Merci à Aranoll, Bêta de qualité !
Maudits biscuits !
« Putain, où est-ce que je suis ?! » jura Ichigo.
Complètement désorienté, il regarda autour de lui. La forêt, dans laquelle il semblait se trouver, était si dense que la lumière peinait à percer le feuillage des arbres l'entourant. Dans son observation, il remarqua que sa tenue avait changé.
En effet, il se souvenait de s'être endormi devant un film, dans son ensemble habituel, mais il portait actuellement une robe bleu ciel qui s'arrêtait juste au-dessus du genou – qu'il trouva d'ailleurs fort jolie – et une paire de mocassins noirs avec de grandes chaussettes blanches. Ichigo passa quelques instants à se demander comment il s'était retrouvé dans cet endroit. Voyant qu'aucun souvenir de lui venait, il abandonna et prit plutôt la décision de sortir de la forêt.
Soudain, il vit Rukia portant une chemise rouge à losanges blancs et une paire d'oreilles blanches duveteuses. Elle courait, totalement paniquée.
« Je suis en retard ! Je suis en retard ! »
« En retard ? Pour quoi ? » Questionna-t-il.
« Je ne dois pas louper le dernier épisode de Chapi ! » Répondit-elle en accélérant sa course.
Voyant cela, Ichigo s'écria « Attend ! Tu sais où on est ? » Mais il n'eut pas de réponse. Rukia accélérant une fois de plus. Le jeune homme, peinant à la suivre, se prit une racine et la perdit de vue, malgré ses cris pour la retenir.
Il se releva et marcha avec peine, de longues minutes, avant d'entendre une entraînante mélodie, semblant provenir de sa droite. Il s'y dirigea, espérant tomber sur des personnes enclines à l'aider.
Alors qu'il s'approchait, la mélodie se transforma en une chanson forte étrange et ce qu'il découvrit à la source de cette musique le laissa perplexe. En effet, Urahara, affublé d'un chapeau haut de forme immonde et d'une redingote rouge délavé, chantait à tue-tête, une tasse débordante de thé chaud à la main, à côté d'un Tessai imperturbable qui portait, quant à lui, une veste bleue avec un énorme nœud papillon jaune à pois verts. Ils se tenaient tous deux au bout d'une immense table recouverte de tasses et de théières de formes étranges et de couleurs diverses. Devant eux se trouvait un plateau de biscuits qui semblaient très appétissants.
« … Un joyeux non-anniversaire.
Un joyeux non-anniversaire, mon cher.
Un joyeux non-anniversaire.
À moi. À qui ? À moi. À vous.
Un joyeux non-anniversaire.
À vous. À moi. Mais oui. À moi.
Buvons du thé, encore du thé.
En nous souhaitant mon cher,
Un joyeux non-anniversaire, mon cher.
Vous n'avez qu'un anniversaire par an.
Un anniversaire seulement par an.
Ah, mais il y a trois cent soixante-quatre non-anniversaires.
Aujourd'hui nous fêtons un de ceux-là.
Un joyeux non-anniversaire.
À moi ? À vous !
Un joyeux non-anniversaire.
À moi. À vous.
Soufflez très fort sur la bougie,
Et le vœu s'accomplit.
Un joyeux non-anniversaire mon cher ! »
Urahara finit la chanson sur une note des plus fausse, qui força Ichigo à se boucher les oreilles.
« Geta-boshi, ne chante plus jamais ! »
À ces mots, Urahara prit conscience de la présence d'Ichigo et le salua joyeusement.
« Mon cher Ichigo ! Viens donc boire le thé avec nous ! Nous fêtons votre anniversaire ! »
Tout en s'approchant, Ichigo répondit au blond :
« Ce n'est absolument pas… »
Malheureusement, il ne put finir sa phrase qu'une voix, sortit du siège sur lequel il allait s'asseoir, retentit.
« J'espère que tu ne comptes pas t'asseoir sur moi, ce serait très impoli ! »
Ichigo sursauta et se retourna.
« Putain Yoruichi, mais qu'est-ce que tu fais là ?! »
Sous sa forme de chat, elle sauta sur la table, évitant gracieusement les théières pleines de thé.
« Ce que je fais là, n'est-ce pas toi qui arrives sans invitation et en plus, tu ne t'excuses même pas ! Quelle impolitesse »
« Sans invitation ? » répondit Ichigo « Mais, Geta-boshi a dit que c'était mon anniversaire ! »
« Vraiment ? » demanda le chat au blond.
« Absolument pas ! » répondit-il avec un grand sourire.
Le jeune homme roux s'insurgea !
« Quoi ?! Mais tu m'as dit que vous fêtiez mon anniversaire ! N'est-ce pas Tessai ? »
L'homme imperturbable ne dit rien, se contentant de siroter son thé. Agacé, Ichigo s'assit sur un fauteuil est pris un thé.
« C'est vous, les mal élevés, vous ne m'offrez même pas une tasse de thé ! »
À ces mots, Urahara rigola et Yoruichi secoua la tête secoua la tête, déçue, puis se tourna vers le blond et demanda :
« Conjuguons-nous le café vert et les réalités ? »
« Non, le thé noir et demain le rêve, bien que je ne sache pas si demain est après-demain ou hier ! »
« Je crois qu'hier ne se souvient plus et après-demain est parti voir aujourd'hui. Avons-nous du thé ? » demanda le chat au mal-chapeauté.
