Note de l'autrice :
Un voyage au palais de justice et puis des moments plus doux. Ce chapitre est un peu plus long que les autres juste parce que je ne voulais pas couper et vous laisser sur de l'angst, alors hourra pour les bons moments !
TW parce que Tony panique un peu en voyant Tiberius de nouveau, et pour quelques vagues mais quand même quelques sortes de blâme sur soi-même (avec Tony qui commence à penser que c'est sa faute, que ce qui est arrivé n'était pas aussi mauvais que ce qu'il pense, des trucs dans le genre).
Note de la traductrice :
Et voici le second chapitre de la journée ! J'espère que vous l'apprécierez, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé^^
Chapitre 13
La semaine entre la visite de Pepper et la première rencontre privée de Tony avec le juge passa comme un rêve.
Pas un bon rêve néanmoins, pas du tout. C'était comme le genre de rêve qui avait toujours un long couloir ou chemin sans fin, le genre de rêve où Tony pouvait courir aussi vite qu'il pouvait, courir jusqu'à ne plus pouvoir respirer et que son cœur soit prêt à éclater et puis regarder derrière lui et voir qu'il n'était encore allé nulle part. C'était comme le genre de rêve où à chaque fois qu'il regardait par-dessus son épaule, le méchant était presque assez proche pour l'attraper et même si Tony courait et courait et courait, il n'allait jamais nulle part.
Cette semaine était comme ce genre de rêve, et le temps que Mercredi arrive et que Tony s'habille pour rencontrer Pepper au tribunal, il ne pouvait contrôler le tremblement de ses doigts et ne pouvait pas calmer son cœur de battre de façon hiératique et ne pouvait pas réussir à contrôler sa respiration.
Ce n'était pas un rêve, c'était un cauchemar.
« Hey. » Steve arriva derrière Tony dans le miroir, surplombant le petit soumis de plusieurs centimètres et étant plus large que le magnifique brun de plusieurs autres centimètres, ses mains calmes alors qu'elles glissaient sur les flancs de Tony et se fixèrent pour attacher la cravate. « Mon ange, pourquoi Bucky et moi n'irions-nous pas avec toi aujourd'hui ?
-Non. » Tony laissa ses propres mains tomber et laissa retomber sa tête sur l'épaule de Steve, faisant confiance au Dominant pour sécuriser la cravate hors de prix autour de son cou. « Non, je vais bien. Pepper m'a dit que c'était juste moi, elle et la juge aujourd'hui. Ty ne va pas être où que ce soit à côté et même si vous veniez avec moi, vous n'êtes pas autorisés dans les cabinets des juges donc ça importe peu.
-Ca importe quand tu sortiras et que tu nous verras en train de t'attendre. » Bucky parlait de l'embrasure de la porte et Tony sentit un pincement de désir ramper dans son cœur quand il vit son Sergent porter ce henley rouge ridiculeusement moulant, le jean noir de Bucky enserrant ses cuisses. Il était putain de sublime et ce ne fut pas la première fois – c'était probablement la millième fois – où Tony désira être assez normal pour séparer le sexe de la soumission et tomber au lit avec chacun de ses Dominants.
Chacun de ses Dominants.
Un nuit passée à se détendre entre leurs mains aurait probablement fait des merveilles pour la stabilité mentale de Tony mais Pepper avait insisté sur l'importance que Tony ne vienne pas à la Cour visiblement satisfait ou la juge penserait que ses raisons pour rompre le contrat était plus en rapport avec la tromperie que l'actuel abus et Tony ne voulait pas tenter sa chance.
Mais quand même…
« Ca fait des choses à coup sûr à un homme de t'avoir en train de le regarder comme ça, dit Bucky vulgairement et Tony dévia son regard sur le miroir, ses joues devenues rouge. Qu'y a-t-il dans ton esprit, chéri ?
-Rien. » La respiration de Tony accéléra quand Steve finit avec la cravate et lissa le col de son t-shirt, sa grande paume se posa contre la gorge de Tony et ses doigts se pressèrent pour se poser sur son pouls. « J'ai… rien à l'esprit. »
Dans le miroir, les yeux de Steve étaient d'un bleu si sombre qu'ils étaient presque noirs, sa moitié de sourire à la fois protecteur et possessif alors que son autre bras s'enroulait autour de la taille de Tony pour le tenir contre son corps.
« Qu'y a-t-il dans ton esprit, Tony ? », demanda le Captain dans un grondement et Tony gémit, ses genoux cédant instinctivement à l'urgence – le besoin – de s'agenouiller qui montait en flèche de son centre.
« Oh mon joli. » Bucky déglutit audiblement quand il entendit le gémissement presque assourdit. « Je sais. Je sais. Nous voulons ça juste autant que toi. Aujourd'hui et demain et c'est tout, puis tu seras nôtre. Puis nous pourrons… » il expira bruyamment. « …ouais. »
Il était évident que le grand Switch ne se faisait pas confiance lui-même pour venir plus prêt et même si Tony voulait assez pour le faire trembler où Steve le tenait, il appréciait la retenue de Bucky en même temps.
« Nous y allons avec toi. » Steve ne laissa pas partir Tony mais il adoucit son ton jusqu'à ce que le Soumis ne tremble plus autant, se sentant mal pour céder quand Tony avait besoin qu'il soit fort. « Tony, je suis sérieux.
