, paniquant parce qu'il voulait s'agenouiller juste là et maintenant…

Mais ça avait été deux semaines auparavant maintenant, et Tony utilisait toujours la salle de bain principale, utilisait toujours les serviettes ridiculeusement épaisses, se brossait toujours les dents le matin juste à côté de Bucky et volait même un baiser de temps en temps parce que pourquoi pas.

Les Dimanches étaient les jours de nettoyage, et aussi les journées cocktails mimosa donc Bucky serait saoul au champagne et sans aucun doute en train de chantonner des chansons d'amour avec un balai pendant que Steve ferait patiemment essayer de se concentrer son amour autour de l'appartement dans un essai de faire quelque nettoyage de base. Tony ferait mieux de les rejoindre et d'aider s'ils voulaient avoir quoique ce soit de terminé, donc il se tortilla dans une paire de legging, un t-shirt fin et essaya de bien border le haut de son lit.

« Sucre chéri, bonbon à la cannelle ! », Bucky appela juste à ce moment, évidemment bien dans son troisième ou quatrième mimosa. « Debout et viens ici ! J'ai pris un balai avec ton nom dessus ! Sors et travaille ! Laisse-moi voir ce joli cul !

-Ignore le, Tony. » Steve était en train de rire alors qu'il frappait doucement à la porte de Tony. « Prends ton temps pour te préparer, nous n'avons rien commencé à part le café encore. Enfin, je n'ai rien commencé d'autre que le café, Bucky au contraire a fini une bouteille et en cherche une autre. Tu veux que je te fasse couler la douche, pour l'avoir chaude et venir en prendre une ?

-Je suis déjà habillé. » Tony ouvrit la porte et sourit à Steve, rougissant un petit peu quand les yeux du Dom devinrent noirs et doux alors que Steve souriait en retour. « Et je doute vraiment que je rattraperai mon retard avec le champagne de Bucky aujourd'hui. Mais merci.

-Je t'en prie. » Steve donna aux vêtements de Tony un rapide regard et demanda : « Tu penses que c'est sécurisé de porter des leggings autour d'un Bucky saoul ? La dernière fois il s'est fait mal au tibia sur la table basse alors qu'il essayait de continuer de te regarder, sans parler des murs dans lesquels il marche quand il a bu des litres de champagne. »

Tony plissa son nez et sourit parce qu'il n'avait jamais pensé qu'il aimerait être juste déshabillé du regard en portant des leggings, mais il n'avait aussi jamais pensé qu'il embrasserait deux magnifiques hommes et oh oh oh…

L'esprit de Tony se figea quand les lèvres de Steve rencontrèrent les siennes dans une gentille pression, le Dom goûtant comme le jus d'orange, le champagne et le doux fromage frais qui venait des pâtisseries favorites de Tony de la pâtisserie en bas de la rue.

« Tu as commandé des pains au raisin ? », bafouilla-t-il avant qu'ils ne soient même séparés et le rire de Steve était doux et en quelque sorte ravi alors qu'il embrassait Tony une fois de plus avant de répondre. « Bien sûr que je l'ai fait bébé. Bucky aime le champagne et tu aimes les pains aux raisins, donc c'est ce que nous prenons.

-Et à propos de ce que toi tu aimes ? », demanda Tony et le bras de Steve se resserra autour de sa taille pour hisser Tony plus haut sur ses orteils et dans une étreinte bien plus intime.

« Voici ce que j'aime. » murmura Steve, sa paume immobile en bas du dos de Tony, les doigts faisant des plis sur le fin t-shirt. « Ça, juste là.

-Captain. » Ce n'était rien de plus qu'un soupir et le Dom grogna et le rapprocha encore plus près.

« Ça me fait à coup sûr des choses folles quand tu m'appelles Captain, Tony. » Tony baissa sa tête et sourit, cachant son visage dans l'épaule de Steve. « Mais si nous ne commençons pas à nettoyer, Bucky va continuer à boire et ça ne sera bon pour personne. »

Bucky arriva à ce moment-là en valsant et retira Tony des bras de Steve, balayant de ses doigts dans les cheveux de Tony et le renversant pour un long baiser, fredonnant d'approbation quand il put sentir la chaleur du corps de Tony à travers son t-shirt et fredonnant d'intérêt quand il baissa une main sur les hanches de Tony et sentit le legging :

« Chéri, j'adore ça. Porte toujours un pantalon serré tout le temps. Tout. Le. Temps. »

Tony rit parce qu'il ne put s'en empêcher, parce que Steve avait l'air entièrement mortifié au commentaire de Bucky et aussi en quelque sorte jaloux de n'avoir pas senti Tony dans le legging en premier. Il rit parce qu'il n'aurait jamais pensé que nettoyer pouvait être amusant mais avec Bucky et Steve ça l'était, et il rit parce que certains jours il ne pouvait croire qu'il avait échappé à Ty et qu'il existait en tant que quelqu'un – quelque chose – d'autre qu'un Soumis.

…Certains jours, il ne pouvait toujours pas croire que la pensée de s'agenouiller pour Steve et Bucky ne le faisait pas paniquer.

En fait, alors que Bucky faisait tourner Steve, plaquait leur son Dom contre le mur et laissait un baiser mouillé et gémissant sur la bouche de Steve, Tony réalisa que la pensée de s'agenouiller pour Steven et Bucky le faisait le désirer ardemment, le faisait vouloir.

Les Dimanches étaient de bons jours.

Les Lundis sont les jours de Bucky et Steve.

Tony se le rappela alors qu'il rangeait le lait dans le frigo. La semaine d'avant il avait pris un livre de l'étagère et était parti au café pour lire quelques heures, sirotant un café hors de prix et se perdant lui-même dans un roman d'amour de mauvais goût et calamiteux à propos d'un soumis qui était tombé sur un clan secret de métamorphes et avait fini par tomber amoureux d'un Dom qui était aussi, apparemment, un loup.

