Note de l'autrice :
Tony va au tribunal pour faire face à Tiberius. Un autre long chapitre et j'ai absolument pleuré en l'écrivant alors prenez peut être un mouchoir ou deux. Mais aussi, ce n'est pas comme si Tony allait avoir une expérience traumatique du tribunal. C'est un jour difficile parce que chaque pas que nous faisons pour nous sortir d'une situation d'abus amène toujours beaucoup d'émotions, mais ce n'est PAS un jour difficile parce que la juge abuse pour mettre Tony en situation d'inconfort ou rappelle en détail tout ce qui lui est arrivé.
Comme ça vous savez, au cas où il y en ait qui ait été inquiets. Cette histoire est à propos de guérir, pas de ressasser tout ce qui s'est mal passé, et autrement que le "ceci peut vous faire pleurer", il n'y a pas besoin d'alertes TW.
Plus qu'un chapitre après !
Note de la traductrice :
Et voilà. C'est donc un chapitre qui je pense a été assez attendu. Et que j'aurais dû poster plus tôt mais on ne fait pas toujours tout ce qu'on veut dans la vie... Enfin ceci dit, je vous poste donc ce chapitre et le 15, soit le dernier, en même temps. N'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en avez pensé, si vous voulez que je traduise d'autres fanfictions du même genre... Et merci beaucoup pour les reviews, à chaque fois que j'en vois ça me motive^^
J'espère que la suite vous plaira ; )
Chapitre 14
Il faisait froid le matin suivant, l'hiver se faisant finalement sentir à travers la ville après quelques semaines de neiges douces et de temps très frais. L'air était froid et les arbres gelés, le soleil étincelait sur la neige gelée et même s'il restait quelques semaines avant quoi que ce soit de lié à Noël, les magasins sortaient leurs pancartes de Soldes de Vacances et les stations de radios dans le taxi faisaient chanter quelques chansons sur les vacances tant attendues.
Les routes étaient bondées puisque personne ne voulait marcher dans le froid, et le taxi rampait lentement et juste assez pour que Steve fasse finalement signe au conducteur de se garer sur le bas-côté.
« Nous pouvons marcher à partir d'ici, décida-t-il et il tendit la main pour aider Tony à sortir de la voiture. Viens Buck. L'air frais nous fera du bien.
-Doucement, poupée. »
Les trottoirs étaient mouillés mais seulement à moitié glissant, et Bucky n'avait probablement pas à placer un bras sur la taille de Tony pour le tenir en équilibre. Mais Pepper avait appelé plus tôt ce matin avec le rappel de se présenter comme des amis purement platoniques et des soutiens pour Tony, et maintenant Bucky cherchait n'importe quelle excuse pour toucher leur Soumis autant qu'il le pouvait.
« Fais attention quand tu marches, chéri. »
Steve n'agissait pas mieux que Bucky, le Dominant était irritable et avait des pensées anxieuses sur ce qui pouvait se passer aujourd'hui. Sa poigne sur les doigts de Tony était bien trop serrée, son rythme trop rapide sur la rue mais c'était ça ou Steve allait tout de suite faire faire demi-tour à ses Soumis, se rendre directement à leur appartement et se cacher du monde pour un autre jour.
Non pas qu'il veuille attendre un autre jour pour connaitre la décision et savoir si Tony était libre ou pas, mais la pensée, la possibilité, la putain de chance que la juge puisse ordonner à Tony de retourner à Tiberius était assez pour donner envie à Steve d'envoyer son poing à travers quelque chose.
Mais il ne pouvait pas faire ça, ou du moins pas devant le tribunal, alors le Dom se calma pour prétendre que Tony avait besoin d'une aide en plus pour marcher les escaliers, tenant le petit brun proche de lui et ne se laissant pas penser que ça pouvait être la dernière fois que Tony tienne sa main.
« Bonjour. »
Pepper attendait à l'intérieur près des ascenseurs et quand elle haussa un précis mais pas cruel sourcil dans leur direction, d'abord Bucky et puis Steve laissèrent Tony de mauvaise grâce et se décalèrent d'un pas.
« C'est mieux. Je sais que ça peut être difficile mais croyez-moi…
-Nous savons, Pep, interrompit Tony avec un geste de tête rapide. Nous en avons déjà parlé ce matin. Support platonique, interactions limitées jusqu'à ce que la juge prenne sa décision. Nous savons.
-Eh bien, je suis tout autant désolée. » Pepper fit claquer sa langue de sympathie, puis donna au costume parfaitement coupé de Tony un rapide coup d'œil, notant qu'il avait l'air au moins reposé même si le Soumis fermait et rouvrait ses mains et mâchouillait l'intérieur de sa joue. « Comment vas-tu aujourd'hui ? Comme te sens-tu ?
-Comme si je pourrais être malade, admit Tony et Bucky jura dans sa barbe. Mais il n'y a pas moyen de retourner en arrière maintenant, pas vrai ? Nous ne pouvons rien faire d'autre, donc nous avons juste à faire ça.
-C'est juste, dit gentiment Pepper. Pourquoi ne prendrais-tu pas un moment aux toilettes pour te calmer pendant que je parle à Steve et Bucky et puis nous pourrons y aller.
-Oui madame. »
Tony fit un geste comme s'il voulait embrasser le Captain, bougea comme s'il allait tendre la main vers Bucky mais se stoppa à la dernière seconde et tourna sur ses talons pour marcher jusqu'aux toilettes, manquant la manière dont le visage de Steve se froissa avec tristesse.
« Tout va bien, Stevie, murmura Bucky. Souviens-toi de ce qu'on a dit ce matin ? Pas de baiser après avoir quitté la maison ou ce sera trop difficile de s'écarter. Nous devons prétendre être juste des amis et des soutiens.
-Je sais ce qu'on a dit. » Steve prit la main de Bucky et embrassa les jointures de son Soumis puis sa paume. « Ca ne rend pas ça plus facile.