-Vous avez tous deux assez manqué le travail dans les six semaines passées à cause de moi. » Tony rassembla chaque morceau de self contrôle en train de décliner et s'écarta de Steve, prenant sa veste de costume où elle était allongée sur le bureau du Captain. « Et vous allez manquer demain pour venir à la Cour. J'irai bien aujourd'hui.
-Nous pouvons manquer un autre jour. » Bucky fit un clin d'œil à Tony. « Spécialement depuis que tu es apparemment assez riche pour payer mon salaire presque un millier de fois de plus, n'est-ce pas poupée. »
Tony étouffa un rire silencieux.
« Uh ouais, je…je devine que je le suis. »
La discussion après que Pepper soit partie avait été au moins un millier de fois mieux que ce que Tony avait anticipé. Son cœur était dans sa gorge, ses paumes pleines de sueur et sa mâchoire tendue alors qu'il disait à Steve et Bucky la vérité : qu'il était Tony Stark, qu'il était l'héritier de ce qui restait d'une compagnie d'un demi-million de dollar, que son Oncle l'avait vendu à Tiberius et que les Dominants avaient démantelé l'entreprise de ses parents et l'avaient vendue morceau par morceau.
Il pensait qu'il allait s'évanouir quand il leur dirait à propos du compte bancaire avec huit chiffres avant la virgule décimale, à propos des dividendes qu'il serait payé après que le contrat soit rompu et ses parts dans ce qui restait de Stark Industries et Tech retournées à son nom.
Tony était terrifié, presque littéralement tremblant sur son siège alors qu'il chuchotait :
« Je ne voulais pas vous le dire. Je ne voulais pas que vous les gars me gardiez parce que j'étais riche, je voulais que vous me gardiez parce que vous me vouliez, et je ne savais pas si vous le feriez. Ty me voulait seulement pour mon argent et je sais que vous n'êtes pas Ty mais je…j'étais quand même effrayé ».
Steve était rendu sans voix par la révélation et Tony avait regardé avec attention le visage de son Dominant pour un signe de colère et d'irritation à être déçu, mais ce fut Bucky qui dit :
« Ça sonne pour moi comme si tu as assez d'argent que le juge ne s'inquiète pas que tu restes sans domicile en quittant Ty. Juste une autre raison pour laquelle le rendez-vous de la Cour ne sera pas un problème. »
Et lorsque Tony avait envoyé un regard inquiet à Steve, le Dom avait frappé dans ses mains et demandé :
« Donc, tu avais cet argent tout le temps, assez pour faire ce que tu voulais et tu as quand même voulu partager notre appartement, partagé notre lit ?
-Hum…oui ?
-Ça me rend vraiment heureux, Tony. » Steve s'était levé et avait embrassé Tony sur les lèvres. « Vraiment heureux. Vous voulez tous les deux du chocolat chaud ? Je vais le commencer pendant que Buck choisit un film. Je pense que j'ai besoin de passer un peu de temps à vous enlacer, les gars. »
Ça avait été la fin de la conversation entière. Tony admettant sa fortune, Bucky étant excité parce que maintenant il n'y avait pas une seule raison plausible pour le juge de demander le retour de Tony à Ty, Steve excité que Tony ait eu les moyens de partir et de vivre seul et ait choisi de rester avec eux à la place.
C'était tout.
Tony s'était inquiété jusqu'à en devenir malade mais Bucky y avait fait attention seulement pour si l'argent rendrait la cassure du contrat plus facile ou non, et Steve voulait être sûr que Tony veuille rester avec eux même si il n'y était pas obligé.
Et c'était tout.
« Ouais Buck, j'ai assez d'argent pour payer ton salaire. », dit Tony avec un sourire et le Switch répondit de suite avec un fier :
« Peut-être que je vais juste te laisser me payer pour rester à la maison et être joli pour toi. J'aurai besoin de bienfaits pour ma santé, d'un salaire pour mes vêtement et d'une garantie de dix-huit baisers par jour, des extras sur les weekends et aussi, des indications sur où tu achètes tes putains de leggings parce que je planifie totalement de vivre dedans à partir de maintenant. »
Steve pinça l'arête de son nez comme si le terrible sens de l'humour de son Switch lui donnait un mal de tête physique.
« Bucky.
-Si je réussis à passer les prochaines quarante-huit heures sans me réduire en une flaque d'anxiété, je pense que je vais juste prendre ton offre. » Tony répondit immédiatement et Bucky leva un poing de victoire.
« Hey, pourquoi ça ? », Steve essuya une larme que Tony n'avait pas vu sur sa joue. « Tony, qu'est ce qui ne va pas ? Tu étais juste en train de sourire, qu'est ce qui se passe ?
-Rien. » Tony boutonna sa veste et essaya un autre sourire. « Je juste euh… vous les gars le faites si simple. Tout ça. Les trucs de la Cour et mes changements d'humeur et tout mon argent… Vous le faites aller si simple.
-Aimer n'est pas supposé être dur, mon joli. » dit nonchalamment Bucky et ramenant Tony pour un long baiser. « Pas supposé du tout être dur.