Il avait été horriblement, juste incroyablement atroce, mais les scènes de sexe avaient été… intéressantes. Affirmées avec une manière qui n'avait pas finie avec le soumis étiqueté comme une propriété, brutal d'une manière qui n'avait pas laissé le Soumis blessé, même la manière dont la morsure du Dom avait blessé le Soumis dans la nuque avait été…

« Hey chéri. » Bucky se faufila à côté de Tony pour prendre deux sacs de chips sur l'étagère du haut. « A quoi penses-tu qui te fasses avoir l'air tout rêveur ? Ça peut pas être le lait, et je sais que le fromage n'est pas si intéressant.

-Oh, je pensais juste à hum…hum… » L'embarrât fit bégayer Tony. Il était assis là à penser à des romans à l'eau de rose et des Doms qui aimait mordre à la place de ranger les courses pour sortir de la pièce et donner à Steve et Bucky leur temps seuls. « Je pensais à…

-Hey, ne soit pas si confus. » Bucky prit en coupe la mâchoire de Tony, lissant les lignes froncés avec son pouce. « Poupée, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Tout va bien, Sergent, répondit rapidement Tony sincèrement. Je me demandais juste quel livre j'allais lire quand j'irai au café plus tard.

-Tu sais que tu n'as pas à partir, Tony. » Steve arriva avec le reste des courses et mis les sacs sur le comptoir. « Nous restons dans notre chambre. C'est là qu'il y a le coussin où Bucky s'agenouille et notre espace… Tu n'as pas à partir. En fait ce serait bien si… » Il jeta un coup d'œil à Bucky et quand le Switch acquiesça en permission, Steve se précipita : « Ça sera bien si tu étais . Comme ça, nous pourrions t'étreindre.

-Oh. » Tony cligna des yeux plusieurs fois, une vague de malaise tordant son estomac. « Non. Non.

-Non ?, répéta Steve. Pourquoi non ?

-Je n'aime pas regarder des scènes. » Tony sombra si loin qu'il fit un pas en arrière, son dos raide et son menton levé obstinément. « Je ne les regarde pas et je n'aime pas être regardé, être vu. Ce qui arrive avec nous, avec vous les gars, ce qui arrives avec vous est votre affaire et je ne m'assiérais pas et ne regarderai pas quelqu'un être blessé…

-Stop. »

La Commande claqua dans l'air et la bouche de Tony se referma d'un coup, les yeux écarquillés alors qu'il fixait Bucky.

Steve fixait Bucky aussi, le Dom pas entièrement sur de quoi faire avec son Soumis utilisant des Ordres comme ça.

« Premièrement. » Les yeux de Bucky avaient des étincelles de colère et peut être même un peu de douleur. « Premièrement, personne ne va être blessé. Notre Captain ne me blesserait jamais, ne te blesserait jamais. Je ne te blesserais jamais. Si jamais tu décidais de te soumettre pour nous, rien ne te blessera jamais, est-ce que tu comprends ?

-Oui, Sergent. » Tony déglutit et ferma les poings. « O... Oui Sergent, je comprends.

-Buck ?, demanda précautionneusement Steve. Tu vas bien ?

-Et nous ne te demandions pas de regarder. » La colère de Bucky tomba d'un coup, et il laissa retomber ses grandes épaules. « Nous ne te demandions pas de regarder, ou de nous rejoindre ou quoi que ce soit comme ça. Mais ça me bouffe de l'intérieur de ne pas être capable de m'occuper de toi comme je veux, de ne pas être capable de t'emmener dans ton subspace de manière douce, délicieuse et confiante. Notre Captain est un vrai Dom, il sait comment maintenir toutes ses émotions mais je ne suis pas un vrai Dom, Tony. Je ne sais pas comment m'équilibrer entre vouloir me soumettre et vouloir dominer, je ne sais pas comment m'accorder avec tout ça. Mais revenir de ce moment et savoir que tu es là à m'attendre me ferait… »

Bucky ferma ses yeux et secoua sa tête. « C'est pas grave. Captain, j'ai besoin de toi. J'ai besoin… Peux-tu s'il te plait… » Il expira bruyamment. « S'il te plait aide-moi.

-Va dans notre chambre et attends-moi. », ordonna Steve, son cœur chavirant quand Bucky se retourna juste et sortir hors de la cuisine. « Déshabille-toi d'abord et agenouille-toi sur le coussin.

-Oui, Captain. » Bucky avait déjà l'air épuisé. « Merci Captain. »

La porte de la chambre se referma derrière le Switch et l'appartement devint très très silencieux.

« Merde. » Tony jura bruyamment et frotta sa main sur sa bouche. « Je suis désolé, je suis désolé. Je sais que toi et Bucky n'avaient rien à voir avec Ty et ses amis mais parfois je ne peux pas m'empêcher de penser…

-Tony », Steve s'adossa contre le comptoir et croisa ses bras. « Au risque de parler comme ses brochures de développement personnel que tu hais tant, tu n'as jamais à t'excuser pour quoi que ce soit que Ty a imposé en toi quand ça déborde dans ta vie, d'accord ? C'est… Je ne peux pas te dire combien tu n'as pas à t'excuser pour ça.

-OK. » Un mois auparavant, Tony se serait recroquevillé sous l'embarrât que quelqu'un d'autre sache ce que Ty avait fait. Deux semaines auparavant il aurait été frustré et honteux de ne pas pouvoir contenir certains comportements, mais aujourd'hui il acquiesça juste. « OK. Je ne vais pas m'excuser pour ça.

-Bucky n'est pas en colère contre toi, dit alors Steve. Il n'est pas en colère du tout, en fait. Ton Sergent… » Il sourit un peu. « Ton Sergent hait de ne pas pouvoir effacer ce qu'a fait Ty, et c'est tout. Il n'est pas fâché que tu penses peut-être que l'un de nous te blesses, où que je le blesserai jamais. Il est bouleversé parce que tu l'es. Il est bouleversé parce que tu te sens comme si tu avais à mettre des limites pour des choses qui n'ont jamais comptées pour lui.