-Je sais. » Bucky baissa la tête pour placer son front sur l'épaule de Steve, s'assurant que chaque ligne de son corps soit docile, soumise, en confiance, lâche et se moulant contre le corps de Steve alors qu'il essayait de réconforter son Dom. « Je sais, Stevie. Juste quelques heures maintenant et puis nous pourrons aller à la maison. Tu pourras nous emmener à la maison, Captain. »
Pepper détourna le regard de la scène poliment et donna au couple un moment pour eux. Tony lui avait assuré que Steve n'était pas le genre de Dominant à demander des démonstrations publiques d'obéissance à Bucky et qu'il n'était pas le genre de Dominant à partager la soumission privée de Bucky avec qui que ce soit, mais il y avait quelque chose de vraiment très beau dans l'action d'un soumis publiquement, volontairement faisant tout ce qu'il pouvait pour calmer son Dom, même quand le Soumis lui-même était anxieux et instable.
Il n'y avait rien d'inapproprié ou d'embarrassant avec la manière dont Bucky se glissait dans les bras de Steve, il n'y avait rien d'indécent sur la manière avec laquelle Steve tenait le Switch d'une main placée sur l'épaule de Bucky sur les longs cheveux et l'autre basse sur la hanche.
Une soumission volontaire et un Dominant qui était rendu humble par l'attention de son Soumis.
C'était tout ce sur quoi c'était, et Pepper dût s'éclaircir la gorge deux fois quand ça lui serra le cœur, ses propres instincts de Dominante rugissant au premier plan dans un grand rappel qu'elle avait encore à trouver un soumis et partenaire avec qui avoir un contrat, qu'elle avait encore à trouver quelqu'un avec qui passer sa vie.
« Peux-tu nous dire ce qui nous attend aujourd'hui ? » Steve parla par-dessus la tête de Bucky, ne voulant pas laisser partir son amour de manière évidente, mais voulant toujours se concentrer sur ce qui se passait avec Tony. « Ou quoique ce soit sur le juge ?
-Oui, je hum… » Pepper rangea son téléphone, le texto à la sensationnelle soumise Natasha sauvegardé dans les brouillons des messages. « Oui, je peux. »
S'éclaircissant la gorge une dernière fois, Pepper se lança dans une rapide explication de ce qui arrivera une fois leurs noms appelés.
« La dissolution d'un contrat est généralement considérée comme un problème civil, ce qui est pourquoi je peux aider Tony comme représentante domestique. Travailler dans l'entreprenariat bancaire pendant longtemps signifie que je suis passée à travers plusieurs de ces audiences et elles se passent toutes de la même façon…
-Pourquoi as-tu assisté à ça pour la banque ?, l'interrompit Steve et Pepper clarifia :
-Après qu'un contrat soit rompu, les questions financières doivent être arrangées dans un temps assez limité et la plupart des gens invitent leurs banquiers à l'audience pour que les papiers de ces changements soient écrits et signés ici dans le tribunal. En tant que directrice de ma banque, j'ai beaucoup fait ce genre de choses. »
Steve acquiesça pour signifier qu'il comprenait, ramenant Bucky un peu plus près et faisant signe à Pepper de continuer.
« Elles se passent tous de la même manière, répéta Pepper. La juge aura une liste de questions pour le Soumis et le Dominant, quelques questions pour les représentants domestiques ou les avocats présents et peut être quelques questions pour qui que ce soit d'autre invité à assister à la session, comme vous deux. Je ne connais pas la Juge Parker, mais je sais quelle est une Dominante de l'Ancien Monde, donc s'il y a des questions pour vous deux elles seront préférablement dirigées pour Steve. Captain, vous vous adresserez à la Juge Parker avec Votre Honneur et donnerez vos réponses avec des phrases claires et concises.
-Elle est une Dominante de l'Ancien Monde, dit Pepper encore une fois, observant comme Bucky se tendait soudain contre le corps de Steve. Et c'est très important que vous ne réagissiez pas à quoi que ce soit qui sera dit ici, vous comprenez ? La plupart des juges gardent leurs questions vagues durant leurs jugements. Ce n'est pas à propos de répondre aux questions, c'est plus pour observer la dynamique de couple une fois qu'ils sont dans la même pièce ensemble. La plupart des couples ne se retiennent plus quand ils sont face à face, certains explosent de colère… Le temps des questions est très efficace pour aider un juge à se décider.
-De quelques manières, dit fermement Pepper. La plupart des Doms de l'Ancien Monde tendent à penser que la déclaration d' 'abus' d'un soumis est actuellement juste de la désobéissance de leur part, donc je ne peux pas promettre qu'elle ne va pas poser des questions pour clarifier les choses à certaines déclarations de Tony contre son ancien Dom. Alors vous devez vous asseoir et écouter quand Tony ou Tiberius ou les deux devront expliquer l'incident en question.
-Merde, je ne pense pas que je peux supporter d'entendre ça, murmura Bucky et Pepper avertit :
-Si à quelque moment vous réagissez mal, la juge a le droit de vous renvoyer de la salle d'audience. Pour le bien-être de Tony, vous devez garder le contrôle. Les Doms de l'Ancien Monde sont toujours plus inclinés à garder un couple en contrat ensemble, et s'il semble que les personnes qui offrent de prendre soin de Tony sont instables ou ont un quelconque intérêt émotionnel dans ce cas, elle peut interdire la dissolution du contrat seulement sur cette base.
-Donc qu'est-ce qui arrivera après ?, demanda Steve. Qu'est-ce qui arrivera quand elle prendra sa décision ?
-Ca dépend du juge, dit Pepper avec un haussement d'épaules. Certains d'autre eux dissolvent le contrat et demande à ce que les questions financières soient réglées avant de partir de la salle. D'autres ordonnent des rendez-vous psychologiques séparés pendant plusieurs semaines avant de ramener tout le monde pour des jugements additionnels. Si le contrat n'est pas dissous… »
La porte des toilettes s'ouvrit et Pepper hésita quand elle vit Tony.
« Hum… Si le contrat n'est pas dissous, la juge Parker ordonnera à Tony de retourner à Tiberius immédiatement et de là, organisera des rendez-vous psychiatriques conjugaux et dans certains des cas les plus extrêmes, décrétera une ordonnance restrictive contre d'aucun qui montrerait un intérêt sur le cas.
-Contre Steve et Bucky ? », Tony additionna deux et deux plus vite que ses Doms et continua incrédule. « Parce qu'ils sont attentifs à ce qui va m'arriver ?
-Et également à moi-même. » Pepper dût faire attention à garder sa voix égale quand la panique fit une brève apparition sur le visage du joli Soumis. « L'ordonnance est d'habitude seulement de six mois, mais c'est pour s'assurer que le couple de nouveau ensemble n'ait pas d'interférences extérieures alors qu'ils travaillent à réparer leur relation.