-Tu nous appelles si tu as changé d'idée et veux qu'on y aille avec toi. » ordonna Steve et Tony acquiesça. « Je suis sérieux, Tony. Tu nous appelles et nous serons là. Ne le fais pas seul parce que tu penses que tu le dois. Nous serons plus qu'heureux de changer nos plans pour toi.
-C'est notre plaisir, poupée, dit d'une voix trainante Bucky. Notre plaisir. »
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« Tony, tu es magnifique. » Pepper retrouva Tony en haut des escaliers du palais de justice à onze heures, aussi parfaite que toujours dans un costume éblouissant et des hauts talons vertigineux, ses cheveux rouges écartés de son visage en chignon compliqué. « Est-ce que le costume est un Leiber ?
-Toujours. » Tony lissa les plis de son costume. « Je me sens mieux de porter quelque chose que mon père aurait aimé, tu sais ? Il a fait faire à M. Lee tous ses costumes.
-Je me souviens. » Pepper prit la main de Tony et l'emmena passer les portes. « Je pense que tu as l'air plus de ta mère ces derniers jours pourtant.
-Arrête de te dépêcher, tu vas ruiner ma coiffure. » gronda Tony et la magnifique Dominante se fendit en un rire avec un « Là, tu vois ? Ça, c'était ton père !
-Je veux juste avoir l'air parfait, admit Tony avec une note de conscience de soi. Je suis un bazar complet à l'intérieur, mais je ne peux pas laisser la juge voir ça, je ne peux pas laisser qui que ce soit voir ça. Le costume et la coiffure aident. Difficile de faire quoique ce soit de stupide quand je suis trop inquiet de froisser un costume à quatre cent dollars pas vrai ?
-Quatre cent dollars ?, hoqueta Pepper et Tony rétorqua : Tu portes des chaussures à mille dollars ! » et la Dominante acquiesça avec un sourire.
« Remarque retirée.
-Ca m'a manqué ça avec toi. » dit Tony alors qu'ils grimpaient jusqu'aux chambres des juges du second étage. « Je sais que ça fait cinq ou six ans depuis que nous avons passé un vrai temps ensemble mais une fois que c'est fini…
-…Une fois que c'est fini, et que tu t'es équilibré avec Steve et Bucky, toi et moi allons commencer à avoir des rendez-vous pour déjeuner régulièrement de nouveau. », promit Pepper, serrant sa main. « Parce que tu m'as manqué aussi, Tony. Et je peux me frapper pour avoir laissé passer le temps sans avoir réaliser ce qui se passait et avant que tu me dises que c'est pas ma faute… »
Elle leva une main quand Tony essaya de protester.
« …Je sais que ce n'est pas ma faute. Je sais que j'étais juste occupée avec ma carrière et que ça fait un parfait sens pour un soumis contracté et un Dominant non contracté de ne jamais passer de temps ensemble. Mais je suis quand même désolée. Et je ne peux pas attendre de t'aider à recommencer et ramener ta vie sur les rails… »
Les mots s'arrêtèrent quand ils tournèrent sur le dernier tournant aux chambres des juges et trouvèrent Tiberius debout dans le hall, Sunset assise sur le banc à côté de la porte.
Tony devint très, très tendu et Pepper pressa sa paume en réconfort avant d'hausser sa voix et de demander :
« M. Stone, notre rendez-vous avec le juge est dans quinze minutes et votre rendez-vous n'est pas prévu avant deux heures de l'après-midi. Que faites-vous ici ?
-Mlle Potts je suis sûre que vous êtes consciente que mon client est bien dans ses droits de s'asseoir en dehors des chambres des juges pendant qu'il attend pour son rendez-vous, répliqua Sunset doucement. Si la situation était inversée, le soumis serait plus que bienvenu de s'asseoir ici pendant que M. Stone est avec le juge, nous ne brisons pas les règles.
-Pas techniquement, mais vous êtes sans aucun doute conscients que nous avons ces rendez-vous à des moments spécifiques pour qu'il n'y ait pas de raison pour que M. Stone soit dans le même espace que M. Carbonell. » répliqua Pepper, un sourcil parfaitement arqué levé bien haut et pratiquement dégoulinant de dédain. « Y a-t-il une raison valide pour que votre client rode autour des chambres des juges à la place d'être à la maison ou au travail.
-L'anxiété », Sunset montra ses dents en un faux sourire. « Le pauvre n'a pas été capable de dormir depuis des jours et de s'inquiéter sur ce rendez-vous imminent. Il voulait être là tôt au cas où le juge ait une annulation et que nous devions réussir à avoir cette épreuve entière finie plus rapidement qu'il l'avait anticipé.
-Oui bien, il n'y aurait pas d'épreuve s'il n'avait pas frappé Tony. » Pepper donna un aussi faux sourire. « N'est-ce pas vrai, M. Stone ? »
Le visage de Tiberius devint rouge de rage mais Sunset leva une main pour l'arrêter, et Pepper garda ses doigts doucement sur le poignet de Tony pour qu'il ne fasse pas de mouvement de recul et essaie de se cacher. Le Tony Stark avait qui Pepper avait grandi n'aurait jamais vacillé devant personne et ça lui brisait le cœur de voir combien Tiberius avait déchiqueté cet esprit en juste quelques années.