-Ou moi. » Steve ajouta après une minute, et c'est seulement à ce moment que Tony réalisa combien le Dom était tendu, comment la mâchoire de Steve était étroitement fermé. « La moitié de ce que tu as dit ne pas faire ou ne pas vouloir faire encore… Ça n'a jamais été une chose qui me soit venu à l'esprit de demander, Tony. Peut-être que ça fait de moi un Dom ennuyeux, peut être que ça fait de moi et Bucky un couple plus vieux jeu que nous ne le réalisons. De toutes manières, tu n'as pas t'excuser et pour ce que ça compte, Bucky n'est actuellement pas en colère et spécialement pas après toi.

-Merci. » Tony commença à aller en avant puis se stoppa, recommença à aller en avant et se rapprocha encore un peu. « Captain, peux-tu…

-Viens ici. » Steve agrippa Tony et l'attira pour un long câlin, baissant sa voix jusqu'à ce qu'elle gronde à travers sa poitrine alors qu'il disait : « Nous allons devoir résoudre ça, Tony. Un jour après l'autre.

-Ouais. » Tony se laissa couler dans les bras de Steve, puis soupira et se colla un peu plus, adorant que Steve soit assez grand pour quasiment l'envelopper. « Je vais prendre un livre et sortir de l'appartement et tu pourras prendre soin de Bucky. Pourras-tu m'excuser pour moi ?

-Peut-être que cette fois quand tu prendras un livre de l'étagère évite la section où Bucky garde tous ses romans d'amours cochons. » dit Steve d'un ton neutre et même si Tony était assez mortifié pour presque mourir, le Dom était en train de sourire de manière évidente dans ces mots. « J'ai lu certains de ceux avec des métamorphes et ils sont choquants. Peu importe ce que tu fais, évite ceux avec des Alpha ou Oméga dans le titre. C'est peut être chaud d'un point de vue dominant, mais va probablement te faire fuir. »

Tony commença à rire, le dissimulant dans le t-shirt de Steve et le Dom insista :

« Non. Tony. Je le jure. Ne fais pas ça. Dévie peut-être plus sur ceux du voyage dans le temps ou peu importe ce qu'une putain de meet cute est.

-Je vais garder ça à l'esprit, réussit à dire Tony à travers un rire. Merci.

-Et Tony ? », Steve frotta ses jointures contre la joue de Tony. « Sois peut-être là quand nous aurons fini. Ton Sergent n'est pas le seul à être à moitié fou de pouvoir t'enlacer un peu, d'accord ?

-…d'accord. »

Steve alla passer du temps avec Bucky et Tony choisit un livre du côté des « meet cute » de ce qu'était apparemment le coté des livres cochons de Bucky de l'étagère avant d'attraper son téléphone, un peu de monnaie et sortir de l'appartement pour le café.

Mais alors…

Les Lundis, Steve prenait son temps durant les scènes. Les Lundis, il restait avec Bucky pendant que le magnifique Switch était dans son subspace, prenant le temps de couvrir son Soumis de baisers, de dessiner des lignes et des dessins sur l'étendue du dos de Bucky avec son doigt, et de soupirer doucement de doux mots dans les oreilles de son amour.

Les Lundis, Steve ne bougeait pour aucune raison jusqu'à ce que Bucky soit entièrement revenu, jusqu'à ce que les lèvres relâchées retournent ses baisers et que Bucky soit cohérent, savourant chaque lente, sublime seconde qu'ils avaient ensemble avant que la semaine de travail ne commence et que la vie devienne de nouveau remplie. Il ne bougea même pas pour nettoyer et quand Bucky se retourna et gémit alors qu'il léchait pour nettoyer le ventre de Steve, le Dom laissa juste sa main sur la tête de Bucky et apprécia l'attention, le sentiment de son Soumis allongé, lourd et satisfait contre lui.

Les Lundis étaient de bons jours mais quand Steve sortit dans le salon pour plus d'eau et pour prendre les serviettes propres hors du sèche-linge, le Lundi devint soudain un meilleur jour.

Tony était enroulé sur le canapé sirotant du café dans le mug de Steve, l'une des romances sur le voyage temporel des romans cochons de Bucky posée ouvert sur ses genoux, ayant l'air chaud et agréable au toucher et sublime dans un pantalon de survêt volé de Bucky et ce Henley qui avait disparu de l'armoire de Steve peu après que Tony soit arrivé.

« Tu n'es pas parti ? », demanda Steve, et Tony jeta un coup d'œil par-dessus le livre pour secouer la tête. « Très bien, upsie-daisie, nous y allons. »

Un mois auparavant, Steve n'aurait jamais même approché Tony sans demander la permission, deux semaines auparavant il aurait au moins vérifié pour être sûr que ce soit bon de relever le petit brun, mais aujourd'hui il souleva juste Tony du canapé dans ses bras, lui donna un long baiser avant de l'emporter dans la chambre.

« Je peux marcher. » dit sèchement Tony et le Dom grogna quelque chose qui était peut être un « ça ne compte pas » et déposa Tony pile sur le lit alors que Bucky revenait de la salle de bain.

« Tony. » Bucky laissa tomber sa serviette – et quand Steve s'éclaircit la gorge lourdement et que Tony devint d'une nuance malsaine presque violette – il se dépêcha de la remettre puis se laissa tomber sur le lit et enlaça Tony.

« Désolé, j'étais si fou plus tôt, j'ai juste…

-Nope. » Tony se baissa et embrassa Bucky pour le faire taire. « Nous hum… Nous n'avons pas à nous excuser.