-Ou pour être sûr que personne ne soit autour pour voir comment le Dom passe sa colère sur le Soumis. » La peau de Tony pâlit, la sueur perlant à ses sourcils. « Je n'ai lu ça dans aucun de mes livres de loi.
-C'est plutôt un truc de l'Ancien Monde, dit Pepper doucement. Ce n'est pas considéré nécessaire excepté dans des cas plutôt extrêmes, donc c'est à l'appréciation de chaque juge et de comment ils lisent la situation. Nous n'avons sans doute pas à nous inquiéter de ça…
-Mais nous pouvons, finit Bucky, levant sa tête de Steve. Parce que Ty pense déjà que nous avons séduit Tony et l'avons éloigné de lui, pas vrai ?
-…oui », la Dom rousse soupira. « Oui, nous devons sans doute nous inquiéter de ça.
-OK. »
Tony redressa ses épaules et leva son menton, montrant un flash de cet esprit indomptable que lui avaient passé Howard et Maria.
« Je suppose qu'il n'y a rien d'autre que nous puissions faire à ce point, donc il n'y a pas d'intérêt à s'inquiéter. Pepper, j'aimerais un moment seul avec Steve et Bucky si ça ne te dérange pas.
-Nous avons deux minutes avant qu'ils nous appellent », Pepper tapota sa montre. « Mais je vous donnerai autant d'intimité que possible. »
Pepper s'éloigna d'une bonne distance et s'occupa de faire quelques appels téléphoniques, et Tony se tourna vers Steve et Bucky et prit une profonde respiration.
« Tout d'abord, j'aimerais vous remercier tous les deux pour m'avoir récupéré et aidé…
-Tony, essaya d'interrompre Steve. Tony, stop. Viens ici et laisse-nous t'étreindre pendant juste une minute.
-Ne sois pas formel et bizarre avec nous maintenant, supplia pratiquement Bucky. Tu fais toujours ça quand tu caches ce que tu ressens ou essayes d'être fort, mais ne le fais pas maintenant. Parle-nous juste.
-Juste vous parler. » Le sourire de Tony frôla sur le déchirant. « Très bien alors, je vais laisser tomber le speech poli que je me suis entrainé à prononcer devant le miroir de la salle de bain et je vais juste vous dire que je n'aurais pas survécu ces dernières semaines sans vous deux. Et je sais que je n'aurais jamais été à ce point, juste ici, si vous n'aviez pas brisé presque un millier de règles et ne vous étiez pas placés entre Ty et moi à la boutique de bijoux.
« J'ai été avec vous juste quelques heures mais ça a été la première fois de ma vie que j'ai réalisé ce qu'un Dom et un Soumis étaient supposé être ensemble, dit-il doucement. Bucky, tu ferais n'importe quoi dans ce monde pour ton Captain, et Steve tu regardes Bucky comme si chaque sourire était un cadeau et je… Je ne savais même pas que ça pouvait être vrai. Ce que vous avez les gars est quelque chose d'incroyable et même si la juge me renvoie à Ty… »
Il vacilla, laissant échapper une respiration tremblante.
« Même si la juge me renvoie à Ty, ça ne va rien changer ici. » Tony tapota sur sa poitrine, juste sur son cœur et Steve ferma les yeux quand le Soumis baissa sa voix jusqu'à presque un soupir. « Etre capable de vous appeler Captain et… et Sergent a été la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivée, finit Tony, forçant les mots à passer malgré la peur serrant sa gorge et l'étranglant. Et même si je dois retourner avec Ty aujourd'hui, vous deux êtes ceux que j'appellerais toujours miens.
« … Je voudrais toujours être vôtre.
-Mon joli… » Bucky hoqueta et attrapa la main de Steve comme si le Dom était la seule chose l'empêchant de saisir Tony et de déguerpir. « Tony, nous aimons…
-Tony. » Pepper intervint dans la conversation avec un sourire désolé. « Tony chéri, il est temps d'y aller. Ils ont appelé ton nom.
-OK. » Tony mit ses deux mains sur sa bouche et envoya des baisers à ses Doms, prétendant pour le monde entier qu'il n'était pas à seulement quelques secondes de s'évanouir. « C'est bon, nous y allons. »
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« Debout. La Cour est maintenant en session, l'Honorable May Reilly-Parker en est la présidente. »
Tony avait l'air petit debout à côté de Pepper, même dans son costume hors de prix et ses cheveux stylisés avec attention. Il était le seul soumis dans une pièce pleine de Dominants et il avait l'air petit, vulnérable même alors qu'il relevait son menton et se levait immédiatement pour accueillir la juge.
Quiconque regardant la scène ne penserait pas que Tony n'était pas en contrôle complet de lui-même, mais Steve et Bucky savaient comment le Soumis se sentait quand il fondait en sanglots et ils savaient la manière dont il pleurait quand il avait des cauchemars et ils savaient la peur présente dans ses yeux les premières fois qu'ils tendaient la main vers lui et la manière dont Tony avait juré à chaque fois qu'il s'écartait et puis vacillait encore parce qu'il savait qu'il n'était pas supposé faire ça.
Ils savaient tout ça et alors qu'ils étaient debout au fond de la salle d'audience, Bucky tendit la main pour celle de Steve et essaya de calmer sa respiration, essaya d'appliquer ses propres battements de cœur sur celui de son Dom parce qu'il ne savait pas comment il allait faire autrement pour passer la prochaine heure.
« Il est si petit. » Steve murmura dans sa barbe et Bucky acquiesça misérablement. « J'adore combien il est petit quand il est dans nos bras mais debout ici il a juste l'air vulnérable. Je déteste ça. »
Tiberius, de l'autre côté, semblait hors du commun alors qu'il était debout à côté de Sunset. Il était un grand Dominant de toutes façons et arrivait avec la sorte de croyance que tout lui était permis, naturelle pour un homme qui était habitué à avoir tout ce qu'il voulait. Les Dominants de l'Ancien Monde agissaient comme s'ils détenaient tout l'espace dans lequel ils entraient et debout ensemble, Tiberius et Sunset volaient l'air de la pièce d'une manière suffocante et terrifiante.
Et Tony… Tony avait l'air si petit.