Ça faisait mal au cœur de voir combien juste la présence du Dominant avait effacé le sourire de Tony et l'espoir anxieux qui avait été présent dans les yeux sombres juste un moment plus tôt.
« Restez loin, s'il vous plait. » Pepper garda sa voix élevée mais ferme, parlant pour Tony parce qu'elle savait qu'il ne pouvait pas parler. « Par la vertu de pourquoi nous sommes ici à rencontrer le juge, je serai dans mes droits d'appeler la sécurité et de les avoir vous escorter dans les locaux jusqu'à la porte pour avoir essayé avec détermination d'intimider M. Carbonell avant qu'il ne témoigne pour casser le contrat.
-Vous n'oseriez pas, se moqua Sunset. Tout ce que ça ferait serait de peindre le soumis comme hystérique et émotionnellement instable, s'il est déséquilibré juste par la vision d'un Dominant. »
Pepper se dressa au-dessus de Sunset sur ses talons, et il y avait bien deux centimètres de plus que Tiberius et elle utilisait chaque centimètre à son avantage alors qu'elle décidait doucement, dangereusement :
« J'aurai votre cul trainé hors d'ici en menottes et encadré jusqu'à une voiture de police si vous me testez, Mlle Bain. Un appel téléphonique qui dit que vous et votre client vous êtes montrés dans ce qui était supposé être un endroit sécurisé avec la seule intention d'escalader une situation déjà tendue et de forcer un soumis déjà abusé à un état hystérique, et il n'y aura pas un juge, un avocat ou un Dominant dans la ville qui sera pris à essayer de vous défendre, est-ce que vous comprenez ? »
Sunset rétrécit ses yeux et Pepper la regarda en face jusqu'à ce que finalement l'avocate durcisse sa mâchoire et regarde ailleurs :
« Viens plus loin, Tiberius. Ce n'est pas sur si c'est ou pas dans nos droits, c'est tout à propos d'à quoi ça ressemblerait pour quelqu'un hors de la situation. Ne dis pas un mot et viens avec moi, maintenant. »
Tiberius n'eut pas à dire un mot. Le Dominant était intimidant de manière impressionnante juste par la vertu de sa taille, l'effet ajouté à un costument hors de prix et des accents brillants. Ses yeux brûlèrent dans ceux de Tony et le Dominant ne regarda pas une fois ailleurs alors qu'il marchait lentement de manière délibérée en passant devant eux et en descendant dans le hall.
Le moment où le duo tourna le couloir, Pepper se tourna pour s'excuser à Tony, et Tony tomba sur ses genoux pour vomir dans la poubelle.
« OK, OK, OK, tout va bien. » Pepper tapota le dos de Tony avec une main, creusant pour prendre une bouteille d'eau dans son sac avec l'autre. « C'est bon, ils sont partis. Je suis vraiment désolée pour ça, je ne pensais pas qu'ils seraient ici, honnêtement ça ne m'est jamais venu à l'esprit. »
Tony ne répondit pas, mais il tremblait alors qu'il prenait la bouteille d'eau, des larmes aux yeux et roulant sur ses joues.
« Oh mon ange… » Pepper le tint près d'elle. « Chéri, je suis tellement désolée…
-Six semaines. » Tony se baissa et cracha dans la poubelle. « Six semaines où j'ai été loin de Tiberius et en sécurité avec Bucky et Steve et tout ce qu'il a eu à faire a été de me regarder et j'ai vomi. Quand est-ce que je serai plus fort que ça ?
-Ce n'est pas une question de force, Tony, dit-elle lentement. Et six semaines est difficilement un temps pour recouvrir de ce que Tiberius t'as fait. Tu n'es pas faible parce qu'il t'affecte comme ça, je veux en quelque sorte vomir et je ne le connais même pas. Ce n'est pas une question de force…
-Eh bien c'est bien. » Tony s'essuya la bouche et raidit ses épaules, mais le mouvement n'effaça pas la misère hantant ses yeux. « Parc 'qu'apparemment, je ne suis pas fort du tout.
-Tony…
-Peut-on juste faire ça pour que je puisse revenir à la maison ?, l'interrompit Tony. Ne me donne pas les platitudes sur combien ça me rendra mieux ou sera plus facile ou combien ce n'est pas faible pour moi d'être physiquement malade autour de Ty ou combien ce n'est pas… » il rit et ce n'était pas un bon son. « Combien ce n'est pas putain de pathétique que je ne puisse même pas ouvrir ma bouche pour dire un seul mot. Je me suis fermé, me suis tu, n'ai pas pu dire quoique ce soit à Ty si ma vie en dépendait et que, pour maintenant, c'est en quelque sorte le cas. Ne me mets pas sur combien ça sera plus facile. Faisons juste ça.
-D'accord. » Pepper ravala tout ce qu'elle voulait dire sur combien ce n'était pas être faible et ce n'était certainement pas pathétique et que beaucoup de soumis se seraient évanoui pour feindre la mort en voyant leur ancien Dom de manière inattendue et combien Tony était fort juste parce qu'il était ici. Elle ne dit rien de tout ça et frappa seulement à la porte de la chambre du juge à la place.
Et quand Tony ne regarda pas, Pepper sortit son téléphone et envoya un rapide et discret texto.