-Merci mon Dieu, soupira Bucky et il embrassa Tony en retour. Alors lequel de mes livres as-tu lu cette fois ? Etait-ce Clamé par le Dom Alpha ? Pris par le métamorphe ours ? La soumission des Voyageurs du Temps? »

Tony pleura de rire et Steve s'écroula presque d'un rire qui était plus bruyant et quand il se laissa tomber sur le lit son Switch et son Soumis se séparèrent pour se lover contre lui à la place.

Les Lundis étaient de bons jours.

Les Mardis Bucky et Steve allaient au travail, donc Tony les embrassa pour leur dire au revoir et passa la journée à faire sa propre lessive, replacer les livres ennuyeux et en choisir quelques autres, appela Pepper pour parler pendant une heure ou presque durant sa pause déjeuner.

« Tu promets que tu vas bien ? », demanda Pepper en haut-parleur et Tony finit de mâcher le reste de sa bouchée de sandwich pour répondre :

« Pep, je vais bien. Vraiment. Les choses se sont vraiment bien passées dernièrement.

-Si tu jures que tu vas bien alors je ne vais pas te dire comment j'ai paniqué, concéda Pepper. Et je ne vais définitivement pas te dire que j'ai cherché tes nouveaux amis Steven Grant Rogers et James Buchanan Barnes et tout trouvé depuis leurs rappels de vaccins jusqu'à l'horrible horrible photo de promo que Steve a pris avec une fille à forte poitrine nommée Peggy. Je ne vais aussi pas te dire que ton ami James a des genres d'archives de guerre glaçantes. Savais-tu qu'il était un sniper, Tony ?

-Je ne savais pas que son nom était James, admit Tony et Pepper cria quelque chose d'horrifié. Pepper, arrête de t'inquiéter. Je suis en sécurité !

-L'es-tu ?, souffla-t-elle. Parce que Tony, je peux entendre dans ta voix que tu es tendu.

-Je ne suis pas tendu. » Tony pensa à la manière dont Bucky l'avait embrassé ce matin avant de partir, la manière dont Steve avait trainé pendant leur câlin, faisant courir ses grandes mains dans le dos de Tony et puis les baissant vers le bas pour aligner leurs corps d'une manière qui avait fait retenir sa respiration à Tony et l'avait fait frémir. « Je… wow, je ne suis pas tendu.

-Non ? Quand a été la dernière fois que tu as été dans ton subspace, alors ? »

Tony s'immobilisa, le dernier morceau de sandwich tomba de ses doigts sur le plat.

« Pep. C'est… Ce ne sont pas tes affaires. Tu ne peux pas me demander quelque chose comme ça. Ce n'est pas… Tu ne peux pas…

-Je peux…, l'interrompit Pepper. Et je le fais. Parce que je t'aime et que je m'inquiète. Parce que je suis une Dom et que je peux dire que tu ne prends pas soin de toi-même. Tu manges peut être et dors et es loin de ce bâtard d'ex, mais ça ne veut pas dire que tu fais tout ce que tu as besoin de faire et tu le sais.

-Je ne veux pas parler de ça.

-Tony ! » La voix de Pepper devint plus cassante et Tony senti la piqure de l'Ordre d'un Dom même à travers le téléphone. « Tony, tu ne peux pas te laisser aller trop longtemps sans ce genre de chose ! Surtout après Tiberius, tu es en danger et tu risques de tomber très difficilement dans ton subspace…

-Ne me dis pas si je suis en danger ou pas ! », Tony éleva la voix quand la Dominante le fit. « J'ai été en danger durant les cinq années passées ! C'est la première fois depuis des années que je ne suis pas effrayé de marcher trop bruyamment dans une pièce et tu ne vas pas me réprimander pour ça ! »

Pepper eut un silence choqué, et Tony poussa son sandwich plus loin et enfouit son visage dans ses mains, comptant jusqu'à dix puis jusqu'à dix encore jusqu'à ce que sa respiration soit calme et que son cœur arrête de battre à toute vitesse.

« Pardon, Pep.

-…Je… Je suis désolée aussi, dit Pepper après un moment. Je suis désolée, Tony. Puis-je te demander quelque chose quand même ?

-Ouais. » Tony prit son téléphone et l'emmena avec lui jusqu'à la cuisine pour mettre son plat plus loin. « Qu'est-ce qu'il y a ?

-Si tu as besoin d'aide, commença-t-elle précautionneusement. Si tu avais besoin d'aide pour aller dans ton subspace et avais besoin d'un Dom, pourrais-tu venir à moi et me laisser t'y emmener ? Je serais gentille avec toi, je le serai. Et tu me fais confiance. Nous pourrions être vraiment bien ensemble.

-Nous pourrions être vraiment bien ensemble. » accorda Tony, un malaise le tançant dans l'arrière de son esprit. « Mais Pepper…

-…Tu as déjà choisi tes Doms. » finit Pepper, et il n'y avait pas de blâme dans ses mots. « Captain Steven Rogers et Maitre Sergent James Buchanan Barnes.

-Vous êtes scandaleusement curieuse, Mademoiselle Potts. » Tony essaya de cacher son soulagement dans un rire silencieux. « Je t'ai dit que je ne savais pas que le prénom de Bucky était James et tu as trouvé les archives de leur services et leurs carnets de vaccination ? Je suis consterné.

-Tu n'es ni choqué ni consterné, dit sèchement Pepper. Mais merci quand même. Tony tu fais attention, n'est-ce pas ? Tu es en sécurité avec ces Doms ?

-Je suis en sécurité. » Le téléphone de Tony vibra avec des messages venant de Steve et Bucky, tous les deux probablement dans leur pause-déjeuner et vérifiant s'il allait bien. « Et… et je suis heureux. Ce sont des mots que je ne pensais jamais dire.