« Tu es plus fort que ce qu'ils pensent, chuchota Pepper dans l'oreille de Tony et il se redressa encore plus. Tu es plus fort que ce que tu penses qu'ils sont. Ne regarde même pas Tiberius, regarde seulement la juge. Elle est la seule qui compte maintenant.
-Je sais, chuchota Tony en retour, ne laissant personne voir comment ses ongles mordaient ses paumes. Je vais bien. Je vais… Je vais bien.
-Asseyez-vous. » La juge Parker n'eut pas un sourire ni un mot d'accueil pour qui que ce soit dans la salle d'audience, et dès que chacun fut de nouveau assis, elle commença l'audience avec un abrupte :
« Nous sommes ici aujourd'hui pour discuter de la dissolution du contrat entre un Dominant, Tiberius Stone et un soumis, Anthony Edward Carbonell Stark. Présente du côté de M. Stone, son avocate, la Dominante Sunset Bain et présente pour M. Stark, sa représentante domestique la Dominante Virginia Potts. Egalement présents en parties concernées derrière le soumis, le Dominant Captain Steven Rogers et son soumis, Maitre Sergent James Buchanan Barnes. Vous êtes d'accord ? »
Une poignée d'acquiescements murmurés répondirent à la question de la juge Parker et elle acquiesça brusquement :
« Allons-y avec ça alors. » La juge équilibra une paire de lunettes sur son nez et croisa ses mains sur l'estrade. « D'habitude j'aurais une liste de questions pour chaque côté du litige, je demanderais pour des clarifications additionnelles pour certains points concernés, et écouterait des témoignages de chacun des représentants domestiques aussi bien que des parties impliquées, mais aujourd'hui je vais faire les choses différemment. »
La juge Parker croisa le regard de Tony fermement, puis se tourna pour regarder Tiberius.
« J'aimerais que tout le monde ici présent soit averti que j'ai pris ma décision la nuit dernière. De toutes manières parce que dissoudre un contrat n'est pas un acte qui doit être pris à la légère, supporté frivolement, ou décidé trop vite, j'ai décidé de poser exactement trois questions aujourd'hui, pour amender ou solidifier ma décision en accord. »
La main de Tony se resserra sur le genou de Pepper douloureusement et elle le calma avec un gentil tapotement à sa cuisse, murmurant :
« Tout va bien, amour. Les yeux levés, ne regarde pas Tiberius.
-Ces trois questions sont pour le Dominant Tiberius Stone. », déclara la juge Parker, et ça prit tout le self control de Steve pour ne pas sauter sur ses pieds et frapper le visage de Ty quand le Dominant s'affala sur sa chaise et eut un sourire mauvais, déjà convaincu qu'il avait gagné.
« Première question, M. Stone. » La juge Parker feuilleta les papiers devant elle jusqu'à trouver la déclaration de Tiberius du jour précédent. « Comme déclaré ici, vous ne croyez pas que les actions décrites par M. Stark constituent de l'abus, vous insistez à la place que c'est bien dans les droits d'un Dominant de corriger physiquement un soumis désobéissant et d'engager dans des scènes difficiles qui peuvent impliquer un aspect physique aussi longtemps qu'un soumis a d'abord connaissance des tendances et disposition d'un Dominant. »
Tiberius acquiesça et la juge Parker continua :
« Vous avez aussi déclaré que puisque votre contrat a commencé il y a cinq ans, il y avait de multiples opportunités pour le soumis d'ajuster son comportement, de s'exprimer contre des scènes particulières qu'il n'appréciait pas, et de communiquer avec vous, son Dominant, d'une manière respectueuse sur ses désirs dans la relation. »
Un autre acquiescement et la juge reposa ses papiers croisa de nouveau ses mains.
« Vous m'avez dit hier que votre soumis ne montrait aucun signe de mécontentement jusqu'au moment d'une interférence inappropriée par un autre Dominant et son partenaire. Presque immédiatement après cette interférence, M. Stark a commencé à montrer des motifs d'irrespect et d'hostilité, poussant les frontières pré-établies jusqu'au point d'avoir besoin de disciplines physiques, finalement arrivant au point qu'il fuit et demande une dissolution du contrat. Est-ce que tout ce que j'ai déclaré ici est correct, et une exacte représentation de comment nous en sommes arrivés à être dans cette salle d'audience ce matin ?
-Oui, Votre Honneur, dit Tiberius lentement, fermement. Tout ce que vous avez déclaré est correct et une juste représentation de ce pourquoi mon soumis m'a amené devant la Cour dans l'intention de dissoudre ce contrat de longue durée et jusqu'à récemment sans conflit.
-Je vais le tuer, chuchota Bucky. Stevie, je jure sur Dieu…
-Chh, je sais. » Steve secoua sa tête quand Bucky se tendit à côté de lui. « Calme-toi, amour. Nous devons nous calmer.
-Merci pour cette réponse succincte, dit la Juge Parker platement. Prochaine question. Prenant en compte tout ce que vous avez déclaré à propos de la discipline étant nécessaire, et sur le droit d'un Dominant d'engager dans des scènes qui poussent les limites d'un soumis, et prenant en considération que le Protocol de l'Ancien Monde tient des règles et attentes plus dures pour un soumis : pensez-vous honnêtement que vous avez fait tout ce qui est attendu de vous en tant que Dominant et que votre relation avec votre soumis était saine et consensuelle jusqu'au moment où votre soumis a commencé à se rebeller et à fuir ? »
Cette fois ce fut Pepper qui fit un mouvement brusque en avant prête à objecter, et la juge Parker la stoppa avec une main levée et un regard noir.
« Mlle Potts, il serait avisé pour vous de vous souvenir que dans ma Cour, chaque Dominant et soumis est vu et pas entendu jusqu'à ce que je leur parle directement, est-ce que vous comprenez ?
-Votre Honneur », murmura Pepper, et elle se força à revenir dans son siège les jointures blanches et furieuse de ce qui était une question si évidemment posée d'un seul côté.
« M. Stone ? » La juge Parker fit un geste à Tiberius. « Répondez à la question. Pensez-vous que vous ayez fait tout ce qui est attendu d'un Dominant et que votre relation était saine et consensuelle jusqu'à l'incident d'il y a onze semaines dans la boutique de bijoux quand l'interférence inappropriée d'un étranger a fait que votre soumis a commencé à faire l'idiot ?