De Pepper Potts : Vous et celui qui est vôtre DEVEZ être à la maison quand Tony reviendra à la maison.
De Captain Rogers : Nous sommes déjà là, allés au travail assez longtemps pour prendre notre journée puis revenu directement après que Tony soit parti pour le tribunal. Ramenez-le nous à la maison.
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Tony n'avait pas grand-chose à dire alors que Pepper conduisit avec lui de nouveau à l'appartement, et il n'avait pas grand-chose à dire quand elle le ramena jusqu'à la porte.
« Je sais qu'aujourd'hui était difficile, commença finalement Pepper. Avoir la pire partie de ta vie écrite sur du papier et puis lue par une parfaite étrangère est… Eh bien c'est horrible. C'est absolument horrible et je dois dire que j'étais fière de toi pour être si calme mais je sais que ces mots ne veulent absolument rien dire.
-La juge n'a rien dit, dit Tony tout bas. Elle a juste ouvert les dossiers, s'est assise là et les a lus. Elle ne m'a pas dit un mot, ni à toi, rien à part de revenir au palais au matin. Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Ça signifie que la juge a pris sa décision sur votre cas avant qu'elle ait même entendu le point de vue de Ty sur l'histoire, décida Pepper. Mon instinct dit que c'est une bonne chose, mais nous devons quand même être là demain pour une décision officielle. »
Tony ne dit rien et Pepper pencha la tête.
« Qu'est ce qui t'ennuie Tony ? Autre que tout, je veux dire. Il y a quelque chose dans ton esprit, spécifiquement.
-Quel hum… » Tony était pâle, épuisé et ça faisait mal au cœur de Pepper. « Quel sorte de Dominant, quel sorte de personne peut s'asseoir et regarder des images de radio sur des côtes cassées et les listes de fois où un safeword a été refusé et ne rien dire ?
« … A quoi penses-tu ?
-Je veux dire, je me sens comme si Tiberius avait fait des choses vraiment horribles. » La voix de Tony était étouffée, ses yeux ternes. « Mais la juge n'a même pas vacillé quand elle l'a lu. Tout ce temps je pensais que ce que Ty m'avait fait était de l'abus mais peut être que ça n'en est pas. Peut-être que ce n'est pas aussi mauvais que ce dont je me souviens. Peut-être que ce genre de chose est juste attendue quand un soumis est désobéissant. Peut-être que la juge n'a rien vu de mal dans ce dossier et qu'elle va me renvoyer à Ty et me dire d'aller consulter.
-Je ne le pense pas. » indiqua Pepper et Tony vacilla en arrière sous l'Ordre. « Tony, tu ne peux pas faire ça. C'est de l'abus et Tiberius est horrible. La juge le sait, et tu dois arrêter de penser et de le faire mieux ou pire que c'est. Tu ne peux pas penser comme ça.
-Qu'est-ce que je suis supposé faire pour le reste de la nuit alors ? Comment je suis supposé penser à ce qui va arriver demain ?
-Passe du temps avec les hommes qui t'aiment », Pepper inclina sa tête vers la porte. « Mange quelque chose de délicieux et lourd pour être fatigué et tomber au lit. Dors. Tu as toujours été sublime, mais être un zombie n'est pas une bonne apparence pour qui que ce soit. Nous avait fait tout ce que nous pouvions jusqu'au matin, arrête de penser que ce que Ty t'a fait n'était pas de l'abus et ai confiance que le juge l'ai vu pour ce que c'était et prenne la bonne décision. »
Tony n'avait pas l'air convaincu mais il lui dit quand même.
« Je t'aime. » et il se hissa sur ses orteils pour embrasser la Dom sur ses talons ridicules, et Pepper sourit et l'embrassa en retour, essuya précautionneusement la trace de rouge de sa joue. « Merci pour aujourd'hui.
-Je t'aime aussi, Tony. Je te verrai demain matin à huit heures quarante-cinq, d'accord ?
-Oui, madame. »
Pepper n'avait même pas appelé l'ascenseur avant que Tony ait son téléphone sorti et ouvert sur le groupe de message actuel entre lui, Bucky et Steve.
De Tony : S'il vous plait revenez à la maison. Pitié pitié venez à la maison. Je suis désolé de vous tirer du travail et je suis désolé de déranger mais j'ai besoin de vous, j'ai besoin de vous deux, s'il vous plait s'il vous plait…
Il arrêta d'écrire quand la porte s'ouvrit soudain et que Bucky se tint là.
« …Bucky ?
-Viens là, chéri. » Bucky tendit la main et prit le téléphone de Tony, regarda le message et l'effaça d'un seul mouvement, tendant le téléphone derrière lui pour que Steve le prenne. « Aujourd'hui tu m'appelle Sergent.
-Sergent. » Tony ne voulait pas pleurer, Dieu il ne voulait pas pleurer mais Bucky le prit contre son torse nu, chaud, solide et magnifiquement tatoué, le Switch portait seulement un jogging ce qui signifiait qu'il était à la maison et qu'il avait attendu Tony même s'il leur avait dit d'aller travailler et c'était trop, c'était trop…
« Chh chh chh bébé. » Bucky ronronna quand Tony craqua sur son corps agité par des sanglots, faisant courir sa main dans des cercles apaisants en haut et en bas du dos de Tony et chuchotant dans l'oreille du Soumis. « Chh chéri, tu es à la maison maintenant. Tout va bien, je te tiens. Nous te tenons. Tout va bien maintenant. Tout va bien se passer. »
Tony continua de pleurer, s'effondrant et Steve attendit aussi longtemps qu'il put avant de finalement bouger plus loin et prendre Tony de Bucky, passant ses doigts dans les cheveux de Tony et pressant Tony droit contre son cœur pour que le battement régulier le calme.