-Très bien alors. » Du côté de Pepper, quelqu'un l'appela en criant et elle soupira. « Un mois sans contacter Ty. Tu dois faire des démarches légales pour arrêter votre relation où il peut t'emmener toi et tes Doms à la Cour pour au moins une centaine de raisons différentes, et repartir avec tout ce qu'eux et toi avaient. Il peut crier au kidnapping et à la coercition, il peut jurer qu'ils t'ont pris et retenu contre ton gré, il peut même appeler à une fraude et dire que tu avais toutes les intentions de t'enfuir et d'utiliser son argent pour vivre ta propre vie. Un Soumis fuyant pour des raisons d'abus est une chose, mais il a toutes les raisons de croire que le Captain Rogers t'a volé.
« Et Tony ? », Elle hésita à ajouter. « Même avec toute l'argent que tu as maintenant, tu dois essayer de trouver un job, tu as difficilement quitté la maison, tu vis avec un couple de Dom et de Switch déjà en contrat qui ont tous les deux des jobs à plein temps. Au mieux ça peut sembler que tu aies fuit ton contrat pour jouer à la poupée avec un autre couple, ce qui te dépeint comme frivole, irresponsable et incapable de prendre des décisions matures. Au pire, ça sonne comme s'ils te retenaient dans la contrainte et Ty a assez de connections pour tourner chaque histoire en sa faveur.

-Oh. » Tony pensa que ses genoux allaient presque lâcher, la peur s'emparant de son cœur. « Je ne… Je ne pensais pas à ça. A propos de tout ça. J'ai été si occupé à essayer d'aller bien un jour après l'autre je n'ai pas réalisé…

-Six semaines c'est l'échéance, Tony, l'interrompit Pepper. Six semaines avant que Tiberius puisse remplir les papiers avec la Cour. Tu dois le faire en premier. Je peux t'aider si tu le veux, mais tu dois remplir ça aussi tôt que possible.

-Je… » Tony ferma ses yeux fermement et expira d'un coup. « Merci. Je vais faire quelques recherches et je t'appelle ce weekend ?

-Bien sûr, chéri. » Pepper fit un son de baiser à travers le téléphone. « Je te parle bientôt.

-Ouaip. Hum… bye. »

Tony posa le téléphone et essaya de ne pas hyper-ventiler.

Comment avait-il pu être si distrait par des baisers et à rire à des romans d'amour ridicules pour oublier que Ty pouvait encore se montrer et ruiner sa vie ?

Mercredi, Tiberius Stone était aussi très conscient que la marque des six semaines approchait rapidement et quand sa secrétaire vint dans son bureau avec une pile d'informations à propos du Dominant Captain Steven Grant Rogers et du Switch Maitre Sergent James Buchanan Barnes, Tiberius le lui prit des mains et la renvoya, grognant pratiquement dans sa barbe alors que la Switch fuyait hors de la pièce.

Un mois entier que Tony était parti, et Tiberius avait vraiment attendu de lui qu'il revienne à la maison dans les vingt-quatre heures, puis dans les quarante-huit heures, et puis il a pensé que Tony serait revenu en une semaine.

Et maintenant ça faisait un mois, un putain de mois entier de furtifs, curieux regards dans son bureau d'employés qui se demandaient pourquoi leur patron n'avait pas été à la maison une fois avec son Soumis. Il y avait des murmures sur la raison pour laquelle le Dominant était devenu sec et cruel… ou plus cruel que d'habitude, de toute façon.

Quand Tiberius avait ressenti un besoin lancinant de se soulager et appelé un service pour envoyer un Soumis professionnel à son bureau après des heures, le garde de la sécurité l'avait regardé étrangement pendant presque une semaine. Et la femme de ménage qui avait dû frotter pour enlever le sang des murs et du tapis quand il s'était un peu emporté et avait utilisé sa laisse un peu trop fort…

… enfin elle était de la même entreprise qu'il utilisait pour nettoyer son appartement en penthouse et elle savait tenir sa langue sur ce qu'elle avait vu.

« Tu réalises que tu ne peux rien faire pendant encore deux semaines. »

Sunset n'était pas seulement une Dominante venant de la même Secte de l'Ancien Protocol que Tiberius, elle était aussi l'une des plus impitoyables avocates de la Côte Est. Elle était spécialisée dans le droit des sociétés mais aussi la première pour aider beaucoup de Dominants ayant des problèmes avec leurs contrats, des problèmes avec leurs soumis. L'Ancien Protocol Mondial était un style de vie moins populaire pour les Doms et les Soumis de ce temps-ci mais il était encore assez prévalent pour supplanter quelques-unes des nouvelles lois, et personne ne connaissait ces lois comme Sunset.

« Tu peux pester et gémir tout ce que tu veux à propos de ton Soumis qui s'est enfui mais jusqu'à la marque des six semaines la Cour va considérer ceci comme un peu plus que des vacances prolongées. » Elle lui donna un papier à signer. « Ceci est une instance à remplir. Signe et date et je vais l'emmener par les meilleurs réseaux et puis le garder sous le coude jusqu'à l'échéance des six semaines. Tu remplis ça, donne quelques jours de plus et puis nous pourrons ramener ton Soumis de ce petit nid d'amour avec ce Dom et prendre à ce Captain Steven Rogers chaque penny de sa banque.

-Je ne veux pas son argent. » Tiberius posa sa signature et le lui rendit. « Je veux ruiner la vie de ce bâtard et je ne veux pas attendre pour que ça arrive.

-Eh bien, lui prendre son argent est un bon départ pour ruiner sa vie, dit Sunset doucement. Et tu dois attendre. Une demande à remplir à exactement six semaines montre que tu as passé ces six semaines à essayer de convaincre ton Soumis de revenir à la maison ou à essayer de négocier son relâchement si nous gardons encore cette histoire de merde comme quoi Rogers et Barnes ont forcé Tony à fuir ou l'ont pris contre sa volonté. Tu attends quelque jours après les six semaines pour montrer à la Cour que tu étais d'accord d'attendre encore un peu plus pour essayer et éviter les chemins légaux, puisqu'elles sont très chères, prennent du temps et sont généralement terribles pour toutes les personnes impliquées.