« Je vois que nous serons avant-hier ! Malheureusement, aujourd'hui c'est du café vert ! »
Perturbé par cette discussion, Ichigo regarda sa tasse, perplexe. Il lui semblait qu'elle était pleine de thé. Déboussolé, et voyant que la discussion ne prenait pas plus de sens, il se leva, pris quelques gâteaux par gourmandise, et fit un signe de la tête à Tessai avant de partir, le plus discrètement possible.
Il marchait dans la forêt, quand il entendit un rire. Ichigo regarda autour de lui mais ne vit rien. Il continua son chemin, mais le rire retentit à nouveau. Il s'arrêta une nouvelle fois, mais toujours rien. Le rire retentit une troisième fois mais cette fois-ci, il semblait venir d'au-dessus. Ichigo leva les yeux et vit Gin, allongé sur une branche, portant un kimono, rayé bleu et violet, et était affublé d'une queue et d'oreilles de chat grises. Étonné, Ichigo s'exclama :
« Mais qu'est-ce que tu fais en haut d'un arbre ? »
Gin répondit, son éternel sourire aux lèvres :
« Je dormais »
« Tu dormais ? » s'étonna le jeune « Mais c'est dangereux ! »
Gin rigola.
« Dangereux ? Je pense que tu es plus en danger que moi »
« Comment ça ? »
« Qui sait ? »
« Toi, apparemment ! » s'écria Ichigo agacé.
« Et qui suis-je ? »
« Gin »
Sur ces mots, Gin sourit.
« Es-tu sûr ? »
Puis, il disparut, son rire retentissant une dernière fois. Ichigo attendit, déconcerté, s'assurant qu'il ne reviendrait pas, puis reprit son chemin, pestant contre les chats aux trop grands sourires.
Perdu dans ses ruminations, le jeune ne fit pas attention où il mit les pieds et trébucha sur une racine. Enfin distrait de ses pensées, il fit attention à son environnement et s'étonna de se trouver dans une allée de cerisiers. Il suivit l'allée qui l'amena en face d'un immense cerisier avec, à ses pieds, Shunsui, buvant tranquillement son saké.
«Ah ! Ichigo vient donc boire un verre avec moi ! » Salua-t-il.
«Non merci ! »
«Allons, allons, il faut se détendre ! Quoique, avec ce que tu as sur toi tu ne devrais pas ! » Rit-il
Ichigo, confus, et commençant à trouver la journée bien longue, exigea de Shunsui plus de précisions.
L'homme s'arrêta de rire et pointa du doigt la main d'Ichigo. Il tenait encore les biscuits qu'il avait pris sur la table à l'heure du thé.
« Les biscuits ? Mais pourquoi ? »
« Ce sont ceux de la reine, répondit Shunsui tout en se levant. »
Ichigo regarda Shunsui se lever et lui demanda plus d'explications. Cependant, il ne répondit pas, marchant vers la forêt tout en sifflant. Voyant cela, le jeune homme se mit à le poursuivre.
« Attends ! Comment ça les biscuits de la reine ?! Attends-moi ! »
Malheureusement, il le perdit vite de vue, les arbres semblaient le retenir de toute part. Il continua sa course inutile avant d'entendre un rire. Le rire de Gin.
« Attention Ichigo, si j'étais toi je rebrousserais chemin… »
« Quoi ? "Répondit bêtement Ichigo, avant de tomber tête la première sur ce qui semblait être du marbre.
Confus, il regarda devant lui et vit Aizen dans une robe meringue rouge, débordante de froufrous. Ichigo prit peur mais malheureusement, quand il se retourna, il ne trouva point de forêt mais deux immenses portes gardées par deux gardes. Il se retourna donc lentement afin d'affronter son pire ennemi.
« Ichigo, commença Aizen, tu es présent ici car tu m'as volé mes biscuits »
« Les biscuits de la reine !", répétèrent en cœur Ulquiorra et Tôsen, tous deux affublés d'une armure en forme de carte de cœur.
« Je… je n'ai pas volé de biscuits, encore moins les vôtres ! » Balbutia Ichigo.
« Nous avons un témoin ! » Cria la reine.« Faites entrer le lapin ! »
Sur ses mots une porte latérale s'ouvrit est Rukia en sortit, toujours accoutrée de ses oreilles de lapin blanches.
« Rukia, dit-lui qu... ! » S'écria Ichigo mais il ne put finir ses phrases car Aizen le coupa.
« Lapin, dit-nous la vérité, ce malotru a-t-il volé mes biscuits ? »
« Oui, votre Majesté ! »
« Parfait ! Qu'on lui coupe la tête ! » Hurla Aizen un grand sourire aux lèvres.
« Rukia ! Rukia ! Reviens ! Pourquoi tu lui as dit ça ?! Rukia, dit-lui que c'étaient les biscuits de Geta-boshi. Rukia ! Rukia ! » Fulmina Ichigo alors que les gardes s'approchaient de lui.
Il essaya de s'enfuir tout en appelant à l'aide, mais les gardes le rattrapèrent rapidement et le ramenèrent devant la reine. Il fut finalement allongé, face contre terre, et c'est alors qu'il vit l'ombre de la hache se lever.
Soudainement, il ouvrit les yeux, haletant fortement, la nuque douloureuse. Ichigo réalisa qu'il se trouvait sur son canapé, un film tournant sur la télévision.
« Bordel plus jamais je m'endors devant Alice au pays des merveilles! »