« Vous n'êtes pas allés au travail. » Tony hoqueta, les mots étouffés par le t-shirt de Steve. « Je vous ai dit d'aller au travail. Pourquoi n'êtes-vous pas allés au travail, pourquoi êtes-vous là ?
-Nous sommes allés au travail assez longtemps pour changer nos rendez-vous et informer tout le monde que nous serions injoignables pour le reste de la semaine. » Les bras de Steve pouvaient presque s'enrouler deux fois autour du petit Soumis et il tint Tony aussi prêt qu'il pouvait sans le serrer trop fort. « Il y a des congés payés pour ce genre de chose, Tony. Nous ne pouvons pas être coupables pour prendre des jours pour être là si notre Soumis ait besoin de nous à la maison alors que nous sommes… »
Bucky inspira en un rapide souffle, Tony devint très très immobile dans les bras de Steve et le Captain mima une prière silencieuse et espérante et répéta précautionneusement. :
« Si notre Soumis a besoin de nous à la maison, nous serons à la maison. C'est tout, mon ange. »
Tony glissa ses mains sous le hoodie de Steve et empoigna les flancs du Dominant, prenant quelques respirations profondes pour calmer ses larmes avant de presque chuchoter :
« Merci. Je suis si content que vous soyez à la maison, j'avais besoin de vous à la maison. Je ne voulais pas faire face au reste de la journée sans… Sans mes Doms pour m'étreindre.
-Oh amour. » Le Captain grogna et tint Tony encore plus fort. « Tony, nous n'allons jamais te laisser partir, est-ce que tu comprends ? Nous n'allons jamais… » il se réajusta pour placer un bras autour de Bucky quand le Switch vint pour se presser dans le dos de Tony, Bucky cachant son visage dans les cheveux de Tony. « Nous n'allons jamais te laisser partir. Tu es nôtre.
-Oui Captain. » chuchota Tony, doux et chancelant mais pensant les mots avec chaque morceau de son esprit. « Vôtre.
-Putain. » Bucky s'étrangla et fit se tourner Tony pour sceller leurs bouches ensemble, tenant probablement trop fort la taille de Tony et n'y faisant pas du tout attention, pas quand Tony hoqueta un irrégulier :
« Sergent, je suis tien… »
Et l'embrassa aussi fort qu'il pouvait.
« Douche. », décida Steve, posant un baiser sur la tête de Tony et un sur la joue de Bucky. C'était chaud dans l'appartement mais Tony tremblait comme s'il était sur le fil d'une attaque de panique et Bucky ne louperait jamais sa chance pour se tremper dans l'immense baignoire et Steve… Eh bien le Dominant savait que Tony n'était pas dans le bon esprit pour quoi que ce soit de physique, mais être mouillé, glissant et au chaud ensemble devrait aller pour calmer la pointe de désir courant sous sa peau, le même genre d'urgence qui se reflétait dans les yeux de Bucky.
« Douche. » répéta Steve, se rendant en premier dans la salle de bain pour faire couler l'eau et sortir les serviettes. « Tous les trois, allez. »
Tony hésita et Bucky murmura :
« Nous pouvons garder nos sous-vêtements bébé, ça n'a pas à être quoi que ce soit de sexy.
-Non, ce n'est pas ça. » Tony se pressa plus fort contre le corps de Bucky et mais lança un coup d'œil à son Captain pour demander. « Peux-tu… Je veux dire aimerais-tu peut-être…
-Tu as besoin que je sois gentil avec toi, mon ange ?, demanda Steve d'une voix rauque et Tony acquiesça. Viens ici Tony, je serai gentil avec toi. »
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La lumière de la salle de bain était tournée dans une basse luminosité, la faible lumière était quelque chose que Steve avait installé quand il avait connecté le bouton que chacun de ses Soumis pouvait pousser s'ils avaient besoin d'aide.
Il y avait juste assez de lumière pour être sûr que personne ne trébuche sur quoique ce soit, juste de lumière pour éclairer la peau de doré, souligner les courbes et adoucir les angles. Il y avait juste assez de lumière quand Bucky s'équilibra sur le sol de la baignoire pour placer Tony entre ses genoux écartés et quand Steve se mit de l'autre côté et glissa ses pieds le long des jambes de Bucky pour les placer contre les cuisses de Tony, le Dom pouvait toujours voir les sourires que ses Soumis partageaient alors que Bucky faisait courir des doigts familiers sur le torse de Tony et posait encore des baisers brefs sur le côté.