-Oui, Votre Honneur. » Le sourire de Tiberius s'agrandit ainsi que celui de Sunset quand elle tapota son genou en des félicitations silencieuses. « Je pense que j'ai fait tout ce qui était attendu de moi avant ce moment. J'ai emmené mon soumis chez le médecin quand il s'est plaint de douleurs, j'ai procuré les nécessités de nourriture, d'un logement confortable et de vêtements finement conçus. Notre voyage à la boutique de bijoux était pour acheter un magnifique collier orné de pierres précieuses comme cadeau de cinq ans d'anniversaires. Il n'y avait aucune raison pour moi de suspecter que mon soumis n'était pas heureux dans notre relation.
-Je vois. » La juge feuilleta quelques pages en plus. « La dernière est une question qui requiert seulement un mot de réponse, et est aussi la question qui va déterminer mon jugement, donc s'il-vous-plait écoutez avec attention. »
Tiberius fit un mouvement pour qu'elle poursuivre, Tony tendit la main pour prendre celle de Pepper pour la tenir fort et, dans le fond de la salle d'audience, Steve prit une profonde respiration, pressant la jambe de Bucky pour garder son Switch calme.
« M. Stone », le ton de la juge Parker était presque déconcertant tant il était neutre. « Normalement, je ne demanderai jamais quelque chose de si intime à un Dominant, mais dans cette situation je pense qu'une brèche dans l'intimité est nécessaire. Ma dernière question, et elle est facile, ne vous inquiétez pas, une où vous n'aurez aucun problème à répondre sans hésitation. M. Stone, quel est le safeword de votre soumis ? »
Il y eut un silence absolu dans la salle d'audience. La main de Pepper vola pour couvrir sa bouche et les yeux de Tony devinrent très très grands et peut être un peu espérant, Sunset se tourna vers Tiberius avec un regard attentif et Bucky et Steve tinrent leurs respirations.
« Le safeword de mon soumis, répéta Tiberius. Hum, je… Bien c'est… Je hum…
-Une réponse d'un mot, M. Stone, lui rappela la juge. Comme je l'ai dit avant, normalement je ne demanderai jamais quelque chose de si intime, mais cette question me donnera toutes les informations que j'ai besoin de savoir pour prendre ma décision. Quel est le safeword de votre soumis ?
-Je… » Le visage de Tiberius devint d'un rouge embarrassé avant de pâlir en un blanc paniqué. « Votre Honneur, je…
-Dois-je assumer par votre bégaiement que vous ne connaissez pas en fait le safeword de votre soumis ? », demanda la juge et même Sunset haussa les sourcils de confusion alors que Tiberius continuait de bégayer. « M. Stone ? »
Silence, et Tony s'affala dans son siège avec un soupir soulagé et discret.
« Je vois », la juge Parker s'éclaircit la gorge et poussa les papiers sur le côté de son estrade. « Merci de clarifier ces déclarations pour moi et de me rassurer que ma décision initiale était la bonne décision. »
S'adressant à la pièce entière à présent, la juge Parker haussa la voix :
« Vous tous ici aujourd'hui êtes conscients que je suis une Dominante de l'Ancien Monde. Je crois que la place d'un soumis est deux pas derrière leur Dominant, qu'un soumis est là pour être vu et pas entendu, et que le rôle d'un soumis est de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire en sorte que leur Dominant soit stable et dans leur plus haut point en tout temps.
« Cela veut dire, » son ton n'était pas moins sévère mais les yeux de la juge s'adoucirent quand ils se posèrent de nouveau sur Tony. « que je suis une Dominante de l'Ancien Monde. Nous croyons que notre place est de guider nos soumis, pas de mener pendant qu'ils trébuchent derrière. Notre job est de placer notre soumis sur un piédestal de vénération parce qu'ils méritent d'être vus et admirés, et de parler pour nos soumis parce qu'ils nous font confiance de tout leur cœur et que nous savons ce qu'ils veulent et ont besoin. C'est notre rôle de faire tout en notre pouvoir pour être sûrs que notre soumis est équilibré et à son plus haut niveau en tout temps, parce que c'est seulement quand un soumis est en paix, que nous pouvons en tant que Dominants être aussi en paix.
-Oh bordel de merde, murmura Bucky et Steve acquiesça, ses yeux écarquillés sous le choc. Bordel de merde, Stevie elle est de notre côté.
-M. Stone, les Dominants comme vous qui vous raccrochez aux protocoles de l'Ancien Monde et tournez nos règles de manière à abuser d'un soumis êtes dégoutants. » La juge Parker sonnait furieuse maintenant. « Les Dominants comme vous qui prenez un style de vie construit sur le respect et l'attention et le pervertissez dans un monde où vous faites les règles et où votre soumis n'existe que pour servir vos désirs. Vous faites voir tous les Dominants comme des monstres, mais jetez une ombre particulièrement dégoutante sur ceux d'entre nous qui avons passé notre vie entière à être attentionné pour nos soumis seulement pour avoir la société nous accuser d'être des brutes et des maitres d'esclaves parce que nous offrons à nos Soumis des colliers et qu'ils nous honorent avec des titres de déférences.
« Honnêtement, M. Stone », la lèvre de la juge se tordit de mépris. « Les Dominants comme vous me les putain de brise. »
Tiberius ouvrit la bouche comme pour se défendre et la juge Parker glissa sa main dans l'air dans un mouvement d'interdiction.
« Vu et pas entendu, M. Stone. N'ouvrez pas votre bouche une fois de plus ou je vous tiendrai en outrage. »
Ayant apparemment fini avec l'allégation contre le Dom, la juge Parker se retourna vers Tony et Pepper.
« Mlle Potts, en tant que représentante domestique de M. Stark, vous avez soumis des papiers attestant que M. Stark avait des fonds suffisants pour se supporter lui-même ?
-Oui, Votre Honneur, commença Pepper. Et il a aussi…
-Votre Honneur. » Sunset envoya un dernier regard inconfortable à Tiberius et se leva. « Si je puis intervenir. Tout revenu que M. Stark aurait attesté comme suffisant serait trouvé volé de son Dominant sur la trajectoire de leur contrat. Si vous avez vu les endroits que j'ai surlignés dans le contrat lui-même, vous verrez que M. Stone a eu le contrôle sur tout l'argent ramené dans la relation et aucun fond décidé de dividendes de leurs entreprises maintenant jointes. M. Stark n'a pas de capital à son nom, rien de légal du moins.