-Ils l'ont forcé à partir. » Tiberius fit une autre signature. « Il n'y aucun moyen que Tony soit juste parti. Je le détiens et tout ce qui est à lui. Il n'a rien. Pourquoi voudrait-il rester quelque part où il est un gouffre financier et un intrus dans une relation déjà établie ? Un Dominant avec un Soumis ne prendra jamais un deuxième Soumis, et puisque cette grande brute de Barnes est actuellement un Switch, il n'y a aucun moyen qu'ils puissent accepter un Soumis instable.

-La Cour verra qu'il est un gouffre financier pour ses nouveaux amis, un intrus dans leur relation déjà établie et elle n'autorisera pas un Soumis à vivre comme une épreuve, accorda Sunset. Mais en même temps, c'est facile de dire si un Soumis est heureux, content et bien dans sa tête, et si Tony apparait mieux sans toi, ou même nerveux en ta présence dans la cour, aucun juge ne le renverra à toi. Pas même un juge de l'Ancien Monde comme mon père ne forcerait un Soumis à retourner à un Dominant avec lequel il ne se sent pas en sécurité.

-Il était en sécurité avec moi.

-L'était-il ? », Sunset haussa un sourcil accusateur. « Parce que je me souviens avoir vu des bleus sur ce joli visage plus d'une fois. Des lèvres fendues s'il ne se comportait pas bien, je l'ai même vu reculer si tu allais pour le prendre.

-Des Soumis aiment la douleur.

-Il y a une différence entre des soumis aimant la douleur et un Dominant jouissant de répandre le sang. »

Tiberius leva le regard et fixa la femme Dominante avec un regard noir, un que Sunset retourna sans flancher, ses yeux verts aussi froids que l'acier.

« Je suis une Dominante de l'Ancien Protocol Mondial comme toi, Tiberius. J'attends une obéissance absolue de mon soumis et je n'hésiterais pas à le discipliner, mais il y a une ligne et si tu la franchis même une seule fois avec ton Soumis, la Cour utilisera cette raison pour lui accorder sa liberté. Tu dois être très précautionneux pour aller plus loin avec ça. Trouver une manière de le régler sans la justice si possible.

-Régler ça sans la justice, répéta Tiberius incrédule. TU veux que je l'autorise à casser le contrat. A le laisser partir ? Est-ce que tu sais combien j'ai dû travailler difficilement pour m'assurer avoir l'héritier Stark comme mon Soumis ? Combien de mois j'ai passé avec le serpent Obadiah et combien d'argent j'ai dû lui donner pour être sûr qu'il signe les papiers et s'en aille ? Pourquoi laisserais-je Tony casser le contrat quand je détiens tout ce qu'il avait de ce qui reste de Stark Industries et ai converti le département de R&D pour mon propre bénéfice ?

-Ça te sauverait de dix millions de dollars et de beaucoup d'embarrât potentiel, pointa Sunset. Je me moque de ce que tu fais avec le gamin, mais pour ton propre bien, je te suggère de régler ceci discrètement.

-Casser le contrat voudrait dire que je dois signer sur tout ce qu'on partage et une partie de ma propre entreprise. » Tiberius secoua la tête. « Sans mentionner de payer pour le supporter jusqu'à ce qu'il entre dans un contrat avec un autre Dominant. Non. Si je paye pour qu'il mange, il le fera à mes pieds. »

Sunset tordit ses lèvres, dégoutée par l'attitude du Dominant. Elle n'avait pas de sentiments particuliers envers les soumis et les relations mais la mesquinerie et l'envie de vengeance pour une pile d'argent et des années passées à des rendez-vous à la Cour était déplaisant pour tout le monde.

« Signe tout le reste dans cette pile et je les remplirais dans exactement deux semaines. Après fais tout ce que tu veux. »

La Dominante sortit de la pièce sans même dire plus qu'un au revoir et Tiberius ferma ses portes à clé après qu'elle soit partie, retournant s'asseoir dans sa chaise et fixant la pile de papiers avec un froncement de sourcil.

Il haïssait devoir l'admettre mais Sunset avait raison. Régler ça en dehors de la justice serait plus simple qu'amener tout dans la lumière et exposer leur relation à des yeux indiscrets. Il connaissait tous les juges et lesquels étaient les plus sympathiques aux Dominants et à l'Ancien Protocol Mondial, mais Sunset avait raison… Il y avait un risque.

Peut-être qu'il devait juste agir et prendre soin du problème lui-même.

Le Mardi était la soirée où Steve cuisinait et Bucky et Tony trainèrent dans la cuisine pour boire une bière, plonger des cuillères dans la sauce au moins une douzaine de fois pour être sûr que c'était aussi bon qu'il y avait quelque secondes.

« Comment étaient tes étudiants sur le quizz de Picasso, bébé ? » Bucky déchira un morceau de pain et le fit glisser dans la sauce. « Tu as dit que tu étais inquiet à propos de quelques-uns d'entre eux ?

-Panini, Buck.

-Non, je ne veux pas un sandwich. » dit Bucky aussitôt et Tony inhala sa bière quand il rit de manière inattendue. « Comment s'est passé le quizz sur Picasso ?

-C'était un quizz sur Giovanni Paolo Panini, dit patiemment Steve. Le peintre italien. Il a vécu cent ans avant et fait quelques changements avant Picasso. Il a peint des paysages de Rome et était considéré comme un maître de la perception.

-D'accord », Bucky roula des yeux. « Comment s'est passé le quizz sur Panini ?

-Ça a été. » Steve ouvrit le four pour vérifier le rôti. « J'ai quelques étudiants qui ont pris mon cours parce qu'ils pensaient que ce serait un cours facile et qui le regrettent douloureusement je pense.