C'était un endroit petit, mais la grande baignoire était faite pour tenir deux grands hommes avec un petit espace pour respirer et Tony était assez petit pour se relaxer dans l'espace en plus. Assis confortablement avec son dos sur le torse de Bucky et ses mains autour des chevilles de Steve que le Dom avait glissé de leur côté de la baignoire, Tony posa sa tête sur l'épaule de Bucky et frémit dans un soupir quand les orteils de Steve se pressèrent sous ses cuisses. La douche faisait jaillir de l'eau chaude sur eux et mettait assez de vapeur pour garder le froid au loin, l'air épais avec l'odeur du shampoing favori de Steve, un enivrant mélange de bois de santal et d'océan et quelque chose de frais, un savon de corps appelé Captain que Bucky avait insisté qu'il achète pour la blague une fois et que Steve n'avait pas été capable de laisser tomber.
Tout était chaud, mouillé, relaxant et c'était facile d'oublier que c'était seulement la moitié de l'après-midi et que le matin avait été horrible, maintenant que Tony était submergé par le sentiment de ses Doms.
C'était facile de fermer ses yeux et de laisser le tambourinage de l'eau équilibrer son cœur et son esprit et dénouer son corps une partie à la fois jusqu'à ce que Tony soit pratiquement affalé dans les bras de Bucky, flottant au loin vague après vague de sécurité et de sureté et…
« Poupée. »
La voix de Steve n'était rien de plus qu'un ronronnement dans l'écho de la salle de bain. « Tu es avec nous ? »
La main de Bucky se posa sur le cœur de Tony et le Soumis réussit un satisfait « Mmmmm » en réponse aux doigts puissants sur ses jambes et le décalage du corps de Steve alors qu'il se rapprochait dans la baignoire. « Suis 'vec vous.
-Tu es avec nous ?, demanda Bucky dans l'oreille de Tony, sa langue sortie pour retracer le délicat cartilage. Ouvre tes yeux, chéri.
-Non. » Tony secoua la tête et soupira quand Steve fit courir un pouce déterminé sur l'arc de son pied. « Non, je me sens bien. Suis avec vous mais j'veux pas ouvrir mes yeux.
-Rien ne doit arriver Tony. », dit alors Steve, assez proche maintenant pour que quand Tony le chercha de la main aveuglément, il toucha le ventre du Dom et il sourit de manière paresseuse et languide quand Steve prit sa main et l'embrassa. « Rien ne doit arriver mais tu… tu es si magnifique juste maintenant, chéri. Veux-tu que je t'emmène dans ton subspace ? Me laisseras-tu t'y emmener ? »
Les yeux de Tony s'ouvrirent, sa respiration s'accéléra et Bucky souffla contre sa peau :
« Je te tiens, mon joli. Je te tiens juste ici et notre Captain t'emmènera dans ton subspace très gentiment. Tu es putain de magnifique, tu serais encore plus magnifique si tu flottais, hein ?
-…Pepper a dit que nous ne devrions pas… » Tony ne disait pas non, il disait qu'ils ne devraient pas et le Switch et le Dom échangèrent tous deux des regards plein d'espoir. « Mais hum…hum…
-Tu sais quoi ? » Steve avait plus de self control que Bucky, une plus grande poigne sur ses instincts de Dominant, et il savait que si une hésitation ne voulait pas toujours dire non, une incertitude d'un soumis n'était pas un bon état d'esprit. Bucky ne pouvait pas voir l'indécision vacillante sur le visage de Tony et bouleversant le bonheur qui était là juste avant, mais Steve pouvait et il tendit la main pour l'essuyer avec un frôlement de ses jointures.
« Tu sais quoi, ne nous inquiétons pas de ça maintenant. Tu as raison, Pepper a dit que nous ne devrions pas et demain soir ou le soir d'après ou n'importe quand tu te sentiras prêt, nous pourrons le faire. Quand rien ne planera au-dessus de nos têtes, d'accord ?
-Oui Captain. » chuchota Tony, et Bucky pu sentir le soulagement quand le reste de la tension quitta le corps du Soumis, alors il planta un baiser sur la tempe de Tony. « Mmmm, merci Sergent.
-Mon plaisir, Tony. » Bucky tendit la main pour Steve et fit un silencieux merci à son Captan. Il était si reconnaissant que Steve soit là pour l'aider à naviguer dans ce qui devait être un Dominant pour Tony, et maintenant il ne pouvait imaginer une vie sans les deux hommes dans sa vie. « Puis-je t'embrasser ? Est-ce que c'est bon ? »
Tony se tourna autant qu'il put et tendit les lèvres pour que Bucky puisse lui donner un vrai baiser, ronronna doucement quand les mains de Bucky se retrouvèrent sur sa taille et ses hanches. La seconde où elles s'écartèrent, Steve avait ses mains sur la taille de Tony et le ramenait en avant assez pour l'embrasser aussi. L'angle était difficile pour la nuque de Steve et la manière dont il était recroquevillé en avant dans la baignoire allait sans aucun doute le laisser douloureux demain mais pour maintenant ça le méritait d'avoir Tony haletant dans sa bouche et chuchotant en suppliant non, n'arrête pas quand Steve s'écarta.
« Viens ici, bébé, je serai gentil avec toi. » Steve s'avachit de nouveau de son côté de la baignoire et ramena Tony avec lui, Bucky supportant le petit Soumis de derrière alors que Tony bougeait pour chevaucher les cuisses de Steve et s'équilibrer sur ses genoux. « Oh Dieu Tony, viens ici viens ici. »
Bucky avait eu raison pour qu'ils portent leurs sous-vêtements dans la douche pour que ça ne tourne pas en quelque chose de trop, mais le fin tissu ne faisait absolument rien pour dissimuler combien le Dom voulait Tony, et même moins pour dissimuler combien Tony voulait son Dom alors qu'il se plaçait sur les genoux de Steve et retenait un pleur désespéré quand leurs corps furent collés.