-Je demande à en différer, dit Pepper doucement, et en brandissant un dossier. En fait M. Stark…
-J'aimerais que la Cour et le reste s'adresse à moi comme M. Carbonell. » Tony se leva sur ses pieds et parla pour la première fois depuis quelques minutes, sa voix calme et contrôlée. « En tant que M. Stark, toutes mes possessions reviennent à Tiberius Stone mais en tant que M. Carbonell, j'ai de l'argent qui m'appartient.
-M. Carbonell », la juge Parker haussa un sourcil. « Et il y a des documents légaux qui s'adressent à vous en tant que tel, ou du moins un événement passé notable où vous répondez à ce nom ?
-Si je puis approcher le banc ? », Pepper brandit de nouveau le dossier et la juge lui fit signe de s'avancer. « Tony est connu par Anthony Carbonell et Anthony Stark de manière interchangeable depuis plusieurs années dans son lycée et son université. J'ai son nom ici sur des cours certifiés complété dans l'été avant qu'il soit dans ce contrat, des listes additionnelles de récompenses où il est appelé par Tony Stark ou Tony Carbonell, sa visa de voyage qui liste les deux noms comme des formes acceptables d'identification. »
Tony se sourit à lui-même, se félicitant silencieusement parce que cette information particulière avait été son idée… Une note de bas de page dans un de ses livres sur les lois des contrats qui attestaient qu'un Dom tenait le control sur tout l'argent et les propriétés listées sur le nom du Soumis à la date du contrat. Toutes choses acquises avant sous un nom préventivement assumé comme appartenant au soumis était leurs aussi longtemps qu'ils pouvaient prouver avoir pris l'usage de ce nom.
Et Tony avait utilisé Tony Carbonell pendant la durée de la plupart de ses études, presque tous ses voyages et plus important…
« Ce sont des revenus bancaires revenant à six ans quand un compte bancaire a été ouvert listant Anthony Edward Carbonell comme seul propriétaire. », déclara Pepper avec un sourire fier. « Il a été ouvert et l'argent a été déposé avant le contrat, par conséquent tout l'argent à l'intérieur appartient à M. Carbonell et seulement à M. Carbonell. Comme vous pouvez le voir, c'est plus qu'assez d'argent pour le soutenir pendant beaucoup d'années.
-Il avait un compte bancaire secret ? Comment as-tu fait pour ne pas savoir ça ? », feula Sunset, mais Tiberius était encore trop sonné par son échec sur la question du safeword pour discuter.
« Ah, très bien. Très intelligent, félicita la juge Parker et Tony sourit un peu plus. J'ai aussi la preuve d'un Dominant avec un contrat qui est financièrement capable et volontaire pour ramener M. Carbonell dans sa maison et une déclaration signée que le soumis ne sera pas un poids dans son foyer durant le temps de transition. Le Dominant en question veut-il bien se lever s'il vous plait ?
-Votre Honneur. » Steve se leva immédiatement et Bucky se leva à côté de lui tout aussi rapidement. « Moi-même et celui qui est mien sommes prêts et préparés à aider M. Carbonell de toutes les manières possibles pendant qu'il se sort de cette vie et marche sur une autre de son propre choix.
-Très bien », la juge Parker acquiesça et ils se rassirent. « Une question pour vous, M. Carbonell et s'il vous plait soyez honnête. Etes-vous en ce moment en train de poursuivre un contrat avec le Captain Rogers et le Maitre Sergent Barnes ?
-Votre Honneur », Tony déglutit plusieurs fois. « Ma seule priorité maintenant est de me libérer de ce contrat.
-C'était la bonne réponse », la juge Parker offrit à Tony la première ombre d'un sourire. « Maintenant, dans un effort d'expédier cette procédure et d'arrêter d'éprouver ma propre patience en continuant de regarder celui-là… » elle inclina la tête vers un Tiberius encore bouche bée. « …tous les droits pour ma décision.
-C'est parti », Bucky glissa ses doigts entre ceux de Steve. « C'est là, Stevie.
-Aucun juge en portant le nom ne forcerait un soumis à retourner dans une relation de manière évidente formée sur l'abus et une grossière mauvaise interprétation de ce que veut dire être un Dominant, dit la juge Parker clairement. La version d'un Protocol de l'Ancien Monde amené devant moi aujourd'hui est au mieux une tentative de garder un soumis opprimé et au pire une place pour les abuseurs où se cacher et cette juge et cette cour n'entendra rien de ça. »
La juge se tourna pour regarder Tony, se stoppant pour être sûre que le sténodactylo était prêt à prendre note chaque mot.
« Anthony Edward Carbonell Stark, allant par l'un, aucun, ou chacun de ces noms, votre contrat entre vous-même et le Dominant Tiberius Stone est par la présente nul et non avenu. »
Tony fit un bruit étranglé, incrédule et Pepper le rattrapa avant que ses genoux ne lâchent alors que la juge continuait :
« Une somme de prestation compensatoire sera décidée entre les avocats à une date ultérieure, mais ce ne sera pas moins de trente pourcent des revenus du Dominant et inclura cent pourcent des dividendes annuelles des actions de Stark Industries. En outre…
-Actuellement, Votre Honneur…, interrompit doucement Tony et la juge Parker s'arrêta. J'aimerai annuler la prestation compensatoire. Je n'ai pas besoin d'argent et je préfère ne plus avoir aucun lien avec M. Stone. Le retour des actions de la compagnie à mon nom et l'entière somme des dividendes sera suffisant.
-Une décision intelligente. » La juge Parker lui adressa un autre de ces moitiés de sourires. « Je ne voudrais pas avoir d'autre contact avec lui non plus. A présent, y a-t-il besoin d'une ordonnance de protection ou quoique ce soit d'autres du même acabit ? Avez-vous peur pour votre sécurité ou votre bien-être ? »
Tony se tourna vers le fond de la salle d'audience pour la première fois de la journée, rencontrant les regards de Steve et Bucky calmement.
« Non, Votre Honneur. Je n'ai pas peur pour ma sécurité ou mon bien-être.