-Es-tu un professeur strict ?, demanda Tony, avide de savoir. J'ai pris un cours d'Histoire de l'Art en facultatif quand j'étais à l'école et le professeur ne faisait que fumer et parler de jolis couleurs tout le temps.

-Stevie n'est définitivement pas le genre à fumer et parler de jolis couleurs, rit Bucky. Plus comme celui qui va te donner un quizz de culture sur les soixante-seize nuances de bleus, en commençant avec le Air Force Blue et en finissant avec le Zaffre.

-Tu connais les couleurs de bleu de A à Z, Sergent ?, taquina Tony et Bucky le taquina directement en retour :

-J'écoute vraiment quand notre Captain parle de son travail Tony, je ne reste pas à fixer ses jolis muscles.

-Oh tu écoutes ? » le défia Tony et Steve sourit à lui-même, adorant que ses deux Soumis se disputent sur s'ils l'écoutaient ou admiraient juste ses muscles. Quel terrible problème à avoir. « Très bien, qu'est-ce que le Zaffre, alors ?

-Ca, juste ici. » Pour aucune autre raison qu'attirer le regard d'à la fois Tony et Steve, Bucky enleva son t-shirt et contracta son bras gauche, montrant la ligne de tatouages de son bras jusqu'à son épaule et s'étalant sur une bonne partie de son torse. « Cette couleur juste là… » Il pointa une rose exquisément détaillée dans un bleu pigmenté intensément. « … C'est du Zaffre. Ils l'utilisaient pour le mettre sur du verre tinté dans les années Victoriennes. »

Steve sourit encore quand les sourcils de Tony se haussèrent.

« Je parle beaucoup quand je donne un nouveau tatouage à Bucky. Je lui parle de la couleur, et ce pour quoi c'était utilisé à la base et tout ce genre de chose.

-Quand tu donnes à Bucky un tatouage ?, répéta Tony. Tu les as tous faits, Captain ?

-C'était mon premier. » Bucky couvrit l'étoile rouge et noire qui scintillait si brillamment sur son épaule. « Elle va avec celle bleue et argent sur le cœur de Stevie. Il l'a faite pour moi après que je me sois soumis pour lui la première fois. C'est le numéro deux. » Des nombres délicats, une date écrite et encrée de la propre main de Steve. « Le jour où nous avons décidé de faire le contrat. Le numéro trois est…

-Attends, Tony secoua sa tête. C'est votre contrat ? Des tatouages ? Vous n'avez pas de papiers formels de la Cour ?

-Pourquoi aurions-nous besoin de papiers ? », Steve vérifia le rôti une fois de plus et puis commença à sortir les assiettes du placard. « Je n'ai pas besoin de l'administration pour me dire que Bucky est mien et que je suis sien. C'est écrit sur nos cœurs et maintenant c'est écrit sur notre peau.

-Donc tous tes tatouages, dit lentement Tony. Ils veulent tous dire quelque chose pour vous deux ? Tous vos moments importants avec vos tatouages ?

-Bien sûr. » Bucky remit son t-shirt et le lissa pour le replacer jusqu'à sa taille. « Ça aide quand je suis mal, c'est une preuve de combien mon Dom m'aime sur mon corps. Ça aide Stevie quand il a besoin de moi… Tout ce qu'il a à faire c'est regarder et savoir que je suis sien. »

Tony resta silencieux après ça, silencieux quand Steve donna à Bucky un baiser persistant parce qu'il adorait le souvenir que le Switch était sien, silencieux quand ils s'assirent pour diner pour manger et silencieux quand il se leva pour débarrasser le couvert.

« Tony ? », Steve vint pour aider avec la vaisselle. « Tout va bien ?

-Tout va bien. » Tony fuit le regard des yeux bleus pénétrant de Steve pour que le Dom ne voit pas qu'il mentait. « Tout va… juste bien. »

Si seulement casser son contrat avec Ty était aussi facile qu'enlever un tatouage ou le couvrir avec quelque chose de mieux.

« Je peux rester à la maison avec toi aujourd'hui si tu veux, dit Steve à Tony le vendredi matin. Tout ce que je dois faire c'est de la préparation de cours mas je serai plus qu'heureux de le faire demain. Les vendredis soirs sont des soirées de rendez-vous pour moi et Bucky mais je peux passer toute la journée avec toi de toutes façons.

-J'ai hum… » Tony s'éclaircit la gorge et pensa aux livres sur les lois et les contrats que la bibliothèque lui gardait. « J'ai quelques nouvelles lectures à faire aujourd'hui et deux appels téléphoniques à faire. Je vais peut-être aller déjeuner avec Pepper.

-Ah oui ? », Steve eut l'air enchanté à l'idée que Tony aille manger avec une amie. « Ça a l'air amusant, où allez-vous vous rendre ?

-Je ne sais pas. » Tony regarda ailleurs de nouveau, mais cette fois le Dom le toucha, faisant basculer son menton pour le regarder intimement. « Je vais bien, Steve.

-Je sais que non, dit doucement Steve. Et j'espérais que tu me dirais ce qui ne va pas mais je ne veux pas te forcer.

-Tout va bien ? », Bucky passa la tête dans le salon. « Le taxi est là, Stevie. Tu viens ou tu restes à la maison avec Tony ? »

Steve haussa ses sourcils, attendant que Tony prenne une décision et quand le joli Soumis secoua sa tête, Steve le laissa partir.

« Très bien, mon ange. Nous serons à la maison vers six heures.

-Tu vas venir à notre soirée avec nous, chéri ? », voulut savoir Bucky. « Tu es plus que le bienvenu.

-Probablement pas. » Tony força un sourire mais il n'avait pas trompé Steve et par la manière dont les sourcils de Bucky se froncèrent, Tony ne le trompait pas non plus. « J'ai beaucoup de lecture à rattraper. J'suis tombé sur tes romans Alpha/Oméga et ça à l'air d'en mériter la lecture.