« Merde. »
Derrière eux, Bucky était encore affalé avec ses jambes lâches et paresseuses mais il traina le bout de sa main sur le devant du short petit et noir que Steve adorait toujours qu'il porte et grogna dans l'air humide. « Captain toi et Tony êtes si putain de magnifiques comme ça. Mon joli, tu es si bon pour nous. »
Tony tira sa tête dans le cou de Steve et gémit quand le Dom murmura d'approbation.
« Tu le fais si bien Tony, si bien. Tu es parfait. Quel bon Soumis… » Les hanches de Tony eurent un mouvement en avant, sa respiration retenue et Bucky gémit sur les mots doux, chuchotant aussi pour Steve : « Dis-lui encore, Captain. Dis à Tony qu'il est un bon Soumis parce qu'il l'est, il est si si bon pour nous… »
Tony tremblait encore et Steve l'apaisa avec de longs baisers, poussant en avant sa langue à passer les lèvres détendues pour lécher la bouche de Tony, ses paumes fermes et stables sur les hanches de Tony, le tenant juste, ne précipitant pas le moment.
Il y aurait un temps pour ce genre de chose plus tard, un temps pour jouir ensemble dans la douche ou au lit ou étendus sur le canapé. Il y aurait un temps pour Steve d'enrouler ses doigts dans les cheveux de Tony et emmener le soumis dans son subspace, dans un flou avec rien de plus que quelques Ordres parce qu'il savait que ça serait facile. Il y aurait un temps de ramener Bucky plus prêt et regarder alors que le Switch prendrait soin de leur Soumis avec de doux mots et des touchers flatteurs et de regarder alors que Tony viendrait entre eux mais pour maintenant…
« Sergent. » dit Steve doucement et le regard de Bucky se leva du déhanchement presque hypnotique des hanches de Tony contre celles du Captain et rencontra les yeux de Steve. « Je pense que nous devrions commander de la nourriture, être séché, rhabillé et rééquilibré ensemble.
-Je pense que ça sonne vraiment bien, Captain. » Les yeux de Bucky étincelèrent de chaleur quand Steve l'appela Sergent mais ses mains furent très prudentes quand Steve passa Tony et le Soumis se lova contre le corps de Bucky comme s'il appartenait juste là contre le cœur de Bucky.
Merde il était si adorable.
« Qu'est-ce que tu en penses, Tony ? » Steve se leva et se rinça sous le jet avant de le rediriger pour qu'il tombe sur ses Soumis. « Tu as faim ?
-Oui, Captain. » Tony fredonna contre la peau humide de Bucky, séparant ses lèvres pour qu'il lèche le long des clavicules de son Sergent et souriant juste un petit peu quand le Switch gémit et s'arqua contre lui.
« Tu vas bien, chéri ? » Bucky retint sa respiration et repoussa les boucles mouillés du front de Tony pour qu'il puisse voir ses yeux. « Ne te méprends pas tu me rends à moitié fou avec ta bouche mais ça a été une putain de journée et il y en a beaucoup d'un coup. Tu vas bien ?
-Je sais pas. », admit Tony, il frissonna quand Steve poussa la vitre de la douche de côté pour pouvoir marcher dehors et chercher les serviettes. « Mais tu as raison, ça a été une putain de journée.
-Rien ne doit arriver, lui rappela Bucky. Nous n'avons pas à être sexy et comme notre Captain le dit nous pouvons attendre jusqu'à ce que ce soit fini avant de penser à faire autre chose que t'appeler notre Soumis, d'accord ?
-D'accord. », Tony acquiesça et se rapprocha encore plus. « Je hum… merde. C'est bon d'être comme… comme ça avec toi et Steve mais j'aimerais vraiment si tu m'étreignais juste, Sergent.
-Oh bien sûr, mon joli. » Bucky força son corps à diminuer – un grand mot quand Tony était encore tout contre lui, encore vacillant un peu sur les genoux de Bucky et haletant dans son oreille. « J'adorerais t'étreindre. Notre Captain aussi, tout le jour, toute la nuit, quand tu veux Tony.
-Tu rends ça si facile. » dit Tony pour la seconde fois de la journée, prenant la main de Steve quand le Dominant revint avec une serviette et aida ses Soumis à se lever. « Merci.
-Aimer n'est pas supposé être difficile, Tony. » Steve enroula la serviette épaisse autour des épaules de Tony et le rapprocha pour une pression chaste et douce sur ses lèvres. « Aujourd'hui nous allons juste nous étreindre ensemble, demain nous irons et ferons en sorte que tu ne sois officiellement plus à Ty en aucune façon et demain soir nous pourrons… »
Steve s'éclaircit la gorge et tendit la main pour aider Bucky à se lever également.
« …Demain soir ou ce weekend ou n'importe quand tu seras prêt, nous te montrerons comment aimer est supposé être facile, Tony. Je promets. »
A suivre...