-Je suis contente de l'entendre. » La juge Parker leva son marteau et le frappa deux fois. « Ma décision est finale, le contrat est dissous. Mlle Potts merci d'escorter M. Carbonell hors de la pièce et hors du tribunal, Mlle Bain vous donnerez au soumis une période de temps appropriée pour sortir des lieux avant que vous et votre client ne partiez, suis-je claire ?
-Oui, Votre Honneur. » Sunset rassembla ses affaires et se tourna vers Tiberius, se baissant pour grogner. « Tu ne connaissais pas le safeword de ton soumis ? Tu es dégoutant. »
Tiberius essaya de se moquer, essaya de se justifier, essaya de dire quelque chose mais Sunset secoua la tête :
« Ne me parle pas. Tout de ton comportement envers un soumis peut être mis sur le compte d'une différence d'opinion ou de style de vie simplement mais il n'y a pas d'excuse pour ces conneries. Ne me contacte plus, plus jamais.
-Mon ange, allons-y. » Pepper prit la main de Tony et l'emmena loin du juge, essaya de cacher son sourire quand Steve et Bucky se tournèrent légèrement pour essayer de garder Tony dans leur champ de vision. « Nous allons attendre dehors. », murmura t elle et Tony leva sa main dans un très petit signe avant que Pepper ne l'emmène dehors.
« Captain Rogers et Maitre Sergent Barnes !, les appela la juge Parker. Merci d'approcher du banc après que M. Stone et Mlle Bain soient sortis de la salle d'audience.
-Pourquoi veut-elle nous parler à nous ?, demanda Bucky prudemment et Steve secoua la tête, ayant l'air aussi anxieux.
-J'sais pas Buck, nous devons juste attendre et voir. »
Un huissier de justice arriva dans la pièce un petit moment plus tard pour informer la Juge Parker que Tony était à une distance de sécurité et immédiatement, Sunset tourna ses talons et sorti en furie plusieurs pas en avant de Tiberius. Le Dominant défait avait l'air sous le choc devant la tournure des événements mais il eut quand même le cran de lever le regard et fusiller du regard Bucky et Steve alors qu'il passait.
« Appréciez-le, ricana Tiberius. Mais ne le laissez pas à ma porte quand vous deviendrez las de ses conneries. C'est votre problème maintenant. »
Bucky fit un geste en avant avec un grognement et Steve le stoppa avec sa main comme un étau autour du poignet du Switch, tirant d'un coup sec pour le stopper.
« N'essaie même pas, ordonna-t-il, mettant un Ordre dans ses paroles. Pas ici et pas maintenant. Ne va pas ruiner ça parce que tu ne peux pas te contrôler. Nous avons presque fini et sommes presque hors d'ici, calme-toi maintenant.
-Captain, dit Bucky à travers ses dents serrées mais il baissa la tête légèrement pour que ne se soit pas irrespectueux. Pardon.
-C'est bon. » Steve frotta son pouce sur le pouls de Bucky pour que le Soumis sache qu'il n'était pas fâché. « J'ai dit pas ici et maintenant, je n'ai pas dit non.
-Je t'aime. » Bucky sourit et Steve lui sourit en retour, et ensemble ils s'assirent pour attendre quoique ce soit que la juge Parker avait en plus pour eux.
« Approchez, la juge leur fit signe d'avancer après encore quelques minutes. Comment allez-vous aujourd'hui, messieurs ?
-Nous allons bien, Votre Honneur. », répondit Steve pour eux deux, un main restant à frotter des cercles en bas du dos de Bucky. « Comment pouvons-nous vous aider ?
-Prendre un soumis après un contrat brisé n'est pas une tâche aisée. » La juge écrivait dans un carnet de note et leur jeta seulement un regard par-dessus ses lunettes. « Prendre un soumis qui a été enraciné et puis abusé dans un Protocol de l'Ancien Monde est encore plus difficile. Etes-vous tous les deux assez qualifiés pour cette tache ?
-Oui madame, répondit de nouveau Steve et Bucky acquiesça pour le soutenir. Nous avons été stables dans notre relation, nos travails et nos finances depuis plusieurs années maintenant et puisque M. Carbonell a vécu avec nous pendant un mois, nous pouvons avec aisance prouver que nous nous sommes rangés dans une vie ensemble.
-Mm-hmm. » La juge ferma son crayon et se redressa dans son siège. « C'est peut-être vrai, mais il y a une différence notable entre un soumis ayant besoin d'être réconforté après un trauma et un soumis récemment hors d'un contrat. Vous pouvez vous attendre à un changement de comportement, pour M. Carbonell de pousser les limites que vous et celui qui est vôtre avez préalablement établies et il peut aller jusqu'à déménager et partir puisqu'il a l'argent pour le faire.
-Il y a un temps où un juge pouvait légalement interdire les anciens partenaires d'enterrer un nouveau contrat pendant un an, dit-elle alors et Bucky renifla d'incrédulité. La Cour qui le faisait voulait le faire dans les meilleurs intérêts de tous ceux impliqués pour prendre un an pour eux-mêmes et pour réévaluer ce qu'ils voulaient d'un contrat, mais aussi pour guérir de l'émotionnel et parfois physique trauma associé avec un lien dissous.
« Bien sûr, ce genre de chose est tombé hors d'usage, ajouta la juge Parker. Mais beaucoup de juges l'utilisaient de la manière que j'aimerais… Pour éviter qu'un Dominant comme M. Stone ait un contrat et blesse un autre Soumis, et pour éviter qu'un soumis comme M. Carbonell aille trop vite dans un autre contrat parce qu'il est laissé sous le choc et déséquilibré par un manque d'un Dominant et d'années d'abus. Ce genre de décisions rapides blesse seulement tous ceux impliqués. »
Bucky et Steve échangèrent un regard incertain et la juge soupira :
« Captain Rogers, Maitre Sergent Barnes. En dépit de l'admirable self-control que vous avez tous les deux montré aujourd'hui, il est évident que vous êtes en amour avec ce soumis, et qu'il a de très forts sentiments pour vous également. Je ne peux pas vous interdire d'avoir un contrat avec M. Carbonell mais je vous demande… »
La juge Parker sourit un peu et tapota son estrade.
« …Pour le bien de ce soumis, je vous implore de ne pas presser M. Carbonell dans un contrat bientôt. Autorisez-le à venir à vous et à demander pour en avoir un. Montrez que vous le voulez mais faites en sorte que ce soit son choix. C'est la seule manière dont vous saurez à coup sûr que vous êtes ceux qu'il veut, et la seule manière dont il ne doutera jamais de la profondeur de vos sentiments.