-Huh. » Bucky jeta un coup d'œil sur eux deux inquiet mais il n'argumenta pas. « Très bien, alors j'attends un texto quand tu arriveras au nœud, d'accord ? Ça te fera crier à coup sûr.

-Bien sûr, Sergent.

-Je te vois bientôt, chéri, promit Bucky et il attrapa la main de Steve. Nous devons y aller, Captain. Tony, pense à la soirée et laisse nous savoir, nous pouvons faire un détour et te prendre sur la route pour le rendez-vous.

-Je vous dirai. » accepta Tony, et il leur fit un signe à la porte, sachant déjà très bien qu'il ne les rejoindrait pas à leur rendez-vous. Un mois entier où il avait perdu du temps à faire du shopping et à lire et à prendre son temps à se glisser dans quelqu'un chose comme une relation avec Steve et Bucky quand il aurait dû être focalisé sur ce qui était vraiment important…

…Faire en sorte que Ty ne puisse plus jamais le toucher.

La bibliothèque avait huit livres différents concernant les lois sur les contrats, les droits des soumis dans les relations abusives et comment une relation établie sur l'Ancien Protocol Mondial pouvait ne pas tomber sous les limites des nouvelles lois et des nouveaux statuts, et Tony sorti seulement assez longtemps pour choisir ses livres et un petit peu de nourriture et retourner directement à la maison pour lire.

Il gardait un carnet à côté de son lit et aujourd'hui Tony le rempli avec des notes, écrivant des références numérotées et des précédents, prenant en note les termes clefs et les différents scénarii et sur une page à la toute fin du carnet, Tony commença une liste sur toutes les fois où Ty l'avait blessé.

Toutes les scènes qui s'étaient terminées par la douleur, toutes les fois où il avait résisté et où son Dom avait Ordonné, toutes les fois où Tiberius avait enlevé chaque morceau d'autonomie et d'indépendance et d'espoir que Tony avait.

Il écrivit sur la fois où Tiberius ne l'avait pas laissé aller aux funérailles de sa Tante, comment la lutte d'il y avait quelques mois s'était terminée avec Tiberius le trainant pour prendre un collier qu'il le veuille ou non, comment Tony n'avait pas été capable d'aller dans son subspace pendant sept mois et vingt jours et que son Dom ne l'avait pas remarqué ni n'y avait fait attention.

Tony écrivit tout ça et compara sa liste aux notes des livres sur les cassures de contrats, même ceux qui décrivaient comment poursuivre en justice un Dom.

Et quand tout fut fait et que Tony fut prêt à appeler Pepper pour lui demander de lui trouver un avocat, il laissa tomber le carnet à la place. Il posa son stylo et poussa ses livres et avec des larmes se rassemblant dans ses yeux, Tony descendit de son lit et alla dans la chambre principale.

Bucky gardait plus de couvertures de son côté du lit mais Steve avait plus de coussins et Tony se lova au milieu de tout ça et laissa ses larmes couler invisibles dans le noir, tenant ses bras sur son ventre et mordant sa lèvre au sang pour ne pas pleurer trop bruyamment.

Si seulement c'était aussi simple que recouvrir un tatouage. A la place, il devait parler à un avocat, devait dire à un juge ce qui s'était passé, pourquoi il avait fui et comment Ty l'avait blessé. Il devait témoigner sur l'humiliation et les bleus qui avaient déjà presque disparus mais étaient encore douloureux, devait parler des scènes qui étaient devenues hors de contrôle parce qu'il n'avait pas réussi à dire non et que Tiberius n'avait pas fait assez attention pour écouter.

'En lieu et place d'un safeword établi, si le Dominant n'a pas réussi à comprendre le langage corporel et le comportement de leur soumis et continué d'une manière destructive…'

Un safeword ? Ils n'avaient jamais eu de safeword.

Le safeword de Bucky et Steve était rayon de soleil parce que c'était l'opposé de voir les étoiles.

« Les rayons de soleil te font plisser les yeux, te réveiller, te disent que c'est le moment de travailler, avait expliqué Steve. Bucky me dit 'rayon de soleil' et ça veut dire qu'il n'est pas dans son subspace, pas relaxé, pas prêt à flotter. Mais les étoiles ? Les étoiles sont ce dont les rêves sont faits. »

Les étoiles sont ce dont les rêves sont faits.

Tony ferma ses yeux et pleura plus fort.

Les étoiles sont ce dont les rêves sont faits.

Il ne pouvait imaginer.

Samedi matin, Tony se réveilla dans le lit de Bucky et Steve sans aucun souvenir de s'être endormit, sa gorge sèche et ses yeux gonflés…

…et entouré de chaque côté par des bras forts, glissé entre deux larges torses, tenu en sécurité et bien au chaud entre son Captain et son Sergent.

« Que… ?

-Chhh. » Bucky embrassa son front et derrière Tony, Steve se décala vers le haut pour embrasser le bas de sa nuque. « Retourne dormir poupée, le soleil n'est pas encore levé.

-Tu dors ici à partir de maintenant, d'accord ? »

Steve ne parla pas à Tony de la pile de livres qu'il avait vu la nuit dernière quand il avait jeté un coup d'œil pour vérifier, ni de la liste – la putain de liste – qu'il avait trouvé sur le lit de Tony qui l'avait envoyé sur ses genoux de chagrin, qui lui avait fait fermer ses yeux de rage.

A la place le Dom tint ses amours de manière un peu plus sécuritaire et répéta :

« Tu dors ici à partir de maintenant. Tu dois rester avec nous, mon ange. Et nous ne te laisserons jamais partir. »

Tony s'enfonça plus profondément dans les couvertures et se laissa imaginer les étoiles juste un petit plus longtemps.

Juste un petit plus longtemps.

A suivre...