-Depuis combien de temps êtes-vous en contrat avec votre soumis, Votre Honneur ? », l'interrompit Bucky et le sourire de la juge Parker grandit un petit peu plus.
« Trente-et-un an cet automne, Maitre Sergent Barnes. Ils ont cassé un contrat pour être avec moi, nous avons été forcés d'attendre un an pour être ensemble et la nuit où je suis venu à eux avec un contrat ils m'ont rencontré à genoux avec le leur. Nous avons été ensemble depuis lors. L'attente a fait en sorte que nous savions ce que nous voulions.
-Sans vouloir vous offenser, Votre Honneur » cette fois-ci ce fut Steve. « Mais ça ne va pas nous prendre un an pour convaincre Tony que nous l'aimons. Nous n'avons pas besoin d'attendre pour savoir et en être sûrs.
-Et c'est louable, accorda-t-elle. Mais faites en sorte que ce soit son choix de toutes manières. Vous devriez y aller.
-Merci. » Steve inclina la tête dans une démonstration de respect pour la Dominante puis prit la main de Bucky et l'emmena hors de la pièce. « Viens, poupée. Il est temps de ramener Tony à la maison. »
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Tony et Pepper attendaient en dehors du tribunal enroulés dans leurs vestes et écharpes et Bucky et Steve se retinrent à peine de courir en bas des escaliers pour les rejoindre.
« Hey mon joli. » Bucky fit un sourire de travers à Tony alors qu'il arrivait sur le trottoir, Steve sur ses talons. « Tu es prêt à y aller ?
-Vraiment très près. » Hors du tribunal, toute la force que Tony avait montré était partie, le laissant pâle, épuisé et très proche des larmes alors que Bucky l'attirait dans un câlin. « S'il vous plait ? S'il vous plait peut-on y aller ?
-Merci beaucoup pour votre aide. » Steve se baissa et embrassa Pepper sur la joue. « Nous n'aurions pas pu faire ça sans vous.
-Vous n'auriez pas pu faire ça sans lui, accorda Pepper et avec sourire très doux pour Tony. Mais il le pouvait. Ça aurait sans doute pris plus de temps mais Tony aurait pu avoir fait ça par lui-même. Je suis juste contente d'avoir pu aider et fait en sorte que ça arrive plus vite.
-Je pense que nous vous devons au moins un diner, insista Steve et Pepper riposta :
-Ce serait très bien mais après que Tony se sente mieux, j'adorerais beaucoup si vous m'autorisiez à avoir des déjeuners réguliers avec lui. Je sais que c'est difficile pour un Dom de laisser leur Soumis passer du temps non-escorté seul avec un autre Dom… »
Steve leva sa main et secoua la tête :
« Vous et Tony pouvez voir ça plus tard. Pas de permission ou d'escorte de moi ou Bucky. Et vous êtes la bienvenue pour dîner quand vous voulez.
-Merci », Pepper se tourna vers Tony et l'embrassa gentiment. « Je te laisse avec tes Doms, amour. Tu m'appelleras ?
-Je le ferai, promit Tony, serrant fort ses mains. Merci Pep. Je ne peux pas imaginer… »
Il se figea, ce qui restait de couleur s'effaçant complétement de son visage quand Tiberius sortit du tribunal et marcha vers eux.
«…Captain ? »
La juge l'avait prononcé libre de Tiberius mais Tony se sentit quand même piégé quand ses yeux bleus furieux percèrent les siens et il se sentit comme s'il allait vomir quand Tiberius fut assez prêt pour dire…
…pour ne rien dire.
Tiberius fut assez prêt pour n'absolument rien dire parce que Bucky marmonna « Je le tiens. », balança son poids, arma son poing et mit à terre Tiberius.
Le Dominant heurta le sol durement, crachant du sang et jurant, se ramenant sur ses pieds et ayant l'air de vouloir essayer d'aller contre Bucky et ce fut là que Steve s'interposa et fit chuter Ty avec le visage cassé, le nez cassé, la mâchoire éclatée avec un coup de poing.
Cette fois Tiberius ne se releva pas, évanouit là sur le trottoir.
« Vous l'avez tous vu, dit Steve calmement, secouant sa main et essuyant le sang sur ses jointures. Il a menacé mes Soumis. Je suis bien dans mes droits de le foutre en l'air. »
Le rire stupide de Tony était haut perché et un peu hystérique et Bucky se retourna et reprit Tony dans ses bras.
« Tout va bien poupée, c'est fini maintenant. C'est fini. Tout va bien, nous allons bien.
-S'il vous plait, ramenez moi à la maison. » Tony s'affaissa contre Bucky, cacha son visage et referma ses poings sur les flancs du Switch avec une poigne frôlant le désespoir. « S'il-vous-plait ramenez-moi à la maison. J'ai été aussi fort que je pouvais pendant très longtemps et je veux juste m'effondrer.
-D'accord, bébé, nous t'emmenons à la maison. » Steve fit un signe à un taxi et ouvrit la porte, plaça d'abord Bucky et puis Tony dans les sièges et ferma la porte derrière alors qu'il se faufilait sur un siège. « Tout le monde est là ? »
Tony se tourna et se pressa contre le flanc de Steve, frémissant dans un soupir quand Steve plaça un baiser sur sa tempe.
« Merci pour avoir été là aujourd'hui, chuchota-t-il. Merci pour…pour vouloir me garder. »
Steve se déplaça pour pouvoir tenir Tony et tendit la main pour Bucky au même moment.
« C'est notre plaisir, mon ange. Tu es nôtre maintenant, personne ne te prendra. Personne. »
La juge pouvait dire ce qu'elle voulait sur l'attente pour prouver aux gens qu'ils étaient faits pour être ensemble, mais Bucky et Steve n'avaient pas besoin d'attendre pour savoir que Tony était supposé être leurs.
Mais ils attendraient de toutes façons, attendraient jusqu'à ce que leur Soumis dise qu'il voulait les garder, voulait être leurs, voulait qu'ils soient ses Doms plus que seulement de nom.
Ils pouvaient attendre.
« Notre plaisir chéri, murmura Bucky dans les cheveux de Tony. Ne t'inquiète pas de ça. »
A suivre...
